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Les investisseurs s'attendent à une explosion de l'utilisation de l'IA. Ce n'est pas le cas : la part des travailleurs utilisant l'IA au travail est en baisse,
Et les profits se font attendre

Le , par Mathis Lucas

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9  0 
Trois ans après l’essor de l’IA générative, l’enthousiasme semble faiblir. De nouvelles données du Census Bureau des États-Unis montrent une baisse de l’utilisation de l’IA au travail : la part des travailleurs utilisant l'IA dans la production de biens et services est passée à environ 11 %. La chute est particulièrement marquée dans les grandes entreprises, celles qui emploient plus de 250 personnes. D’autres sources rapportent un taux d’usage supérieur, mais toutes convergent vers l’idée d’un ralentissement. Cette situation est une douche froide pour les investisseurs qui, attirés par les promesses, avaient misé massivement sur l’IA en espérant des profits très élevés.

Le 20 novembre 2025, les statisticiens du Census Bureau des États-Unis ont publié des données sur l'adoption de l'IA. Ces données révèlent une tendance qui pourrait avoir des implications financières de plusieurs milliards de dollars. Les chercheurs de l'agence ont demandé aux entreprises si elles avaient utilisé l'IA dans la « production de biens et de services » au cours des deux dernières semaines. L'enquête a révélé ce que les investisseurs redoutaient.

La part pondérée en fonction de l'emploi des Américains utilisant l'IA au travail a baissé d'un point de pourcentage et s'établit maintenant à 11 %. Le Census Bureau des États-Unis n'est qu'une source parmi d'autres. D'autres chercheurs compilent leurs propres estimations de l'adoption de l'IA ; la plupart constatent que le niveau est supérieur à 10 %. Néanmoins, toutes ces enquêtes montrent que l'adoption de l'IA par les entreprises stagne ou chute.


À titre d'exemple, Jon Hartley, de l'université de Stanford, et ses collègues ont constaté qu'en septembre 2025, 37 % des Américains utilisaient l'IA générative au travail, contre 46 % en juin. Une étude menée par Alex Bick, de la Banque fédérale de réserve de Saint-Louis, et ses collègues a révélé qu'en août 2024, 12,1 % des adultes en âge de travailler utilisaient quotidiennement l'IA générative au travail. Un an plus tard, ce chiffre était de 12,6 %.

Ramp Business Corporation, une entreprise américaine de technologie financière, constate qu'au début de l'année 2025, l'utilisation de l'IA a grimpé en flèche dans les entreprises américaines pour atteindre 40 %, avant de se stabiliser. La croissance de l'adoption de l'IA générative semble vraiment ralentir.

À l'heure actuelle, la plupart des projets d'IA échouent. Selon le MIT, le taux d'échec de 95 %. Malgré la ruée vers l'intégration de nouveaux modèles d'IA puissants, environ 5 % des programmes pilotes d'IA parviennent à accélérer rapidement leurs revenus ; la grande majorité stagne, n'ayant que peu ou pas d'impact mesurable sur le compte de résultat. Ce constat amer fait écho à des études récentes selon lesquelles les capacités de l'IA sont surestimées.

Ralentissement de l'adoption de l'IA : explications potentielles

Selon le Census Bureau, l'adoption a fortement chuté dans les plus grandes entreprises, celles qui emploient plus de 250 personnes. Une partie du ralentissement pourrait venir de l’incertitude économique (les guerres commerciales, la baisse de l'immigration, les incertitudes liées aux taux d’intérêt...) qui retarde les investissements technologiques. De plus, l'histoire montre que les nouvelles technologies ont souvent des cycles d’adoption irréguliers.

Prenons l'exemple de l'utilisation de l'ordinateur dans les foyers américains, où le rythme d'adoption a ralenti à la fin des années 1980. Il ne s'agissait là que d'un simple accident de parcours avant les années 1990, où les ordinateurs ont envahi les foyers. Mais d’autres causes, moins rassurantes, apparaissent :

  • tensions internes aux entreprises : les dirigeants plébiscitent l’IA, mais les managers et employés l’utilisent beaucoup moins, parfois par crainte pour leur emploi ou par scepticisme opérationnel ;
  • doutes sur l’utilité réelle : une perception grandissante que l’IA actuelle n’apporte pas encore les gains de productivité promis pourrait freiner les nouveaux utilisateurs.


