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Alphabet, la société mère de Google, se relance dans la robotique,
Mais cette fois-ci, elle utilise l'IA pour créer des robots qui peuvent apprendre par eux-mêmes

Le , par Bill Fassinou

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Le laboratoire X d’Alphabet, anciennement connu sous le nom de Google X, a dévoilé cette semaine un nouveau projet du nom de Everyday Robot qui sera centré sur la construction de robots capables d’apprendre par eux-mêmes. Le nouveau projet vise à construire des robots capables d’effectuer des tâches utiles et quotidiennes, comme le tri sélectif. Ce projet représente la deuxième tentative d'Alphabet pour se lancer dans le domaine de la robotique, après plusieurs acquisitions ratées il y a plusieurs années maintenant.

Alphabet Inc., à travers X, son laboratoire R&D, fait son retour dans le secteur de la robotique, mais cette fois-ci avec une nouvelle formule. X a déclaré jeudi qu’il va utiliser l’intelligence artificielle (IA) pour permettre aux robots d’apprendre à réaliser des tâches par eux-mêmes plutôt que ce soit les ingénieurs qui programment à chaque fois les tâches qu’ils auront à faire. Cette vision de la société va au-delà de ce qui se fait actuellement dans la robotique où la majorité des entreprises du secteur fabriquent des robots programmés pour réaliser des tâches spécifiques.

L’initiative du laboratoire X d’Alphabet a été annoncée sous le nom de projet Everyday Robot, dont l’objectif est de développer un “robot d'apprentissage universel”. X a expliqué que ces robots pourraient utiliser des caméras et des algorithmes complexes d'apprentissage automatique pour voir et apprendre du monde qui les entoure sans avoir besoin d'être codés pour chaque mouvement individuel. Selon le laboratoire, les robots peuvent apprendre en observant des démonstrations humaines et en « partageant des expériences ».

« Le but de cette équipe est de voir s'il est possible de rendre les robots aussi utiles pour les gens du monde physique que les ordinateurs, maintenant dans le monde virtuel », a déclaré la société. Alphabet a testé les robots avec des tâches simples, comme le tri des déchets dans les décharges, le compost et le recyclage des piles. Selon Google, les robots ont appris à effectuer ces tâches grâce à une combinaison de simulation, de renforcement et d'apprentissage collaboratif. Les robots semblent avoir bien exécuté ces tâches en s’améliorant chaque fois.


Dans les expériences de tri, les robots du groupe X ont montré une grande habileté dans la manière de saisir les objets. Le concept de saisir un objet vient assez facilement à la plupart des humains, mais c'est une chose très difficile à enseigner à un robot. Pour cela, les robots du projet Everyday Robot s’exercent à la fois dans le monde physique et le monde virtuel. Les bureaux de X sont constitués, entre autres, de parc de robots (supervisés par des humains) qui passent leur journée à trier des déchets dans des plateaux pour le compost ou le recyclage.

Selon d’autres sources également, la nuit, X a des robots virtuels qui s'entraînent à saisir des objets dans des bâtiments simulés. Ces données simulées sont ensuite combinées avec les données du monde réel, qui sont fournies aux robots dans une mise à jour du système chaque semaine ou tous les deux jours. Avec toute cette pratique, X a déclaré que les robots deviennent en fait assez bons pour trier, mettant apparemment moins de 5 % des déchets au mauvais endroit (d'après X, les humains mettraient 20 % des déchets dans la mauvaise pile).

Le laboratoire a affirmé que son succès dans cette tâche prouve que les robots peuvent apprendre de nouvelles tâches dans le monde réel grâce à la pratique. Cela ne veut pas dire qu'ils sont prêts à remplacer les concierges humains. D’autres observations ont par exemple montré un robot qui a échoué dans sa tentative de prendre la cuvette devant lui. Un autre aurait perdu un de ses “doigts” pendant la démo. Les ingénieurs auraient également déclaré que certains robots n’arrivent pas à se déplacer dans certains environnements.

Selon les ingénieurs de X, certains robots pourraient ne pas se déplacer dans un bâtiment donné parce que certains types de lumière provoqueraient des hallucinations dans le sol par leurs capteurs. Il y a des startups entières dédiées au problème de l'apprentissage de la prise en main d'un robot comme OpenAI, une organisation à but non lucratif fondée en 2015. Google, également une filiale d'Alphabet, a travaillé sur la préhension. Cependant, ce n'est pas la première fois que Google parie sur la robotique comme étant le futur de la technologie.

En 2013, Google a racheté plusieurs grandes sociétés de robotique, y compris Boston Dynamics, mais le projet a été abandonné après deux ans et de nombreuses sociétés acquises ont été scindées. Boston Dynamics est aujourd’hui une filiale du groupe japonais SoftBank Crop. En septembre, il a annoncé qu’il lance la commercialisation de ses robots quadrupèdes baptisés Spot. L’entreprise avait précisé que son robot peut aller là où on lui dit, même les endroits où les robots à roues ne peuvent pas aller, éviter les obstacles et garder son équilibre dans des circonstances extrêmes.

Maintenant, Google semble reprendre là où il s'était arrêté pour construire des robots ménagers. « Notre prochain défi est de voir si nous pouvons utiliser ce que le robot a appris dans cette tâche et l'appliquer à une autre tâche sans reconstruire le robot ou écrire une tonne de code à partir de zéro. Cela pourrait s'avérer impossible, mais nous allons tenter le coup », a déclaré Hans Peter Brondmo, chef de robotique chez X. Ce projet du laboratoire pourrait éventuellement être en concurrence directe avec le robot grand public d'Amazon. La société travaillerait sur un robot portant le nom de code “Vesta”, qui agirait comme une version mobile de l'assistant vocal Alexa.

Source : Business Insider

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