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Les détecteurs d'IA obligent les étudiants à adopter un style d'écriture dépourvu d'originalité pour éviter d'être accusés de tricherie
L'essor de ces outils cause des problèmes inattendus

Le , par Stéphane le calme

382PARTAGES

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Avec l’essor des outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT, les enseignants et les institutions éducatives se retrouvent face à un défi inédit : comment distinguer les travaux écrits par des étudiants de ceux générés par des machines. Cette situation a conduit à l’utilisation croissante de vérificateurs de texte IA, mais ces outils posent des problèmes inattendus.

La peur des étudiants d'utiliser l'IA générative et la montée en puissance d'outils douteux de « vérification » de l'IA peuvent-elles créer une culture dépourvue de créativité ? C'est un sujet qui, curieusement, mérite d'être approfondi.

En début d'année, des articles ont émergé dans la presse parlant du projet de loi californien SB 942. Ce projet de loi obligerait les entreprises spécialisées dans l'IA à proposer gratuitement un outil de détection de l'IA, en dépit du fait que ces outils sont notoirement peu fiables et sujets à des absurdités. Comme indiqué dans la presse, le projet de loi adopte une approche « plus difficile pour les nerds » pour réglementer une technologie que ses partisans ne comprennent pas.

Le projet de loi SB 942 a continué à progresser et vient d'être adopté par l'Assemblée de Californie. Il est maintenant sur le bureau du gouverneur Newsom, qui pourrait le signer.

L’essor des vérificateurs de texte IA et les conséquences sur l’écriture des étudiants

Les vérificateurs de texte IA sont conçus pour détecter les contenus générés par des machines. Cependant, leur efficacité est souvent remise en question. Selon une étude récente, ces outils peuvent facilement être trompés et ont tendance à produire des faux positifs, accusant à tort des étudiants d’avoir utilisé des IA. Cette situation crée une pression sur les étudiants pour qu’ils écrivent de manière plus mécanique et prévisible, afin de ne pas être suspectés d’utiliser des outils d’IA.

Pour éviter d’être accusés de tricherie, de nombreux étudiants modifient leur style d’écriture pour qu’il soit moins créatif et plus conforme aux attentes des vérificateurs de texte IA. Cela peut inclure l’utilisation de phrases courtes, de structures de phrases simples et de vocabulaire limité. En conséquence, les étudiants risquent de perdre leur voix unique et leur créativité, se conformant à un modèle d’écriture plus robotique.


Le cas d'un parent

Ci-dessous les remarques d'un parent.

L'un de mes enfants avait un devoir d'anglais. Il devait lire la célèbre nouvelle de Kurt Vonnegut, Harrison Bergeron, et rédiger un court essai à son sujet. Comme j'écris beaucoup, mon enfant m'a demandé de relire son essai et de lui donner des conseils. J'ai fait quelques suggestions générales sur la manière d'améliorer la fluidité du texte, car il ressemblait beaucoup à un premier jet standard : un peu guindé. Mon fils est parti travailler sur une réécriture.

Si vous ne connaissez pas l'histoire de Harrison Bergeron, il s'agit d'une société qui cherche à imposer « l’égalité » en imposant des « handicaps » à tous ceux qui excellent dans quelque domaine que ce soit, afin de les ramener au plus petit dénominateur commun (par exemple, des masques laids pour les jolies personnes, l'obligation de porter des poids supplémentaires pour les personnes fortes). L'une des morales de cette histoire porte sur les dangers qu'il y a à vouloir imposer l'égalité d'une manière qui limite l'excellence et la créativité.

Plus tard dans la journée, le jeune est venu avec son Chromebook fourni par l'école, sur lequel Grammarly Pro est préinstallé. Les élèves sont encouragés à l'utiliser pour améliorer leur écriture. L'outil dispose notamment d'un « AI Checker » qui tente de déterminer si le texte soumis a été écrit par une IA.

Cet outil est similaire aux « vérificateurs de plagiat » qui existent depuis quelques décennies. En fait, le « contrôle » de Grammarly couvre à la fois l'IA et le plagiat (c'est du moins ce qu'il dit). Ces systèmes ont toujours eu des problèmes, notamment en ce qui concerne les faux positifs. Et il semble que les vérificateurs d'IA soient (sans surprise) pires.


