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Les cols blancs se rebellent discrètement contre l'IA : 80 % d'entre eux refusent catégoriquement toute obligation d'adoption,
Alors que les dirigeants se hâtent de démontrer la viabilité économique de l'IA

Le , par Mathis Lucas

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Les cols blancs se rebellent discrètement contre l'IA : 80 % d'entre eux refusent catégoriquement toute obligation d'adoption
alors que les dirigeants se hâtent de démontrer la viabilité économique de l'IA

Les investisseurs somment les entreprises d’IA de démontrer la viabilité de leur modèle économique. Mais les analystes affirment que cela pourrait s'avérer une tâche difficile pour les organisations, car toute la bulle de l'IA repose sur un tissu de mensonges. Alors que les investisseurs se montrent de plus en plus impatients, une fracture majeure apparaît entre les dirigeants enthousiastes de leurs employés réticents. Les entreprises dépensent des fortunes, mais une immense majorité d'employés boycotte ou évite les outils d'IA par manque de formation, de confiance ou par crainte pour leur emploi. Ce décalage sape les ambitions des entreprises d'IA et des investisseurs.

Initialement, l'IA semblait s'imposer de manière organique par le biais du "shadow AI", où les employés utilisaient secrètement des comptes personnels pour accélérer leurs tâches quotidiennes. Cependant, la situation a radicalement changé : les travailleurs se détournent de plus en plus de la technologie. De nombreux facteurs seraient à l'origine de ce rejet soudain : augmentation de la charge de travail, hallucinations, hausse du taux de bogues, etc.

Ce rejet met en évidence un scepticisme et une désillusion profondément ancrés vis-à-vis des capacités promises par l'IA, ce qui oblige à réévaluer l'intégration de cette technologie dans les flux de travail quotidiens ainsi que les discours exagérément optimistes entourant son potentiel transformateur.

Ce sentiment a été résumé dans une évaluation sans concession du professeur Steve Hanke, de l'université Johns Hopkins. « L’IA n’a pas tenu ses promesses. Bienvenue dans le monde réel. Oubliez la bulle de l’IA. Vous savez, elle n’a pas tenu ses promesses. Si vous regardez toutes les enquêtes, oui, tout le monde l’utilise un peu, mais quand on creuse un peu, on se rend compte qu’elle n’a pas apporté grand-chose », a-t-il déclaré à Fortune.

« La productivité, d’ailleurs, est faible. Si l’IA avait tenu ses promesses, la productivité aurait grimpé en flèche. Vous écoutez ces types de la Silicon Valley et ils disent que le PIB va atteindre 5 % ou 6 %. La productivité va grimper jusqu’à 6 %. Ce n’est tout simplement pas le cas », a conclu le professeur Steve Hanke. Environ un tiers des travailleurs n'a jamais utilisé l'IA et rapporte des niveaux élevés d'anxiété ainsi qu'un manque total de formation.

La fracture croissante entre les dirigeants et les travailleurs

Une rébellion silencieuse, mais percutante se dessine dans le monde de l'entreprise : de nouvelles données (via Fortune) indiquent que pas moins de 80 % des cols blancs refuseraient d'adopter les outils d'IA malgré les directives de leurs employeurs. Ce rejet massif se manifeste par le fait que plus de la moitié des employés interrogés ont délibérément contourné les outils d'IA imposés au cours du dernier mois pour effectuer leurs tâches manuellement.


Il existe un fossé de confiance abyssal, puisque 61 % des dirigeants font confiance à l'IA pour des décisions critiques, contre seulement 9 % des salariés. De plus, alors que la quasi-totalité des dirigeants estime fournir des outils adéquats, à peine un cinquième (21 %) des salariés est d'accord avec ce constat.

Ce scepticisme correspond, d’une certaine manière, aux conclusions des données de WalkMe. Dan Adika, PDG et cofondateur de WalkMe, observe cette divergence depuis le terrain. Il rencontre régulièrement des directeurs informatiques et leur pose une question simple : combien de vos collaborateurs utilisent réellement l’IA pour accomplir un travail utile ? « Les chiffres sont inférieurs à 10 % », a-t-il déclaré. Et ce taux pourrait encore baisser à l'avenir.

Une partie du problème serait d’ordre structurel, et non comportemental. Dan Adika fait cette analogie : « vous offrez à chaque employé une voiture de sport, une Ferrari, mais ils ne savent pas conduire. Parfois, ils manquent de carburant, ce qui correspond au contexte. Savoir conduire, c’est la motivation. Et dans certains cas, il n’y a même pas assez de routes : il n’y a pas d’API ni de serveur MCP pour réellement faire ce que vous voulez faire ».

