À partir de 2024, les créateurs de contenu de YouTube qui ne signalent pas qu’ils s’appuient sur des outils d'intelligence artificielle s'exposent à des sanctions, notamment à la suppression de leur contenu. YouTube pourrait également suspendre les créateurs de son programme de partage des revenus. La manœuvre ravive les débats autour de l’utilisation de cette technologie dans la filière et celles qui lui sont apparentées. En effet, la plateforme adopte un positionnement en opposition avec celui des studios hollywoodiens qui envisagent de recycler les images de synthèse d’acteurs décédés sans l’autorisation de leurs familles.YouTube annonce de nouvelles mesures pour lutter contre l'utilisation abusive de l'intelligence artificielle ainsi que la désinformation. Les nouvelles règles portent sur la transparence en matière de vidéos réalisées à l'aide de l'intelligence artificille ainsi que sur le problème endémique des deepfakes. Les nouvelles règles sur la plateforme incluront désormais l'obligation pour les créateurs de contenus d'indiquer s'ils ont eu recours à l'intelligence artificielle générative pour réaliser des vidéos réalistes. Les créateurs qui n'indiquent pas s'ils ont utilisé des outils d'intelligence artificielle pour créer des vidéos "modifiées ou synthétiques" s'exposent à des sanctions, notamment au retrait de leur contenu ou à la suspension du programme de partage des revenus de la plateforme.
Les créateurs qui n'indiquent pas s'ils ont utilisé des outils d'intelligence artificielle pour créer des vidéos modifiées ou synthétiques s'exposent à des sanctions, notamment au retrait de leur contenu ou à la suspension du programme de partage des revenus de la plateforme. YouTube rend possible la demande de retrait de contenus générés par l'IA ou d'autres contenus synthétiques ou modifiés qui simulent une personne identifiable, y compris son visage ou sa voix.
Les particuliers peuvent demander le retrait du contenu les concernant par l'intermédiaire de la procédure de demande de confidentialité de YouTube. L’entreprise évaluera la décision en fonction du caractère satirique du contenu ou de la possibilité de reconnaître la personne de manière unique, par exemple s'il s'agit d'une personnalité publique. De même, les musiciens ou leurs représentants peuvent également demander le retrait de tout contenu utilisant l'IA pour imiter leur voix. Ces restrictions s'ajoutent aux règles que Google, la société mère de YouTube, a dévoilées en septembre et qui exigent que les publicités politiques diffusées sur YouTube et d'autres plateformes de Google utilisant l'intelligence artificielle soient accompagnées d'une étiquette d'avertissement bien visible.
Les studios hollywoodiens ravivent le débat sur l’utilisation de l’IA pour la création de contenu avec une posture aux antipodes de celle de Youtube
La grève des scénaristes et des acteurs d’Hollywood, qui dure depuis plusieurs mois, met en lumière un enjeu majeur pour l’industrie du divertissement : l’impact de l’intelligence artificielle générative sur la création de contenu. Les studios hollywoodiens envisagent de recycler les images de synthèse d’acteurs décédés sans l’autorisation de leur famille et sans rémunération. C’est un sujet qui oppose le syndicat des acteurs SAG-AFTRA aux studios et qui prend un coup de neuf avec les avancées en matière d’intelligence artificielle et l’intérêt grandissant que leur portent les grosses enseignes du cinéma.
Depuis le début de la grève, l'AMPTP tente d'amener SAG-AFTRA à accepter l'idée que les studios paient les acteurs pour s’approprier leurs « copies numériques. » Des rapports font état de ce que l'AMPTP (Alliance of Motion Picture and Television Producers) a proposé de sécuriser les scans pour les membres du syndicat gagnant plus de 32 000...
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