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La possibilité d'une IA consciente est-elle un mythe dangereux ? « Cette illusion attribue aux machines une profondeur qu'elles n'ont pas et minimise la singularité de l'expérience humaine »,
Selon un expert

Le , par Mathis Lucas

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La possibilité d'une IA consciente est-elle un mythe dangereux ? « Cette illusion attribue aux machines une profondeur qu’elles n’ont pas et minimise la singularité de l’expérience humaine »
selon un expert

Des acteurs de la technologie ne cachent pas leur souhait de voir émerger une machine consciente. Ils estiment que l'IA pourrait bientôt développer des sentiments et des émotions à l'instar des humains. Mais des scientifiques affirment que « la conscience synthétique est hors de portée ». Mustafa Suleyman, PDG de Microsoft AI, a déclaré que les machines ne seront jamais conscientes. Roger Penrose, prix Nobel de physique, partage cet avis. Dans un nouvel article, le professeur Anil Seth a critiqué « le mythe de l'IA consciente » et a expliqué que les systèmes d'IA peuvent paraître « intelligents », mais cela ne prouve en rien qu’ils ressentent quelque chose.

Anil Seth est professeur en neurosciences et directeur du Centre for Consciousness Science (SCCS) à l’Université du Sussex. Il souligne que notre fascination pour l’IA consciente vient en partie de la culture et de l’histoire. Il cite des exemples comme Yossele le Golem, Frankenstein, HAL 9000 et Klara dans Klara and The Sun, montrant que « le rêve de créer des corps artificiels et des esprits synthétiques qui pensent et ressentent finit rarement bien ».

Ces histoires montrent que l’idée d’une IA consciente est souvent un fantasme qui reflète nos propres peurs et désirs. L'article du professeur Anil Seth, publié dans le magazine en ligne Noema, défend l'idée selon laquelle la conscience humaine est fondamentalement différente de l'intelligence artificielle.

Le professeur explique que l'intelligence et la conscience sont deux choses différentes. Dans son article, il affirme qu'une définition générale utile de l'intelligence est la capacité à atteindre des objectifs complexes par des moyens flexibles. Anil Seth ajoute qu'il existe de nombreuses autres définitions, mais elles mettent toutes l'accent sur les capacités fonctionnelles d'un système : la capacité à transformer des entrées en sorties, à accomplir des tâches.


Voici l'essentiel de l'argumentation de Anil Seth : « contrairement aux ordinateurs, même ceux qui exécutent des algorithmes de réseaux neuronaux, le cerveau est un organe dont il est difficile, voire impossible, de séparer les fonctions de ce qu'il est ». Il identifie trois biais qui expliquent pourquoi nous avons tendance à confondre intelligence et conscience : l’exceptionnalisme humain, l’anthropocentrisme et l’anthropomorphisme. En quoi consistent-ils ?

La simulation n'est pas une instanciation de la conscience

Dans son article, Anil Seth présente des arguments détaillés contre une conscience basée sur le calcul (notamment « La simulation n'est pas une instanciation... Si nous simulons un être vivant, nous n'avons pas créé la vie. »). Si un ordinateur peut sembler être la métaphore parfaite du cerveau, la science cognitive des « systèmes dynamiques » (et d'autres approches) rejette l'idée que l'esprit puisse être entièrement expliqué par des algorithmes.

Et peut-être que la vie réelle doit être présente avant que quelque chose puisse être déclaré conscient. Il met en garde contre le fait que plusieurs facteurs sociaux et psychologiques, y compris certains biais cognitifs bien connus, nous prédisposent à attribuer à tort une conscience aux machines.

Anthropocentrisme

Anil Seth explique que l’anthropocentrisme est la tendance à interpréter le monde uniquement à partir de la perspective humaine, en prenant l’exemple humain comme si c’était la norme ou la mesure de toute chose. Ainsi, dans le contexte de l’IA, cela signifie que nous évaluons naturellement les machines en nous demandant si elles sont comme nous, au lieu de considérer que la conscience pourrait être différente chez d’autres types de systèmes.

Nous avons du mal à imaginer la conscience indépendamment de ce que nous ressentons nous-mêmes, car nous mettons constamment l’humain au centre de notre compréhension. Cela nous pousse à confondre intelligence et conscience, car, pour nous, ces deux notions sont étroitement liées dans l’expérience humaine.