Il existe en effet des clivages dans les entreprises. Presque tous les cadres supérieurs vantent les mérites de l'IA. Lors des récentes publications de résultats, près des deux tiers des dirigeants des entreprises du S&P 500 ont mentionné l'IA. Dans le même temps, les personnes réellement chargées de mettre en œuvre l'IA ne sont peut-être pas aussi avant-gardistes, peut-être parce qu'elles craignent que cette technologie ne les prive de leur emploi.

Selon la société de logiciels Dayforce, 87 % des cadres utilisent l'IA dans leur travail, mais seulement 57 % des managers et 27 % des employés en font de même. Il est possible que les cadres intermédiaires mettent en place des initiatives d'IA pour satisfaire les exigences de leurs supérieurs, pour les abandonner discrètement peu de temps après. De plus, certains employés adoptent l'IA, mais l'abandonnent lorsqu'ils ne constatent pas de gain de productivité.

De plus en plus d'éléments tendent à prouver que la génération actuelle de systèmes d'IA n'est pas en mesure de transformer la productivité des entreprises. Si les utilisateurs actuels de l'IA en viennent à croire que son rendement est peu impressionnant, les utilisateurs potentiels pourraient hésiter à l'adopter.

Les rendements des projets d'IA sont inférieurs aux attentes

Jusqu'à présent, les investisseurs ne voient pas l'adoption de l'IA se traduire par une amélioration de la rentabilité ou de la croissance. Selon un sondage réalisé auprès de cadres supérieurs par le cabinet de conseil Deloitte et le Centre for AI, Management and Organisation de l'université de Hong Kong, 45 % ont déclaré que les initiatives en matière d'IA avaient généré des rendements inférieurs à leurs attentes. L'IA peine toujours à tenir ses promesses.


Selon le rapport, seuls 10 % des répondants ont déclaré que leurs attentes avaient été dépassées. Une étude réalisée par McKinsey, un autre cabinet de conseil, a révélé que pour la plupart des organisations, l'utilisation de l'IA n'avait pas encore eu d'impact significatif sur les bénéfices à l'échelle de l'entreprise.

Dans le même temps, les recherches en économie montrent qu'à court terme au moins, l'introduction de l'IA dans les processus peut réduire la productivité de manière inattendue. Les efforts visant à reconfigurer les systèmes informatiques et les flux de travail peuvent temporairement réduire l'efficacité, avant qu'elle ne remonte en flèche, un phénomène qu'Erik Brynjolfsson, de l'université de Stanford, a appelé « la courbe en J de la productivité ».

Certains se demandent s'il existe un autre problème spécifique à l'IA. Un article rédigé par Yvonne Chen, de l'université ShanghaiTech, et ses collègues fait référence au « piège de la médiocrité de l'IA générative ». Grâce à l'IA, les gens peuvent produire quelque chose de « suffisamment bon ». Cela aide les travailleurs les moins performants. Mais l'article conclut que cela peut nuire à la productivité des meilleurs, qui décident alors de travailler moins dur.

D'ici 2030, les Big Tech dépenseront 5 000 milliards de dollars en infrastructures pour fournir des services d'IA. Pour que ces investissements soient rentables, JP Morgan estime qu'elles auront besoin d'environ 650 milliards de dollars par an de revenus liés à l'IA, contre environ 50 milliards de dollars par an aujourd'hui. Les particuliers n'achèteront probablement qu'une fraction de ce qui est finalement nécessaire. Les entreprises doivent faire le reste.

Critiques de l'enquête du Census Bureau des États-Unis

Certains critiques estiment que l'enquête du Census Bureau des États-Unis est trop restrictive. Ils soulignent notamment qu'il est en effet difficile de savoir exactement comment les répondants à l'étude interprètent l'expression « utiliser l'IA dans la production de biens et de services ». Selon les critiques, interroger les employés sur leur propre utilisation au travail pourrait susciter des réponses plus positives que d'interroger les dirigeants sur leur entreprise.

