OpenAI teste en interne des publicités dans ChatGPT, avec des références de code à « search ad » (publicité de recherche) et « search ad carousels » (carrousels de publicités de recherche) découvertes dans la version bêta de l'application Android, ce qui limitera probablement les publicités à l'expérience de recherche dans un premier temps. Si ce n'est pas en soit une « révélation » (l'entreprise avait tout de même laissé trainer plusieurs indices indiquant qu'elle irait dans ce sens), cette information intervient à un moment critique : l’IA générative devient un vecteur central d’information, d’assistance professionnelle et de productivité. L’arrivée d’annonces commerciales dans un espace présenté jusqu’ici comme neutre et centré sur l’utilisateur soulève des questions profondes sur l’avenir de ce type d’interface.
L’IA générative coûte cher, très cher. Entre l’entraînement des modèles, les calculs d’inférence, les mises à jour continues et l’infrastructure GPU colossale nécessaire, les dépenses d’OpenAI s’envolent. OpenAI a donc cruellement besoin d'argent.
Aussi, l'entreprise envisage diverses sources de revenus : l'intégration de la publicité, l'IA agentique (notamment des supers agents IA à 20 000 $ par mois), et le hardware avec Sir Jony Ive (le prototype du premier appareil né de cette collaboration serait fonctionnel et proposé au marché au plus tard dans deux ans, selon Sam Altman).
Le projet d'OpenAI d'intégrer des publicités dans des produits tels que ChatGPT n'est guère surprenant, mais il devrait néanmoins servir de signal d'alarme pour les fabricants et les utilisateurs d'IA. Pourquoi ? Les chatbots d'IA coûtent une fortune à faire fonctionner et restent disponibles gratuitement. La publicité pourrait ouvrir de nouvelles opportunités de revenus pour OpenAI et ses concurrents, avec un marché de plusieurs milliards de dollars par an. Toutefois, la publicité risque également de séparer les intérêts des entreprises d'IA de ceux de leurs clients.
Sarah Friar, directrice financière d'OpenAI, a déclaré qu'OpenAI envisageait d'inclure des publicités dans ses produits, mais qu'elle souhaitait « réfléchir au moment et à l'endroit où elle les mettrait en œuvre ». D'autres fournisseurs d'IA ont également commencé à explorer ou à intégrer des publicités dans les chatbots et les moteurs de recherche alimentés par l'IA. Il s'agit notamment de Microsoft et de Perplexity, ainsi que de startups comme Adzedek.
Dans un communiqué publié à la suite de l'interview, Friar a ajouté : « Notre activité actuelle connaît une croissance rapide et nous voyons des opportunités significatives dans notre modèle d'entreprise existant. Bien que nous soyons ouverts à l'exploration d'autres sources de revenus à l'avenir, nous n'avons pas de plans actifs pour poursuivre la publicité ».
Bien que la société ait déclaré qu'elle envisageait de se lancer dans la publicité, elle ne dispose actuellement d'aucune capacité en interne. Une offre d'emploi récente montre que l'entreprise recherche un ingénieur spécialisé (et pas une IA, incroyable non ?) dans les plateformes marketing payantes afin de développer des outils internes pour l'intégration de plateformes publicitaires, la gestion de campagnes et l'attribution en temps réel. Ce poste fait partie d'une nouvelle équipe baptisée « ChatGPT Growth » et a pour mission de « développer l'infrastructure technique derrière la plateforme marketing payante d'OpenAI ».
L'ingénieur va devoir développer et faire évoluer les systèmes qui alimentent les canaux marketing et l'efficacité des dépenses d'OpenAI. Cette personne serait chargée de « développer des outils de gestion de campagne, d'intégrer les principales plateformes publicitaires, de mettre en place des pipelines d'attribution et de reporting en temps réel, et de mettre en place des cadres d'expérimentation afin d'optimiser nos objectifs ».
OpenAI redouble d'efforts pour générer des revenus à partir de ses produits, tels que son moteur de recherche alimenté par l'IA, car elle cherche à tirer parti de son avance dans le secteur en plein essor de l'IA. Son concurrent plus petit, Perplexity, pilote déjà la publicité dans son moteur de recherche alimenté par l'IA.
Friar, qui a précédemment occupé des postes de direction dans des entreprises telles que Nextdoor, Square et Salesforce, a souligné la richesse de son expérience en matière de publicité, ainsi que celle de Kevin Weil, directeur des produits de l'entreprise.
OpenAI aurait déjà commencé à tester les publicités en interne
OpenAI teste actuellement en interne des « publicités » dans ChatGPT qui pourraient redéfinir l...
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