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Partage de revenus, contrats secrets et dépendance cloud : la face cachée du pacte IA entre OpenAI et Microsoft exposée par une fuite de documents.
Quand l'IA coûte plus cher qu'elle ne rapporte

Le , par Annonces

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OpenAI, la startup à l’origine de ChatGPT et GPT-4, est devenue en quelques années l’un des acteurs phares de l’intelligence artificielle. Depuis 2019, Microsoft est son principal partenaire stratégique, ayant investi plus de 13 milliards de dollars dans OpenAI. En échange, Microsoft bénéficie de droits préférentiels sur les technologies d’OpenAI et de retombées financières significatives. Alors qu’OpenAI envisage une introduction en bourse potentielle et multiplie les levées de fonds, son modèle économique fait l’objet d’un examen attentif. De récents documents divulgués offrent une plongée inédite dans les flux financiers entre OpenAI et Microsoft, levant le voile sur combien OpenAI paie Microsoft – et inversement – au titre de leur partenariat. Ces fuites mettent en lumière des chiffres astronomiques et des mécanismes contractuels complexes qui lient étroitement les deux entreprises.

D’après les documents internes obtenus par le blogueur technologique Ed Zitron et cités par la presse spécialisée, OpenAI a reversé à Microsoft près d’un demi-milliard de dollars en 2024, au titre du partage de revenus, et ce montant a presque doublé en 2025. Parmi les chiffres marquants :
  • 493,8 millions de dollars versés de OpenAI à Microsoft en 2024 (partage de revenus).
  • 865,8 millions de dollars versés sur les trois premiers trimestres 2025.
  • 20 % – c’est la proportion du chiffre d’affaires d’OpenAI que Microsoft reçoit en partage de revenus, d’après ces documents (un pourcentage non confirmé publiquement par les deux partenaires)

Ces paiements illustrent l’accord initial : Microsoft touche environ 20 % des revenus générés par OpenAI (via ChatGPT, l’API d’OpenAI, etc.), en contrepartie de son investissement massif dans la startup. En appliquant ce taux de 20 %, on en déduit qu’OpenAI aurait réalisé au minimum 2,5 milliards $ de revenus en 2024 et 4,33 milliards $ sur les neuf premiers mois de 2025. Ces estimations sont toutefois inférieures à d’autres chiffres avancés précédemment – par exemple, la presse évoquait environ 4 milliards $ de revenus en 2024 et Sam Altman, le PDG d’OpenAI, a récemment déclaré viser plus de 20 milliards $ de revenus annualisés fin 2025. Ce décalage suggère que les chiffres réels d’OpenAI demeurent incertains, ou du moins sujets à interprétation en fonction des sources et des méthodes de calcul.

Il faut noter que les flux financiers entre OpenAI et Microsoft ne vont pas dans un seul sens. Le partenariat comporte également des rétrocessions de Microsoft vers OpenAI. En effet, Microsoft reverse à OpenAI environ 20 % des revenus tirés de Bing (son moteur de recherche dopé à l’IA d’OpenAI) et de l’Azure OpenAI Service (service cloud vendant l’accès aux modèles d’OpenAI). Autrement dit, pour chaque dollar que Microsoft gagne grâce à Bing (en partie propulsé par la tech d’OpenAI) ou via les services Azure utilisant GPT-4, une part revient à OpenAI. Les documents fuités semblent d’ailleurs présenter les montants nets versés de OpenAI à Microsoft, une fois déduites ces commissions reversées à OpenAI.

Microsoft ne détaillant pas publiquement les revenus de Bing ou de Azure OpenAI, il reste difficile d’estimer le montant exact de ces retours. Cette mécanique d’allers-retours financiers (20 % des revenus d’OpenAI pour Microsoft, 20 % des revenus de certains services Microsoft pour OpenAI) complexifie la lecture externe du partenariat. Elle souligne en tout cas une interdépendance financière poussée : chacune des deux parties profite du succès commercial de l’autre, selon des modalités bien définies.