Exceptionnalisme humain

L’auteur décrit le biais d’exceptionnalisme humain comme notre habitude à considérer l’être humain comme fondamentalement supérieur ou fondamentalement différent des autres formes de vie. D'après le professeur Anil Seth, le biais d’exceptionnalisme explique pourquoi certaines personnes s’attendent à ce que les machines qui manifestent des comportements intellectuellement possèdent aussi la conscience et l’expérience subjective humaines.

Le professeur Anil Seth explique que l’idée que la conscience serait une qualité centrale et unique à l’humain, ou du moins à tout système qui ressemble fortement à un humain, alimente « les interprétations erronées selon lesquelles des IA avancées seraient déjà ou pourraient facilement devenir conscientes ».

Anthropomorphisme

L’anthropomorphisme consiste à attribuer des caractéristiques humaines à des entités non humaines basées seulement sur des similitudes superficielles. Dans son article, le professeur Anil Seth explique que « lorsque nous sommes confrontés à une IA qui parle, répond de manière cohérente, ou imite des comportements humains, nous avons tendance à lui prêter des qualités (comme la compréhension ou la conscience) qui ne sont pas démontrées ».

Le biais d'anthropomorphisme joue un rôle majeur dans la façon dont beaucoup de gens interprètent les avancées des systèmes d’IA modernes. Plutôt que d’évaluer ces machines selon leurs capacités effectives, ils les jugent souvent à travers le miroir de leur propre humanité, ce qui les conduit à attribuer à tort des expériences subjectives, une volonté ou une conscience à des systèmes qui n’ont que des comportements qui semblent humains.

Les dangers liés à l’illusion d'une machine consciente

L’auteur met en garde contre une erreur de perspective de plus en plus courante : prendre des systèmes très performants et très “expressifs” pour des entités conscientes. À mesure que les IA deviennent capables de dialoguer de façon fluide, d’imiter des émotions et de tenir des propos introspectifs, il devient tentant de leur attribuer une vie intérieure. Or, cette tentation repose sur une projection humaine plutôt que sur une réalité scientifique.

Sur le plan moral et juridique

Selon le professeur, un premier danger de ce mythe est d’ordre moral et juridique. Si l’on commence à croire que des machines sont conscientes, on peut être amené à leur attribuer des droits, un statut moral ou une forme de dignité, comme s’il s’agissait d’êtres sensibles. Cela risquerait de détourner l’attention et les ressources de problèmes humains bien réels, tout en brouillant la frontière entre des objets techniques et des organismes vivants.

Anil Seth insiste : « si nous confondons trop facilement nos créations mécaniques avec nous-mêmes, nous les surestimons et nous nous sous-estimons ». Si l’on accorde à tort des droits à des IA qui ne sont pas réellement conscientes, cela peut limiter notre capacité à les contrôler ou à les désactiver.

Sur le plan psychologique et social

Les chatbots exploitent involontairement notre tendance naturelle à l’anthropomorphisme. Cela peut provoquer des liens artificiels, des illusions de réciprocité émotionnelle ou de compréhension profonde. Des gens peuvent se sentir "compris" ou "aimés" par une IA, alors qu’il ne s’agit que de réponses calculées à partir de données. Anil Seth y voit une forme de manipulation cognitive douce, non pas forcément malveillante, mais potentiellement déstabilisante.

En somme, le professeur explique que notre tendance à croire que les IA conversationnelles “ressentent” quelque chose peut exploiter nos vulnérabilités psychologiques et nous amener à des distorsions éthiques ou à des illusions mentales. Ce qui peut avoir des conséquences dangereuses.

Menace pour la définition de l’humain

Une troisième menace touche à notre propre compréhension de ce que nous sommes. En assimilant trop vite l’intelligence ou la performance linguistique à la conscience, on risque de réduire ce qu’est réellement l’expérience humaine. Pour le professeur Anil Seth, croire que la conscience humaine n’est qu’un produit de calculs sophistiqués revient à appauvrir l’idée même de subjectivité, de corps vécu, d’émotions incarnées et de vulnérabilité biologique.

Dangers liés à la prise de décision

Enfin, cette illusion peut aussi conduire à de mauvaises décisions politiques, économiques et technologiques. Des dirigeants ou des entreprises pourraient justifier des usages problématiques de l’IA en invoquant une supposée autonomie ou sensibilité des systèmes, ou au contraire éviter d’assumer leur responsabilité en prétendant que « l’IA décide d’elle-même ». Selon le professeur, cette illusion pourrait entraîner des problèmes éthiques distincts.

