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Une fuite confirme qu'OpenAI prépare l'arrivée des publicités dans ChatGPT : même si elles sont limitées dans un premier temps à l'expérience de recherche
Leur intégration ouvre une brèche dans l'écosystème IA

Le , par Stéphane le calme

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Une fuite confirme qu'OpenAI prépare l'arrivée des publicités dans ChatGPT : bien qu'elles soient limitées dans un premier temps à l'expérience de recherche,
l'intégration d’annonces ouvre une brèche dans l’écosystème IA

OpenAI teste en interne des publicités dans ChatGPT, avec des références de code à « search ad » (publicité de recherche) et « search ad carousels » (carrousels de publicités de recherche) découvertes dans la version bêta de l'application Android, ce qui limitera probablement les publicités à l'expérience de recherche dans un premier temps.

Si ce n'est pas en soit une « révélation » (l'entreprise avait tout de même laissé trainer plusieurs indices indiquant qu'elle irait dans ce sens), cette information intervient à un moment critique : l’IA générative devient un vecteur central d’information, d’assistance professionnelle et de productivité. L’arrivée d’annonces commerciales dans un espace présenté jusqu’ici comme neutre et centré sur l’utilisateur soulève des questions profondes sur l’avenir de ce type d’interface.


L’IA générative coûte cher, très cher. Entre l’entraînement des modèles, les calculs d’inférence, les mises à jour continues et l’infrastructure GPU colossale nécessaire, les dépenses d’OpenAI s’envolent. OpenAI a donc cruellement besoin d'argent.

Aussi, l'entreprise envisage diverses sources de revenus : l'intégration de la publicité, l'IA agentique (notamment des supers agents IA à 20 000 $ par mois), et le hardware avec Sir Jony Ive (le prototype du premier appareil né de cette collaboration serait fonctionnel et proposé au marché au plus tard dans deux ans, selon Sam Altman).

Le projet d'OpenAI d'intégrer des publicités dans des produits tels que ChatGPT n'est guère surprenant, mais il devrait néanmoins servir de signal d'alarme pour les fabricants et les utilisateurs d'IA. Pourquoi ? Les chatbots d'IA coûtent une fortune à faire fonctionner et restent disponibles gratuitement. La publicité pourrait ouvrir de nouvelles opportunités de revenus pour OpenAI et ses concurrents, avec un marché de plusieurs milliards de dollars par an. Toutefois, la publicité risque également de séparer les intérêts des entreprises d'IA de ceux de leurs clients.

Sarah Friar, directrice financière d'OpenAI, a déclaré qu'OpenAI envisageait d'inclure des publicités dans ses produits, mais qu'elle souhaitait « réfléchir au moment et à l'endroit où elle les mettrait en œuvre ». D'autres fournisseurs d'IA ont également commencé à explorer ou à intégrer des publicités dans les chatbots et les moteurs de recherche alimentés par l'IA. Il s'agit notamment de Microsoft et de Perplexity, ainsi que de startups comme Adzedek.

Dans un communiqué publié à la suite de l'interview, Friar a ajouté : « Notre activité actuelle connaît une croissance rapide et nous voyons des opportunités significatives dans notre modèle d'entreprise existant. Bien que nous soyons ouverts à l'exploration d'autres sources de revenus à l'avenir, nous n'avons pas de plans actifs pour poursuivre la publicité ».

Bien que la société ait déclaré qu'elle envisageait de se lancer dans la publicité, elle ne dispose actuellement d'aucune capacité en interne. Une offre d'emploi récente montre que l'entreprise recherche un ingénieur spécialisé (et pas une IA, incroyable non ?) dans les plateformes marketing payantes afin de développer des outils internes pour l'intégration de plateformes publicitaires, la gestion de campagnes et l'attribution en temps réel. Ce poste fait partie d'une nouvelle équipe baptisée « ChatGPT Growth » et a pour mission de « développer l'infrastructure technique derrière la plateforme marketing payante d'OpenAI ».

