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Jensen Huang met en garde : « Vous n'avez aucune idée de ce qui vous attend en 2026 ». Robots, pénurie de main-d'œuvre et automatisation totale, le futur du travail selon le PDG de NVIDIA

Le , par Stéphane le calme

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6  0 
Alors que l’euphorie autour de l’intelligence artificielle continue d’alimenter les marchés financiers, une voix majeure du secteur appelle à un retour brutal au réel. Jensen Huang, PDG de NVIDIA, met en garde contre une lecture trop simpliste de la révolution de l’IA par les investisseurs. Derrière les valorisations record et la ruée vers les puces, le patron du leader mondial des GPU rappelle que l’IA n’est ni magique, ni instantanément rentable, et que les marchés pourraient payer cher toute mauvaise anticipation.

Nvidia est le principal fabricant de la technologie qui alimente l'essor mondial de l'IA : des puces électroniques et des progiciels qui entraînent et hébergent des systèmes tels que ChatGPT. Ses produits équipent les centres de données de la Norvège au New Jersey. Ses puces sont devenues l'un des composants informatiques les plus convoités de l'industrie. Nvidia détient près de 90 % des parts de marché et engrange des bénéfices records chaque année.

Cette année a été exceptionnelle pour l'entreprise : elle a conclu des contrats d'une valeur d'au moins 125 milliards de dollars, allant d'un investissement de 5 milliards de dollars dans son rival Intel – pour faciliter son accès au marché des PC – à 100 milliards de dollars investis dans OpenAI, le fabricant de ChatGPT.

L’intelligence artificielle est devenue le moteur principal de la narration boursière. Chaque annonce liée aux modèles de langage, aux data centers ou aux semi-conducteurs suffit à déclencher des envolées spectaculaires des cours. NVIDIA, fournisseur clé de l’infrastructure matérielle de l’IA moderne, s’est retrouvée au cœur de cette frénésie, incarnant à elle seule la promesse d’une nouvelle révolution industrielle.

Pourtant, Jensen Huang observe avec une certaine inquiétude la manière dont Wall Street extrapole cette dynamique. Selon lui, beaucoup d’investisseurs raisonnent encore comme si l’IA était un produit logiciel classique, capable de générer des marges immédiates et exponentielles. Or, la réalité industrielle de l’IA est tout autre : elle repose sur des cycles d’investissement lourds, des infrastructures énergivores et une transformation profonde des systèmes informatiques existants.

Et Jensen Huang de déclarer : « Et si vous leur demandez : "L'IA est-elle susceptible de faire plus de bien que de mal ?", 80 % d'entre eux répondront que l'IA fera plus de bien que de mal. Dans notre cas, ce serait l'inverse. Cela vous apprend quelque chose de très, très important sur le plan social. Sur le plan social, nous devons veiller à ne pas décrire l'IA à la manière des films de science-fiction, qui suscitent beaucoup d'inquiétudes chez les gens. Nous voulons nous préoccuper de la question, mais nous voulons aussi être pragmatiques. »


L’IA n’est pas un produit, c’est une pile industrielle complète

Pour comprendre l’ampleur du changement en cours, Jensen Huang insiste sur un point fondamental : l’IA ne doit pas être pensée comme un logiciel isolé, mais comme une pile technologique complète, structurée en couches. À la base de cette pile se trouve l’énergie, condition sine qua non de toute croissance dans ce nouveau secteur. Sans capacité énergétique suffisante, aucun data center, aucune usine de puces, aucune « AI factory » ne peut voir le jour.

Au-dessus de cette couche énergétique viennent les semi-conducteurs et les systèmes de calcul, domaine dans lequel Nvidia s’est imposé comme un acteur central. Mais Huang rappelle que le matériel n’est qu’une étape : la couche suivante est celle de l’infrastructure logicielle, souvent réduite à tort au cloud, alors qu’elle englobe aussi les systèmes financiers, le foncier, l’accès au capital et la capacité à déployer rapidement des installations industrielles à grande échelle.