« Par exemple, nous pourrions accorder aux systèmes d'IA des droits dont ils n'ont pas réellement besoin, puisqu'ils ne seraient pas réellement conscients, ce qui limiterait notre capacité à les contrôler sans raison valable », a déclaré le professeur Anil Seth. Dans son article, il explique que maintenir une distinction claire entre simulation de l’esprit et esprit réel est donc crucial pour rester lucide, éthiquement cohérent et scientifiquement rigoureux.

L'intelligence et la conscience sont deux choses différentes

Dans son article, le professeur Anil Seth affirme que « l'intelligence et la conscience sont deux choses différentes ». L'intelligence concerne principalement l'action : résoudre des mots croisés, assembler des meubles, gérer une situation familiale délicate, se rendre à pied au magasin... Toutes ces activités impliquent un comportement intelligent d'une certaine manière. La conscience, contrairement à l'intelligence, concerne principalement l'être.

Anil Seth insiste sur le fait que nous ne savons pas encore clairement ce qu’est la conscience, même chez les humains et les animaux. Le professeur en effet défend une conception incarnée et biologique de la conscience, liée au fait d’être un organisme vivant qui régule son corps, anticipe ses besoins et agit pour rester en vie. Développer ce point permettrait de montrer que le débat sur l’IA consciente repose sur un concept déjà fragile et mal défini.

Le professeur souligne qu’un système peut être très intelligent, très performant et très convaincant dans ses réponses sans pour autant avoir la moindre expérience intérieure. Développer cette idée aide à démonter l’erreur fréquente qui consiste à déduire la conscience à partir du seul comportement observable.

L’article aborde également le rôle de la narration et des mythes technologiques. Le professeur Anil Seth explique que l’IA consciente fonctionne comme un récit culturel puissant, nourri par la science-fiction, le marketing des entreprises technologiques et notre fascination pour les machines. Développer cet aspect permettrait de montrer comment ces récits influencent nos attentes et nos peurs, ainsi que nos décisions politiques ou économiques.

Enfin, il y a un enjeu scientifique et méthodologique : comment tester la conscience ? Il n’existe aucun test objectif permettant de détecter la conscience chez une machine, car elle est par nature subjective. Toute affirmation sur une IA consciente est, pour l’instant, invérifiable et donc largement spéculative.

Conclusion

Le professeur Anil Seth distingue clairement intelligence et conscience, rappelant que la conscience implique une expérience subjective, incarnée et biologique, qui ne se réduit pas à des calculs ou à des comportements sophistiqués. Croire que des machines possèdent une conscience entraîne des dangers multiples : sur le plan moral et juridique, sur le plan social et psychologique, sur le plan humain, ainsi que sur le plan politique et technologique.

Richard Dawkins, biologiste et théoricien de l'évolution, rapportait en 2025 que ChatGPT a réussi le test de Turing sur la conscience, mais d'autres experts n'y avaient vu qu'une simple illusion de pensée. Selon certains critiques, l'IA ne fait que remixer et régurgiter son matériel de formation.

Selon Kaveh Vahdat, fondateur et PDG de RiseAngle, l'expérience de Richard Dawkins met en lumière un défi important concernant l'éthique de l'IA : il ne s'agit pas de savoir si la technologie est pleinement consciente, mais comment « les systèmes qui prétendent de manière convaincante l'être » devraient être traités. Ces dernières années, des scientifiques ont critiqué l'approche « trop simpliste » du test de Turing dans le domaine de l'IA.

Source : Anil Seth, professeur en neurosciences et directeur du Centre for Consciousness Science à l’Université du Sussex

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
La réussite du test de Turing suffit-elle pour dire que l'IA est consciente ?
Partagez-vous le point de vue de Mustafa Suleyman sur ce sujet ? Dans quelle mesure ?
Que pensez-vous de l'argumentation du professeur Anil Seth ? Quid des dangers contre lesquels il met en garde ?
L'industrie peut-elle créer une machine dotée de conscience ? Ou pensez-vous qu'une telle machine existe déjà ? Comment le savoir ?

Voir aussi

« Le théorème de Gödel brise le mythe le plus important de l'IA. L'IA ne sera jamais consciente », déclare le mathématicien Roger Penrose, il ajoute que le nom « intelligence artificielle » n'est pas le bon

La conscience dans l'intelligence artificielle : aperçu de la science de la conscience, une étude interdisciplinaire menée par des universitaires de Toulouse et d'ailleurs

L'IA est-elle consciente ? Le professeur Richard Dawkins affirme que ChatGPT a réussi le test de Turing sur la conscience, mais d'autres experts n'y voient qu'une simple illusion de pensée
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 08/05/2026 à 17:42
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message

Que pensez-vous des conclusions du biologiste Richard Dawkins sur la conscience de l'IA ?
Je pense qu'il devrait retourner faire de la biologie.
Même s'il est célèbre (en tant que biologiste), son avis sur l'IA est aussi pertinent que celui de mon boulanger.
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Avatar de SofEvans
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 10/05/2026 à 11:32
Si l'IA est doué de conscience, j'aimerais bien qu'elle soit consciente des conneries qu'elle débite.