Les dessous du partenariat : clauses et partage de revenus

Le partenariat Microsoft–OpenAI, scellé initialement en 2019, va bien au-delà d’un simple échange capital contre services cloud. Les accords prévoient plusieurs niveaux de partage de revenus et de bénéfices :
  • Part de chiffre d’affaires : OpenAI reverse environ 20 % de ses revenus à Microsoft. Ce pourcentage, issu de l’investissement initial de Microsoft, s’applique aux revenus générés par les produits phares d’OpenAI (comme l’accès à l’API GPT-4 ou les abonnements ChatGPT). En parallèle, Microsoft reverse une part comparable (20 %) des revenus de ses propres offres alimentées par OpenAI (Azure OpenAI Service notamment) à OpenAI.
  • Services et facturation cloud : Microsoft était (jusqu’à récemment, avant qu'OpenAI ne signe un contrat de 38 milliards de dollars sur sept ans avec Amazon Web Services pour l'accès à des GPU en début de mois) le fournisseur cloud exclusif d’OpenAI, via sa plateforme Azure. Concrètement, OpenAI utilise massivement les centres de données Azure pour entraîner et faire tourner ses modèles d’IA, et Microsoft facture ces ressources à OpenAI. Par exemple, lorsque ChatGPT génère des réponses (ce qu’on appelle l’inférence, c’est-à-dire l’utilisation en production d’un modèle entraîné) Microsoft facture à OpenAI la puissance de calcul correspondante. Cette dépendance d’OpenAI à l’infrastructure Azure était au cœur de l’accord : Microsoft s’assurait ainsi un client cloud de tout premier plan, et OpenAI un accès privilégié à d’immenses capacités de calcul.
  • Partage lié à Bing : Une clause spécifique lie les performances de Bing (le moteur de recherche de Microsoft) à OpenAI. Si les revenus publicitaires de Bing et de MSN (actualité) augmentent de plus de 15 % sur un an grâce aux améliorations par l’IA, Microsoft verse à OpenAI 10 % de ces revenus supplémentaires, ce taux pouvant monter jusqu’à 20 % en cas de très forte croissance. Cette clause incitative montre que Microsoft a intégré OpenAI au cœur de sa stratégie pour revitaliser Bing et concurrencer Google : en récompensant OpenAI sur les gains de Bing, Microsoft s’assure de son soutien continu.

Nous pouvons également citer la participation aux profits et clause d’AGI : Microsoft, via ses investissements successifs (environ 13,8 milliards $ cumulés, selon Reuters), détient une part significative du capital d’OpenAI. Avant la restructuration récente, ses mises lui donnaient droit à jusqu’à 49 % des profits générés par la branche commerciale d’OpenAI. Cependant, OpenAI n’étant pas encore profitable (loin s’en faut), Microsoft n’a pour l’instant touché aucun profit – et doit même assumer sa part des pertes dans cette formule.

Par ailleurs, l’accord d’origine comporte une clause liée à l’AGI (Artificial General Intelligence) : si OpenAI atteint un jour l’AGI – une IA aux capacités d’un humain adulte éduqué – Microsoft renoncera à ses droits sur les revenus et les modèles d’OpenAI. Cette clause singulière, héritée de la mission à but initialement non lucratif d’OpenAI, prévoit qu’au seuil de l’AGI, les modèles deviennent un bien plus largement accessible. En pratique, cette perspective reste lointaine et théorique, mais elle montre l’ambition de départ : ne pas permettre à un partenaire commercial de contrôler une éventuelle super-intelligence.

En somme, le partenariat OpenAI–Microsoft est profondément intégré : partage de revenus bilatéral, dépendance technologique (Azure), incitations sur les résultats de Bing, et participation financière de Microsoft au destin d’OpenAI. Ces modalités expliquent pourquoi il est difficile pour l’un de se passer de l’autre sans conséquences majeures. Au fil du temps, toutefois, des tensions sont apparues : OpenAI, en hyper-croissance, a cherché davantage de flexibilité, tandis que Microsoft voulait sécuriser son investissement tout en évitant d’être entièrement tributaire d’OpenAI


Vient alors une évolution récente de l'accord

Face à ces tensions, Microsoft et OpenAI ont renégocié les termes de leur partenariat. En octobre 2025, un nouvel accord a été annoncé, transformant OpenAI en public benefit corporation (entreprise à mission) valorisée 500 milliards $ et levant certaines contraintes. Microsoft abandonne l’exclusivité dont il bénéficiait sur le cloud d’OpenAI – OpenAI est désormais libre d’utiliser d’autres fournisseurs qu’Azure – et la firme de Redmond perd son droit de premier refus sur tout nouveau contrat de calcul (une situation qui a profité à AWS). En contrepartie, OpenAI s’est engagée à un contrat d’achat astronomique de services Azure, à hauteur de 250 milliards de dollars sur plusieurs années selon Reuters.

