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Anthropic suscite la controverse pour avoir attribué à la Chine une prétendue campagne de cyberattaque impliquant son IA Claude sans éléments probants : « le rapport d'Anthropic a un sérieux parfum d'intox »

Le , par Mathis Lucas

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Les entreprises alertent sur le fait que le vibe-hacking est le prochain cauchemar de l'IA. Anthropic a récemment révélé avoir détecté et perturbé une opération malveillante coordonnée utilisant son chatbot Claude. Anthropic affirme que l’attaque provient d’un groupe affilié à l’État chinois et que « ce dernier a utilisé Claude pour automatiser des actions malveillantes ». Mais le rapport a suscité de sérieux doutes dans les milieux techniques, où beaucoup soulignent des incohérences et l’absence d’éléments probants permettant d’en attribuer l’origine à un acteur étatique, a fortiori à la Chine. Yann LeCun a déclaré : « effrayer tout le monde avec des études douteuses ».

Des chercheurs d'Anthropic ont déclaré avoir récemment observé « la première opération de cyberattaque coordonnée par une IA ». Lors d'une attaque visant des dizaines de cibles, ils auraient détecté que des pirates informatiques avaient utilisé l'outil d'IA Claude de l'entreprise dans le cadre de cette opération. À en croire le rapport d'incident publié par l'équipe, l'acteur de la menace a utilisé Claude Code pour automatiser jusqu'à 90 % du travail.

Les humains n'avaient besoin d'intervenir qu'à quelques nœuds critiques, avec « seulement environ 4 à 6 points de décision critiques dans chaque opération de piratage ». Anthropic a déclaré que ces pirates informatiques avaient utilisé les capacités des agents IA à un niveau « sans précédent » :

« Cette opération a des implications importantes pour la cybersécurité à l'ère des agents IA. Ces systèmes peuvent fonctionner de manière autonome pendant de longues périodes et accomplir des tâches complexes avec une intervention humaine minimale. Les agents sont très précieux pour le travail quotidien et la productivité, mais entre de mauvaises mains, ils peuvent augmenter considérablement le potentiel de cyberattaques à grande échelle ».

Anthropic a déclaré que cette attaque est la première campagne orchestrée par une IA visant « de grandes entreprises technologiques, des institutions financières, des entreprises chimiques et des agences gouvernementales ». L'entreprise a ajouté qu'elle est convaincue que « l'acteur de la menace est un groupe soutenu par l'État chinois ». Mais des experts externes se sont montrés beaucoup plus prudents dans leur évaluation de cette cyberattaque.

« Anthropic a essentiellement passé tout le document à souligner comment son IA peut être exploitée à des fins d'intrusion, mais n'a fourni aux défenseurs aucun indicateur de compromission (IOC) ni aucun indice d'attribution... 90 % de flexibilité, 10 % de valeur », a écrit un consultant en cybersécurité. Plusieurs experts ont déclaré que « le rapport d'Anthropic est plus proche d'un support markéting que d'un document technique sur une attaque ».

Le rapport d'incident d'Anthropic suscite une grande controverse

L'objectif principal d'un rapport sur les menaces est d'informer les autres parties sur un nouveau type d'attaque et les artefacts qu'elles pourraient utiliser pour détecter l'attaque sur leur réseau. Cela se fait généralement en partageant les noms de domaine liés à la campagne, les hachages que vous pouvez rechercher sur les sites Web d'échange de virus tels que VirusTotal, ou d'autres marqueurs qui vous aideraient à vérifier que vos réseaux sont sûrs.



Selon les experts, toute entreprise sérieuse spécialisée dans la gestion des incidents informatiques (CERT) ou le renseignement sur les menaces (Threat-Intel) publierait des informations de la même manière, car il s'agit d'une norme dans le secteur. Ces publications sont rendues publiques afin d'informer les centres d'opérations de sécurité du monde entier sur la manière de détecter et de prévenir les attaques. Mais Anthropic n'a pas suivi ce canevas.

Aucun des marqueurs susmentionnés n'apparaît dans le rapport. En effet, très peu d'informations sont vérifiables, ce qui pose un autre problème. L'opérateur humain a chargé les instances de Claude Code d'opérer en groupes en tant qu'orchestrateurs et agents autonomes de tests de pénétration.

Selon Anthropic, l'acteur malveillant est capable d'exploiter l'IA pour exécuter 80 à 90 % des opérations tactiques de manière indépendante à des taux de demande physiquement impossibles. Toutefois, les chercheurs indépendants ont déclaré que ce chiffre (80 à 90 %) n'est pas vérifiable non plus. Comment savoir si c'est vraiment le cas ? Les critiques affirment que le rapport ne répond pas à de nombreuses questions élémentaires, notamment :

  • quel type d'outils est utilisé ?
  • quel type d'informations a été extrait ?
  • comment les pirates ont-ils été identifiés ?
  • qu'est-ce qui permet de dire que le groupe est affilié à la Chine ?
  • qui est menacé ?
  • comment un CERT identifie-t-il un agent IA dans ses réseaux ?


Le rapport ajoute : « après avoir reçu l'autorisation des opérateurs humains, Claude a procédé à une collecte systématique des identifiants sur les réseaux ciblés. Cela impliquait d'interroger les services internes, d'extraire les certificats d'authentification des configurations et de tester les identifiants récoltés sur les systèmes découverts ». Comment ? Claude a-t-il utilisé Mimikatz ? A-t-il accédé à des environnements cloud ? Le rapport n'y répond pas.

Aucune de ces questions ne trouve de réponse. Pourtant, ce n'est pas comme si Anthropic n'avait pas accès à ces données, puisque l'équipe a déclaré avoir réussi à mettre fin à cette campagne malveillante. Le rapport n'indique même pas quels types de systèmes ont été affectés. En outre, « il n'y a aucun détail ni aucune preuve factuelle » pour étayer ces affirmations ou même aider d'autres personnes à protéger leurs réseaux contre ces menaces.

Anthropic accusé d'entretenir le catastrophisme autour de l'IA

« Pour être honnête, cet article me donne l'impression d'être un...
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