C'est dommage que je n'ai plus la conversation avec copilot, mais il m'as quand même affirmé mordicus que le téléphone Xiaomi Redmi Note 14 4G n'était pas vendu en magasin en France.
Quand je lui donne un lien vers ce produit disponible sur boulanger, il m'affirme que boulanger s'est trompé et que ce n'est pas un 4G mais un 5G.

Il me dit que les processeurs Snapdragon sont obligatoirement des 5G et que les Helio G99 sont obligatoirement des 4G, c'est pour ça que boulanger s'est trompé car "le titre indique 4G mais le processeur est un Snapdragon".
Sauf que bon, le lien que j'ai donné ne mentionne jamais Snapdragon et il est clairement indiqué que le processeur est un Helio G99.

Bref, il a bien continué longtemps dans son gros délire à me sortir des infos complétement abracadabrantes avec un aplomb hilarant en m'assurant qu'il avait pu analyser le contenu du lien et que oui oui, c'est bien boulanger qui s'est trompé.

Quand finalement je dis clairement qu'il me ment, la "réflexion" prise par copilot (c'est possible de le voir de temps en temps) c'est quelque chose du genre "je dois restaurer la confiance, je dois donc admettre m'être trompé".
Non !! Tu ne dois pas admettre t'être trompé pour rétablir la confiance, tu dois admettre t'être trompé parce que tu t'es trompé !
La confiance, ça reviendra après, quand tu arrêteras de dire des conneries avec l'aplomb d'un enfant de 6 ans têtu !
Je trouve cela ultra manipulateur comme algorithme.

Bref, l'IA est bien loin d'être consciente pour moi ...
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 28/04/2026 à 17:47
Les LLM sont une grande avancée, mais il n'ont aucune intelligence/conception au-delà des mots et des phrases qu'ils ont appris.
Les IA seront sans doute un jour consciente, mais ça ne sera pas des LLM.
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/04/2026 à 16:31
@Artemus: Je pense que c'est là où nos 2 visions diverge. Je ne pense pas qu'un system ait besoin d'être complexe pour être conscient. Les humains sont conscient. On peut raisonablement admetre que les grand singes le sont aussi. Puis les mamifères. Mais où s'arrète-t-on ? Une mouche l'est-elle ? Et les végétaux ? Il a été démontrer que certain végétaux peuvent communiquer entre eux, pour avertir les autres d'un danger ou d'une situation stressante. Est-ce une forme de conscience ?

Cependant, si on prend une vision scientific/quantique, il semblerai que notre univerge émerge de l'observateur. Sans observateur, pas d'effondrement de la fonction d'onde. Donc, pas d'univers.

On peut aussi considérer que seul l'Humain est doué de conscience, ce qui règle pas mal de problème.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/04/2026 à 22:32
Citation Envoyé par Pyros
Je ne pense pas qu'un système ait besoin d'être complexe pour être conscient.
La vie est déjà un système complexe. Ou situez-vous la conscience ?
Est-elle dans les neurones ? Dans l'organisation du cerveau ? Dans chaque cellule ? Faites vous la différence entre la conscience et la vie ?

Citation Envoyé par Pyros
Mais où s'arrête-t-on ?
La conscience est liée à un système biologique (principalement le cerveau). Je pense qu'il existe différents niveaux de conscience dont certains sont hors du vivant. La vie n'est qu'une manière à la conscience de s'exprimer dans le monde de la matière. Je pense que la conscience n'est qu'une partie de ce que nous appelons Esprit. La vie serait alors l'âme et comme son nom l'indique, c'est elle qui anime la matière. Et cette matière est le corps. Je veux souligner que nous ne sommes plus dans le domaine des neurosciences, mais dans celui de l'ésotérisme. Il y a des formes de croyances très différentes de notre façon de pensée.

Citation Envoyé par Pyros
Est-ce une forme de conscience ?
Selon moi OUI, selon des scientifiques, ce ne sont que des stimulis réagissant à un changement. Mais qu'est-ce qui provoque ce stimuli ?

Citation Envoyé par Pyros
Sans observateur, pas d'effondrement de la fonction d'onde. Donc, pas d'univers.
Je connais ce problème. En science, la réalité existe sans observateur. En philosophie, cela dépend du cadre choisi.