Il s'avère que Grammarly n'a introduit cette fonctionnalité qu'il y a quelques semaines. Heureusement, l'annonce de Grammarly indique très clairement que la détection de l'IA est assez incertaine :

Les détecteurs d'IA sont une technologie émergente et inexacte. Lorsqu'un détecteur d'IA affirme avec certitude que le contenu analysé contient de l'IA, il n'agit pas de manière responsable. Aucun détecteur d'IA ne peut déterminer avec certitude si l'IA a été utilisée pour produire un texte. La précision de ces outils peut varier en fonction des algorithmes utilisés et du texte analysé.
Quoi qu'il en soit, le jeune voulait me montrer que...
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Avatar de Gepeto213
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 31/05/2025 à 11:37
Beaucoup parlent de devoir suivre l'évolution. Le problème ici n'est pas de devoir se faire aider sur une épreuve de force mais intellectuelle. Comment se construit l'intelligence humaine, le savoir ? Uniquement sur l'effort, les épreuves, les échecs et les succès. Il est courant d'entendre : «*à quoi cela me sert d'apprendre ça puisque j'en n'aurait pas l'utilité plus tard ?*» ― faux. Repousser les limites du raisonnement nous aide à mieux appréhender les défis et les challenges de demain, et c'est ce qui nous conduit parfois à faire preuve d'une véritable innovation face à des problèmes complexes et nouveaux. Laisser quelqu'un d'autre penser à notre place, même une machine, c'est sacrifier ce qui fait de nous des êtres intelligents : notre capacité d'analyse et de réflexion. Faire l'impasse sur cela c'est comme accepter de devenir rachitique dans un exosquelette en croyant que cela fait de nous des athlètes. Est-ce que j'utilise l'IA ? Bien sûr. Mais je prends garde à ce qu'elle ne me prive pas de mon devoir de réflexion et d'approfondissement. Par exemple, si je dois rédiger un texte en anglais, je ne demande pas à l'IA de le faire ; je le rédige moi et après je lui demande de me corriger et d'améliorer ma réponse, de sorte que je m'exerce à la tâche et me confronte ensuite à une correction qui me permette d'apprendre de mes erreurs. Il est possible d'apprendre avec l'IA mais ce n'est qu'à la condition qu'elle nous permette de construire notre connaissance de manière structurée, organisée et pertinente, autrement nous devenons juste des esclaves décérébrés, sans âme ni caractère. La difficulté et le fait de devoir repousser les limites forge notre caractère et intelligence. Déjà que les réseaux sociaux nous abrutissent, alors que dire d'une formation par procuration ? Le pire dans tout cela c'est que ce sont de jeunes en devenir qui souhaitent aller dans ce sens, alors même que ce sont eux les premiers, de par leur inexpérience, qui sont les plus remplaçable par l'IA, et privés par là-même de leur opportunité de gagner en expérience. Qu'un prof utilise l'IA ne me gène pas ― il a déjà toute l'expérience et recul nécessaire pour cela, il n'a rien à prouver ; qu'un étudiant l'utilise pour se faire «*souffler*» les réponse sans effort, c'est se mentir à soi-même : il restera incapable de relever de nouveaux défis et justifie par là-même son remplacement par l'IA dans l'argumentaire d'entreprises en recherche de véritables talents. Quelle décadence du savoir…

Note : et je suis heureux de ne pas avoir eu besoin de l'IA pour rédiger ce post.
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/10/2024 à 19:29
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Des parents poursuivent l'école qui a donné une mauvaise note à un lycéen qui a utilisé l'IA pour faire son devoir,
soutenant qu'elle ne disposait pas d'une politique claire concernant l'utilisation de l'IA, rendant la punition injustifiée
Quel ramassis de débiles... Si l'école veut un devoir rédigé par IA, elle n'a pas besoin de le demander aux gamins. Non parce que sinon il va aussi falloir préciser que faire faire ses devoirs par quelqu'un d'autre ne fonctionne pas non-plus, parce que je suppose que ce n'est pas clairement indiqué dans la politique de l'école... Monde de débiles...