Microsoft conserve par ailleurs une participation d’environ 27 % dans OpenAI PBC. Notamment, le partage de 20 % des revenus devrait perdurer dans les prochaines années.

Cet ajustement du partenariat vise à donner plus d’oxygène à OpenAI pour lever des fonds et accroître ses capacités, tout en garantissant à Microsoft des retombées commerciales à long terme. En somme, la relation évolue vers un modèle plus « ouvert » (multi-cloud), mais reste structurelle : les deux entreprises seront liées au moins jusqu’en 2032 par cet accord renforcé, avec des intérêts croisés dans les succès de chacun.

Coûts d’inférence : une facture colossale qui érode les marges

Les documents fuités ne révèlent pas seulement combien OpenAI reverse à Microsoft, ils détaillent aussi combien OpenAI dépense en ressources cloud pour faire tourner ses modèles d’IA. Et ces chiffres sont vertigineux. OpenAI aurait dépensé environ 3,8 milliards de dollars en 2024 rien que pour l’inférence de ses modèles (c’est-à-dire le calcul nécessaire pour générer les réponses de GPT-4, DALL·E et consorts).

Sur les neuf premiers mois de 2025, cette dépense d’inférence grimperait à 8,65 milliards de dollars, soit plus du double de l’année précédente sur une période comparable. En d’autres termes, plus ChatGPT et les services d’OpenAI gagnent en popularité, plus la facture énergétique et informatique explose.

Pourquoi de tels montants ?

La raison principale est qu’OpenAI s’appuie presque exclusivement (du moins jusqu’au récent contrat avec AWS) sur l’infrastructure cloud de Microsoft Azure pour exécuter ses modèles. Chaque requête utilisateur sur ChatGPT, chaque utilisation de l’API, mobilise des centaines voire des milliers de calculs sur des processeurs graphiques (GPU) coûteux dans les centres de données de Microsoft.

Cette dépendance à Azure signifie qu’OpenAI doit payer Microsoft pour chaque heure de calcul consommée. Certes, dans le cadre de l’investissement initial, Microsoft avait accordé à OpenAI des crédits cloud couvrant une bonne partie des coûts d’entraînement des modèles (la phase d’apprentissage initial sur d’énormes volumes de données). Ces crédits (inclus dans les 13 milliards $ d’investissement) font que les dépenses d’entraînement d’OpenAI ont été en grande partie « non monétaires », réglées via l’apport en nature de Microsoft. Mais l’inférence, elle, est facturée en numéraire : chaque réponse produite par ChatGPT a un coût direct en cloud, que OpenAI paye cash à Microsoft.

Les fuites suggèrent ainsi que les dépenses opérationnelles d’OpenAI pourraient dépasser ses revenus sur la période récente. Si OpenAI a reversé environ 20 % de ses revenus à Microsoft (près de 866 millions de dollars sur 3 trimestres 2025), c’est qu’elle a réalisé environ 4,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur cette période. Or, elle aurait dépensé 8,65 milliards de dollars en calcul sur Azure sur la même période. L’entreprise dépenserait donc près du double de ce qu’elle gagne rien qu’en faisant fonctionner ses modèles. Même en tenant compte d’autres coûts et revenus, OpenAI serait lourdement déficitaire à ce stade. D’après des analystes, la société aurait accusé une perte nette d’environ 13,5 milliards de dollars sur le premier semestre 2025 – un chiffre stupéfiant, révélateur d’une croissance ultra-accélérée mais extrêmement coûteuse.

Il convient de nuancer ces montants

Microsoft a indiqué que les chiffres divulgués pourraient ne pas refléter toute la réalité de l’accord. Par exemple, les dépenses effectives d’OpenAI pourraient être légèrement moindres si l’on exclut certaines remises ou si l’on considère que des crédits cloud Microsoft sont enregistrés différemment dans la comptabilité interne. De plus, OpenAI a commencé à diversifier ses fournisseurs cloud en 2023-2024 en signant des accords avec CoreWeave, Oracle, puis plus récemment AWS (Amazon) et Google Cloud.

