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Les détecteurs d'IA étiquettent mal les travaux des étudiants, ce qui donne lieu à de fausses accusations d'utilisation de l'intelligence artificielle pour soumettre des devoirs et des copies d'examen

Le , par Jade Emy

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Les détecteurs d'IA étiquettent mal les travaux des étudiants, ce qui donne lieu à de fausses accusations d'utilisation de l'intelligence artificielle pour soumettre des devoirs et des copies d'examen.

Les détecteurs d'IA étiquettent mal les travaux des étudiants, selon un rapport de Bloomberg. Ces résultats confirment que les outils de détection de l'IA ne sont pas infaillibles et peuvent signaler à tort des contenus générés par des humains comme étant produits par l'IA. Cela présente également des risques potentiels pour les étudiants, qui peuvent être confrontés à de graves conséquences si leur travail est repéré par erreur par ces systèmes.

Avec l’essor des outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT, les enseignants et les institutions éducatives se retrouvent face à un défi inédit : comment distinguer les travaux écrits par des étudiants de ceux générés par des machines. Cette situation a conduit à l’utilisation croissante de vérificateurs de texte IA, mais ces outils posent des problèmes inattendus.

Pour éviter d’être accusés de tricherie, de nombreux étudiants modifient leur style d’écriture pour qu’il soit moins créatif et plus conforme aux attentes des vérificateurs de texte IA. Cela peut inclure l’utilisation de phrases courtes, de structures de phrases simples et de vocabulaire limité. En conséquence, les étudiants risquent de perdre leur voix unique et leur créativité, se conformant à un modèle d’écriture plus robotique.

Pourtant, de récents rapports confirment que les détecteurs d'IA "étiquettent mal les travaux des étudiants", ce qui donne lieu à de fausses accusations. Certains détecteurs d'IA accuseraient à tort des étudiants d'utiliser l'intelligence artificielle pour rendre des travaux et des copies d'examen. Selon des courriels consultés par Bloomberg Businessweek, une étudiante atteinte d'un trouble du spectre autistique a déclaré qu'elle avait tendance à écrire de manière formelle, ce qui a été interprété à tort comme étant généré par l'IA. Elle a donc reçu un avertissement écrit pour avoir prétendument plagié son travail.


Bloomberg a effectué un test sur 500 demandes d'admission à l'université Texas A&M avant la publication de ChatGPT, en utilisant des services de détection d'IA tels que Copyleaks et GPTZero. Ces services ont signalé 1 à 2 % de ces demandes comme étant "probablement" rédigées par l'IA, et certaines ont été étiquetées avec une certitude de 100 %. La précision des détecteurs d'IA a été mise en doute, car bon nombre de ces applications ont été écrites par des humains et ne font partie d'aucun ensemble de données utilisé pour former des modèles de langage.

Bien que l'échantillon testé soit petit, il met en évidence un problème plus large. Les outils de détection de l'IA ne sont pas infaillibles et peuvent signaler à tort des contenus générés par des humains comme étant produits par l'IA. Cela présente également des risques potentiels pour les étudiants, qui peuvent être confrontés à de graves conséquences si leur travail est repéré par erreur par ces systèmes.

Par exemple, une étude réalisée en 2023 par l'université de Stanford a révélé que les détecteurs d'IA avaient identifié plus de la moitié des essais rédigés par des étudiants dont l'anglais n'était pas la langue maternelle comme étant générés par l'IA. Ethan Mollick, professeur de gestion à l'université de Pennsylvanie (Wharton), a critiqué ces outils sur le site X. Il a déclaré : "Il est moralement répréhensible d'utiliser des détecteurs d'IA lorsqu'ils produisent des faux positifs qui salissent les étudiants d'une manière qui leur fait du tort et pour laquelle ils ne peuvent jamais prouver leur innocence."

Le rapport cite également le cofondateur de Copyleaks, qui a reconnu qu'aucun système de détection n'est précis à 100 % et qu'il devrait être utilisé pour repérer des tendances, et non des réponses définitives. Alon Yamin a ajouté : "Nous expliquons clairement aux institutions universitaires que rien n'est sûr à 100 % et que le système doit être utilisé pour identifier les tendances dans les travaux des étudiants. Il s'agit en quelque sorte d'un signal d'alarme qu'ils doivent examiner et utiliser pour discuter avec les étudiants."