Les partisans de l'enquête du du Census Bureau des États-Unis rétorquent que seul le gouvernement dispose du réseau étendu nécessaire pour obtenir un échantillon véritablement représentatif des entreprises américaines, et pas seulement celles des secteurs plus innovants tels que le...
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:25
C'est exactement la même chose que la bulle internet des années 2000, en 100x pires, c'est la chose que les promesses des "voitures autonomes", mais en 100x pires.

Je ne sais pas quelle "juridiction" est compétente en ce domaine, mais que quelques milliardaires fassent exploser l'économie mondial, il doit bien y avoir des responsables a trouver. Non ?

Rien que le vole et le non respect du droit d'auteur devrait suffire pour les mettre à l'ombre, mais cela n'arrivera pas. Ce n'est pas eux qui seront responsables, ni coupables.

Bah, ce sera comme toujours, une minorité va mettre en péril une majorité.

Oui, c'est un cercle vicieux qui se passe.

1./ Si l'IA réussit, il n'y aura plus personne l'utiliser ou plus de consommateurs pour utiliser ce qu'elle produira.
2./ Si l'IA se plante (se serait la moins mauvaise option pour la majorité), des investisseurs vont perdre, et derrière ces investisseurs, il y'a certainement des "fonds de pensions", des "banques", et le dérèglement risque de faire mal.

Privatiser les bénéfices, Mutualiser les pertes, comme lors de la crise des "subprimes" en 2008/2009, c'est (encore) ce qui va se passer.

Enfin, ce n'est que mon petit avis perso, chacun peut se faire son idée.

BàV et Peace & Love.
13  1 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:55
Le S & P c'est pas l'IA, c'est les valeurs traditionnelles, et comme tu le voie ça plafonne, ça monte plus.

L'IA c'est le NASDAQ, et il commence à plonger sévèrement



La valorisation est bien trop élevée, ça va forcément s'écrouler, brutalement.

Si jamais la baisse atteint 20% , c'est le seuil psychologique, beaucoup vont paniquer et tout vendre d'un coup.
+65% en 5 ans ça veux dire que le NASDAQ peut perdre 65% en quelques jours, voir plus, -80% c'est déjà arrivé dans le passé, c'est toujours comme ça que ça fini.
10  0 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 18:35
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je parle avec pleins de chef de projets et directeurs, 100% sont unanime sur 1 chose: ils demandent à l'entretiens d'embauche si le candidat utilise les llms, si il répond non c'est no go.
Lors de mon dernier entretien il y a quelques semaines, c'est moi (le candidat) qui a posé la question. Et c'est le directeur en face qui a dit non. Donc je pense qu'il serait bienvenue que tu vérifies tes croyances avant de les disséminer (ou plus simplement que tu ne confondes pas ce que tu observes dans ton cercle limité à ce qui se fait partout).
9  1 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/02/2026 à 19:32
Ah bah oui, tiens.

Pour traquer des animaux perdus, il faut espionner les gens, collecter tout ce qui passe y compris les données sur les enfants, et ouvrir des centrales à gaz pour faire tourner de l'IA!

Logique!
8  0 
Avatar de zangkun
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 29/01/2026 à 8:52
Je trouve son discours intéressant, mais très situé : en tant que PDG de Nvidia, il a évidemment intérêt à présenter l’IA comme une “pile industrielle” nécessitant toujours plus d’énergie, de data centers et de GPU. En même temps, il rappelle des points qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main, comme le coût énergétique, le rôle clé de l’open source ou la course Chine/USA sur les infrastructures.
Pour moi, son discours pose de vraies questions, mais il y a d’autres lectures possibles. Par exemple, on peut se demander si “plus d’IA + plus d’infrastructures + plus de robots” est vraiment la seule voie souhaitable, ou juste celle qui arrange les grands industriels du secteur.
Et même sans parler de climat, son modèle d’IA “à l’échelle industrielle” implique un plafond : à un moment, ce n’est plus une question de bonne volonté ou de capital, mais de ce que le monde physique peut effectivement fournir et absorber en termes d’énergie, de matériaux et d’infrastructures.
7  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/02/2026 à 16:07
à tous,

Malheureusement, cela arrivera un jour, ou ce genre de contrôle sera généralisé. Tout change, tout se transforme, rien ne se perd. On est passé de la vidéo-protection à la vidéo-surveillance et cela finira en vidéo-contrôle.

