IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Air Canada dans l'obligation de respecter une politique de remboursement inventée par un chatbot intégré à son site web
Et ravive le débat sur la nécessité de vérifier les productions de l'IA

Le , par Patrick Ruiz

224PARTAGES

9  0 
Air Canada a procédé à l’intégration d’un chatbot à son site web. Objectif : automatiser la gestion des requêtes des clients. Après des mois de résistance, la compagnie aérienne va devoir accorder un remboursement partiel à un passager en deuil. Motif : L’intelligence artificielle a expliqué de manière inexacte la politique en matière de voyages de l’entreprise dans les cas de deuil. Le tableau est un exemple de plus qui apporte confirmation de ce que l’intelligence artificielle, au stade actuel de son développement, reste un outil.

Le jour où la grand-mère de Jake Moffatt est décédée, ce dernier s'est à l’immédiat rendu sur le site Web d'Air Canada pour réserver un vol de Vancouver à Toronto. Ne sachant pas comment fonctionnent les tarifs d'Air Canada pour les personnes en deuil, Moffatt a demandé au chatbot d'Air Canada de lui expliquer. Ce dernier a fourni des informations inexactes, encourageant Jake Moffatt à réserver un vol à l’immédiat, puis à demander un remboursement dans les 90 jours. Une recommandation en contradiction avec la politique de la compagnie aérienne qui stipule qu’elle ne procède pas à des remboursements une fois que la réservation est effectuée.

Jake Moffatt a donc porté plainte en joignant une capture d’écran de sa conversation avec le chatbot : « Si vous devez voyager à l’immédiat ou si vous avez déjà voyagé et que vous souhaitez soumettre votre billet pour bénéficier d'un tarif réduit pour les personnes en deuil, veuillez le faire dans les 90 jours suivant la date d'émission de votre billet en remplissant notre formulaire de demande de remboursement de billet. »

Le tribunal a au final tranché que M. Moffatt a droit à un remboursement partiel de 650,88 dollars canadiens (environ 482 USD) sur le prix initial du billet qui était de 1 640,36 CAD (environ 1 216 USD), ainsi qu'à des dommages-intérêts supplémentaires pour couvrir les intérêts sur le billet d'avion et les frais de justice de M. Moffatt.

Air Canada a décidé de se conformer à la décision et de considérer l'affaire comme close après avoir refusé d’endosser la responsabilité de l’erreur commise par le chatbot intégré à son site web. La compagnie aérienne a ensuite procédé à la désactivation de ce dernier.


Une situation qui n’est pas sans faire penser au cas du concessionaire Chevrolet

Le concessionnaire Chevrolet a de même procédé à l’intégration d’un chatbot basé sur ChatGPT à son site web. Objectif : automatiser la gestion des requêtes des clients. Un acquéreur de véhicule est ensuite parvenu à le tromper pour l’amener à lui proposer une Chevy Taho édition 2024 pour 1 dollar. D’autres internautes ont rapporté avoir reçu des recommandations de véhicules Tesla à partir du même site web géré par ledit chatbot.



Des exemples de plus pour prouver que l’intelligence artificielle demeure un outil (et non une menace) pour les travailleurs formés au développement de systèmes informatiques ?

Ces cas interviennent dans le contexte de la publication de prédictions pour les années à venir. Bill Gates vient de rendre les siennes publiques pour ce qui est de 2024. Un sujet central : l’impact de l’intelligence artificielle sur la société. Deux mots clés dès l’entame de son propos : outil et innovation. Et donc sa vision du futur en une phrase : « Les humains ne perdront pas le contrôle de l’intelligence artificielle. Elle leur servira plutôt d’outil pour améliorer leur productivité et leur capacité à innover. »


Les intelligences artificielles sont des outils dont il faut faire usage avec des « pincettes » comme le confirme Google en soulignant que « Bard est encore au stade expérimental et peut parfois fournir des informations inexactes, trompeuses ou fausses tout en les présentant avec assurance. En ce qui concerne le...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !