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IA en entreprise : des milliards investis, mais où sont passés les gains de productivité promis aux dirigeants ? Une enquête indique que la majorité des PDG déclarent ne pas en tirer de bénéfices financiers

Le , par Stéphane le calme

53PARTAGES

10  0 
L’intelligence artificielle est partout dans les discours stratégiques, dans les plans d’investissement et dans les présentations aux conseils d’administration. Pourtant, derrière l’emballement médiatique et les annonces spectaculaires, un constat s’impose progressivement : pour une majorité de dirigeants, l’IA n’a pas encore tenu ses promesses de création de valeur mesurable. Les données issues de la dernière grande enquête mondiale menée auprès des CEO dessinent un paysage bien plus nuancé, parfois même désenchanté, où l’expérimentation technologique avance plus vite que les résultats économiques.

Dans les grandes entreprises comme dans les organisations intermédiaires, l’IA s’est imposée en quelques années comme un passage obligé. Automatisation de processus, assistants génératifs, outils d’aide à la décision ou encore analyse prédictive : les cas d’usage se multiplient à un rythme soutenu. Pourtant, lorsqu’on interroge les dirigeants sur les bénéfices concrets déjà observés, le tableau est loin d’être triomphal.

Le dernier sondage mondial des PDG réalisé par le réseau de services professionnels PwC a été répondu par 4 454 présidents-directeurs généraux dans 95 pays et territoires.

Parmi les principales conclusions de l'enquête de cette année :
  • La plupart des PDG affirment que leur entreprise ne tire pas encore de bénéfices financiers de ses investissements dans l'IA. Bien que près d'un tiers (30 %) déclarent avoir augmenté leur chiffre d'affaires grâce à l'IA au cours des 12 derniers mois et qu'un quart (26 %) constatent une baisse des coûts, plus de la moitié (56 %) affirment n'avoir réalisé ni gains de chiffre d'affaires ni économies.
  • Les PDG recherchent des opportunités de croissance en dehors de leur secteur. Plus de 40 % déclarent que leur entreprise a commencé à se lancer dans de nouveaux secteurs au cours des cinq dernières années. Parmi ceux qui prévoient d'importantes acquisitions au cours des trois prochaines années, quatre sur dix s'attendent à conclure des accords dans d'autres secteurs ou industries.
  • Par rapport à l'année dernière, les PDG sont moins confiants quant aux perspectives de croissance à court terme des revenus de leur entreprise. Seuls 30 % sont très ou extrêmement confiants quant à la croissance des revenus au cours des 12 prochains mois, contre 38 % dans l'enquête de l'année dernière et le pic récent de 56 % en 2022.
  • Près d'un tiers des PDG (29 %) affirment que les droits de douane réduiront la marge bénéficiaire nette de leur entreprise au cours des 12 prochains mois. La majorité (60 %) s'attend à peu ou pas de changement. Parmi ceux qui s'attendent à une compression des marges, la plupart ne prévoient qu'une légère baisse.
  • Deux tiers des PDG (66 %) déclarent que des problèmes de confiance des parties prenantes sont apparus dans au moins un domaine des opérations commerciales au cours des 12 derniers mois. Il existe un écart significatif dans le rendement total pour les actionnaires au cours de cette période entre les sociétés cotées en bourse qui connaissent le plus et le moins de problèmes de confiance.

La majorité des CEO interrogés reconnaissent donc ne pas avoir constaté d’amélioration significative de la rentabilité liée à leurs investissements en IA. Les projets sont bien là, les budgets ont été débloqués, mais les indicateurs financiers peinent à suivre. Pour beaucoup, l’IA reste à ce stade un pari stratégique, davantage justifié par la peur de rater un virage technologique que par un retour sur investissement clairement démontré.

L’écart entre promesse technologique et réalité organisationnelle

Ce décalage s’explique en grande partie par la complexité de l’intégration de l’IA dans les structures existantes. Les dirigeants soulignent que la technologie, aussi avancée soit-elle, ne suffit pas. Les données sont souvent dispersées, de qualité inégale ou juridiquement sensibles. Les systèmes d’information historiques résistent mal à l’introduction de modèles gourmands en calcul et en données. À cela s’ajoute une gouvernance encore floue, notamment sur la responsabilité des décisions prises ou suggérées par des systèmes algorithmiques.

Dans ce contexte, l’IA se révèle moins être un simple outil qu’un catalyseur de transformations profondes, parfois douloureuses. Les entreprises qui espéraient des gains rapides découvrent qu’elles doivent d’abord repenser leurs processus, leurs métiers et même leur culture managériale avant d’envisager des bénéfices durables.


