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Une étudiante demande le remboursement de ses frais de scolarité après avoir surpris son professeur en train d'utiliser ChatGPT : « Ils nous demandent de ne pas l'utiliser tandis que lui il le fait »

Le , par Stéphane le calme

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8  0 
Une élève en dernière année à l'université de Northeastern a déposé une plainte officielle et demandé le remboursement de ses frais de scolarité après avoir découvert que son professeur utilisait secrètement des outils d'IA pour préparer ses cours : « ils nous demande de ne pas l'utiliser tandis que lui il le fait ». Le professeur a par la suite admis qu'il utilisait plusieurs plateformes d'IA et a reconnu le besoin de transparence. Cet incident met en lumière les préoccupations croissantes des étudiants concernant l'utilisation de l'IA par les professeurs, alors que ces derniers craignaient auparavant que les étudiants n'utilisent cette technologie pour tricher. Le scandale, d’apparence anecdotique, soulève de lourdes questions sur la qualité de l’enseignement et la place croissante de l’IA dans l’éducation supérieure.

Contexte

Ella Stapleton, diplômée de la Northeastern University cette année, a commencé à se méfier des notes de cours de son professeur de gestion lorsqu'elle a repéré des signes révélateurs de la génération d'IA, notamment une citation « ChatGPT » égarée dans la bibliographie, des fautes de frappe récurrentes qui reflétaient les résultats de la machine et des images représentant des personnages avec des membres supplémentaires.

Une révélation qui fait débat

Avec l’explosion de l’intelligence artificielle générative, les universités, tout comme leurs étudiants, tâtonnent entre fascination et inquiétude. Une récente affaire relayée sur les réseaux sociaux et certains médias américains vient raviver le débat sur la place de l'IA dans l'éducation supérieure.

En février, Ella Stapleton, alors étudiante en dernière année à la Northeastern University, passait en revue les notes de son cours sur le comportement organisationnel lorsqu'elle a remarqué quelque chose d'étrange. S'agissait-il d'une demande de ChatGPT de la part de son professeur ?

Dans le document que son professeur de gestion avait rédigé pour un cours sur les modèles de leadership, se trouvait une instruction à ChatGPT de « développer tous les domaines. Sois plus détaillé et plus spécifique ». Cette instruction était suivie d'une liste de traits de caractère positifs et négatifs, chacun accompagné d'une définition prosaïque et d'un exemple à puces.

Stapleton a envoyé un texto à une amie de la classe : « Tu as vu les notes qu'il a mises sur Canvas ? », a-t-elle écrit, en référence à la plateforme logicielle de l'université pour l'hébergement des supports de cours. « Il les a faites avec ChatGPT ».

« OMG !!! Arrête », a répondu le camarade de classe. « C'est quoi ce bordel ? »

Stapleton a décidé de creuser un peu. Elle a examiné les diaporamas de son professeur et a découvert d'autres signes révélateurs de l'IA : du texte déformé, des photos d'employés de bureau avec des parties du corps superflues et des fautes d'orthographe flagrantes.

Elle n'était pas contente. Compte tenu du coût et de la réputation de l'école, elle s'attendait à un enseignement de haut niveau. Ce cours était obligatoire pour sa mineure en commerce ; son programme interdisait les « activités académiques malhonnêtes », y compris l'utilisation non autorisée de l'intelligence artificielle ou des robots de conversation (chatbots).

« Ils nous disent de ne pas l'utiliser, mais il l'utilise lui-même », a-t-elle déclaré.

Stapleton a déposé une plainte officielle auprès de l'école de commerce de Northeastern, citant l'utilisation non divulguée de l'I.A. ainsi que d'autres problèmes qu'elle avait avec son style d'enseignement, et a demandé le remboursement des frais de scolarité pour cette classe. Ce remboursement représente un quart de la facture totale du semestre, soit plus de 8 000 dollars.


Le professeur s'est montré contrit à propos de cet épisode

Après avoir déposé sa plainte à Northeastern, Stapleton a eu une série de réunions avec des responsables de l'école de commerce. En mai, le lendemain de la cérémonie de remise des diplômes, les responsables lui ont annoncé qu'elle ne serait pas remboursée de ses frais de scolarité.

Rick Arrowood, son professeur, s'est montré contrit à propos de cet épisode. Arrowood, qui est professeur auxiliaire et enseigne depuis près de vingt ans, a déclaré qu'il avait téléchargé les fichiers et les documents de son cours sur ChatGPT, le moteur de recherche d'IA Perplexity et un générateur de présentations d'IA appelé Gamma pour « leur donner un nouveau look ». Au premier coup d'œil, les notes et les présentations qu'ils avaient générées avaient l'air parfaites.

« Avec le recul, je regrette de ne pas y avoir regardé de plus près », a-t-il déclaré.

Il a mis le matériel en ligne pour que les étudiants puissent le consulter, mais il a souligné qu'il ne l'utilisait pas en classe, car il préfère que les cours soient axés sur la discussion. Il n'a réalisé que le matériel était défectueux que lorsque les responsables de l'école l'ont interrogé à ce sujet.

