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Des activistes s'appuient sur l'IA pour identifier des agents de douanes et rappellent ainsi que la technologie est un couteau à double tranchant
Dont la disponibilité à large échelle est sujette à controverse

Le , par Patrick Ruiz

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L’on pouvait se croire en plein dans la fiction Big Brother de 1984 lorsque les autorités chinoises ont arrêté un fugitif dans le sud-est du pays après l'avoir repéré grâce à une technologie de reconnaissance faciale dans une foule de cinquante à soixante mille (60 000) personnes assistant à un concert de musique pop. C’est la réalité chinoise faite d’arrestations d’individus pilotées par des algorithmes. Le tableau prend un coup de neuf avec l’utilisation de l’IA par des activistes pour démasquer des agents des douanes américaines. En toile de fond, c’est le face-à-face entre applications de la technologie (intelligence artificielle, reconnaissance faciale, big data, etc.) et possibles dangers (surveillance de masse, atteintes aux libertés, etc).

L’utilisation de l’intelligence artificielle par un activiste européen pour identifier les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) sous leurs masques ravive le débat sur ce dilemme entre possibles utilisations de la technologie et potentiels dangers.

Des rapports font état de ce que le militant néerlandais Dominick Skinner affirme avoir utilisé l'intelligence artificielle pour identifier au moins 20 agents de l'ICE qui portaient des masques lors des arrestations. Skinner, qui fait partie d’une campagne en ligne plus large appelée ICE List, affirme que son équipe d’experts peut révéler le visage d’un officier grâce à l’IA si 35 % ou plus du visage est visible dans une vidéo ou une image.

Son initiative peut conduire à des correspondances incorrectes sur les profils de réseaux sociaux compte tenu des faux positifs. Un groupe de bénévoles vérifie les identités via un processus supplémentaire avant de publier des noms en ligne. La liste, qui ne comprend que des noms et non des informations personnelles telles que des adresses, peut néanmoins servir à la découverte des données personnelles d’un agent.



Des projets comme Halo X initié par deux étudiants de Harvard illustre les applications possibles de l’intelligence artificielle et les dangers potentiels

Deux étudiants ayant abandonné leurs études à Harvard lancent Halo X, une paire de lunettes à 249 dollars équipée d'une intelligence artificielle. Les lunettes écoutent, enregistrent et font la transcription en continu les conversations tout en affichant des informations en temps réel à l'utilisateur. Elles se servent en sus des contenus des conversations enregistrées pour suggérer à l’utilisateur des réponses à donner à son interlocuteur.

« Notre objectif est de créer des lunettes qui vous rendent super intelligent dès que vous les mettez », déclare AnhPhu Nguyen, cofondateur de Halo. En gros, il s’agit de « vibe penser », c’est-à-dire de s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour remplir une fonction naturelle qui est celle de la cognition.

Pour l'instant, les lunettes Halo X ne disposent que d'un écran et d'un microphone, mais pas de caméra, bien que les deux partenaires étudient la possibilité d'en ajouter une dans un futur modèle. Les utilisateurs doivent toujours avoir leur smartphone à portée de main pour alimenter les lunettes et obtenir « des informations en temps réel et des réponses à leurs questions », selon les têtes derrière l’initiative.

Les lunettes, qui sont fabriquées par une autre société dont la startup n'a pas révélé le nom, sont reliées à une application compagnon sur le téléphone de leur propriétaire, où les lunettes externalisent essentiellement le calcul, car elles ne disposent pas d'une puissance suffisante pour le faire sur l'appareil lui-même. Selon les deux cofondateurs, les lunettes intelligentes utilisent Gemini et Perplexity de Google comme moteur de chatbot. Gemini est plus performant pour les mathématiques et le raisonnement, tandis que Perplexity est utilisé pour parcourir Internet, ont-ils déclaré.

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Avatar de gabi7756
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 04/09/2025 à 16:40
Bientôt on va se s'essuyer les fessounettes avec un rouleau connecté

"C'est avant tout pour collecter des informations sur l'usage et améliorer le produit" qu'ils nous diront
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