L'ingénieur va devoir développer et faire évoluer les systèmes qui alimentent les canaux marketing et l'efficacité des dépenses d'OpenAI. Cette personne serait chargée de « développer des outils de gestion de campagne, d'intégrer les principales plateformes publicitaires, de mettre en place des pipelines d'attribution et de reporting en temps réel, et de mettre en place des cadres d'expérimentation afin d'optimiser nos objectifs ».

OpenAI redouble d'efforts pour générer des revenus à partir de ses produits, tels que son moteur de recherche alimenté par l'IA, car elle cherche à tirer parti de son avance dans le secteur en plein essor de l'IA. Son concurrent plus petit, Perplexity, pilote déjà la publicité dans son moteur de recherche alimenté par l'IA.

Friar, qui a précédemment occupé des postes de direction dans des entreprises telles que Nextdoor, Square et Salesforce, a souligné la richesse de son expérience en matière de publicité, ainsi que celle de Kevin Weil, directeur des produits de l'entreprise.

OpenAI aurait déjà commencé à tester les publicités en interne

OpenAI teste actuellement en interne des « publicités » dans ChatGPT qui pourraient redéfinir l'économie du web, selon une fuite.

Bien qu'il existe des formules et des modèles premium, ChatGPT ne vous vend pas de produits et ne diffuse pas de publicités. En revanche, Google Search diffuse des publicités qui influencent votre comportement d'achat. OpenAI prévoit de reproduire une expérience similaire. Comme l'a remarqué Tibor sur X, l'application Android ChatGPT 1.2025.329 beta inclut de nouvelles références à une « fonctionnalité publicitaire » avec « contenu bazar », « publicité de recherche » et « carrousel de publicités de recherche ».

Cette décision pourrait perturber l'économie du web, car ce que la plupart des gens ne comprennent pas, c'est que ChatGPT en sait probablement plus sur les utilisateurs que Google. Par exemple, OpenAI pourrait créer des publicités personnalisées sur ChatGPT qui font la promotion de produits que vous souhaitez vraiment acheter. Il pourrait également insérer des publicités dans les annonces de recherche, à l'instar des annonces Google Search.

La fuite suggère que les publicités seront initialement limitées à l'expérience de recherche, mais cela pourrait changer à l'avenir.


ChatGPT pourrait afficher des publicités lors des premières recherches

Il semble que les publicités apparaîtront dans un premier temps lors des recherches sur Internet dans ChatGPT, ce qui semble logique, car c'est dans ce cas qu'il est le plus facile d'afficher des publicités ciblées. En matière de ciblage, les annonceurs pourraient être très enthousiastes à l'idée d'utiliser ChatGPT comme panneau publicitaire, car une quantité impressionnante de données personnelles et intimes pourrait être disponible sur ses utilisateurs moyens.

ChatGPT compte environ 800 millions d'utilisateurs hebdomadaires, contre 100 millions en novembre 2023 et environ 300 millions fin 2024. Une étude soutenue par OpenAI a estimé que 700 millions d'utilisateurs enverraient 18 milliards de messages par semaine d'ici juillet 2025, ce qui correspond à cette croissance, et d'autres analystes estiment désormais le trafic à environ 5 à 6 milliards de visites par mois.

GPT traite environ 2,5 milliards de requêtes par jour, et l'Inde est devenue la plus grande base d'utilisateurs, devant les États-Unis. ChatGPT dispose de tous les atouts nécessaires pour réussir dans le domaine de la publicité.

Pour l'instant, on ne sait pas encore quand OpenAI pourra lancer son propre système de publicité, mais le temps presse, car avec des milliards de dollars en jeu, l'entreprise ne peut se permettre de laisser passer ou de retarder aucune opportunité de générer des revenus le plus rapidement possible.

Le piège de la vie privée

Les problèmes des entreprises pour trouver de solides profits pour l’IA générative en général et ChatGPT en particulier contrastent avec l’utilisation que des millions de personnes en font au jour le jour. Au niveau personnel, l'adoption a suivi une autre voie: moins « Hollywood », mais plus réel. Les gens ont constaté que l'outil fonctionne particulièrement bien en tant que copilote pour le quotidien : de la planification des routines à la commande d'idées, en passant par son utilisation comme moteur d'apprentissage ou trampoline pour la curiosité.