Cette situation embarrassante lui a fait prendre conscience, selon lui, que les professeurs devraient aborder l'IA avec plus de prudence et informer les étudiants du moment et de la manière dont elle est utilisée. Ce n'est que récemment que l'université de Northeastern a adopté une politique officielle en matière d'IA. Cette politique exige l'attribution de l'utilisation des systèmes d'IA et l'examen des résultats pour en vérifier « l'exactitude et l'adéquation ».

« J'aime enseigner », a déclaré le docteur Arrowood. « Si mon expérience peut être utile à d'autres personnes, alors je suis heureux ».

Renata Nyul, vice...
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Avatar de Gepeto213
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 31/05/2025 à 11:37
Beaucoup parlent de devoir suivre l'évolution. Le problème ici n'est pas de devoir se faire aider sur une épreuve de force mais intellectuelle. Comment se construit l'intelligence humaine, le savoir ? Uniquement sur l'effort, les épreuves, les échecs et les succès. Il est courant d'entendre : «*à quoi cela me sert d'apprendre ça puisque j'en n'aurait pas l'utilité plus tard ?*» ― faux. Repousser les limites du raisonnement nous aide à mieux appréhender les défis et les challenges de demain, et c'est ce qui nous conduit parfois à faire preuve d'une véritable innovation face à des problèmes complexes et nouveaux. Laisser quelqu'un d'autre penser à notre place, même une machine, c'est sacrifier ce qui fait de nous des êtres intelligents : notre capacité d'analyse et de réflexion. Faire l'impasse sur cela c'est comme accepter de devenir rachitique dans un exosquelette en croyant que cela fait de nous des athlètes. Est-ce que j'utilise l'IA ? Bien sûr. Mais je prends garde à ce qu'elle ne me prive pas de mon devoir de réflexion et d'approfondissement. Par exemple, si je dois rédiger un texte en anglais, je ne demande pas à l'IA de le faire ; je le rédige moi et après je lui demande de me corriger et d'améliorer ma réponse, de sorte que je m'exerce à la tâche et me confronte ensuite à une correction qui me permette d'apprendre de mes erreurs. Il est possible d'apprendre avec l'IA mais ce n'est qu'à la condition qu'elle nous permette de construire notre connaissance de manière structurée, organisée et pertinente, autrement nous devenons juste des esclaves décérébrés, sans âme ni caractère. La difficulté et le fait de devoir repousser les limites forge notre caractère et intelligence. Déjà que les réseaux sociaux nous abrutissent, alors que dire d'une formation par procuration ? Le pire dans tout cela c'est que ce sont de jeunes en devenir qui souhaitent aller dans ce sens, alors même que ce sont eux les premiers, de par leur inexpérience, qui sont les plus remplaçable par l'IA, et privés par là-même de leur opportunité de gagner en expérience. Qu'un prof utilise l'IA ne me gène pas ― il a déjà toute l'expérience et recul nécessaire pour cela, il n'a rien à prouver ; qu'un étudiant l'utilise pour se faire «*souffler*» les réponse sans effort, c'est se mentir à soi-même : il restera incapable de relever de nouveaux défis et justifie par là-même son remplacement par l'IA dans l'argumentaire d'entreprises en recherche de véritables talents. Quelle décadence du savoir…

Note : et je suis heureux de ne pas avoir eu besoin de l'IA pour rédiger ce post.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 21:44
Qu'ils laissent préparer l'écrit comme d'habitude, mais évaluent les étudiants à l'oral sur la base de ce qui a été écrit. L'important est qu'ils apprennent : qu'ils utilisent l'IA ou pas à l'écrit, tant qu'ils retiennent ce qu'il faut le boulot est fait. Et au passage ça remettra l'humain au centre.
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Avatar de Brarbri
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 08/12/2025 à 10:44
L'intelligence artificielle est le croisement des mathématiques, de l'informatique et de larges bibliothèques. Lequel(s) des trois vous voulez interdire aux universités ?
Bien sûr, il faut former les jeunes à son utilisation, et faire de la prévention sur les risques. Ça permettra à une génération de faire des choix éclairés sur l'utilisation ou la régulation de l'outil.
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Avatar de Eric80
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/05/2025 à 12:18
Citation Envoyé par archqt Voir le message
Cela veut donc dire que les enfants ne doivent plus apprendre les tables de multiplication ?
Il faut forcément apprendre les bases, il est évident que la plupart des demandes seront réalisées rapidement par l'IA surtout en sciences.
RenarddeFeu a pourtant raison. Qui a survécu à une école d'ingénieur française (pour prendre ce que je connais, mais il y a 25 ans!) a compris la stratégie des examens: outre la complexité, la gestion du temps est cruciale. Tu avais souvent accès à des supports de cours papier et une calculatrice élémentaire (type collège), mais aucun outil informatique.
Si tu n'avais pas digéré les cours, tu n avais pas le temps d'éplucher tes notes pour réussir l exercice!

Et l analogie avec l apprentissage d une table de multiplication fonctionne aussi bien: si tu n es pas capable de répondre immédiatement en calcul mental et prend le temps de taper sur une calculatrice, tu as perdu!

