Slack est dans la tourmente après que ses clients ont découvert que le service de messagerie aspire par défaut leurs données, y compris les messages et le contenu des fichiers, pour former les modèles d'IA globaux de l'entreprise. En réponse au tollé suscité par la révélation, Slack a révisé ses politiques de confidentialité et assure que les données des clients ne sont pas utilisées pour former des modèles d'IA tiers ou partagées avec des fournisseurs de grands modèles de langages (LLM). Cependant, Slack échoue à convaincre les utilisateurs et fait face à des critiques acerbes, dont la plupart appellent à annuler les abonnements et à boycotter le service de messagerie.Les clients de Slack ont découvert récemment que la plateforme de communication collaborative utilisait leurs informations personnelles pour entraîner ses modèles d'IA sans avoir préalablement obtenu leur consentement explicite. Les politiques de confidentialité de Slack autorisaient la plateforme à analyser les données des clients pour la formation de l'IA, à moins qu'ils n'aient reçu l'instruction de ne pas le faire. Cela signifie que pratiquement tout ce qui est partagé dans les canaux Slack, y compris les messages et le contenu des fichiers, peut être utilisé pour la formation des modèles d'IA propriétaires de l'entreprise.
Hello from Slack! To clarify, Slack has platform-level machine-learning models for things like channel and emoji recommendations and search results. And yes, customers can exclude their data from helping train those (non-generative) ML models. Customer data belongs to the…
— Slack (@SlackHQ) May 17, 2024
Slack a inscrit par défaut tous ses utilisateurs et pour se soustraire à ce programme de collecte de données, il faut envoyer un courriel à la société. Les implications de cette politique ont suscité des craintes parmi les utilisateurs, qui ont fait part de leur indignation. En réponse, Slack a assuré que les données ne fuiraient pas d'un espace de travail à l'autre, bien qu'il ait admis que ses modèles globaux utilisent des données de clients. Le service a maintenant révisé ses principes de confidentialité pour apaiser l'indignation et clarifier sa position sur l'utilisation des données. Les principes mis à jour se lisent en partie comme ci-après :
Les utilisateurs regrettent que Slack n'ait pas été clair sur ses intentions dès le départ. Lorsque Slack a commencé à utiliser les données de ses clients, de nombreux utilisateurs n'étaient pas au courant de ce changement et auraient peut-être voulu en être directement informés et avoir la possibilité de refuser avant que la collecte et l'utilisation des données ne commencent. D'après les critiques, Slack a agi de la sorte, car l'entreprise était consciente que la plupart des utilisateurs n'auraient pas autorisé cette collecte. Slack rejette ces allégations, mais ne donne pas les raisons qui l'ont poussé à prendre une telle initiative.
Still amused that Slack decided to *autmatically* opt-in ingesting customer messages for them to build better ML models they deploy to all customers.
— Gergely Orosz (@GergelyOrosz) May 18, 2024
"Trust us that we do this securely and please consider NOT opting out" is their stance.
My stance is: why is this not opt-in? pic.twitter.com/BwzAgIKpYG
Corey Quinn, cadre chez Duckbill Group, a déclenché la semaine dernière la polémique avec un post rageur demandant : « je suis désolé Slack, vous faites QUOI avec les DM des utilisateurs, les messages, les fichiers, etc. ? » Quinn faisait référence à un extrait des principes de confidentialité de Slack qui dit : «...
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