Le coût colossal du rejet des outils pour les organisations

Le coût induit par cette Ferrari qui ne roule pas est désormais quantifiable. WorkMe rapporte que les salariés perdent l’équivalent de 51 jours ouvrés par an à cause des frictions technologiques, soit une hausse de 42 % par rapport à 2025. Cela représente 7,9 heures par semaine. Les économistes de Goldman Sachs ont rapporté récemment que l'IA permet aux employés qui l'utilisent correctement de « gagner en moyenne 40 à 60 minutes par jour ».

Le calcul est presque symétrique : le gain de productivité que l'IA apporte aux employés qui l'utilisent bien est presque exactement égal à la perte de productivité qu'elle entraîne pour ceux qui ne parviennent pas à la faire fonctionner. La vieille histoire de l’IA fantôme est toujours d’actualité sous la surface.

Selon les données, environ 78 % des dirigeants affirment vouloir sanctionner l’utilisation de l’IA fantôme dans leur entreprise. Pourtant, seuls 21 % des employés déclarent avoir déjà été avertis de la politique en matière d’IA, et 34 % ne savent même pas quels outils d'IA leur employeur a approuvés. En d'autres termes, les dirigeants menacent leurs employés de sanctions pour des comportements dont ils n’ont jamais expliqué qu’ils étaient interdits.

La contradiction est si profonde que 62 % de ces mêmes dirigeants admettent en privé que le risque lié à l’IA fantôme non autorisée est surestimé par rapport au risque de ne pas exploiter du tout l’IA. Environ 40 % des dépenses dans l'IA sous-performent en raison de l'échec de l'adoption par les salariés.

Le désengagement face à l'IA et la peur du remplacement

De nombreux employés refusent de laisser un robot prendre le contrôle de leurs missions par fierté pour leur propre travail et parce qu'ils prennent un certain plaisir à souligner les failles et les hallucinations des outils. Ce rejet est accentué par un manque de clarté managériale : bien que les dirigeants souhaitent discipliner l'usage de l'IA non autorisée, la majorité des employés n'ont jamais reçu de consignes claires sur les politiques de leur entreprise.

Par ailleurs, l'annonce de licenciements massifs dans le secteur technologique, parfois perçue comme un prétexte pour détourner les ressources vers l'IA, alimente un sentiment d'incertitude et de crainte chez les salariés. Oracle a récemment licencié des dizaines de milliers de salariés. Block, la société à l'origine des produits tels que Square, Cash App et Afterpay, a réduit ses effectifs de 40 %. Certains acteurs de l'industrie dénoncent un "AI washing".

« Nous arriverons à un moment où nous ressentirons de l’incertitude, de la peur, et où nous assisterons à des licenciements. Je pense donc qu’il s’agit d’une sorte de période de transition qui s’étalera dans le temps. Mais encore une fois, en fin de compte, les gens ne l’utilisent pas encore », a déclaré Dan Adika.

Il a clairement indiqué que les salariés qui se méfient de l'IA n'ont pas tort de pressentir quelque chose de réel, c'est leur conclusion qui est erronée. « Vous ne verrez aucun PDG de banque ou de compagnie d’assurance licencier demain un grand nombre de personnes, car qui ferait le travail ? » Selon lui, les affirmations selon lesquels l’IA remplacera tout le monde devront se heurter au fait que « ce n’est tout simplement pas le cas pour l’instant ».

Vers une restructuration profonde des parcours de carrière

Dan Adika lance un avertissement aux dirigeants. « Les entreprises qui réussiront ne seront pas celles qui auront simplement automatisé le plus de tâches. Ce seront celles qui auront déterminé quand l’humain doit agir, quand l’agent doit agir, et comment le transfert entre eux fonctionne. C’est dans ce transfert que réside la confiance. Et pour l’instant, la plupart des entreprises n’ont même pas commencé à y réfléchir », a déclaré Dan Adika à Fortune.

À ce sujet, une étude du MIT a révélé que 90 % des travailleurs préfèrent encore les humains pour les tâches critiques, ce qui témoigne d’une réticence manifeste à se lancer dans le grand bain. Ces chiffres constituent un revers majeur pour les entreprises qui ont massivement investi dans ces outils, espérant un retour sur investissement significatif grâce à une efficacité opérationnelle accrue et à une réduction des coûts importants liés de main-d'œuvre.