Ce n’est qu’ensuite que viennent les modèles d’IA, ceux qui concentrent aujourd’hui toute l’attention médiatique. Or, selon Huang, ces modèles — aussi spectaculaires soient-ils — ne représentent qu’une fraction visible d’un écosystème bien plus vaste, composé de plus d’un million de modèles spécialisés à travers le monde, chacun dédié à un champ précis : biologie, chimie, finance, physique, robotique ou industrie lourde

PDG de Nvidia :

« Maintenant, le fonctionnement de l'IA et de notre technologie repose sur le fait que, en fin de compte, la plateforme technologique est construite en couches. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous la considérons comme une plateforme. Vous vous trouvez au sommet de cette plateforme. Une application ou un secteur d'activité se trouve au sommet de cette plateforme. Cette plateforme commence par l'énergie à la base. L'une des raisons pour lesquelles cette administration a immédiatement fait une telle différence, c'est cette initiative en faveur de la croissance énergétique, son attitude vis-à-vis de l'énergie, qui consiste à dire que sans énergie, nous ne pouvons pas permettre à ce nouveau secteur d'activité de prospérer. C'est tout à fait vrai.

« La première couche est donc l'énergie. La deuxième couche est essentiellement constituée des puces et des systèmes, mais surtout des puces. C'est là qu'intervient Nvidia. La troisième couche est constituée de tout un ensemble de logiciels. Nous développons toute une série de logiciels sur nos puces et nous sommes bien connus pour ce logiciel appelé CUDA. Mais nous créons des centaines de logiciels différents qui permettent aux gens d'utiliser l'IA dans différents domaines scientifiques, linguistiques, visuels ou autres, comme la robotique ou la fabrication, par exemple. Mais cette troisième couche s'appelle l'infrastructure. Il s'agit essentiellement de logiciels. Historiquement, les gens ont toujours considéré l'infrastructure comme étant le cloud, mais il est de plus en plus important de réaliser que l'infrastructure comprend également les infrastructures terrestres. »


Une révolution silencieuse qui dépasse largement le langage

L’un des points les plus marquants de cette intervention est la volonté de sortir l’IA de son carcan linguistique. Jensen Huang rappelle que réduire l’intelligence artificielle aux modèles conversationnels est une erreur stratégique. L’IA comprend désormais des structures complexes : les protéines, les gènes, les lois physiques, les systèmes financiers à long terme ou encore les environnements industriels.

Cette capacité à traiter des informations multi-modales sur de longues périodes transforme déjà des secteurs entiers comme la santé, la recherche scientifique, la fabrication ou les transports. L’IA devient un outil de compréhension du monde réel, pas seulement un générateur de texte ou d’images. C’est précisément cette transversalité qui explique pourquoi Nvidia se définit comme une plateforme plutôt que comme un éditeur de solutions verticales : l’entreprise ne construit ni voitures autonomes ni médicaments, mais fournit l’architecture sur laquelle tous ces acteurs bâtissent leurs propres innovations.

Chine, États-Unis : une compétition qui ne se joue pas là où on l’imagine

Là où le discours devient plus politique, Jensen Huang introduit une comparaison directe entre les États-Unis et la Chine. Contrairement à une lecture simpliste de la “course à l’IA”, il souligne que la compétition ne se joue pas uniquement sur la qualité des modèles ou la puissance brute des puces.

Sur le plan énergétique, la Chine dispose d’une capacité largement supérieure, avec une croissance continue, là où les États-Unis stagnent. Sur le plan des infrastructures, la différence de vitesse est frappante : là où un data center ou un supercalculateur peut nécessiter plusieurs années de déploiement aux États-Unis, la Chine démontre une capacité à construire à un rythme sans équivalent.

Même dans le domaine des semi-conducteurs, où l’avance américaine reste réelle, Huang appelle à la prudence. La fabrication est avant tout un processus industriel, et sous-estimer la capacité manufacturière chinoise serait, selon lui, une erreur majeure. La domination technologique ne se décrète pas, elle se soutient par une politique industrielle cohérente et durable

Open source : l’angle mort stratégique de l’Occident

Un autre point clé du raisonnement de Jensen Huang concerne l’open source. Si les modèles de pointe américains conservent une avance qualitative, la majorité des modèles déployés dans le monde sont open source. Or, dans ce domaine, la Chine a pris une avance considérable.

Pour Huang, l’open source n’est pas un luxe idéologique, mais une condition structurelle de l’innovation. Sans open source, pas de startups, pas de recherche universitaire efficace, pas de diffusion massive des compétences. Il rappelle que les piliers de l’informatique moderne — Linux, Kubernetes, PyTorch — sont tous issus de cette logique d’ouverture.