Les réussites sont nombreuses et diverses. Claudia, une étudiante en médecine, avoue que ChatGPT lui a permis de comprendre des concepts qui, en classe, lui résistent : « C’est comme avoir un professeur disponible 24 heures sur 24 qui adapte les explications à votre niveau. » Carlos, développeur d’une startup madrilène, reconnaît que sa productivité a augmenté : « Il n’écrit pas le code pour moi, mais cela m’aide à détecter les erreurs et à explorer des solutions que je n’aurais pas envisagés à moi seul. » Mais il y a autre chose: « Je lui demande généralement tout, ou je lui parle en promenant le chien. »

Toutes les automatisations qui ne finissent pas dans l'entreprise ont été assumées naturellement dans la vie privée, où les gens ont été en mesure d'en extraire une grande valeur. L’histoire de Google appartient au passé: vous pouvez maintenant en savoir beaucoup plus sur une personne qui accède à ses conversations avec ChatGPT.

Et c'est là que les experts avertissent que nous approchons d'une frontière dangereuse. « Au départ, les gens pensaient que c’était plutôt un outil de recherche », explique Karen Hao. « Mais nous avons vu une tendance ces derniers temps où beaucoup de gens considèrent ChatGPT comme une sorte de thérapeute, un mentor ou même un amoureux. » Les utilisateurs qui développent une dépendance émotionnelle au chatbot, qui ne refuse pas les conversations sur le suicide.

Cette situation, associée aux difficultés d’extraction de la rentabilité du modèle d’abonnement, pourrait devenir le prélude à une activité que nous connaissons bien : la publicité basée sur la connaissance approfondie de l’utilisateur. « Nous voyons qu’OpenAI est là. Ils génèrent des espaces et des surfaces où vous pouvez mettre des publicités et je pense que cela les emmènera à 100% pour utiliser les données des utilisateurs pour voir comment réaliser ces publicités », prévient Hao.

L'auteure de The empire of AI (L'empire de l'IA) fait référence à Sora, le nouveau réseau social d'OpenAI dont tout le contenu est synthétique ; à l'outil qui permet d'effectuer des achats directement via ChatGPT lorsqu'on recherche un produit spécifique ; ou au navigateur qu'ils ont développé. Des initiatives qui rappellent beaucoup les applications de Meta et de Google, les deux grandes multinationales de l'extraction de données pour la publicité en ligne.

De plus, ce n'est pas comme si OpenAI n'avait jamais fait cela auparavant. « Techniquement, ils gagnent déjà de l'argent grâce aux données des utilisateurs, qu'ils utilisent pour former les prochaines générations de leurs modèles. Et ils vendent ces modèles sous forme d'abonnements », rappelle Hao. L'entreprise n'a pas non plus hésité à contourner les droits d'auteur d'une multitude d'œuvres protégées afin que ChatGPT puisse continuer à s'améliorer.

« En regardant ce qu'ils font, tout indique ce dont nous parlons ici, c'est de reproduire tout ce que nous avons fait de mal avec les médias sociaux », convient Enrique Dans. « Qu’est-ce que les médias sociaux sont vraiment ? Ce sont des machines pour capturer des données, puis les vendre au plus offrant. Et si au lieu de simplement aimer ou de faire un commentaire, ce que vous faites est de parler à cette machine toute la journée? Eh bien, vous lui donnez toutes les données du monde. »

Le risque, selon l’expert, est que nous construisions « un autre complexe industriel comme les médias sociaux, mais pire encore », où la technologie enregistre non seulement ce que nous faisons, mais traite ce que nous pensons et ressentons en temps réel.

Source : Tibor Blaho

Et vous ?

Malgré les licenciements qui se multiplient et désignent l'IA comme le grand coupable de la situation, quelle lecture faites-vous d'une OpenAI qui embauche un ingénieur pour ses systèmes publicitaire ?

Comment les publicités pourraient-être affichées ? Jusqu’où l’utilisateur peut-il faire confiance à un assistant conversationnel dont une partie du contenu serait influencée par des annonceurs ?