Cette non-adoption se traduit directement par un gaspillage de dépenses en licences logicielles, en programmes de formation et en infrastructure, ce qui freine de fait la « révolution de l'IA » attendue dans de nombreux environnements de travail de bureau. Cette résistance se manifeste souvent de manière subtile, par une sous-utilisation, des stratégies de contournement ou un refus pur et simple d'intégrer les outils d'IA dans les processus établis.

« Hier encore, mon responsable m'a montré un tableau de bord où notre entreprise suit la consommation de jetons de Claude et m'a dit que j'étais celui qui en utilisait le moins dans l'équipe. Sans blague, Sherlock, je suis ingénieur en chef et le codage ne représente plus qu'à peine 20 % de mon temps depuis des années », peut-on lire dans les commentaires. Ces derniers révèlent l'écart entre les dirigeants et les travailleurs sur la question de l'IA.

Des solutions concrètes émergent: former, structurer, inciter

Pour combler le fossé entre la technologie et les utilisateurs, certaines organisations commencent, comme KPMG, à catégoriser leurs travailleurs en différents niveaux de compétence, tels que les constructeurs, les créateurs et les utilisateurs avancés. L'objectif est d'offrir des perspectives de carrière concrètes liées à la maîtrise de l'IA. L'accent est mis sur l'importance du jugement critique et des compétences humaines pour superviser les machines.

L'expérience de terrain reste indispensable, car il faut savoir quoi demander à l'IA et posséder une expertise suffisante pour détecter ses erreurs. En fin de compte, les organisations qui réussiront seront celles qui sauront valoriser la force de travail humaine tout en intégrant efficacement les capacités de l'IA.

Sources : Fortune, WalkMe, MIT

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous du rejet de l'IA par une grande majorité des cols blancs ?
Comment utilisez-vous les outils d'IA ? Quel est le taux d'adoption de l'IA dans votre organisation ?
Votre organisation dispose-t-elle d'une feuille de route cohérente en matière d'IA ? Partagez votre expérience.
Le rejet de l'IA représente une perte colossale pour les organisations. Pensez-vous que les choses vont s'améliorer à l'avenir ?

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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:15
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si les chatbots IA vont récupérer des informations dans les forums, alors ça finira par poser problème, parce qu'il y a aura moins de messages dans les forums dans le futur.
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 14:51
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Je self-host sur un raspberry pi, je vais bossé en vélo élèctrique, j'ai mis des panneau solaire, je continue à chercher mes images au lieu de les générer, je rédige mes textes moi même, quite à ce qu'ils soient bourré de fautes, et je me sert du vaste truc spongieux que j'ai entre mes 2 oreils et qui fait à peu près la même chose qu'un datacenter de 20GW mais en consommant l'energie d'une tartine de nutela.

D'ailleur j'ai la dalle maintenant
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:32
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
Sans compter que sur un forum, si tu fournis une réponse qui n'est pas bonne (problèmes de performances, problèmes de sécurité, problèmes de maintenabilité, etc), tu auras d'autres personnes pour te le dire.
Ce n'est pas le cas avec un chatbot: c'est à toi de savoir que la solution est mauvaise...
8  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 17:21
à toutes et tous,

Etant de la génération qui a connu les débuts de la révolution informatique, je vois également un // avec la révolution IA.

Le soucis du pourquoi l'informatique n'a pas tenu les immenses attentent qu'on en attendait, c'est étrangement, me semble-t-il parce qu'on l'a trop souvent utilisée, que l'on a ajouté des couches informatiques sur d'autres couches informatique, au lieu d'utiliser cette dernière comme un outil de simplification. Au lieu de "remanier" des procédures (à tout niveau), inutilement "complexes", on a utilisé l'informatique pour ne pas "toucher" à ces "procédures".

Et comme il est "facile" de "générer" du papier ou des "documents" via l'informatique, on se retrouve avec 24 pages A4 pour expliquer ci "une facturation", ci "une inscription", etc alors qu'une fiche en carton et et un crayon est juste ce dont on aurait besoin si la "procédure" avait été analysée et "modifiée". Avant d'informatiser, il aurait fallu mieux définir et simplifier nombre de ces "procédures" AVANT d'éventuellement les "informatiser". L'informatique a été mal utilisée bien souvent pour ne rien remettre en cause dans tout un fatras de domaines.