À terme, explique-t-il, ce ne sont pas uniquement les inventeurs des technologies qui gagnent une révolution industrielle, mais ceux qui les diffusent et les appliquent le plus rapidement dans l’économie réelle. Retarder cette diffusion par peur sociale ou réglementaire pourrait coûter cher aux économies occidentales


Robots et IA incarnée : une rupture plus proche qu’on ne le croit

La partie la plus dérangeante de cette intervention concerne sans doute la robotique. Jensen Huang décrit un futur où la frontière entre IA logicielle et systèmes mécaniques disparaît progressivement. La capacité actuelle des modèles à générer des vidéos à...
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 18:35
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je parle avec pleins de chef de projets et directeurs, 100% sont unanime sur 1 chose: ils demandent à l'entretiens d'embauche si le candidat utilise les llms, si il répond non c'est no go.
Lors de mon dernier entretien il y a quelques semaines, c'est moi (le candidat) qui a posé la question. Et c'est le directeur en face qui a dit non. Donc je pense qu'il serait bienvenue que tu vérifies tes croyances avant de les disséminer (ou plus simplement que tu ne confondes pas ce que tu observes dans ton cercle limité à ce qui se fait partout).
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/02/2026 à 19:32
Ah bah oui, tiens.

Pour traquer des animaux perdus, il faut espionner les gens, collecter tout ce qui passe y compris les données sur les enfants, et ouvrir des centrales à gaz pour faire tourner de l'IA!

Logique!
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:25
C'est exactement la même chose que la bulle internet des années 2000, en 100x pires, c'est la chose que les promesses des "voitures autonomes", mais en 100x pires.

Je ne sais pas quelle "juridiction" est compétente en ce domaine, mais que quelques milliardaires fassent exploser l'économie mondial, il doit bien y avoir des responsables a trouver. Non ?

Rien que le vole et le non respect du droit d'auteur devrait suffire pour les mettre à l'ombre, mais cela n'arrivera pas. Ce n'est pas eux qui seront responsables, ni coupables.

Bah, ce sera comme toujours, une minorité va mettre en péril une majorité.

Oui, c'est un cercle vicieux qui se passe.

1./ Si l'IA réussit, il n'y aura plus personne l'utiliser ou plus de consommateurs pour utiliser ce qu'elle produira.
2./ Si l'IA se plante (se serait la moins mauvaise option pour la majorité), des investisseurs vont perdre, et derrière ces investisseurs, il y'a certainement des "fonds de pensions", des "banques", et le dérèglement risque de faire mal.

Privatiser les bénéfices, Mutualiser les pertes, comme lors de la crise des "subprimes" en 2008/2009, c'est (encore) ce qui va se passer.

Enfin, ce n'est que mon petit avis perso, chacun peut se faire son idée.

BàV et Peace & Love.
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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:55
Le S & P c'est pas l'IA, c'est les valeurs traditionnelles, et comme tu le voie ça plafonne, ça monte plus.

L'IA c'est le NASDAQ, et il commence à plonger sévèrement



La valorisation est bien trop élevée, ça va forcément s'écrouler, brutalement.

Si jamais la baisse atteint 20% , c'est le seuil psychologique, beaucoup vont paniquer et tout vendre d'un coup.
+65% en 5 ans ça veux dire que le NASDAQ peut perdre 65% en quelques jours, voir plus, -80% c'est déjà arrivé dans le passé, c'est toujours comme ça que ça fini.
8  0 
Avatar de zangkun
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 29/01/2026 à 8:52
Je trouve son discours intéressant, mais très situé : en tant que PDG de Nvidia, il a évidemment intérêt à présenter l’IA comme une “pile industrielle” nécessitant toujours plus d’énergie, de data centers et de GPU. En même temps, il rappelle des points qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main, comme le coût énergétique, le rôle clé de l’open source ou la course Chine/USA sur les infrastructures.
Pour moi, son discours pose de vraies questions, mais il y a d’autres lectures possibles. Par exemple, on peut se demander si “plus d’IA + plus d’infrastructures + plus de robots” est vraiment la seule voie souhaitable, ou juste celle qui arrange les grands industriels du secteur.
Et même sans parler de climat, son modèle d’IA “à l’échelle industrielle” implique un plafond : à un moment, ce n’est plus une question de bonne volonté ou de capital, mais de ce que le monde physique peut effectivement fournir et absorber en termes d’énergie, de matériaux et d’infrastructures.
7  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 13:12
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
c'est a dire ? car en 2026 je ne connais aucun dev qui n’utilise pas l'ia, quasi tous les métiers du tertiaires (et même au delà) utilisent l'ia tous les jours. les llm sont utile et mène bien à quelque chose.
Tu en connais, mais pas personnellement : moi