De même, le cofondateur de GPTZero, Edward Tian, a admis que les détecteurs d'IA ont des "angles morts", ajoutant que son entreprise a fait des progrès dans l'atténuation des résultats pour les étudiants d'anglais langue seconde en particulier. OpenAI a également déclaré récemment qu'elle s'était abstenue de publier un outil de détection de l'écriture par l'IA, craignant qu'il n'ait un impact disproportionné sur certains groupes, tels que les étudiants d'anglais langue seconde.

Alon Yamin, PDG et cofondateur de Copyleaks, a commenté le rapport :

Chez Copyleaks, nous comprenons l'impact profond que de fausses accusations peuvent avoir sur la carrière universitaire d'un étudiant, et nous assumons cette responsabilité avec le plus grand sérieux. Bien que notre détecteur d'IA soit précis à plus de 99 %, avec un taux de faux positifs de 0,6 %, le plus bas du marché, aucune technologie n'est parfaite, quel que soit le secteur d'activité. En fait, de nombreux autres services utilisés quotidiennement présentent des taux de faux positifs plus élevés, qu'il s'agisse de technologies pour les diagnostics médicaux, de produits pharmaceutiques, de modèles de notation de crédit ou de systèmes de navigation, et pourtant nous continuons à les utiliser et à leur faire confiance.

Bien que le test de Bloomberg ait révélé un taux de faux positifs de 1 à 2 % dans la détection de textes générés par l'IA, il est important de noter qu'aucun outil de détection n'est infaillible, en particulier lorsqu'il s'agit de contenus antérieurs à ChatGPT. Nous améliorons continuellement notre précision grâce à l'apprentissage automatique. Néanmoins, quelle que soit la précision d'un outil, nous encouragerons toujours les éducateurs à utiliser ces outils comme un guide plutôt que comme un outil définitif de contrôle et de jugement. Notre objectif est de favoriser un dialogue ouvert entre les enseignants et les élèves lorsque l'utilisation potentielle de l'IA est signalée, offrant ainsi la possibilité de mieux comprendre le travail des élèves et les processus d'apprentissage. La détection de l'IA devrait être un outil de croissance, et non un obstacle, garantissant l'équité et la transparence du processus académique.
La distinction entre le contenu créé par l’homme et celui généré par l’IA devient floue. Les détecteurs d’IA, conçus pour identifier les textes générés par l’IA, sont devenus des outils controversés. Des rédacteurs se retrouvent licenciés suite à des accusations erronées d’utilisation d’IA, soulevant des questions sur la fiabilité de ces technologies et leurs implications pour l’emploi.

Source : Bloomberg Businessweek

Et vous ?

Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinente ?
Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

Les détecteurs d'IA sont biaisés par rapport aux rédacteurs dont l'anglais n'est pas la langue maternelle. Leur fiabilité est remise en question : le contenu de ChatGPT n'est pas détecté

Qui a utilisé ChatGPT, Claude, ou encore Bard pour ses créations ? Quelle est l'efficacité réelle des détecteurs de contenu IA ? Les réponses dans un sujet de recherche universitaire

Écriture académique à l'ère de l'IA : progrès ou problème ? Les étudiants rédigent probablement des millions d'articles à l'aide de l'IA, selon une étude menée par Turnitin
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Avatar de Gepeto213
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 31/05/2025 à 11:37
Beaucoup parlent de devoir suivre l'évolution. Le problème ici n'est pas de devoir se faire aider sur une épreuve de force mais intellectuelle. Comment se construit l'intelligence humaine, le savoir ? Uniquement sur l'effort, les épreuves, les échecs et les succès. Il est courant d'entendre : «*à quoi cela me sert d'apprendre ça puisque j'en n'aurait pas l'utilité plus tard ?*» ― faux. Repousser les limites du raisonnement nous aide à mieux appréhender les défis et les challenges de demain, et c'est ce qui nous conduit parfois à faire preuve d'une véritable innovation face à des problèmes complexes et nouveaux. Laisser quelqu'un d'autre penser à notre place, même une machine, c'est sacrifier ce qui fait de nous des êtres intelligents : notre capacité d'analyse et de réflexion. Faire l'impasse sur cela c'est comme accepter de devenir rachitique dans un exosquelette en croyant que cela fait de nous des athlètes. Est-ce que j'utilise l'IA ? Bien sûr. Mais je prends garde à ce qu'elle ne me prive pas de mon devoir de réflexion et d'approfondissement. Par exemple, si je dois rédiger un texte en anglais, je ne demande pas à l'IA de le faire ; je le rédige moi et après je lui demande de me corriger et d'améliorer ma réponse, de sorte que je m'exerce à la tâche et me confronte ensuite à une correction qui me permette d'apprendre de mes erreurs. Il est possible d'apprendre avec l'IA mais ce n'est qu'à la condition qu'elle nous permette de construire notre connaissance de manière structurée, organisée et pertinente, autrement nous devenons juste des esclaves décérébrés, sans âme ni caractère. La difficulté et le fait de devoir repousser les limites forge notre caractère et intelligence. Déjà que les réseaux sociaux nous abrutissent, alors que dire d'une formation par procuration ? Le pire dans tout cela c'est que ce sont de jeunes en devenir qui souhaitent aller dans ce sens, alors même que ce sont eux les premiers, de par leur inexpérience, qui sont les plus remplaçable par l'IA, et privés par là-même de leur opportunité de gagner en expérience. Qu'un prof utilise l'IA ne me gène pas ― il a déjà toute l'expérience et recul nécessaire pour cela, il n'a rien à prouver ; qu'un étudiant l'utilise pour se faire «*souffler*» les réponse sans effort, c'est se mentir à soi-même : il restera incapable de relever de nouveaux défis et justifie par là-même son remplacement par l'IA dans l'argumentaire d'entreprises en recherche de véritables talents. Quelle décadence du savoir…