Même si les publicités sont explicitement signalées, la nature « fluide » d’un texte génératif ne rend-elle pas impossible de distinguer clairement le contenu neutre du contenu sponsorisé ?

Dans quelle mesure les entreprises pourraient-elles se sentir obligées d’acheter des placements publicitaires pour ne pas « disparaître » des recommandations générées par l’IA ?
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Avatar de shenron666
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 01/12/2025 à 15:46
Il n'y a que moi qui se demande pourquoi OpenAI n'a pas demandé à ChatGPT de faire le boulot ?
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/12/2025 à 9:47
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Après il faut bien que de l'argent rentre, il y a trop d'utilisateurs gratuits, chaque requête coûte à l'entreprise.
Donc il faut soit complètement stopper les utilisateurs gratuits (mais ils vont se mettre à utiliser Grok), soit mettre de la pub.
Ben oui mon bon monsieur, le succès de l'IA repose sur la gratuité et non pas sur son EFFICIENCE!

Il est bien là le vrai problème des promoteurs de l'IA, ils ont fait beaucoup de promesses aux utilisateurs, beaucoup de promesses aux investisseurs, mais en réalité l'IA ne produit que peu de vraies valeurs ajoutées

Quel est le seul vrai business que l'on peut faire quand on a volé toutes les données privées d'une cible? Ben en revenir on bonnes vieilles pratiques ancestrales: Profiter des faiblesses de la cible... La publicité ciblée n'est que la version civilisée de l'escroquerie...
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Avatar de tatayo
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 02/12/2025 à 10:41
Bonjour,
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
L'utilisateur a le choix :
- Ne pas utiliser de chatbot IA
- Payer un abonnement à un chatbot IA
- Voir de la pub afin de pouvoir utiliser un chatbot IA gratuitement

Il n'y a aucun problème avec ça. C'est normal.
Il faut bien que de l'argent rentre.
Pour changer, je suis d'accord avec Ryu2000. Enfin presque.
Youtube est blindé de pub, et personne ne râle.
Spotify insère de temps en temps de la pub (si tu n'as pas d'abonnement), idem.

Et dans les deux cas il suffit de payer un abonnement pour supprimer les pubs.
"Si c'est gratuit, c'est toi le produit".

MAIS, oui je vois un petit truc qui me chiffonne.
OpenAI "aspire" les données de sites pour l'apprentissage de ChatGPT sans rien payer en retour, donc pour moi il manque un petit truc dans l'équation.

Tatayo.
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Avatar de AoCannaille
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 18/12/2025 à 10:28
C'est vraiment une preuve incroyable de manque de sérieux de la part des chercheurs, ça veut dire que certains ne prennent même pas la peine de lire l'abstract...
6  1 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 30/12/2025 à 9:29
de mieux en mieux
la couillonnade 2.0

OpenAI travaille à l'ajout de publicités dans ChatGPT, comme la présentation de contenu sponsorisé dans les réponses IA du chatbot,
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/02/2026 à 19:33
Google qui se moque de la pub, c'est cocasse, quand-même!
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/12/2025 à 19:15
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Voir de la pub pour un service gratuit me rassure.
On connait la musique pourtant, si c'est gratuit, c'est toi le produit ;-)

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
C'est grâce à la pub que les sites internet se financent, c'est grâce à la pub que les journaux gratuits se financent, c'est grâce à la pub que les chaînes de TV se financent, c'est grâce à la pub que les vidéastes se financent. La pub est nécessaire. Sans elle il n'y aurait aucun service gratuit sur internet.
C'est à cause de la 'pub' qu'internet est devenu ce qu'il est. Une grande surface, où trouver une information 'juste' et de 'qualité' est plus difficile qu'il y a 10 ou 15 ans.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

L'entreprise préfère que l'utilisateur paie un abonnement plutôt qu'il regarde de la pub (voir YouTube Premium). Pour les Chatbot IA le plan le plus simple c'est de proposer une version gratuite pas terrible (qui consomme moins de ressource) et des options payantes bien meilleures.
Je ne suis pas certains, si la "démo" gratuite n'est "pas terrible", perso ça ne me donne pas envie d'acheter...