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Les parents affirment que l'école a injustement accusé leur fils de triche et a infligé une punition qui pourrait nuire à ses chances d'admission à l'université de Stanford et dans d'autres écoles d'élite. Ils soutiennent que le manuel des étudiants de l'école ne précise pas une politique claire concernant l'utilisation de l'IA, rendant ainsi la punition injustifiée.
Non mais déjà ils peuvent oublier les écoles prestigieuses: si à son âge, le gamin n'arrive pas à faire ses devoirs tout seul, il n'est pas fait pour les études "prestigieuses"...
Ensuite, dans ce cas là, autant enlever les mauvaises notes des autres gamins puisqu'elles les empêchent aussi de pouvoir entrer dans des écoles prestigieuses...

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
« Il postule à des établissements d'enseignement supérieur et à des universités d'élite, compte tenu de son haut niveau de réussite scolaire et personnelle », indique l'action en justice. « En l'absence d'une injonction de la part de cette Cour, le lycéen subira un préjudice irréparable et imminent ».
Et il apprendra peut-être une leçon. Lui supprimer sa note revient à lui dire: "triche autant que tu veux partout, et vas pleurer au tribunal quand tu te feras prendre".

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
« C'est un enfant dont je pense vraiment qu'il peut faire tout ce qu'il veut », a déclaré sa mère, Jenifer Harris. « Il étudie certaines des meilleures écoles du pays et son meilleur établissement, son premier choix, est Stanford ».
Ah ben oui, tiens. L'avis de sa propre mère est forcément un avis très objectif.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 21:44
Qu'ils laissent préparer l'écrit comme d'habitude, mais évaluent les étudiants à l'oral sur la base de ce qui a été écrit. L'important est qu'ils apprennent : qu'ils utilisent l'IA ou pas à l'écrit, tant qu'ils retiennent ce qu'il faut le boulot est fait. Et au passage ça remettra l'humain au centre.
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Avatar de onilink_
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/10/2024 à 21:24
Terrible les problèmes de bourges.

« C'est un enfant dont je pense vraiment qu'il peut faire tout ce qu'il veut »

Typiquement le genre de phrase et comportement de sa mère qui fera de ce garçon une raclure humaine.

Bref. Un peu du mal à comprendre en quoi c'est une news en rapport avec l'informatique. Et plus déprimant qu'autre chose quand on se dit que ce genre de gamin finira très probablement par faire parti de cette fameuse "élite" dirigeante.
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Avatar de Escapetiger
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/03/2025 à 19:35
Citation Envoyé par totozor Voir le message
Certains diront que les jeunes sont de plus en plus bêtes, preuve que les craintes étaient fondées.

« L’école est malade, l’Éducation nationale impose la bêtise et la nullité générale » – Aude Denizot

Epoch Times France
27 fév.2025

Aude Denizot est professeur agrégé en droit privé à l’université du Mans. Elle a aussi enseigné l’économie et la gestion au lycée il y a quelques années. Elle est l’auteur du livre « Pourquoi nos étudiants ne savent-ils plus écrire ? » (éd. Enrick B).

Un ouvrage dans lequel elle analyse les causes de la chute du niveau des élèves, notamment en français, tout en proposant des solutions pour enrayer l’effondrement du système scolaire...

« J’ai peu à peu constaté que le niveau de français se dégradait. Les fautes devenaient de plus en plus graves et de plus en plus nombreuses, les phrases ne voulaient plus rien dire, les mots n’avaient plus aucun sens, explique-t-elle. Chaque année, nous découvrons des erreurs de français qui, jusqu’à présent, n’avaient jamais été commises. »

Outre de sérieuses lacunes en orthographe, en conjugaison et en grammaire, Aude Denizot souligne que le vocabulaire des étudiants s’est aussi « considérablement appauvri », ce qui induit notamment des « problèmes de compréhension en lecture, avec des difficultés à mesurer ce que dit un texte pourtant assez simple » et des étudiants qui confondent des mots usuels.

« La baisse du niveau est extrêmement inquiétante puisqu'on arrive à un point où le langage écrit et oral ne permet plus de communiquer, souligne la professeure de droit. On a des enfants qui sont hors-sol. »

Des difficultés que l’on retrouve d'ailleurs dans toutes les disciplines, selon Aude Denizot.

« J'échange beaucoup avec une professeure en filière informatique. Elle est absolument effrayée par le niveau de mathématiques de ses étudiants qui sont incapables de faire le moindre calcul. Pour multiplier par dix ou diviser par dix, les étudiants prennent la calculatrice », explique-t-elle.

