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Donald Trump publie une vidéo créée par l'IA le montrant en train de larguer des « excréments » sur des manifestants, mais les médias utilisent des euphémismes pour décrire la vidéo malgré le contenu explicite

Le , par Mathis Lucas

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Le président américain Donald Trump est devenu un grand fan de deepfakes générés par l'IA. Il partage des vidéos controversées créées par l'IA sur ses réseaux sociaux, suscitant régulièrement la colère des internautes. Plus récemment, il a diffusé une vidéo créée par l'IA dans laquelle il est représenté portant une couronne et volant un jet militaire nommé "King Trump", larguant des excréments sur des manifestants. Toutefois, de nombreux médias ont choisi d’utiliser des euphémismes pour décrire le contenu du deepfake. Les critiques dénoncent une autocensure et affirment que cette prudence dans le langage minimise la gravité de l’incident.

Le 18 septembre 2025, des millions de personnes à travers les États-Unis ont participé aux manifestations « No Kings », un slogan né en réponse aux publications arrogantes de Donald Trump sur les réseaux sociaux et à son extension continue du pouvoir exécutif. Dans ses publications sur ses réseaux sociaux, Donald Trump s'autoproclame « roi », tout en se mettant en scène avec des images générées par l'IA le représentant avec une couronne.

Donald Trump a dénoncé ces manifestations. « Les manifestations étaient très modestes, très inefficaces et les gens étaient épuisés. Quand on regarde ces gens, ils ne sont pas représentatifs de la population de notre pays », a déclaré le président aux journalistes. Mais selon ses détracteurs, les manifestants étaient certainement représentatifs d'un grand nombre d'Américains en colère contre le président, et n'étaient certainement pas peu nombreux.

Alors que les Américains descendaient dans la rue, il continuait de publier de nouvelles vidéos. Dans une vidéo générée par l'IA initialement publiée sur X (ex-Twitter) par un troll génial, Donald Trump, coiffé d'une couronne, décolle dans un avion de chasse sur la chanson « Danger Zone », comme s'il était dans Top Gun. Survolant les manifestants dans les villes américains, le roi pilote Donald Trump bombarde les gens avec des litres d'excréments.

En republiant cette vidéo, Donald Trump laisse penser qu'il fantasme sur le fait de larguer des excréments sur les personnes auxquelles il a prêté serment il y a neuf mois, la main posée sur la Bible. Le premier manifestant que l'on voit dans la vidéo est une personne réelle, Harry Sisson, un influenceur libéral en ligne.


Mais cela n'était apparemment pas clair pour beaucoup d'autres journalistes. La plupart des médias nationaux semblent avoir peur d'appeler les choses comme ils les voient, et comme tout le monde les voit : Donald Trump larguant des bombes d'excréments sur l'Amérique, préférant plutôt recourir à des euphémismes. CNN a qualifié cela de « ce qui semble être des déchets ». Le New York Times a parlé de « liquide brun ». Il y a également :

  • The Hill a parlé de « liquide brun » et de « ce qui ressemblait à des excréments » ;
  • The Guardian a parlé de « boue brune » et d'« éclaboussures de matière brune » ;
  • Encore du « liquide brun » pour le New York Times ;
  • NBC News s'est rapproché de la vérité avec « ce qui semblait être des excréments » ;
  • Un contributeur de CNN a déclaré que « Donald Trump semblait déverser des eaux usées non traitées » ;
  • Axios a fourni un contexte utile : « des substances brunes suspectes tombant du ciel » ;
  • ABC News a choisi de couper la vidéo avant même que les excréments artificiels ne commencent à tomber.


Les médias ont été vivement critiqués en raison de leur couverture de la vidéo. Les critiques estiment que les attaques de Donald Trump contre la presse conduisent les médias à s'autocensurer. Certains acteurs du secteur craignent que l’accès à une information fiable se raréfie. Selon eux, certains médias, biaisés en faveur du président ou par crainte de représailles, pourraient ne pas rapporter les faits de manière complète et totalement impartiale.

« Mesdames et messieurs, c'était des excréments. Et c'est dégoûtant. Cela nous rappelle une fois de plus que cet individu raffiné n'est pas un élève de CE2 en manque d'attention, mais le président des États-Unis. Également en manque d'attention, mais c'est une autre histoire », lit-on dans les commentaires.

Donald Trump normalise les vidéos truquées générées par l'IA

Au début du mois, quelques heures après avoir rencontré des élus démocrates à la Maison Blanche pour discuter d’un plan budgétaire, Donald Trump a choisi une méthode de communication qui détonne. Il a posté sur sa plateforme Truth Social une vidéo générée par l'IA, caricaturant Chuck Schumer et Hakeem Jeffries. Entre sombrero, moustache factice et propos grossiers, la mise en scène a déclenché une polémique sur l’usage politique des deepfakes.

Le dialogue fabriqué tourne en dérision les démocrates, accusés de vouloir acheter de nouveaux électeurs en offrant une couverture santé gratuite aux migrants. En arrière-plan, une musique folklorique mexicaine accentue l’effet grotesque. La vidéo vient du bureau du président. Et c’est précisément ce qui choque.

La vidéo n’est pas seulement insultante, elle véhicule des clichés racistes et un langage ordurier : Chuck Schumer y déclare que les démocrates ne seraient rien d’autre que des « woke pieces of s**t », prêts à manipuler des communautés entières pour leur survie électorale. Si le ton peut sembler caricatural, il s’inscrit dans une stratégie plus large : détourner l’attention de la crise budgétaire en cours et mobiliser la base trumpiste autour d’un ennemi commun, désigné à travers le prisme de l’IA.

Le recours à une vidéo générée par IA pose une question inédite. L’usage de deepfakes en politique n’est pas nouveau, mais jamais un président en exercice n’avait assumé publiquement un tel contenu. Jusqu’ici, les deepfakes politiques circulaient surtout sur des forums ou via des campagnes de désinformation orchestrées par des acteurs extérieurs. En les postant directement, Donald Trump brouille les lignes : est-ce de la satire légitime ou une forme de manipulation d’État ?

La frontière entre humour et désinformation devient d’autant plus floue que ces images exploitent des stéréotypes raciaux et alimentent la polarisation politique. Si ces partisans saluent le « génie provocateur » du président, d’autres y voient une normalisation dangereuse d’un outil qui pourrait, demain, miner la confiance dans tout discours public. Précédemment, Donald Trump a partagé une vidéo TikTok générée par l'IA dépeignant l'arrestation de l'ancien président Barack Obama par des agents du FBI directement dans le Bureau ovale.

Le clip est survenu dans un contexte déjà tendu, au lendemain d...
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