La question du capital humain au cœur des préoccupations

Contrairement à certains discours alarmistes, les dirigeants ne décrivent pas l’IA comme un simple instrument de réduction massive des effectifs. La tendance dominante est plutôt celle d’une recomposition du travail. L’IA modifie les compétences attendues, déplace la valeur ajoutée humaine vers des tâches d’arbitrage, de supervision et de créativité, et rend obsolètes certains rôles très spécialisés ou purement exécutifs.

Cependant, cette transition a un coût. Les CEO admettent que le manque de talents capables de concevoir, déployer et piloter des systèmes d’IA constitue l’un des principaux freins à la création de valeur. Former les équipes existantes, attirer des profils rares et maintenir l’engagement des salariés face à l’automatisation sont devenus des enjeux aussi critiques que le choix des technologies elles-mêmes.

Des risques mieux identifiés, mais encore imparfaitement maîtrisés

À mesure que l’IA s’installe dans les processus clés, la perception des risques s’affine. Les dirigeants citent en priorité les enjeux liés à la cybersécurité, à la confidentialité des données et à la conformité réglementaire. L’IA générative, en particulier, soulève des inquiétudes quant à la fiabilité des résultats produits et à la propagation potentielle d’erreurs ou de biais à grande échelle.

Dans ce paysage, la confiance apparaît comme une ressource stratégique. Les entreprises cherchent à rassurer à la fois leurs clients, leurs partenaires et leurs régulateurs, tout en avançant suffisamment vite pour ne pas se laisser distancer par la concurrence. Cet équilibre fragile contribue à ralentir la transformation et à limiter, à court terme, les gains économiques attendus.

Une vision stratégique en recomposition

L’un des enseignements majeurs de l’enquête mondiale menée par PwC est le changement de ton chez les dirigeants. L’IA n’est plus seulement perçue comme une révolution immédiate, mais comme une infrastructure stratégique de long terme. Les CEO les plus lucides admettent que la création de valeur passera moins par des effets spectaculaires que par une accumulation progressive d’optimisations, souvent invisibles au premier regard.

Cette évolution marque une forme de maturité. L’IA cesse d’être un slogan ou un argument marketing pour devenir un chantier structurant, comparable à ce qu’ont été, en leur temps, l’informatisation massive ou la transition vers le cloud. Les attentes se recalibrent, les calendriers s’allongent et les critères de succès se diversifient au-delà du simple retour financier immédiat.

L’IA, révélateur plus que solution miracle

En filigrane, les réponses des dirigeants dessinent une conclusion claire : l’IA ne crée pas de valeur par magie. Elle agit comme un révélateur des forces et des faiblesses organisationnelles. Les entreprises déjà solides sur le plan des données, de la gouvernance et des compétences sont celles qui commencent à en tirer des bénéfices tangibles. Les autres découvrent que la technologie met en lumière leurs retards structurels plutôt qu’elle ne les compense.

Loin de signer l’échec de l’IA en entreprise, ce constat invite à un réalisme salutaire. La phase d’euphorie laisse place à un travail de fond, moins spectaculaire mais potentiellement plus transformateur. Pour les dirigeants, le défi n’est plus de savoir s’il faut investir dans l’IA, mais comment le faire avec méthode, patience et lucidité, afin que la promesse technologique finisse, enfin, par se traduire en valeur économique durable.


Les PDG persistent dans l'IA malgré des retours décevants

Selon une enquête annuelle menée par le cabinet de conseil Teneo auprès de plus de 350 dirigeants d’entreprises cotées, 68 % des PDG prévoient d’augmenter encore leurs dépenses en intelligence artificielle en 2026. Ce chiffre, en apparence spectaculaire, masque pourtant une réalité plus contrastée : moins de la moitié des projets d’IA actuellement déployés génèrent des retours financiers supérieurs à leur coût. Autrement dit, l’enthousiasme pour l’IA progresse plus vite que sa rentabilité démontrée.

Cette tension entre promesse technologique et performance économique réelle est devenue l’un des paradoxes centraux de la stratégie numérique des grandes entreprises.

Pour une majorité de PDG interrogés, l’IA n’est plus une option mais un passage obligé. Le discours dominant au sein des conseils...
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:25
C'est exactement la même chose que la bulle internet des années 2000, en 100x pires, c'est la chose que les promesses des "voitures autonomes", mais en 100x pires.