Ainsi, une partie de la charge peut être répartie sur d’autres infrastructures (notamment pour des solutions de secours ou des besoins spécifiques). Néanmoins, la tendance générale reste incontestable : servir des modèles d’IA de pointe requiert des moyens colossaux, souvent supérieurs aux revenus immédiats qu’ils génèrent. Cela soulève des questions cruciales sur la viabilité à court terme du modèle d’OpenAI et, par extension, de l’industrie de l’IA générative dans son ensemble. Si l’un des leaders du secteur doit investir des milliards de dollars pour chaque milliard gagné, jusqu’où cette course pourra-t-elle tenir ? Cette situation alimente le débat autour d’une possible « bulle » de l’IA, où les valorisations stratosphériques d’entreprises d’IA (OpenAI visait 80 à 90 milliards de dollars de valorisation en 2023, et maintenant 500 milliards dollars en 2025) contrastent avec des coûts opérationnels gigantesques et des marges négatives.

Source : documents fuités d'OpenAI

Et vous ?

Trouvez-vous les chiffres évoqués par la fuite de documents crédibles ou pertinents ?

Le modèle économique d’OpenAI est-il soutenable à long terme face à des coûts d’inférence aussi élevés ?

Microsoft tire-t-il réellement un avantage stratégique et financier de son partenariat avec OpenAI ou s’agit-il d’un pari encore risqué ?

Peut-on parler d’un oligopole en devenir entre Microsoft, Amazon et Google autour de l’hébergement des IA génératives ?

OpenAI peut-elle encore être considérée comme une organisation indépendante alors qu’elle s’est engagée sur 250 milliards de dépenses chez Microsoft ?

Faut-il s’attendre à une hausse continue des tarifs pour l’accès aux modèles IA dans les mois à venir ? Les développeurs et entreprises qui utilisent l’API d’OpenAI devraient-ils s’inquiéter de la viabilité économique du modèle ?
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/09/2026 à 10:04
Le report sine die (Altman ne donne aucune date) de l'entrée en bourse de OpenAI a bien sûr pas le moindre rapport avec l'état désastreux des affaires de OpenAI

1. Pour une entrée en bourse, OpenAI doit rendre public l'état de ses affaires (revenus, dépenses, fortune, etc...)

2. OpenAI est une société qui dépense des dizaines de milliards/an de plus que ce que la société encaisse! Ce qui ne fait qu'augmenter ses dettes déjà abyssales...

3. OpenAI dit multiplier les clients mais oublie de dire qu'il s'agit de pseudo-clients qui utilisent la version gratuite (ce n'est pas pour rien que OpenAI a par exemple désactivé en début d'année son modèle graphique qui lui rapportait moins de 1 milliard/an mais qui lui en coûtait plus de 7!)

4. Son financement est grandement fictif en se reposant sur le financement circulaire ("tu dis invertir x milliards dans mon entreprise et mon entreprise t'achète pour x milliards de biens et services")

Tout cela ne fait pas de OpenAI une mariée très sexy pour l'investisseur qui s'est déjà fait douché par la précédente entrée en bourse de SpaceX
4  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 08/01/2026 à 12:42
Aaaaaaaaaaaaaah! Une nouvelle intervention débile de Altmann nous manquait...

On résume: Le sieur Altmann qui est en possession d'actions OpenAI sans valeurs réelles actuellement (il ne s'agit que de valeurs virtuelles qu'il a lui-même fixé) ne voit pas en quoi il aurait personnellement avantage à une entrée en bourse des actions OpenAI.

