IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Comment les acteurs de l'IA recyclent leurs milliards entre eux : les ventes de puces en amont soutiennent les paris sur les infrastructures en aval, créant une chaîne critique de flux économiques circulaires

Le , par Mathis Lucas

239PARTAGES

5  0 
De Nvidia à OpenAI, quelques géants technologiques financent mutuellement leur croissance dans un cycle qui pourrait soit soutenir la bulle de l'IA, soit le faire éclater. Une analyse approfondie du marché révèle un réseau critique d'accords circulaires. L’argent tourne en boucle : les fabricants de puces, tels que Nvidia, gagnent d’abord de l’argent en vendant leur matériel, puis réinvestissent une partie de leurs revenus dans les entreprises comme OpenAI qui construisent ou exploitent les infrastructures d’IA. Ces entreprises, à leur tour, achètent à nouveau des puces aux fabricants initiaux, créant une dynamique circulaire où chaque acteur profite du cycle qu’il alimente lui-même.

Le marché mondial de l'IA n'a jamais semblé aussi prospère. L'essor de l'IA générative a propulsé la capitalisation boursière de Nvidia à 4 600 milliards de dollars. Principal fournisseur de puces d'IA, Nvidia détient plus de 90 % des parts de marché et engrange des milliards de dollars de bénéfices depuis quelques années. Cependant, derrière ces valorisations record se cache un cercle vicieux d'argent et d'influence qui façonne discrètement l'ensemble du secteur.

Au cours des derniers mois, OpenAI a annoncé une série d'accords avec Nvidia, AMD, Oracle et CoreWeave pour un montant total de plus de 1 000 milliards de dollars. Ces accords promettent la puissance de calcul nécessaire pour construire et déployer la prochaine génération de modèles d'IA. Pourtant, les mêmes partenaires qui investissent dans OpenAI sont également ceux qui lui vendent les puces et les centres de données dont elle a besoin pour survivre.

Le battage médiatique et le développement des infrastructures d'IA se répercutant sur tous les marchés, de la dette et des actions à l'immobilier et à l'énergie. Pendant ce temps, OpenAI brûle ses liquidités à une vitesse préoccupante et ne prévoit pas d'avoir un flux de trésorerie positif avant la fin de la décennie.

Les partenariats portent sur environ 500 milliards de dollars avec Nvidia, 300 milliards avec AMD, 300 milliards avec Oracle et 22 milliards avec CoreWeave. Ensemble, ces accords représentent à peu près la taille de l'économie annuelle de l'Indonésie. Ces chiffres sont certes stupéfiants, mais ils soulèvent une question simple, mais importante. Un secteur peut-il continuer à croître si le même argent continue à tourner en rond ? Les économistes sont sceptiques.

Nvidia : le grand acteur du financement circulaire dans le secteur de l'IA

L'engagement de 100 milliards de dollars pris par Nvidia envers OpenAI sur plusieurs années est l'un des nombreux accords circulaires conclus par Nvidia. Selon les données disponibles, Nvidia a participé à plus de 50 transactions liées à l'IA générative en 2025. Bon nombre des startups soutenues par le géant des semiconducteurs s'appuient sur les puces Nvidia pour développer leurs modèles, puis revendent la puissance de calcul à Nvidia ou à ses partenaires.


CoreWeave, par exemple, a levé 12 milliards de dollars de dette garantie par des processeurs Nvidia et loue désormais cette capacité à OpenAI et Microsoft. OpenAI adopte la même approche. Le fabricant de ChatGPT investit dans des startups qui dépendent de ses grands modèles de langage (LLM) tout en payant pour leurs services. Chaque accord renforce le suivant jusqu'à ce que l'ensemble du réseau s'appuie sur lui-même pour créer une dynamique.

Les experts appellent ce phénomène « financement circulaire ». Il se produit lorsque les mêmes fonds circulent entre une poignée d'entreprises, créant ainsi l'apparence d'une croissance infinie même lorsque les bénéfices sont en baisse. Cette stratégie a fonctionné jusqu'à présent, mais elle dépend d'une condition : une croissance constante. Que se passera-t-il si la demande pour les puces ralentit ou si les investisseurs retirent soudainement leurs billes ?

Malgré son potentiel, l'IA reste largement inéprouvée en tant que source de profits. « Si, dans un an, nous arrivons à un point où nous avons eu une bulle spéculative dans le domaine de l'IA et qu'elle a éclaté, cet accord pourrait être l'un des premiers signes avant-coureurs. Si les choses tournent mal, des relations circulaires pourraient entrer en jeu », a déclaré Brian Colello, analyste chez Morningstar, à propos de l'investissement de Nvidia dans OpenAI.

OpenAI dépenserait près de 80 fois son revenu annuel en infrastructures

Les engagements totaux d'OpenAI dépassent désormais 1 000 milliards de dollars, alors que son chiffre d'affaires annuel est d'environ 12 milliards de dollars. L'entreprise devrait perdre environ 10 milliards de dollars cette année et pourrait ne pas réaliser de bénéfices avant 2030. Cela signifie qu'elle dépense près de 80 fois son revenu annuel en infrastructures. OpenAI investit massivement sans perspectives de revenus claires, ce qui suscite des craintes.

La consommation de trésorerie projetée par OpenAI pour 2025 est de 155 milliards de dollars contre 75 milliards en 2024, ce qui montre à quel point les coûts augmentent rapidement. Moody's a averti qu'Oracle pourrait être exposé à des risques si les paiements d'OpenAI prenaient du retard. D'autres experts voient des signes familiers avec la fin des années 1990, lorsque les dotcoms s'achetaient mutuellement leurs services afin de gonfler leur croissance.

La différence aujourd'hui est tangible. Au lieu des publicités et des ventes croisées entre startups, le boom de l'IA générative repose sur des serveurs, des terrains et des réseaux électriques. L'argent n'est pas virtuel. Il est physique et massif, et une fois dépensé, il ne peut pas être facilement récupéré.

Selon l'économiste de...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de
https://www.developpez.com
Le 30/10/2025 à 14:28
Quel est votre avis sur le sujet ?
Les investisseurs ont légèrement corrigé le cours de Microsoft et Meta à la vue de leurs investissements dans l'IA au 3e trimestre. Alphabet a pris 7% toujours dans les échanges d'après bourse suite à ses résultats dans le cloud et dans la recherche sur internet. Tout cela me fait dire que les financiers se préparent à revenir aux fondamentaux : les bénéfices et la croissance au détriment de l'investissement dans l'IA. Surtout que pour faire fonctionner les monstrueux datacenters nécessaires à l'IA, la demande en énergie risque de se heurter à un mur. Et donc, un frein non négligeable à la croissance de cette bulle.
On aura ce soir les résultats d'Apple et d'Amazon. Une correction là aussi au regard des investissements consentis dans l'IA ? Réponse vers minuit, heure de Paris.
0  0