Je ne sais pas quelle "juridiction" est compétente en ce domaine, mais que quelques milliardaires fassent exploser l'économie mondial, il doit bien y avoir des responsables a trouver. Non ?

Rien que le vole et le non respect du droit d'auteur devrait suffire pour les mettre à l'ombre, mais cela n'arrivera pas. Ce n'est pas eux qui seront responsables, ni coupables.

Bah, ce sera comme toujours, une minorité va mettre en péril une majorité.

Oui, c'est un cercle vicieux qui se passe.

1./ Si l'IA réussit, il n'y aura plus personne l'utiliser ou plus de consommateurs pour utiliser ce qu'elle produira.
2./ Si l'IA se plante (se serait la moins mauvaise option pour la majorité), des investisseurs vont perdre, et derrière ces investisseurs, il y'a certainement des "fonds de pensions", des "banques", et le dérèglement risque de faire mal.

Privatiser les bénéfices, Mutualiser les pertes, comme lors de la crise des "subprimes" en 2008/2009, c'est (encore) ce qui va se passer.

Enfin, ce n'est que mon petit avis perso, chacun peut se faire son idée.

BàV et Peace & Love.
13  1 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:55
Le S & P c'est pas l'IA, c'est les valeurs traditionnelles, et comme tu le voie ça plafonne, ça monte plus.

L'IA c'est le NASDAQ, et il commence à plonger sévèrement



La valorisation est bien trop élevée, ça va forcément s'écrouler, brutalement.

Si jamais la baisse atteint 20% , c'est le seuil psychologique, beaucoup vont paniquer et tout vendre d'un coup.
+65% en 5 ans ça veux dire que le NASDAQ peut perdre 65% en quelques jours, voir plus, -80% c'est déjà arrivé dans le passé, c'est toujours comme ça que ça fini.
10  0 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 18:35
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je parle avec pleins de chef de projets et directeurs, 100% sont unanime sur 1 chose: ils demandent à l'entretiens d'embauche si le candidat utilise les llms, si il répond non c'est no go.
Lors de mon dernier entretien il y a quelques semaines, c'est moi (le candidat) qui a posé la question. Et c'est le directeur en face qui a dit non. Donc je pense qu'il serait bienvenue que tu vérifies tes croyances avant de les disséminer (ou plus simplement que tu ne confondes pas ce que tu observes dans ton cercle limité à ce qui se fait partout).
9  1 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/02/2026 à 19:32
Ah bah oui, tiens.

Pour traquer des animaux perdus, il faut espionner les gens, collecter tout ce qui passe y compris les données sur les enfants, et ouvrir des centrales à gaz pour faire tourner de l'IA!

Logique!
8  0 
Avatar de zangkun
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 29/01/2026 à 8:52
Je trouve son discours intéressant, mais très situé : en tant que PDG de Nvidia, il a évidemment intérêt à présenter l’IA comme une “pile industrielle” nécessitant toujours plus d’énergie, de data centers et de GPU. En même temps, il rappelle des points qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main, comme le coût énergétique, le rôle clé de l’open source ou la course Chine/USA sur les infrastructures.
Pour moi, son discours pose de vraies questions, mais il y a d’autres lectures possibles. Par exemple, on peut se demander si “plus d’IA + plus d’infrastructures + plus de robots” est vraiment la seule voie souhaitable, ou juste celle qui arrange les grands industriels du secteur.
Et même sans parler de climat, son modèle d’IA “à l’échelle industrielle” implique un plafond : à un moment, ce n’est plus une question de bonne volonté ou de capital, mais de ce que le monde physique peut effectivement fournir et absorber en termes d’énergie, de matériaux et d’infrastructures.
7  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/02/2026 à 16:07
à tous,

Malheureusement, cela arrivera un jour, ou ce genre de contrôle sera généralisé. Tout change, tout se transforme, rien ne se perd. On est passé de la vidéo-protection à la vidéo-surveillance et cela finira en vidéo-contrôle.

Cela ne sort pas de nulle part, c'est le modèle Chinois, que nos élus européens sont allés visiter il y a peu voir voir comment le permis de bon citoyen fonctionne là-bas. Des tests ont déjà été fait dans la ville de Bologne, en Italie.

Nos dirigeant gouvernants nous dirons que c'est pour notre sécurité, qu'il ne faut pas craindre de dérive, que tout est.... sous contôle, qu'il n'y aura pas fuite, que cela ne sera utilisé que par des gens responsables, et que non, non, ce n'est pas pour surveiller vous, mais les méchants.

