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Les États-Unis et le Royaume-Uni torpillent l'accord international sur l'IA au sommet mondial à Paris
Washington met en garde contre l'adoption de réglementations « trop prudentes » en matière d'IA

Le , par Stéphane le calme

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Le Royaume-Uni et les États-Unis n'ont pas signé un accord international sur l'intelligence artificielle lors d'un sommet mondial à Paris. Le vice-président américain JD Vance a mis en garde l'Europe contre l'adoption de réglementations « trop prudentes » en matière d'intelligence artificielle. La déclaration, signée par une soixantaine de pays dont la France, la Chine et l'Inde, promet une approche « ouverte », « inclusive » et « éthique » du développement de cette technologie. La déclaration appelle également à une plus grande collaboration en matière de gouvernance de l'IA, en encourageant un « dialogue mondial ».

L'intelligence artificielle (IA) est désormais au cœur des enjeux géopolitiques et économiques mondiaux. Face aux risques qu’elle engendre (désinformation, biais algorithmiques, automatisation des armes, surveillance de masse), de nombreux pays cherchent à établir des cadres de régulation internationaux.

D'ailleurs, Paris explique :

« Le développement rapide des technologies de l’IA entraîne un changement de paradigme majeur avec des conséquences diverses pour nos concitoyens et nos sociétés. Dans le prolongement du Pacte de Paris pour les peuples et la planète et du principe selon lequel les pays doivent concevoir eux-mêmes leurs stratégies en matière de transition, nous avons recensé les priorités et lancé des actions concrètes pour servir l’intérêt général et combler la fracture numérique en accélérant la réalisation des objectifs de développement durable ».

Pourtant, les États-Unis et le Royaume-Uni ont récemment refusé de signer une déclaration internationale visant à encadrer le développement et l’usage de l’IA, une décision qui soulève de nombreuses interrogations.

Un refus aux justifications floues

Dans une brève déclaration, le gouvernement britannique a indiqué qu'il n'avait pas été en mesure d'ajouter son nom à la déclaration en raison de préoccupations liées à la sécurité nationale et à la « gouvernance mondiale ».

Auparavant, le vice-président américain JD Vance avait déclaré aux délégués réunis à Paris qu'une réglementation trop stricte de l'intelligence artificielle (IA) pourrait « tuer une industrie transformatrice au moment même où elle prend son essor ». Vance a déclaré aux dirigeants mondiaux que l'IA était « une opportunité que l'administration Trump ne gaspillera pas » et a déclaré que les « politiques d'IA favorables à la croissance » devraient être prioritaires par rapport à la sécurité.

Ses commentaires semblent le mettre en porte-à-faux avec le président français Emmanuel Macron, qui a défendu la nécessité d'une réglementation plus poussée. « Nous avons besoin de ces règles pour que l'IA progresse », a déclaré Macron lors du sommet.

Le Royaume-Uni a déjà défendu l'idée de la sécurité de l'IA, le premier ministre de l'époque, Rishi Sunak, ayant organisé le premier sommet mondial sur la sécurité de l'IA en novembre 2023.

Andrew Dudfield, responsable de l'IA au sein de l'organisation de vérification des faits Full Fact, a déclaré que la décision du gouvernement de ne pas signer le communiqué de Paris mettait cela en péril : « En refusant de signer la déclaration d'action internationale sur l'IA adoptée aujourd'hui, le gouvernement britannique risque d'entamer sa crédibilité durement acquise en tant que leader mondial de l'innovation en matière d'IA sûre, éthique et digne de confiance », a-t-il déclaré.

Toutefois, l'UKAI, un organisme professionnel représentant les entreprises du secteur dans tout le pays, a déclaré que c'était la bonne décision.

« Si l'UKAI reconnaît qu'il est important d'être respectueux de l'environnement, nous nous demandons comment trouver un équilibre entre cette responsabilité et les besoins croissants de l'industrie de l'IA en matière d'énergie », a déclaré son directeur général, Tim Flagg. « L'UKAI accueille avec prudence le refus du gouvernement de signer cette déclaration comme une indication qu'il explorera les solutions plus pragmatiques que l'UKAI a appelées de ses vœux - en conservant les possibilités de travailler en étroite collaboration avec nos partenaires américains », a-t-il ajouté.

L’argument officiel mis en avant par Londres et Washington est la crainte que des réglementations trop strictes ne freinent l’innovation et la compétitivité des entreprises technologiques. Cette position semble toutefois contradictoire avec les discours tenus par ces mêmes gouvernements lors de sommets internationaux, où ils insistent sur la nécessité de contrôler les dérives potentielles de l’IA.


Une posture qui sert les intérêts nationaux ?

Ce refus s’inscrit dans une tendance plus large : les États-Unis et le Royaume-Uni, qui font partis des leaders dans le domaine de l’IA, cherchent à imposer leurs...
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