Plusieurs rapports alertent sur les problèmes de sécurité du GPT Store d'OpenAI et sur le fait qu'il héberge de nombreux chatbots entraînés sur des contenus protégé par le droit d'auteur. Ils signalent notamment que le GPT Store, lancé en janvier, est inondé de GPT illégaux et dangereux, dont certains seraient des chatbots de spam et d'usurpation d'identité. L'éditeur danois Praxis a récemment affirmé que le GPT Store d'OpenAI est truffé de chatbots entraînés illégalement à partir de ses manuels scolaires. Ce qui viole ses droits d'auteur et constitue un danger potentiel pour les utilisateurs. OpenAI a retiré certains de ces chatbots, mais le problème persiste.GPT Store : problèmes de sécurité et prolifération des chatbots illégaux
Blichfeldt Andersen, directeur de publication chez l'éditeur de manuels scolaires Praxis, explique : « j'ai personnellement cherché des infractions et je les ai signalées. Elles ne cessent d'apparaître ». Andersen soupçonne que les coupables sont principalement des jeunes qui téléchargent du matériel provenant de manuels scolaires pour créer des robots personnalisés qu'ils partagent avec leurs camarades de classe, et qu'il n'a découvert qu'une infime partie des chatbots contrevenants dans le GPT Store. « La pointe de l'iceberg », a-t-il déclaré. Cela signifie que le problème est beaucoup plus complexe à résoudre qu'il n'y paraît.
OpenAI a lancé le GPT Store comme une place de marché où les développeurs spécialisés dans l'IA peuvent partager et monétiser leurs propres chatbots personnalisés basés sur la technologie GPT. Le GPT Store est pour les modèles d'IA personnalisés ce que l’App Store d’Apple ou le Play Store de Google sont pour les applications mobiles iOS et Android. Cependant, le fait d'être sous l'égide d'OpenAI ne signifie pas forcément que ces GPT offriront les mêmes niveaux de sécurité et de confidentialité des données que le ChatGPT original. Selon les analystes, ils ne facilitent pas la tâche aux utilisateurs pour choisir des GPT sûrs.
Les chatbots proposés dans le GPT Store d'OpenAI sont basés sur la même technologie que ChatGPT, mais sont créés par des développeurs tiers pour des tâches spécifiques. Pour personnaliser son GPT, un développeur peut télécharger des données supplémentaires qu'il peut exploiter pour compléter les connaissances intégrées dans la technologie d'OpenAI. Le processus qui permet de consulter ces données supplémentaires est appelé RAG (retrieval-augmented generation). D'après Andersen, les fichiers RAG des chatbots du GPT Store sont une mine d'informations protégées par le droit d'auteur et téléchargées sans autorisation.
Selon plusieurs analyses, il est facile de trouver sur le GPT Store des chatbots dont les descriptions suggèrent qu'ils pourraient utiliser des contenus protégés par le droit d'auteur d'une manière ou d'une autre. Les rapports indiquent qu'il héberge de nombreux GPT de spam et d'usurpation d'identité, certains se faisant passer pour des célébrités. Par exemple, Wired dit avoir identifié un chatbot appelé "Westeros Writer" qui prétend écrire comme George R.R. Martin, le créateur de Game of Thrones. Un autre, Voice of Atwood, prétend imiter l'écrivaine Margaret Atwood. Un autre encore, Write Like Stephen, vise à imiter Stephen King.
Le chatbot qui tente d'imiter Stephen King explique avoir accès à ses mémoires intitulées "On Writing" (Écriture). Ainsi, il a été en mesure de reproduire mot pour mot des passages du livre à la demande, en indiquant même la page d'où provenait le matériel. Il n'a pas été possible de contacter le développeur du chatbot, car il n'a pas fourni d'adresse mail, de numéro de téléphone, de profil social externe ou d'autres informations. L'utilisation sans autorisation du matériel protégé par le droit d'auteur est permise dans certains...
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quand on en ai désormais à vendre des copines IA...

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