Note : et je suis heureux de ne pas avoir eu besoin de l'IA pour rédiger ce post.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 21:44
Qu'ils laissent préparer l'écrit comme d'habitude, mais évaluent les étudiants à l'oral sur la base de ce qui a été écrit. L'important est qu'ils apprennent : qu'ils utilisent l'IA ou pas à l'écrit, tant qu'ils retiennent ce qu'il faut le boulot est fait. Et au passage ça remettra l'humain au centre.
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Avatar de Escapetiger
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/03/2025 à 19:35
Citation Envoyé par totozor Voir le message
Certains diront que les jeunes sont de plus en plus bêtes, preuve que les craintes étaient fondées.

« L’école est malade, l’Éducation nationale impose la bêtise et la nullité générale » – Aude Denizot

Epoch Times France

27 fév.2025

Aude Denizot est professeur agrégé en droit privé à l’université du Mans. Elle a aussi enseigné l’économie et la gestion au lycée il y a quelques années. Elle est l’auteur du livre « Pourquoi nos étudiants ne savent-ils plus écrire ? » (éd. Enrick B).

Un ouvrage dans lequel elle analyse les causes de la chute du niveau des élèves, notamment en français, tout en proposant des solutions pour enrayer l’effondrement du système scolaire...

« J’ai peu à peu constaté que le niveau de français se dégradait. Les fautes devenaient de plus en plus graves et de plus en plus nombreuses, les phrases ne voulaient plus rien dire, les mots n’avaient plus aucun sens, explique-t-elle. Chaque année, nous découvrons des erreurs de français qui, jusqu’à présent, n’avaient jamais été commises. »

Outre de sérieuses lacunes en orthographe, en conjugaison et en grammaire, Aude Denizot souligne que le vocabulaire des étudiants s’est aussi « considérablement appauvri », ce qui induit notamment des « problèmes de compréhension en lecture, avec des difficultés à mesurer ce que dit un texte pourtant assez simple » et des étudiants qui confondent des mots usuels.

« La baisse du niveau est extrêmement inquiétante puisqu'on arrive à un point où le langage écrit et oral ne permet plus de communiquer, souligne la professeure de droit. On a des enfants qui sont hors-sol. »

Des difficultés que l’on retrouve d'ailleurs dans toutes les disciplines, selon Aude Denizot.

« J'échange beaucoup avec une professeure en filière informatique. Elle est absolument effrayée par le niveau de mathématiques de ses étudiants qui sont incapables de faire le moindre calcul. Pour multiplier par dix ou diviser par dix, les étudiants prennent la calculatrice », explique-t-elle.

« Les professeurs d'histoire vous diront la même chose. Les étudiants mélangent un peu tout, ils ont une vision très caricaturale, ils connaissent quelques thématiques, mais il n'y a pas de connaissances historiques. [...] certains étudiants pensent que le Chili est en Afrique, ils n'ont aucune connaissance du monde, de la planète en général. »

D’après Aude Denizot, la chute du niveau scolaire n’épargne personne : « Tout le monde est concerné, y compris les très bons élèves qui sont, certes, très bons aujourd'hui, mais qui sont moins bons que ne l'étaient les très bons élèves d'il y a dix, vingt ou trente ans. »

Si le constat de la baisse du niveau des élèves semble largement partagé, les classements TIMSS et PISA témoignant du décrochage de la France, l'Éducation nationale ne ferait rien pour régler problème, selon Aude Denizot.