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Aujourd'hui il y a déjà des gens qui paient 20€/mois pour un chatbot IA et ils s'en servent dans leur travail.
Chacun fait fait fait, c'qu'il lui plait plait plait...

BàT et Peace & Love.
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Avatar de fatbob
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 04/12/2025 à 9:56
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
L'utilisateur a le choix :
- Ne pas utiliser de chatbot IA
- Payer un abonnement à un chatbot IA
- Voir de la pub afin de pouvoir utiliser un chatbot IA gratuitement
...
Il y a quand même un problème dans toute cette séquence (Google, c'est pareil, Youtube et beaucoup d'autres encore, c'est la même chose...) :
Ils commencent pas liquider la concurrence en balançant des milliards comme s'il en pleuvait et en fournissant un service gratuit et de qualité.
A grand coups d'injection partout, ils rendent leur service quasi incontournable.
Comme c'est gratuit et de qualité, beaucoup ne font pas attention et se laissent prendre (par exemple, aujourd'hui, un moteur de recherche sans ia, ça n'existe plus (surtout que la qualité sans IA a baissé), un IDE sans IA... pareil, bientôt, un OS sans IA, on ne pourra plus en avoir).
Une fois que le service a triomphé fasse à une concurrence qui ne peut pas suivre cette pluie de milliards gratuitement, il ne reste plus qu'à mettre des abonnements hors de prix ou de la pub basée sur les données collectées plus ou moins légalement et surtout sans l'accord des "clients" qui n'ont plus leur mot à dire puisqu'il n'y a plus de concurrence.

Et donc en fait, non, on n'a pas vraiment le choix. Ce choix nous est largement imposé par une séquence bien éprouvée.
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 18/12/2025 à 22:33
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
L'acteur Joseph Gordon-Levitt pose la question qui dérange : pourquoi les entreprises d’IA semblent pouvoir contourner les lois sans jamais rendre de comptes ?
Je ne sais pas si on peut considérer ça comme une question, ou plutôt comme une évidence, depuis le temps que nous observons les résultats de ce problème : parce que Madame Michu trouve "beau gosse" le mec choisi par le patron des journaux.

À vrai dire, on peut employer le pluriel, puisqu'ils sont encore trois.

Enfin franchement, trois gugusses pour décider de notre avenir ?
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 19/12/2025 à 19:42
Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
C'est aussi selon moi la démonstration d'un ego assez important pour bon nombre de chercheur. Le but n'est plus de "chercher" mais d'être "publié", quitte à ce que l'on "publie" des articles de bas niveau ou rédigé par une IA. L'important, c'est que le "chercheur" puisse se vanter d'avoir x ou y publications.
Ce n'est pas une question d'ego, c'est comme ça que ça fonctionne, et un certain nombre s'en plaignent depuis longtemps.

Quand j'ai fait une thèse, on avait cette organisation qui faisait qu'on avait une personne en charge du prochain article, pour synchroniser tout le monde vu qu'on y participait tous, et ça tournait dans l'équipe pour chaque article. À un moment c'était mon tour, on n'avait plus rien à publier, on m'a demandé de manière rhétorique si je voulais bien organiser le prochain papier (rhétorique car c'était mon tour de toute façon), ce à quoi j'ai répondu par la négative car "on n'a rien à publier", et on m'a gentiment reposé la question avec insistance, me faisant comprendre que ce n'était pas un argument et qu'il fallait publier quand même. Résultat des courses : on a envoyé une bouse, et j'étais super heureux de voir l'article refusé.

Il y a plusieurs problèmes de fond dans la recherche : la manière d'évaluer les chercheurs basés sur le nombre de publications, qui pousse au "publish or perish" (faut bien qu'ils mangent eux aussi), le double paiement de la recherche (on paye le chercheur pour produire la recherche, puis l'éditeur pour nous y donner accès), la possibilité pour les grosses boîtes d'inonder de publication allant dans leur sens, entraînant un biais des résultats en leur faveur, etc. Maintenant on y ajoute la génération d'article par IA qui hallucinent.
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