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Neuralink d'Elon Musk annonce que l'interface cerveau - ordinateur est prête pour des tests sur les humains
Et entend procéder aux premiers en 2020

Le , par Patrick Ruiz

82PARTAGES

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Comme prévu, Neuralink d’Elon Musk a, il y a peu, levé le voile sur ses activités de mise sur pied d’une interface cerveau – ordinateur. La firme annonce que des essais concluants ont été conduits sur des animaux. Elle espère procéder aux premiers sur des humains l’an prochain.

Au cours de la conférence diffusée en direct sur Internet, Musk est revenu sur sa crainte de longue date : voir les humains être supplantés par l’intelligence artificielle. Sans s’écarter de son propos habituel, il a à nouveau déclaré que seule la mise sur pied d’une interface cerveau-ordinateur peut permettre à l’Homme de subsister. Elon Musk est revenu sur les deux principales barrières à l’atteinte de cet objectif : la précision de l’information et le débit ; tares que les solutions existantes dans la filière exhibent.

En réponse aux limitations de l’existant, la première avancée (selon Neuralink) repose sur l’utilisation de fils flexibles plus fins qu’un cheveu (4 à 6 micromètres). Les ensembles de fils aboutissent d’un côté sur des capteurs de mesure de l’activité électrique des neurones (6 fils pour 192 électrodes de mesure) et de l’autre sur une unité de traitement des données assez fine pour qu’on puisse poser une dizaine sous la peau. D’après l’entreprise, ces connexions filaires contribueront à une augmentation du débit de transmission des données. Pour leur insertion, la firme se sert d’un robot de neurochirurgie conçu pour les installer sans créer de dommages au cerveau. Dans le futur, les équipes de Neuralink entendent utiliser un faisceau laser pour traverser le crâne, plutôt que de percer des trous.

Pour pallier à la formation de tissus autour de fils et donc à l’atténuation, la chaîne de traitement de l’information intègre une puce qui lit, nettoie et amplifie les signaux en provenance du cerveau. L’installation du dispositif nécessite de percer quatre trous de 8 mm sur le crâne. Sur le visuel qui suit, on a, de droite à gauche, une simple carte d’amplification de signaux suivie d’ensembles plus complexes de type ordinateur destinés à traiter les données en provenance du cerveau.


Cette interface au réseau de neurones se connecte sans fils à un pod. La manœuvre est destinée à éviter que des fils ne sortent du crâne. « L'interface avec la puce est sans fil, vous n'avez donc pas de fils qui sortent de votre tête. Il s'agit essentiellement de Bluetooth sur votre téléphone », a lancé Musk. Avec sa première sortie officielle, l’entreprise en profite pour annoncer la disponibilité d’une application d’accompagnement des premiers utilisateurs dans la prise en main de l’interface cerveau-ordinateur.


L’approche Neuralink a fait l’objet de tests sur des rongeurs et des singes. D’après la firme, près d’une vingtaine ont été menés avec succès. « Un singe a été capable de contrôler un ordinateur par le biais de sa pensée », a lancé Musk au terme de la séance de questions – réponses qui a suivi la présentation.


Video du live

Neuralink va désormais devoir s’attaquer à l’obtention d’une autorisation de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). C’est l’étape qui, d’après les développements de l’entreprise, conditionne les premières poses du dispositif sur des cobayes humains. Bien évidemment, il faudra trouver des tiers prêts à se prêter à l’expérience. Ici, on parle d’insertion de corps étrangers dans le cerveau, ce qui est de nature à amener plus d’un à se rétracter. Le dispositif présente de prime abord plus d’intérêt pour des personnes atteintes de maladie. C’est là l’un des objectifs de la mise sur pied de cette interface cerveau – machine : mettre sa technologie au service de personnes paralysées qui pourraient alors se servir d’objets connectés. Ces dernières devraient, à l’aide de l’interface cerveau – ordinateur, être capables de saisir du texte simplement en y pensant, de déplacer un curseur avec une souris et de naviguer sur des pages Web. La firme anticipe même sur ceci que, dans un avenir plus lointain, des tiers puissent télécharger une nouvelle langue dans leur cerveau ou échanger des idées sous forme de séries de 1 et de 0. Toutefois, Neuralink axe ses développements actuels sur l’aide aux personnes atteintes de paralysie.

L’approche Neuralink fait suite à celle dénommée BrainGate. Cette dernière a déjà permis à des personnes handicapées de piloter des objets connectés par la pensée. Il y a 13 ans, cela s’est vu avec le cas Nagle dans une publication du New York Times. Le principal apport du système de Neuralink par rapport à l’existant serait le degré moindre d’intrusion du procédé de mesure de l’activité électrique du réseau de neurones au sein du cerveau.

Source : video du live

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Ces ordinateurs à implanter dans le cerveau présentent-ils un quelconque intérêt pour des personnes en santé ?

Les conseilleriez-vous à des personnes handicapées de votre entourage ?