Ben moi, j'en vois un d'avantage pour lui... Il va pouvoir revendre ses actions de OpenAI à des gogos qui vont lui refiler des dollars bien réels
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 08/01/2026 à 16:30
Altman, il aime bien dire une chose et son contraire. Il dit ce qui l'arrange quand ça l'arrange. L'incohérence de son discours s'est vue à de multiples reprises, donc je ne lis même plus ce qu'on écrit sur lui.
3  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 18/11/2025 à 19:24
Citation Envoyé par le Voir le message
[...]Quand l'IA coûte plus cher qu’elle ne rapporte[...]
C'est ce qu'on est nombreux à dire depuis des mois, mais la plupart des médias soutiennent le contraire
2  0 
Avatar de TJ1985
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 16/09/2026 à 9:51
Ajoutons que la hausse quasi certaine des taux rend l'emprunt encore plus cher, même pour les boîtes de la tech. Cette hausse assèche aussi le marché : Pourquoi voulez-vous financer OpenAI à 3% alors que les marchés vous offrent même des obligations d'Etat à plus de 5% ?
Notons l'habileté des Altman & Cie, qui se posent toujours en défenseurs de l'Humanité (c'est cela, ouiii...) : Ils demandent une régulation de l'IA. Bien. Sur quelles bases ? Les leurs, voyons, puisque ce sont eux qui savent ! Si les régulateurs entrent dans la danse, on finit avec un cartel. Donc, ils demandent au Congrès de bien vouloir permettre un accord sur le ralentissement... Résultat net : Ce sont des chevaliers blancs se sacrifiant pour le bien de l'Humain, pas des patrons d'entreprises ayant beaucoup trop promis et constatant que leur modèle technique arrive au haut de l'asymptote et que chaque pouillieme de performance s'obtient par des milliards d'investissements.
À côté de cela, on n'évoque que très peu les usages professionnels de l'IA, les modèles en téléchargement libre, les papiers scientifiques qui décrivent d'autres approches que les LLMs, plus prometteuses.
A mon humble avis, si il y a risque, c'est par là qu'il faut rester attentifs : Quand vous disposez des algorithmes, des poids et des données d'entraînement, vous êtes le maître absolu de modèles qui sont quasi équivalents à ceux d'OpenAI et Anthropic (je ne sais pas pour Google, mais ça ne doit pas être très distant). Donc, là, oui, vous en faites ce que vous voulez. Si vous êtes quelqu'un de dangereux, votre modèle le sera aussi...
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/09/2026 à 9:38
OpenAI prévoit une perte de trésorerie de près de 280 milliards $ d'ici fin 2030, la société devrait épuisé les fonds apportés par ses investisseurs dès 2028, la bulle de l'IA ne cesse de s'aggraver
Le monde de l'IA me fait penser à une chanson célèbre datant de 1935-1936: "Tout Va Très Bien Madame La Marquise"... Une marquise questionne ses domestiques au téléphone pour savoir si tout se passe bien en son château qu'elle a quitté depuis 2 semaines... Les domestiques n'ont de cesse de lui répondre que tout va bien mais en réalité ce n'est qu'une suite de catastrophes: Ruiné le marquis s'est suicidé en mettant le feu au château et la jument préférée de la marquise est morte dans les flammes

Parole de la chanson:

Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise,
La mort de votre jument grise,
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Martin !
Quelles nouvelles ?
Ma jument gris' morte aujourd'hui !
Expliquez-moi
Cocher fidèle,
Comment cela s'est-il produit ,

Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Elle a péri
Dans l'incendie
Qui détruisit vos écuries.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Pascal !
Quelles nouvelles ?
Mes écuries ont donc brûlé ?
Expliquez-moi
Mon chef modèle,
Comment cela s'est-il passé ?

Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Si l'écurie brûla, Madame,
C'est qu'le château était en flammes.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Lucas !
Quelles nouvelles ?
Notre château est donc détruit !
Expliquez-moi
Car je chancelle
Comment cela s'est-il produit ?

Eh bien ! Voila, Madame la Marquise,
Apprenant qu'il était ruiné,
A pein' fut-il rev'nu de sa surprise
Que M'sieur l'Marquis s'est suicidé,
Et c'est en ramassant la pell'
Qu'il renversa tout's les chandelles,
Mettant le feu à tout l'château
Qui s'consuma de bas en haut ;
Le vent soufflant sur l'incendie,
Le propagea sur l'écurie,
Et c'est ainsi qu'en un moment
On vit périr votre jument !
Mais, à part ça, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
2  0 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 22/12/2025 à 15:30
J'ajouterai qu'il y a surtout le gros chinois qui se pointe... et ils construisent leur hégémonie sur un immense marché, des moyens sans commune mesure, qu'ils soient financiers ou humains, et des infrastructures technologiques gigantesques.
1  0 
Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 22/12/2025 à 15:54
Citation Envoyé par le Voir le message
L’expression « too big to fail » provient du monde financier, où certaines banques étaient considérées comme si systémiques qu’un État ne pouvait se permettre de les laisser tomber.
C'est horrible comme système, les banques ne devraient pas pouvoir être aussi grosse.
L'état devrait pouvoir laisser les banques faire faillite.

L'état est l'otage des grandes banques.
Elles peuvent créé des crises économiques majeures, qui peuvent produire des famines et des guerres, à la fin les banques se feront sauver par les états.
Je veux voir des banques faire faillite et des banquiers être condamné à mort. Le problème c'est que tout est entremêlé, si un truc tombe tout tombe. C'est une horreur ce système.

La crise de 2008 a été causé par des banques et des établissements du genres, ils ont prêté de l'argent à des gens qui ne pouvaient pas rembourser (c'est 1 des facteurs de la crise).