Un exemple. Pourquoi "informatiser" une petite bibliothèque d'un "petit village" ? Au lieu d'un bon bibliothécaire, on se retrouve face à une "personne" qui est "derrière" son écran, et la fiche "papier" de mon "enfance" est maintenant un réseaux d'ordinateurs qu'il faut acheter, installer, maintenir, etc... Il n'y a là aucune simplification, mais bien une complexification inutile.

Alors, entre ce qui a été complexifié et ce qui n'a pas été simplifié, il n'est pas étonnant que le ressenti d'une "amélioration" quelconque, à quel niveau que ce soit.

Et il me semble que c'est un peu pareil avec l'IA. On l'utilise pour faire ce qu'on faisant avant "autrement", mais sans remettre en cause le "pourquoi" ces choses étaient faites ainsi. On a jamais utilisé autant de "papier" que depuis les débuts de l'informatiques, ni autant d'électricité que depuis les débuts de l'IA...

BàV et Peace & Love.
9  1 
Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 11:12
Ensuite pour le code, on fait du TDD, je lui donne une série de tests et la nuit elle doit réaliser la tache avec comme but d'avoir tous les tests aux vert et toute la ci/cd au vert aussi.
Une fois que c'est fait, elle génère une merge request et je la revoit le matin.
Il y a 15 ans, on faisait pareil avec des Indiens. On écrivait les tests d'acceptance, on envoyait tout ça en Inde et ils nous renvoyait le code avec tous les tests vert. Ceux qui ont connu cette époque savent très bien comment ça s'est fini...
9  1 
Avatar de xmornard
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 12:33
Comme l'avait fait remarqué un auteur apocryphe du 19ème siècle, « Pendant la ruée vers l’or, ce n’est pas les chercheurs d’or qui se sont le plus enrichis, mais les vendeurs de pelles et de pioches…. »
8  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 16:16
re calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
1) je ne sais pas ce que promettent les acteurs ia, je m'en moque. L'important c'est que leurs outils m'apporte une valeur ajouté, c'est le cas. J'ai connu un grand boom technologique en fin d'année avec les nouveaux modelé (opus 4.6, gemini 4 pro...), il est très probable que ces modèles continue de s'améliorer et augmente la productivité.
Il y'a les ia orienté cybersécurité qui arrivent qui vont pouvoir je l’espère d'ici cette année compléter notre ci/cd sécurité (sonarqube, CheckMarx, DEFECTDOJO) et nous remonter plus de bug/problème de sécurité.
Mais tu as bien raison de t'en moquer, cette remarque était "juste" pour enfin entendre que l'IA n'apporte pas les promesses données. Et que tout calcul de productivité (faut-il, faut-il pas utiliser l'IA), doit tenir compte de la réalité. Si on investi et que l'on espère 120% de ROI, ça change la donne si ce ROI est de 30%. Je suppose que tu es d'accord avec ça ?

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
2) la productivité est mesuré par rapport aux taches jira et bugs remonté. L'ia nous a permis de faire plus de taches, plus vite et de réduire les bugs.
Ok, mais cette productivité accrue de 30% dans ton cas, elle a aussi un coût pour l'entreprise. L'IA n'est pas gratuite, et les coûts ne vont faire que de monter, car pour le moment, les boîtes derrière l'IA, elle perdent 3$ pour 1$ de rentrée, ça ne peut pas tenir sur le long terme. As-tu conscience de cela ? Tu vas me dire que tu as pû virer des membres, mais cela compense-t-il le coût de l'IA ?

Je ne parle pas de la grosse majorités des autres cas où le déploiement de l'IA où le ROI est quasi nul, si pas une perte.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
3) je sais pas, ma boite m'a augmenté cette année et ca compense largement l'inflation... qui est resté assez faible à Singapour en plus. Le prix de l'eau, de l’électricité et mes billets d'avions restent très abordable. J'aimerais bien aller skier a Aspen en fin d'année, regardant les prix des billets sur un long courrier je suis passé de 700€ le billet d'avion à 740 pour se trajet...c'est rien du tous. Pour l'eau ou l’électricité on manque de rien, malgré la forte industrie lourde qu'a Singapour dans les semi conducteur par exemple. Le gouvernement à su construire les infrastructures nécessaire du monde moderne et pas rester dans la misère.
Que l'Europe est mal dirigée, c'est une certitude. Tu ne ressens pas l'inflation, tant mieux pour toi. On verra dans qlq temps comment cette histoire va finir.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
4) je ne sais pas de quoi tu parles, j'utilise l'ia car elle m'apporte de la valeur ajouté, je paye une entreprise qui crée et déploie son modèle. C'est un service que ma boite paye car on est tous satisfait de ce service. Tous le monde est content dans l'histoire. C'est comme payer des licences Windows, office, ou une base de donné managé comme mongo atlas.
Je suis étonné que tu ignore cela. Un exemple, lors de la crise de 2008, c'est l'état qui a "trinqué" pour "sauver" des banques. Et l'Etat, c'est "nous". Donc qd elles gagnent du pognon, on en voit pas la couleur, mais lorsqu'elles en perdent, c'est à "nous" de les "sauver".