BàT et Peace & Love.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/02/2026 à 15:08
Access_to_folder,

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Comme tout OS, au regard du volume de code que cela représente, ne peut être sans bug, linux fait aussi l'objet de nombreuses mises à jours régulières. Il y a des failles reconnues, mais nous ne sommes pas au pire de Windows, du temps où pour un rien nous partions sur l'écran bleu de la mort.
Outlook me parait aussi simple que Thunderbird, par contre exigent au niveau interface utilisateur une résolution d'écran plus grande pour un affichage confortable.
C'est un peu ça le problème, si le volume de code est si énorme, c'est parce qu'ils y on fourré pleins de brols qui n'avaient rien a faire dans un OS. Partir du principe que les bugs sont inévitables, je ne suis pas d'accord. C'est une question de culture et de priorisation des tâches. S'ils passait un peu moins de temps à changer l'UI et l'Expérience utilisateur sans raison, ils auraient eu le temps de corriger les vrai soucis.

Faudra aussi qu'on m'explique pourquoi une telle différence de "qualité" en "Win10" et "Win11" ? Au fil du temps, au lieu de perfectionner leur OS, ils ont laissés la "qualité" se dégrader. Une grande partie des soucis vient aussi du fait que les seniors partent petit à petit à la retraite, et que les juniors n'ont pas le même niveau (tant de la base de code, que de leur compétences).

Bah, c'est ainsi...

Bàt et Peace & Love.
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Avatar de r0d
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 02/02/2026 à 15:49
Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
L'open source a très peu innové, il a surtout recopié ce qu'on fait en recherche&développement des firmes privées, des universités, etc.
C'est hors-sujet je suis désolé mais je ne peux pas laisser passer une telle ânerie. Je ne suis pas spécialement défenseur de l'open source mais il faut bien avoir conscience qu'une grande partie des bibliothèques que nous utilisons tous les jours sont en fait du code open source. Souvent écrit par des universitaires.
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Avatar de r0d
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 03/02/2026 à 9:35
Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Vous avez du mal comprendre mes propos. Oui, le code est entièrement réécrit, par des bénévoles sur leur temps libre, ... Le code est bien repris à partir de rien, mais ce sont les concepts qui ne sont pas innovants et souvent recopiés. GTK & co n'ont rien inventé. Ce ne sont pas eux qui ont inventé les menus, les fenêtres, la souris par exemple...
Vous devez vivre dans un univers parallèle. Linux, Apache, Nginx, Git, Docker, VLC, Kubernetes, OpenStack, Mongo, sans parler de l'IA qui est majoritairement basée sur des libs python open source... Ceci est une liste, vite fait sans même y réfléchir, de projets open sources qui ont non pas innové, mais révolutionné des aspects de notre métier. Sans parler des process (agile, etc.). Sans parler des compilateurs et les librairies standard des langages que nous utilisons tous les jours (c++, java, javascript, php, python, ...) qui sont tous open source et qui ont innové à leurs façons. Et non, tous les développeurs open source ne sont pas bénévoles. Il ne faut pas confondre libre et open source.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 05/02/2026 à 17:39
Maaaaaaaaaaaagnifique, l'IA est en train d'inventer un krach boursier de nouvelle génération "le krach à répétition":

Etape1: La bourse se casse la gueule parce que tout le monde croit que l'IA va remplacer l'activité de la totalité des entreprises cotées en bourse

Etape2: La bourse se casse à nouveau la gueule parce que tout le monde va se rendre compte que l'IA ne fait pas ce qu'elle a promis

Résultat: Un champ de ruines construit sur un champ de ruines

L'avenir va être radieux...
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