Cela ne sort pas de nulle part, c'est le modèle Chinois, que nos élus européens sont allés visiter il y a peu voir voir comment le permis de bon citoyen fonctionne là-bas. Des tests ont déjà été fait dans la ville de Bologne, en Italie.

Nos dirigeant gouvernants nous dirons que c'est pour notre sécurité, qu'il ne faut pas craindre de dérive, que tout est.... sous contôle, qu'il n'y aura pas fuite, que cela ne sera utilisé que par des gens responsables, et que non, non, ce n'est pas pour surveiller vous, mais les méchants.

On va avoir droit, encore, à du ça ne me dérange pas, je n'ai rien a cacher.

Finalement, on l'a un peu chercher, en mettant notre vie privée en ligne, merci les smartphones (je n'en ai pas, tout comme je n'ai rien de connecté, enfin, pour ce que j'en sais...)

Une fois le dispositif en place, qui va décider de ce qui est juste ou pas ?

Nos voitures sont déjà surveillées, et si elle est un peu trop vielle, paf, une belle amende automatique si on se rend dans un endroit où elle n'est pas la bienvenue. Quelque soit la raison de ce déplacement. Urgence ou pas.

Nos Libertés s'envolent un peu plus chaque jour. 1984 on y est déjà.

Bah, que peut-on y faire ? Si on va même manifester, on sera pénalisé rien que pour ce fait, automatiquement. Dormez tranquille chers citoyens, il n'y aura pas d'erreur. Mais oui, c'est pour notre bien.

BàV et Peace & Love.
7  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/12/2025 à 9:39
25 ans après, il fallait bien un successeur à internet pour organiser une bulle financière...

Parce que personne ne soit dupe, quand on parle de "bulle", il y a beaucoup d'argent investi et il y a beaucoup de perdants quand la bulle éclate, mais... L'argent n'est pas perdu pour tous le monde!

Quelques uns raflent la mise...
7  1 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/12/2025 à 19:58
Si les "vendeurs d'IA" ne s'y retrouve pas, c'est pour la bonne cause que pour eux, cela est 'très cher" a faire fonctionner. Et la qualité des IA, ça va et ça vient. Et si c'est cher pour eux, se le sera encore plus pour l'utilisateur, via des abonnements, de la publicité. Payer très chère pour un outil qui marche ou pas suivant les domaines, qui change de réponse pour une m^eme question du jour au lendemain, je ne suis toujours pas convaincu de la "plus-value" de l'IA.
6  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 13:12
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
c'est a dire ? car en 2026 je ne connais aucun dev qui n’utilise pas l'ia, quasi tous les métiers du tertiaires (et même au delà) utilisent l'ia tous les jours. les llm sont utile et mène bien à quelque chose.
Tu en connais, mais pas personnellement : moi

BàT et Peace & Love.
6  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/02/2026 à 15:08
Access_to_folder,

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Comme tout OS, au regard du volume de code que cela représente, ne peut être sans bug, linux fait aussi l'objet de nombreuses mises à jours régulières. Il y a des failles reconnues, mais nous ne sommes pas au pire de Windows, du temps où pour un rien nous partions sur l'écran bleu de la mort.
Outlook me parait aussi simple que Thunderbird, par contre exigent au niveau interface utilisateur une résolution d'écran plus grande pour un affichage confortable.
C'est un peu ça le problème, si le volume de code est si énorme, c'est parce qu'ils y on fourré pleins de brols qui n'avaient rien a faire dans un OS. Partir du principe que les bugs sont inévitables, je ne suis pas d'accord. C'est une question de culture et de priorisation des tâches. S'ils passait un peu moins de temps à changer l'UI et l'Expérience utilisateur sans raison, ils auraient eu le temps de corriger les vrai soucis.

Faudra aussi qu'on m'explique pourquoi une telle différence de "qualité" en "Win10" et "Win11" ? Au fil du temps, au lieu de perfectionner leur OS, ils ont laissés la "qualité" se dégrader. Une grande partie des soucis vient aussi du fait que les seniors partent petit à petit à la retraite, et que les juniors n'ont pas le même niveau (tant de la base de code, que de leur compétences).

Bah, c'est ainsi...

Bàt et Peace & Love.
6  0