« L'idée, c'est que la masse – tout le monde sauf les enfants des élites, bien sûr, qui arrivent à échapper à cela –, soit dans le même moule totalitaire, avec des idées toutes faites, une certaine idéologie, des cours d'histoire un peu orientés, mais surtout, je dirais, cette nullité. Les enfants ne savent ni écrire ni lire, ni compter, donc c'est vraiment l'empire de la bêtise et on veut imposer ça à tous pour qu'il y ait très peu de têtes qui dépassent. » ...

Journaliste : Henri-Michel Thalamy
👉 / hm_thalamy
📩 Pour sponsoriser l’émission : epochtv@epochtimes.fr

00:00 Intro
01:47 Le niveau des élèves a-t-il vraiment baissé ces dernières années ?
05:25 Des étudiants incapables de maîtriser des règles apprises en CP ou en CE1
08:01 Un vocabulaire de plus en plus pauvre
12:56 Des livres réécrits et simplifiés pour que les écoliers puissent les comprendre
15:50 Des élèves qui ont besoin d’une calculatrice pour diviser ou multiplier par dix
17:54 Quand des élèves pensent que le Chili est en Afrique
19:25 Aucun élève n'est épargné
21:32 L’illusion de l’école privée
24:15 Les écoles hors contrat, bêtes noires de l’Éducation nationale
28:08 Quand l’Éducation nationale impose la nullité générale
30:36 L’empire de la bêtise, sauf pour les élites
34:03 La France en pointe des inégalités scolaires
37:50 Que valent le brevet et le baccalauréat ?
45:59 Quelles conséquences pour les jeunes générations ?
50:59 La crise des vocations parmi les professeurs
56:22 L’impact du pédagogisme sur l’effondrement du niveau
01:02:14 Des jeunes plus malléables
01:05:04 Élisabeth Borne à l’Éducation nationale
01:08:16 Les programmes d’éducation à la sexualité sont-ils indispensables ?
01:10:20 Les conséquences du développement du numérique sur les apprentissages
01:14:32 L’effondrement du système scolaire peut-il encore être évité ?
01:19:01 Le symptôme d’une crise plus profonde ?
01:24:58 Conclusion

https://www.instruire.fr/actualites/...st-malade.html
L’école malade de l’Éducation nationale – Instruire

Publié le 1 mars 2025 à 16:02, Mis à jour le 1 mars 2025 à 21:43

Thèmes abordés dans l’interview : ...

https://www.instruire.fr/le-grip/qui...mmes-nous.html

Constitué en 2003, le GRIP, Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes, rassemble des professeurs enseignant à tous les niveaux, de la maternelle à l’université.

L’objectif premier du GRIP, comme son nom l’indique, est d’élaborer des programmes scolaires. Ceux que nous avons pour l’instant rédigés (mathématique, grammaire et géographie) et testés dans les classes S.L.E.C.C. (Savoir Lire, Écrire, Compter, Calculer) se caractérisent par leur exigence, leur cohérence disciplinaire et des progressions rationnelles. Ils s’appuient à la fois sur l’intuition enfantine et l’art des praticiens qui permet d’en tirer parti...
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Avatar de Brarbri
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 08/12/2025 à 10:44
L'intelligence artificielle est le croisement des mathématiques, de l'informatique et de larges bibliothèques. Lequel(s) des trois vous voulez interdire aux universités ?
Bien sûr, il faut former les jeunes à son utilisation, et faire de la prévention sur les risques. Ça permettra à une génération de faire des choix éclairés sur l'utilisation ou la régulation de l'outil.
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Avatar de ninow
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 13/03/2026 à 10:01
Parce que c'est une question d'honnêteté envers les étudiants.
Pourquoi le professeur se permet il d'agir ainsi ? Ou est la morale ?
L'apprentissage se fait aussi par l'exemple. Il n'y a rien de pédagogique d'agir ainsi.
Encore une fois, ils n'ont pas les mêmes objectifs:
L'etudiant doit prouver qu'il a acquis une capacité: l'usage d'un LLM fait disparaitre l'interet même du devoir en question, il est normal que cet outil soit interdit dans ce cas là.
Le prof doit fournir un cours qu'il juge pertinent pour l'apprentissage des éléves: dans ce cas là le LLM n'est qu'un outil de plus à ça disposition, comme le sont depuis toujours les livres, manuels et articles existants. Ce n'est pas de la triche ou du plagiat et le but n'est pas que le prof montre qu'il a travaillé aussi dur que ces éléves pour faire son cours mais simplement que le taf soit fait.