« Les professeurs d'histoire vous diront la même chose. Les étudiants mélangent un peu tout, ils ont une vision très caricaturale, ils connaissent quelques thématiques, mais il n'y a pas de connaissances historiques. [...] certains étudiants pensent que le Chili est en Afrique, ils n'ont aucune connaissance du monde, de la planète en général. »

D’après Aude Denizot, la chute du niveau scolaire n’épargne personne : « Tout le monde est concerné, y compris les très bons élèves qui sont, certes, très bons aujourd'hui, mais qui sont moins bons que ne l'étaient les très bons élèves d'il y a dix, vingt ou trente ans. »

Si le constat de la baisse du niveau des élèves semble largement partagé, les classements TIMSS et PISA témoignant du décrochage de la France, l'Éducation nationale ne ferait rien pour régler problème, selon Aude Denizot.

« L'idée, c'est que la masse – tout le monde sauf les enfants des élites, bien sûr, qui arrivent à échapper à cela –, soit dans le même moule totalitaire, avec des idées toutes faites, une certaine idéologie, des cours d'histoire un peu orientés, mais surtout, je dirais, cette nullité. Les enfants ne savent ni écrire ni lire, ni compter, donc c'est vraiment l'empire de la bêtise et on veut imposer ça à tous pour qu'il y ait très peu de têtes qui dépassent. » ...

Journaliste : Henri-Michel Thalamy
👉 / hm_thalamy
📩 Pour sponsoriser l’émission : epochtv@epochtimes.fr

00:00 Intro
01:47 Le niveau des élèves a-t-il vraiment baissé ces dernières années ?
05:25 Des étudiants incapables de maîtriser des règles apprises en CP ou en CE1
08:01 Un vocabulaire de plus en plus pauvre
12:56 Des livres réécrits et simplifiés pour que les écoliers puissent les comprendre
15:50 Des élèves qui ont besoin d’une calculatrice pour diviser ou multiplier par dix
17:54 Quand des élèves pensent que le Chili est en Afrique
19:25 Aucun élève n'est épargné
21:32 L’illusion de l’école privée
24:15 Les écoles hors contrat, bêtes noires de l’Éducation nationale
28:08 Quand l’Éducation nationale impose la nullité générale
30:36 L’empire de la bêtise, sauf pour les élites
34:03 La France en pointe des inégalités scolaires
37:50 Que valent le brevet et le baccalauréat ?
45:59 Quelles conséquences pour les jeunes générations ?
50:59 La crise des vocations parmi les professeurs
56:22 L’impact du pédagogisme sur l’effondrement du niveau
01:02:14 Des jeunes plus malléables
01:05:04 Élisabeth Borne à l’Éducation nationale
01:08:16 Les programmes d’éducation à la sexualité sont-ils indispensables ?
01:10:20 Les conséquences du développement du numérique sur les apprentissages
01:14:32 L’effondrement du système scolaire peut-il encore être évité ?
01:19:01 Le symptôme d’une crise plus profonde ?
01:24:58 Conclusion
https://www.instruire.fr/actualites/...st-malade.html
L’école malade de l’Éducation nationale – Instruire

Publié le 1 mars 2025 à 16:02, Mis à jour le 1 mars 2025 à 21:43

Thèmes abordés dans l’interview : ...

https://www.instruire.fr/le-grip/qui-sommes-nous.html

Constitué en 2003, le GRIP, Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes, rassemble des professeurs enseignant à tous les niveaux, de la maternelle à l’université.