Est ce que des examens qui se font que avec un crayon et du papier existent encore?
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Avatar de lecorr
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 31/05/2025 à 11:34
Citation Envoyé par jnspunk Voir le message
Une solution plus intelligente serait de rendre obligatoire l'utilisation des modèles de langage pour les devoirs et examens. Cela permettrait de relever le niveau et de permettre aux étudiants d'apprendre des choses plus utiles, car on les évaluerait sur ce que le modèle de langage sera incapable de faire. Si on empêche l'utilisation de ces modèles de langage à l'école, on empêche alors aux étudiants d'apprendre un outil qui sera vite obligatoire dans la vie professionnelle.

Imaginez qu'à l'invention de la tronçonneuse, on force les apprentis bûcherons à couper un arbre avec une scie ? Ils n'auront rien appris de l'outil qui sera pourtant leur principal outil de travail.
Je suis certain que vous serez tout à fait rassuré quand vous apprendrez que votre opération à coeur ouvert sera réalisée par un chirurgien qui a eu son diplôme grâce à l'IA...
Blague à part, si on veut l'IA dans les classes, alors autant noter l'IA.
Je travaille dans l'informatique, presque tout ce que je fais est nouveau... Quand je demande à l'IA des informations sur mon propre domaine, elle a une forte tendance à me recracher presque texto mon propre site web. www theopuproject com...
C'est ça les limites de l'IA... L'incapacité à inventer quelque chose. Et aussi, de vous exposer à de grosses amendes pour plagiat.
Donc, même si l'IA peut être utile dans des cas limités, elle ne sert à rien pour les inventeurs et créateurs (pour rappel, un créateur crée un 'objet' original, pas une copie volée à quelqu'un d'autre).
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Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 02/12/2025 à 14:44
Et lorsque l’IA aura plus de contenu généré par IA pour se former que de contenu de première main… on peut craindre le pire.
3  0 
Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 9:58
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si tu n'es pas capable de le faire toi même, c'est que tu n'es pas si doué que ça. Ce n'est quand même pas compliqué de s'exprimer de manière incorrecte ou maladroite.

Bientôt, il va falloir fournir trois versions de son devoir :
  • une rédigée normalement comme d'habitude
  • la réponse de l'IA "telle que"
  • puis un mélange des deux premières, avec les fautes d'orthographe ajoutées par IA


On n'arrête pas le "progrès".
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 10:31
Et donc un "parrain de l'IA" vient de faire un beau discours en affirmant que l'IA allait permettre de grandes avancées dans des domaines tels que... L'éducation?!?!?!

En voilà une preuve...
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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 05/02/2026 à 12:06
Je suis d'accord que pour apprendre il faut évidemment étudier et donc travailler mais :
- avoir trop de devoirs doit pousser les élèves à utiliser des IA pour ce qui est écrit afin de dégager du temps pour autre chose. En plus, par rapport à mon cursus je dois me rappeler d'à peine 20% de ce que j'ai appris (par cœur pour certaines occasions) ( Pour la médecine et d'autres domaine il n'y a pas le choix). Je me rappelle du collège : une trentaines d'heure de cours par semaine avec 2x1h de trajet le matin (donc 6h30-18h30 juste pour ce qui était lié à l'école) et enfin le sport certains soir et parfois le WE... c'était bien rempli, je me demande comment on faisait
- si les classes avaient des "tailles humaines", les professeurs connaîtraient bien tous les élèves et généralement il y a une corrélation entre ce qui se passe en cours et ce qui est rendu dans les travaux à la maison. Avec l'IA ça joue au chat et à la souris. L'oral n'est pas forcément révélateur car avec le stress, la timidité on peut perdre ses moyens
- arrêter de survaloriser le tertiaire afin que ce qui débouche vers des métiers manuels soit aussi bien vu
- avoir moins d'heures de cours mais potentiellement 1h encadrée régulièrement pour faire ses devoirs écrits seul ou en petit groupe de travail est peut être une piste
- faire redoubler quand c'est nécessaire et ne plus se soucier des chiffres pour l'établissement qui maintiennent une élite au lieu de chercher à mieux aider les élèves (accompagnement, réorientation, ...)

Parfois je me demande si un système d'éducation qui ne te pousse pas faire des études (donc rapidement travailler post-bac) mais qui te permet facilement de reprendre des études serait mieux (par facilement, ouvert au delà de 25 ans, si on s'est arrêté juste après le bac que le coût soit grandement réduit, ...)
Continuer de valoriser l'alternance... même si j'ai l'impression que sur LinkedIn je vois de plus en plus d'étudiants ayant du mal à trouver une alternance ou un stage. En pratique pour l'entreprise ce n'est pas forcément simple.
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 01/03/2026 à 10:43
Je ne vois pas bien la valeur d'un diplôme du supérieur si ce dernier ne nécessite pas d'avoir fourni un travail inédit et original pour l'obtenir.

Or le résultat produit par les LLM n'est ni inédit ni original. Par déduction, on peut légitimement se questionner sur la valeur des diplômes si ces derniers suffisent à tuer la difficulté des examens proposés.
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