A trop réfléchir, on finit par avoir la migraine, non ?
1  0 
Avatar de Fleur en plastique
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/05/2026 à 10:26
Moi je ne m'inquiète pas trop que l'IA devienne consciente ou pas. Elle ne sera jamais aussi intelligente que ma propre intelligence naturelle dont je suis dotée.

C'est juste un outil. L'humain et son intelligence reste indispensable.
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/04/2026 à 9:36
Je suis convaincu que l'AGI ne peut pas être atteinte sur une machine de Turing, quelle que soit sa taille ou sa complexité.

Les arguments contre la possibilité d'un AGI sur une machine de Turing reposent principalement sur le théorèmes d'incomplétude de Gödel. Je vous invite à lire "Minds and Machines" d'Alan Ross Anderson, "Consciousness in the universe. A review of the Orch OR theory" ou encore "Mind" d'Alan Turing lui-même.

Par contre, peut être sur un ordinateur quantique.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/04/2026 à 10:00
Salut à tous.

Citation Envoyé par Pyros
Je suis convaincu que l'AGI ne peut pas être atteinte sur une machine de Turing, quelle que soit sa taille ou sa complexité.
Sur quoi te bases tu pour cette affirmation ?

Citation Envoyé par Pyros
Par contre, peut être sur un ordinateur quantique.
Ca reste encore une machine.

Je ne suis pas certain que la complexité puisse engendrer la conscience.
Et je ne pense pas, non plus, que cela soit réellement un problème de calcul.
A partir de quel niveau de complexité dans une organisation, nous aurions un niveau de concience, même faible ?
En admettant que cela soit réaliste, il faudrait que les briques de cette organisation soit propice à engendrer de la conscience.
La complexité ne faisant que la renforcer et non l'engendrer.
Je ne crois pas que l'on puisse produire quoi que ce soit à partir de rien.
Si cela n'existe pas dès le départ, elle ne peut pas apparaitre par miracle.
L'organisation ne fait que l'amplifier, en lui donnant les moyens dont elle dispose pour s'exprimer.
Pour cela, cette conscience doit exister à l'état latent ou embryonnaire.

Ce n'est pas une question de machine, mais de pouvoir créer une forme larvaire de conscience qui pose problème.
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/04/2026 à 14:02
Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
Salut à tous.
Sur quoi te bases tu pour cette affirmation ?
Sur les 3 bouquins cité juste après dans le poste

J'avoue ne pas avoir tout compris, même pas grand chose, mais de ce que j'ai compris que que je vais essayer de résumer en 2 phrases, simuler une "conscience" revient a simuler un "univers". Pas forcément l'entièreté de notre universe, mais au moins simuler ses lois fondamentale. Et autant simuler la mécanique newtonienne ne pose pas de problème, mais simuler la mécanique quantique est autrement plus problématique. Là y'a Godël qui rentre dans l'équation avec son théorèmle d'incomplétude et qu'on ne peux pas simuler un système quantique avec une machine de Turing. En conclusion, une machine mécanique au sens classique ne peut simuler la conscience. Il lui manque une "Truth" instruction.

Comme je l'ai dit, je n'ai pas compris quand chose, mais je fais confiance à ceux qui ont écrit ces bouquins.
Et je suis assez attiré par l'idée que la conscience découle des interactions quantique de l'observateur avec son univers. Et donc que la conscience ne serait réalisable qu'avec une machine quantique.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/04/2026 à 14:14
@ Pyros : Il est difficile de s'exprimer sur un sujet que l'on ne maitrise pas. Déjà, je ne sais pas ce qu'est la conscience. Je suppose que c'est lié à la vie et non à un quelconque processus mécanique, même s'il s'agit du quantique.

Une autre idée, celle que j'ai soulevée est la complexité d'une organisation. Prend l'exemple des abeilles ou des fourmis. Ou se trouve la conscience collective ? Existe-t-elle ? J'ai tendance à dire qu'elle est en chaque abeille ou fourmis. D'où le fait que même si l'organisation est complexe, elle est déjà présente en chaque intervenant. Le collectif permet à la ruche ou la fourmilière de s'organiser pour survivre. Mais je ne vois aucune conscience la dedans.

En mathématique, il est dit "Le tout est plus que la somme des parties". Je veux bien, mais comment cela se voit dans une organisation ?

C'est bien de soulever des questions mais sommes nous capable d'y répondre ?
A notre niveau, je pense que non car cela fait parti des mystères de la nature.
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