Le seul point qui merite de jeter l'opprobre sur un prof s'aidant de l'IA pour générer son cours c'est si son travail n'est pas au niveau attendu: ça reste de sa responsabilité de s'en assurer. L'outil importe peu c'est la qualité du livrable qui est importante ici.
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Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 18/03/2025 à 7:20
J'ai connu ces débats sur les ordinateurs puis sur internet.
Certains diront que les jeunes sont de plus en plus bêtes, preuve que les craintes étaient fondées.
Mais si chaque génération est plus bête que la précédente, je n'ose imaginer à quel point Neandertal était brillant.
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Avatar de Eric80
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/05/2025 à 12:18
Citation Envoyé par archqt Voir le message
Cela veut donc dire que les enfants ne doivent plus apprendre les tables de multiplication ?
Il faut forcément apprendre les bases, il est évident que la plupart des demandes seront réalisées rapidement par l'IA surtout en sciences.
RenarddeFeu a pourtant raison. Qui a survécu à une école d'ingénieur française (pour prendre ce que je connais, mais il y a 25 ans!) a compris la stratégie des examens: outre la complexité, la gestion du temps est cruciale. Tu avais souvent accès à des supports de cours papier et une calculatrice élémentaire (type collège), mais aucun outil informatique.
Si tu n'avais pas digéré les cours, tu n avais pas le temps d'éplucher tes notes pour réussir l exercice!

Et l analogie avec l apprentissage d une table de multiplication fonctionne aussi bien: si tu n es pas capable de répondre immédiatement en calcul mental et prend le temps de taper sur une calculatrice, tu as perdu!

Est ce que des examens qui se font que avec un crayon et du papier existent encore?
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Avatar de lecorr
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 31/05/2025 à 11:34
Citation Envoyé par jnspunk Voir le message
Une solution plus intelligente serait de rendre obligatoire l'utilisation des modèles de langage pour les devoirs et examens. Cela permettrait de relever le niveau et de permettre aux étudiants d'apprendre des choses plus utiles, car on les évaluerait sur ce que le modèle de langage sera incapable de faire. Si on empêche l'utilisation de ces modèles de langage à l'école, on empêche alors aux étudiants d'apprendre un outil qui sera vite obligatoire dans la vie professionnelle.

Imaginez qu'à l'invention de la tronçonneuse, on force les apprentis bûcherons à couper un arbre avec une scie ? Ils n'auront rien appris de l'outil qui sera pourtant leur principal outil de travail.
Je suis certain que vous serez tout à fait rassuré quand vous apprendrez que votre opération à coeur ouvert sera réalisée par un chirurgien qui a eu son diplôme grâce à l'IA...
Blague à part, si on veut l'IA dans les classes, alors autant noter l'IA.
Je travaille dans l'informatique, presque tout ce que je fais est nouveau... Quand je demande à l'IA des informations sur mon propre domaine, elle a une forte tendance à me recracher presque texto mon propre site web. www theopuproject com...
C'est ça les limites de l'IA... L'incapacité à inventer quelque chose. Et aussi, de vous exposer à de grosses amendes pour plagiat.
Donc, même si l'IA peut être utile dans des cas limités, elle ne sert à rien pour les inventeurs et créateurs (pour rappel, un créateur crée un 'objet' original, pas une copie volée à quelqu'un d'autre).
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Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 02/12/2025 à 14:44
Et lorsque l’IA aura plus de contenu généré par IA pour se former que de contenu de première main… on peut craindre le pire.
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 9:58
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si tu n'es pas capable de le faire toi même, c'est que tu n'es pas si doué que ça. Ce n'est quand même pas compliqué de s'exprimer de manière incorrecte ou maladroite.

Bientôt, il va falloir fournir trois versions de son devoir :
  • une rédigée normalement comme d'habitude
  • la réponse de l'IA "telle que"
  • puis un mélange des deux premières, avec les fautes d'orthographe ajoutées par IA


On n'arrête pas le "progrès".
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