Voir aussi :

Elon Musk considère l'IA comme un risque fondamental pour l'existence de la civilisation humaine et sa colonisation de Mars comme un plan de secours

Des experts prédisent que l'IA va dominer les humains dans moins de 50 ans selon une étude menée par les deux universités Harvard et Yale

Les États-Unis veulent des drones autonomes alimentés par l'IA qui pourront décider seuls de tuer en recourant à des algorithmes d'autoapprentissage

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Avatar de sergio_is_back
Membre expert https://www.developpez.com
Le 17/07/2019 à 14:12
J'attends avec impatience les premiers cas de piratage !
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Avatar de SimonDecoline
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 22:42
Citation Envoyé par skaarj Voir le message
Je ne sais pas lequel des deux est pire que l'autre... Lui, ou ceux qui sont tentés pas l'aventure. En tout cas, qu'il commence par caler sa puce dans son derrière ce fou. Un mec lambda dans son garage proposerait ça on l'enverrait direct dans un asile, là c'est un milliardaire, on applaudit...
Oui mais quand même : ça permet d'écouter de la musique sans écouteur ! Ca vaut bien le coup de se faire découper le cerveau au laser, non ?
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 22/07/2020 à 9:33
Citation Envoyé par emilie77 Voir le message
J'attends la version sans trous de 8mm dans le crane
Heureusement que c'est pas 9mm...

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Avatar de grunk
Modérateur https://www.developpez.com
Le 13/07/2020 à 13:09
C'est effectivement à la fois fascinant et terrifiant ! Se dire qu'une technologie pourrait "guérir" des maladies comme Parkinson ou Alzheimer est incroyable. Par contre l'aspect d'humain amélioré me fait beaucoup moins rêver :/
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Avatar de marsupial
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 13/07/2020 à 14:48
Je reste sceptique quant aux retombées médicales. Il y a 18 mois, je lisais un article sur phys.org qui disait en substance que les implants dans le cerveau en était à leurs balbutiements et que les scientifiques n'avaient encore aucune idée sur comment guérir par ce moyen des maladies psychiatriques ou Parkinson ou Alzheimer.
4  0 
Avatar de skaarj
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 21:53
Je ne sais pas lequel des deux est pire que l'autre... Lui, ou ceux qui sont tentés pas l'aventure. En tout cas, qu'il commence par caler sa puce dans son derrière ce fou. Un mec lambda dans son garage proposerait ça on l'enverrait direct dans un asile, là c'est un milliardaire, on applaudit...
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Avatar de plegat
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 22/07/2020 à 9:25
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Connecter un ordinateur à son cerveau ne me semble pas être une grande idée.
Et pourtant, on a déjà commencé... on est déjà plus ou moins dépendant de notre téléphone portable (à des degrés divers), manque juste la connexion physique directe (sans fil de préférence!)

Je me souviens d'un temps (que les moins de 20 ans...) où on arrivait à mémoriser 20 numéros de téléphone dans sa tête... bon, et où en contre-partie, il fallait sortir les 10 kilos de l'encyclopédie pour avoir une info vieille de dix ans aussi...
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Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 17/07/2019 à 17:24
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ben si tu peux contrôler un ordinateur, tu va voir un algorithme comme AlphaZero, Stockfish, Deep Mind ou n'importe quoi, tu lui dis "mon adversaire a joué fou C7, qu'est-ce que je fais ?".
Il faut juste voir l'écran (pour pouvoir placer les pièces et lire le coup de l'algorithme).

Avec une histoire de Google Glass il doit y avoir moyen de voir un écran.
Ok, je comprend mieux. Eh bien dans ce cas cela pourrait servir dans des tas de situation.... un recruteur qui va chercher des infos sur un candidat pendant l'entretien, un policier qui va se renseigner discrètement sur une personne pendant qu'il discute avec, etc. Dans la situation que tu décris, tricher aux jeux me semble le scénario le plus "mignon"
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Avatar de PomFritz
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 22/07/2020 à 13:56
Et le caisson de basses, on se le met où?
3  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 31/08/2020 à 12:20
Citation Envoyé par Mubelotix Voir le message
Avec Elon c'est toujours la même chose. Ceux qui sont sceptiques au début sont impressionnés 10 ans après.
The boring company n'est toujours pas impressionnante. des tunnels au débit rachitique. moins chers, certes, que les tunnels classiques, mais ramenés à leur débit, beaucoup plus cher par véhicule par heure. Hyperloop n'est pas bien impressionnant non plus - même souci de rapport débit-coût. Force est de reconnaître que désormais Tesla fait des profits (il a du finir par embaucher des ingénieurs de production, et laisser faire les gens qui savent, après des années de prototypage de masse qui ne pouvait pas fonctionner à coût acceptable). SpaceX n'a pas rempli toutes ses promesses, et de loin, mais a quand même obtenu des résultats spectaculaires qui obligent la concurrence à se positionner.

ça fait 2 sur 4. Difficile d'en tirer des tendances exploitables.
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