On va avoir droit, encore, à du ça ne me dérange pas, je n'ai rien a cacher.

Finalement, on l'a un peu chercher, en mettant notre vie privée en ligne, merci les smartphones (je n'en ai pas, tout comme je n'ai rien de connecté, enfin, pour ce que j'en sais...)

Une fois le dispositif en place, qui va décider de ce qui est juste ou pas ?

Nos voitures sont déjà surveillées, et si elle est un peu trop vielle, paf, une belle amende automatique si on se rend dans un endroit où elle n'est pas la bienvenue. Quelque soit la raison de ce déplacement. Urgence ou pas.

Nos Libertés s'envolent un peu plus chaque jour. 1984 on y est déjà.

Bah, que peut-on y faire ? Si on va même manifester, on sera pénalisé rien que pour ce fait, automatiquement. Dormez tranquille chers citoyens, il n'y aura pas d'erreur. Mais oui, c'est pour notre bien.

BàV et Peace & Love.
7  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 13:12
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
c'est a dire ? car en 2026 je ne connais aucun dev qui n’utilise pas l'ia, quasi tous les métiers du tertiaires (et même au delà) utilisent l'ia tous les jours. les llm sont utile et mène bien à quelque chose.
Tu en connais, mais pas personnellement : moi

BàT et Peace & Love.
6  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/02/2026 à 15:08
Access_to_folder,

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Comme tout OS, au regard du volume de code que cela représente, ne peut être sans bug, linux fait aussi l'objet de nombreuses mises à jours régulières. Il y a des failles reconnues, mais nous ne sommes pas au pire de Windows, du temps où pour un rien nous partions sur l'écran bleu de la mort.
Outlook me parait aussi simple que Thunderbird, par contre exigent au niveau interface utilisateur une résolution d'écran plus grande pour un affichage confortable.
C'est un peu ça le problème, si le volume de code est si énorme, c'est parce qu'ils y on fourré pleins de brols qui n'avaient rien a faire dans un OS. Partir du principe que les bugs sont inévitables, je ne suis pas d'accord. C'est une question de culture et de priorisation des tâches. S'ils passait un peu moins de temps à changer l'UI et l'Expérience utilisateur sans raison, ils auraient eu le temps de corriger les vrai soucis.

Faudra aussi qu'on m'explique pourquoi une telle différence de "qualité" en "Win10" et "Win11" ? Au fil du temps, au lieu de perfectionner leur OS, ils ont laissés la "qualité" se dégrader. Une grande partie des soucis vient aussi du fait que les seniors partent petit à petit à la retraite, et que les juniors n'ont pas le même niveau (tant de la base de code, que de leur compétences).

Bah, c'est ainsi...

Bàt et Peace & Love.
6  0 
Avatar de r0d
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 02/02/2026 à 15:49
Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
L'open source a très peu innové, il a surtout recopié ce qu'on fait en recherche&développement des firmes privées, des universités, etc.
C'est hors-sujet je suis désolé mais je ne peux pas laisser passer une telle ânerie. Je ne suis pas spécialement défenseur de l'open source mais il faut bien avoir conscience qu'une grande partie des bibliothèques que nous utilisons tous les jours sont en fait du code open source. Souvent écrit par des universitaires.
6  0 
Avatar de r0d
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 03/02/2026 à 9:35
Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Vous avez du mal comprendre mes propos. Oui, le code est entièrement réécrit, par des bénévoles sur leur temps libre, ... Le code est bien repris à partir de rien, mais ce sont les concepts qui ne sont pas innovants et souvent recopiés. GTK & co n'ont rien inventé. Ce ne sont pas eux qui ont inventé les menus, les fenêtres, la souris par exemple...
Vous devez vivre dans un univers parallèle. Linux, Apache, Nginx, Git, Docker, VLC, Kubernetes, OpenStack, Mongo, sans parler de l'IA qui est majoritairement basée sur des libs python open source... Ceci est une liste, vite fait sans même y réfléchir, de projets open sources qui ont non pas innové, mais révolutionné des aspects de notre métier. Sans parler des process (agile, etc.). Sans parler des compilateurs et les librairies standard des langages que nous utilisons tous les jours (c++, java, javascript, php, python, ...) qui sont tous open source et qui ont innové à leurs façons. Et non, tous les développeurs open source ne sont pas bénévoles. Il ne faut pas confondre libre et open source.
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