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
5) la dette technique est bien surveillé de notre coté, l'ia ne l'a pas fait augmenté (ni réduire)
Je te crois sur parole. L'avenir, personne ne sais le deviner. Mais si la boîte dont tu utilise les outils disparaît, là il y aura certainement une dette technique invisible actuellement.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Nous, on ne sais rien y faire, tout comme toi. Cela relève de la politique, donc du court terme. Il faut bien promettre la lune pour avoir des électeurs.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Le monde change. Certaines industries disparaissent, d’autres émergent. Des régions se développent, d’autres déclinent. Ça s’appelle l’évolution économique et technologique. Ils vont devoir s’adapter, comme tout le monde : changer de région, de métier, se former, évoluer… ou rester sur le quai pendant que le train avance.
Oui, le monde change et a toujours changé. Là n'est pas la question. La question c'est "est-ce que l'IA est pèrenne" ? P'têt bien qu'oui, p'têt bien qu'non...

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et puis votre vision romantique des “pauvres victimes sacrifiées à l’IA” est un peu ridicule. Le numérique, l’industrie, l’énergie, les infrastructures : tout consomme des ressources. Votre confort quotidien aussi. Mais bizarrement, là, ça ne semble pas vous empêcher de dormir. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Et le progrès n’a jamais demandé la permission aux nostalgiques.
On est au courant, on fait avec, on ne l'a pas voulu.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je sais très bien que mon smartphone existe en partie grâce à des gamins qui crèvent dans des mines au Congo pour extraire le cobalt de la batterie, que mes fringues sont fabriquées dans des ateliers sordides au Bangladesh, que mes colis “livrés en 24h” reposent sur des types sous-payés qui se flinguent la santé dans des entrepôts, et que même les énergies “vertes” nécessitent des métaux rares extraits dans des conditions souvent dégueulasses.
Tu vois "eux" n'ont pas la "possibilité" de déménager, de "changer" de métier. Tout le monde ne part pas avec les même "chances" dans la vie. Tu as "TOI" eu cette possibilité, tu en a profiter pour toi et ta famille, tu as raison, mais moins de mépris pour ceux qui n'ont pas eu cette chance, ça tu peux le faire, non ? "TES" solutions yaka/foucon sont inadaptées au 90% pour lesquelles tu affiche un méprit qui n'est peut-être pas nécessaire, ne trouve-tu pas ?

Si on épuise les méteaux rares, on sera dans la m.... lorsqu'on en aura besoin pour des choses plus importante que de changer de smartphone tout les 2 ans. PS: je n'ai pas de smartphone, et ne suis sur aucun "réseau sociaux", non pas pour "sauver la planète", mais parce que se sont des "outils" qui font des ravages également. A cause d'eux, l'instantané est devenu la règle, et il faut du recul pour prendre de bonnes décisions. Mais ce n'est que mon avis.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
J'ai appris à n'en avoir plus rien a foutre car le systeme économique mondial fonctionne ainsi, je ne pourrais pas changer le systeme, je peux juste me débrouiller pour l'exploiter, en profiter moi et en faire profiter ma femme et mes enfants. Il y'a même des camps de pauvres à Singapour parqué comme des animaux et ne devant pas côtoyer les gens comme moi, je m'en fou, je vais pas les aider, je ne suis pas Jésus à tendre l'autre joue et contrairement à lui je ne vais pas ressusciter si l'état ou je suis me condamne à mort.
Oui, la "mondialisation" est un carnage pour beaucoup, une chance pour certains (peu), et ni toi ni moi ne pouvons rien y faire. Tout le monde fait passer sa famille en premier, tu as bien raison, mais au lieu de dire que "tu t'en fout", tu pourrait dire "c'est triste pour eux, mais je ne peut rien y faire". Si tu réussi si bien, les aider c'est pas donner ta maison, mais faire un peu de philanthropie. Y'a pas que le fric dans la vie.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
La grande force du monde moderne c'est qu'il est très facile d’être dans sa propre bulle et de ne pas voir d’autres perspectives dans nos interactions quotidiennes. Ca évite de voir toutes ces choses malheureuse et de vivre en les ignorant et en profitant de notre belle vie. Je vais vous choquer mais de la même manière que beaucoup d'habitants des villes ne savent même pas que les étoiles existent, beaucoup ne réalisent même pas que les sans-abri existent
Si, la majorité sait cela (mais ne peut rien y faire), certains compatissent, d'autres "chient" sur eux (inutilement, sauf a se réjouir du malheur des autres, mais ce n'est pas ton cas je suppose), mais la minorité qui se partage le gros du gâteau (qui eux pourraient changer ce "système") fait semblant de ne pas le voir, ou plutôt ferment les yeux, touche leur pot de vin, leur famille d'abord...

