OpenAI chercherait à conclure des accords de licence avec les éditeurs de presse afin d'utiliser leurs articles pour entraîner ses modèles d'IA et échapper aux nombreuses actions en justice pour violation du droit d'auteur dont il fait l'objet. Mais les offres proposées par OpenAI sont jugées dérisoires. La société proposerait aux médias aussi peu qu'un million de dollars par an pour un accès légal à leurs contenus. Des sources indiquent que ces offres peuvent grimper jusqu'à cinq millions de dollars par an, mais les éditeurs sont réticents, car ces licences pourraient être trop avantageuses pour OpenAI. Les revenus annuels d'OpenAI se sont élevés à plus de 1,6 milliard de dollars en 2023.Les entreprises développant des produits d'IA générative ont utilisé des articles de presse et d'autres données publiques pour entraîner leurs modèles d'IA, mais elles l'ont apparemment fait sans trop se préoccuper des droits de propriété intellectuelle. Résultat, elles sont aujourd'hui poursuivies par de nombreux éditeurs, auteurs et artistes pour utilisation illégale du matériel protégés par le droit d'auteur. Le dernier exemple en date est une action en justice intentée contre OpenAI par le quotidien américain The New York Times. La plainte exige qu'OpenAI supprime tous les articles du média des données d'entraînement de ses grands modèles de langage.
C'est la première fois qu'une grande société de médias traditionnelle américaine s'attaque à la nouvelle technologie devant les tribunaux et les conséquences pourraient être désastreuses pour OpenAI s'il perdait le procès. Ainsi, OpenAI cherche désormais des moyens légaux pour utiliser les contenus de la presse sans prendre le risque d'être poursuivi en justice. Cette semaine, l'on a appris qu'OpenAI est en pourparlers avec des dizaines d'éditeurs de presse en vue de conclure des accords de licence afin de pouvoir utiliser leurs articles pour entraîner ses modèles d'IA. Un représentant d'OpenAI a laissé entendre que les négociations évoluent normalement.
« Nous sommes au milieu de nombreuses négociations et discussions avec de nombreux éditeurs. Ils sont actifs. Ils sont très positifs. Elles progressent bien. Vous avez vu des accords annoncés, et il y en aura d'autres à l'avenir », a déclaré Tom Rubin, responsable de la propriété intellectuelle et du contenu chez OpenAI. Toutefois, les rapports sur le sujet font état d'une hésitation de la part des éditeurs. Selon un rapport de The Information, OpenAI serait prêt à offrir entre 1 et 5 millions de dollars par an à un éditeur afin d'obtenir une licence sur ses articles de presse protégés par le droit d'auteur. OpenAI pourra alors utiliser ces contenus comme il l'entend.
Cependant, des personnes impliquées dans les pourparlers avec OpenAI ont rapporté que les médias, y compris les petits éditeurs, considèrent que ces montants sont "minuscules". OpenAI a déjà conclu un accord de licence pluriannuel avec Axel Springer SE, la société mère de Politico, pour plusieurs dizaines de millions de dollars. En juillet, OpenAI a trouvé un accord avec Associated Press pour un montant non divulgué. Ces accords sont essentiels pour l'avenir d'OpenAI. Il doit trouver un équilibre entre la nécessité de disposer de données actualisées et précises pour élaborer ses modèles et l'attention croissante portée à la provenance de ces données.
Les montants semblent à peu près similaires à certains accords de licence antérieurs non liés à l'IA. Lorsque Meta a lancé l'onglet Facebook News - qui a depuis été supprimé en Europe - il aurait offert jusqu'à 3 millions de dollars par an pour la licence d'articles d'actualité, de titres et d'aperçus. Google a annoncé en 2020 qu'il investirait un milliard de dollars au total pour établir des partenariats avec des organismes de presse, par exemple. Sous la pression d'une nouvelle loi,...
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Peut-on réellement faire confiance au code généré par l'IA sans relecture humaine ?