Citation Envoyé par le Voir le message
Pour prendre la mesure de ce gouffre, il faut le comparer aux revenus d’OpenAI. Sur l’ensemble du premier semestre 2025, OpenAI aurait généré seulement 4,3 milliards $ de revenus d’après des documents internes – certes en forte hausse sur un an, mais sans commune mesure avec les pertes actuelles. Autrement dit, en un seul trimestre, OpenAI a dépensé près de trois fois ce qu’elle a facturé en six mois. Ce décalage abyssal illustre le modèle économique très particulier des acteurs de l’IA générative : une course à l’investissement et à la croissance de l’utilisation, au prix de pertes colossales dans l’espoir de profits futurs.
Ils espèrent qu'il y a aura bientôt des dizaines de millions d'utilisateurs payant de ChatGPT.
Ce n'est pas gagné.

Quoi que maintenant que les gens se sont bien habitués à s'appuyer sur les chatbot IA, si ils devenaient tous payant, les gens paieraient.
Il faut dégrader l'offre gratuite et continuer d'améliorer l'offre payante.
Ils pourraient donner quelque requêtes du meilleur modèle par jour, pour que les utilisateurs puissent se rendre compte de la puissance.

Citation Envoyé par le Voir le message
L’IA générative est-elle en train de reproduire les mécanismes classiques des bulles technologiques, où la croissance d’usage précède largement la viabilité économique ?
Au niveau de l'échelle ça me semble plus important.
Les nombres sont tellement énorme qu'ils ne veulent plus rien dire.
Dans l'article il est question de $1012. 1000 milliards c'est une insulte du Capitaine Haddock, ce n'est pas un montant dans le monde réel.

Bref, ça me semble plus énervé que les autres bulles technologiques.
Des grosses entreprises seront bien obligé de faire faillite, il n'y aura pas assez de place pour tout le monde.

Citation Envoyé par le Voir le message
Les investisseurs et partenaires d’OpenAI intègrent-ils réellement des scénarios de rupture, ou parient-ils implicitement sur une forme de sauvetage indirect en cas de crise ?
Est-ce qu'ils ne sont pas coincé ?
Est-ce qu'ils ne seraient pas dans une boucle "si j'arrête d'investir dans OpenAI, j'augmente ses chances de faire faillite et donc de tout perdre" ?
Certains doivent se dire qu'il est trop tard pour se retirer.

Citation Envoyé par le Voir le message
La dépendance d’OpenAI à des ressources critiques qu’elle ne contrôle pas pleinement constitue-t-elle son principal risque à moyen terme ?
Non le principale risque c'est de dépenser tout l'argent et de ne pas en avoir suffisamment qui rentre.
Il y aussi le risque de se faire écraser par la concurrence.

Le gouvernement US (même si il était démocrate) ne couperait pas l'eau, ni l’électricité à OpenAI.
Drans le contexte "ressources critiques" ça doit être les ressources cloud et je suis hors sujet, mais quand même.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/12/2025 à 10:55
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
L'état est l'otage des grandes banques.
Elles peuvent créé des crises économiques majeures, qui peuvent produire des famines et des guerres, à la fin les banques se feront sauver par les états.
...
La crise de 2008 a été causé par des banques et des établissements du genres, ils ont prêté de l'argent à des gens qui ne pouvaient pas rembourser (c'est 1 des facteurs de la crise).
La faute a qui?

Le 100% des pays occidentaux sont endettés auprès des banques!!! Quand un pays comme la France cumule les dettes depuis 50 ans (le dernier budget bénéficiaire de la France date de la présidence Giscard d'Estain), où est-ce que le pays va chercher l'argent pour payer ses factures? La France emprunte! Et qui lui prête de l'argent? Les acteurs financiers, banques, assurances, investisseurs...

Et on s'étonne que les états sont "otages" des grandes banques?
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 10:20
Ce n'est pas la "bulle IA" qui se dégonfle... C'est la bourse de OpenAI, nuance!

OpenAI a simplement de plus en plus de difficulté à trouver des "pigeons" d'accord de mettre de vrais milliards de dollars dans les poches trouées de cette société...

Quand son business model se résume à "J'annonce l'encaissement de milliards fictifs sur la base de financements circulaires avec mes petits copains de l'IA qui font de même", on est vite confronté à un problème majeur: Il faut du vrai argent pour financer le fonctionnement d'une entreprise...
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