L’objectif premier du GRIP, comme son nom l’indique, est d’élaborer des programmes scolaires. Ceux que nous avons pour l’instant rédigés (mathématique, grammaire et géographie) et testés dans les classes S.L.E.C.C. (Savoir Lire, Écrire, Compter, Calculer) se caractérisent par leur exigence, leur cohérence disciplinaire et des progressions rationnelles. Ils s’appuient à la fois sur l’intuition enfantine et l’art des praticiens qui permet d’en tirer parti...
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Avatar de Brarbri
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 08/12/2025 à 10:44
L'intelligence artificielle est le croisement des mathématiques, de l'informatique et de larges bibliothèques. Lequel(s) des trois vous voulez interdire aux universités ?
Bien sûr, il faut former les jeunes à son utilisation, et faire de la prévention sur les risques. Ça permettra à une génération de faire des choix éclairés sur l'utilisation ou la régulation de l'outil.
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Avatar de ninow
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 13/03/2026 à 10:01
Parce que c'est une question d'honnêteté envers les étudiants.
Pourquoi le professeur se permet il d'agir ainsi ? Ou est la morale ?
L'apprentissage se fait aussi par l'exemple. Il n'y a rien de pédagogique d'agir ainsi.
Encore une fois, ils n'ont pas les mêmes objectifs:
L'etudiant doit prouver qu'il a acquis une capacité: l'usage d'un LLM fait disparaitre l'interet même du devoir en question, il est normal que cet outil soit interdit dans ce cas là.
Le prof doit fournir un cours qu'il juge pertinent pour l'apprentissage des éléves: dans ce cas là le LLM n'est qu'un outil de plus à ça disposition, comme le sont depuis toujours les livres, manuels et articles existants. Ce n'est pas de la triche ou du plagiat et le but n'est pas que le prof montre qu'il a travaillé aussi dur que ces éléves pour faire son cours mais simplement que le taf soit fait.

Le seul point qui merite de jeter l'opprobre sur un prof s'aidant de l'IA pour générer son cours c'est si son travail n'est pas au niveau attendu: ça reste de sa responsabilité de s'en assurer. L'outil importe peu c'est la qualité du livrable qui est importante ici.
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Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 18/03/2025 à 7:20
J'ai connu ces débats sur les ordinateurs puis sur internet.
Certains diront que les jeunes sont de plus en plus bêtes, preuve que les craintes étaient fondées.
Mais si chaque génération est plus bête que la précédente, je n'ose imaginer à quel point Neandertal était brillant.
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Avatar de Eric80
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/05/2025 à 12:18
Citation Envoyé par archqt Voir le message
Cela veut donc dire que les enfants ne doivent plus apprendre les tables de multiplication ?
Il faut forcément apprendre les bases, il est évident que la plupart des demandes seront réalisées rapidement par l'IA surtout en sciences.
RenarddeFeu a pourtant raison. Qui a survécu à une école d'ingénieur française (pour prendre ce que je connais, mais il y a 25 ans!) a compris la stratégie des examens: outre la complexité, la gestion du temps est cruciale. Tu avais souvent accès à des supports de cours papier et une calculatrice élémentaire (type collège), mais aucun outil informatique.
Si tu n'avais pas digéré les cours, tu n avais pas le temps d'éplucher tes notes pour réussir l exercice!

Et l analogie avec l apprentissage d une table de multiplication fonctionne aussi bien: si tu n es pas capable de répondre immédiatement en calcul mental et prend le temps de taper sur une calculatrice, tu as perdu!

Est ce que des examens qui se font que avec un crayon et du papier existent encore?
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Avatar de lecorr
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 31/05/2025 à 11:34
Citation Envoyé par jnspunk Voir le message
Une solution plus intelligente serait de rendre obligatoire l'utilisation des modèles de langage pour les devoirs et examens. Cela permettrait de relever le niveau et de permettre aux étudiants d'apprendre des choses plus utiles, car on les évaluerait sur ce que le modèle de langage sera incapable de faire. Si on empêche l'utilisation de ces modèles de langage à l'école, on empêche alors aux étudiants d'apprendre un outil qui sera vite obligatoire dans la vie professionnelle.

Imaginez qu'à l'invention de la tronçonneuse, on force les apprentis bûcherons à couper un arbre avec une scie ? Ils n'auront rien appris de l'outil qui sera pourtant leur principal outil de travail.
Je suis certain que vous serez tout à fait rassuré quand vous apprendrez que votre opération à coeur ouvert sera réalisée par un chirurgien qui a eu son diplôme grâce à l'IA...
Blague à part, si on veut l'IA dans les classes, alors autant noter l'IA.
Je travaille dans l'informatique, presque tout ce que je fais est nouveau... Quand je demande à l'IA des informations sur mon propre domaine, elle a une forte tendance à me recracher presque texto mon propre site web. www theopuproject com...
C'est ça les limites de l'IA... L'incapacité à inventer quelque chose. Et aussi, de vous exposer à de grosses amendes pour plagiat.
Donc, même si l'IA peut être utile dans des cas limités, elle ne sert à rien pour les inventeurs et créateurs (pour rappel, un créateur crée un 'objet' original, pas une copie volée à quelqu'un d'autre).
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