Bref, je pense que tu es assez malin pour te rendre compte que tes propos sont parfois "déplacé" et que rien que les modérer un peu rendrait les discussions plus constructives, en s'attaquant plus au fond qu'à la forme. Si, si, tu le sais ;-)

BàT, à ta famille, à ton avenir. Et Peace & Love.
7  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/04/2026 à 18:39
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
L'expérience de terrain reste indispensable, car il faut savoir quoi demander à l'IA et posséder une expertise suffisante pour détecter ses erreurs. En fin de compte, les organisations qui réussiront seront celles qui sauront valoriser la force de travail humaine tout en intégrant efficacement les capacités de l'IA.
C'est donc parfaitement inutile et une perte de temps.
Quelque chose me dit que chez KPMG, la direction a fortement investi dans la bulle IA et qu'ils ont peur de perdre tout ce pognon
7  1 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 11:07
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Dans toute les boites que j'ai faite (grosse structure) et administration publique, et ça depuis mon 1er job, j'ai toujours vu 30-40% des salariés servait à pas grand chose.
Donc 30-40% de salariés qui ne servaient à rien bien avant que l'IA fasse son apparition!!!

Donc votre argument, "avec l'introduction de l'IA, des sociétés ont licencié 30-40% des salariés sans que l'on constate une différence" ne tient tout simplement pas la route: Ce n'est pas l'IA qui fait le job de ces 30-40% de salariés, c'est tout simplement que ces 30-40% ne produisaient rien... pas plus avant l'IA que après l'IA

Et donc, dans vos exemples et comme l'indique la plupart des études, l'IA n'améliore pas la productivité de l'entreprise
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 10:54
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Pour moi les promesses sont concrète et chaque jours, pas dans ces proportions, mais je dirais que l'ia nous fait gagner 30% de productivité en plus.
  • C'est tout de même 4x moins qu'annoncé par les acteurs de l'IA.
  • Comment est calculée ce gain de productivité de 30% ?
  • Ces gains sont-ils en rapport avec le désastre (utilisation d'eau, d'électricité) causé par cette utilisation, désastre qui sera évidemment comme toujours supporté par "les autres", c'est à dire Monsieur et madame "Tout Le Monde", via des hausses de prix, voir des pénurie d'eau.
  • Cela a toujours été ainsi : privatisation des bénéfices, mutualisation des pertes.
  • La "Dette Technique" est un "coût" cacher qui explosera un jour, est-il présent dans le tableau excell ?


La seule chose de bien avec l'IA, c'est qu'elle démontre que l'on paye grassement des PDG qui ne méritent pas le 100ième de leur salaire et parachute doré.

Tu es peut-être un des rares qui tirent profit de l'IA. Mais l'article démontre bien qu'en l'état, l'IA est un puit sans fond. Quand aux 'promesses' de l'IA, c'est comme les voitures autonomes qui tournent en rond... et elle n'engage que ceux qui y croient.

Lors d'un précédent message, tu n'a répondu qu'a 1/5 des questions, pourquoi ? La réponse à ces questions tu ne les avais pas, étaient-elles peut-être négatives dans ton récit de l'IA Joyeuse, ou n'avais-tu simplement pas envie de perdre ton temps pour répondre au béotien que je suis ?

Mais tant mieux si tout va bien pour toi, vraiment, je ne souhaite du mal à personne,
mais les autres (dont tu ne semble pas te soucier) vont mal ou vont avoir très mal.

Plus dure sera la chute. Tu es peut-être assis sur une bombe te donnant 30% de gain de productivité sans vouloir le voire. je ne sais pas, je ne te le souhaite pas.

BàT et Peace & Love.
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