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Le dernier produit d'OpenAI vous permet de faire de la science en vibe code. ChatGPT Prism est un éditeur de texte qui automatise la rédaction scientifique, afin d'augmenter la catastrophe liée à l'AI slop

Le , par Mathis Lucas

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OpenAI lance un nouveau logiciel d'espace de travail scientifique appelé Prism. Il est accessible gratuitement à toute personne disposant d'un compte ChatGPT. Conçu comme un traitement de texte et un outil de recherche amélioré par l'IA pour les articles scientifiques, Prism est profondément intégré à GPT-5.2, qui peut être utilisé pour évaluer des affirmations, réviser des textes ou rechercher des recherches antérieures. Prism intervient alors que l'IA menace l'intégrité de la recherche scientifique. Une étude a révélé que des chercheurs ont recours à une technique d'injection de prompt pour influencer l'évaluation par les pairs de leurs articles de recherche.

Les éditeurs scientifiques expérimentent déjà l’IA générative dans les outils de recherche scientifique, pour l’édition et le résumé rapide des articles. Des chercheurs affirment que les personnes dont l’anglais n’est pas la langue maternelle pourraient tirer le meilleur parti de ces outils. Certains considèrent l’IA générative comme un moyen pour les scientifiques de repenser complètement la manière dont ils interrogent et résument les résultats expérimentaux.

« Je pense que 2026 sera pour l'IA et la science ce que 2025 a été pour l'IA et l'ingénierie logicielle », a déclaré Kevin Weil, vice-président de la nouvelle division OpenAI for Science, lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du lancement de son nouvel outil Prism, destiné à la communauté scientifique.


Ce nouveau logiciel, accessible via une application Web, arrive alors qu'OpenAI voit affluer les requêtes scientifiques sur ses produits grand public tels que ChatGPT. OpenAI affirme que ChatGPT reçoit en moyenne 8,4 millions de messages par semaine sur des sujets avancés dans le domaine des sciences exactes, même s'il est difficile de déterminer le nombre de requêtes provenant de chercheurs professionnels. Prism est une réponse à ce comportement.

Fonctionnalités et capacités du tout nouveau produit d'OpenAI

OpenAI présente Prism comme un espace de travail gratuit basé sur l'IA, conçu pour rationaliser le processus souvent fragmenté de la recherche scientifique. Lancée le mardi 27 janvier 2026, la plateforme vise à fournir un environnement centralisé permettant aux scientifiques de rédiger des articles, de gérer les citations et de résoudre des équations mathématiques complexes à l'aide de ChatGPT-5.2, adapté au raisonnement mathématique et scientifique.

Ce logiciel marque une avancée majeure pour le géant de l'IA, qui passe des chatbots à usage général à des outils spécialisés et professionnels. Prism est basé sur Crixet, une plateforme LaTeX basée sur le cloud qu'OpenAI a acquis récemment. Les scientifiques peuvent rédiger, modifier et collaborer sur des articles de recherche, un peu comme un « Google Docs pour scientifiques », mais avec un « cerveau IA » massif intégré directement dans la page.

Principales fonctionnalités

  • du tableau blanc au papier numérique : l'une des principales fonctionnalités est la possibilité de transformer une photo en code. Un chercheur peut dessiner un diagramme complexe ou une équation compliquée sur un tableau blanc physique, prendre une photo, et Prism la convertira instantanément en une version numérique parfaitement formatée ou en code LaTeX professionnel ;
  • connaissance « approfondie » du contexte : dans une fenêtre ChatGPT normale, l'IA ne connaît que ce que vous venez de lui dire. Dans Prism, GPT-5.2 connaît l'intégralité de l'article. Si vous demandez « Ma conclusion est-elle cohérente avec les données de la figure 3 ? », l'IA peut effectivement vérifier la figure 3 et le texte qui l'entoure pour donner une réponse raisonnée ;
  • collaboration en temps réel : la science est rarement un sport individuel. Prism permet à un nombre illimité de coauteurs, d'étudiants et de conseillers de travailler simultanément sur le même document. Comme il s'agit d'un service cloud, personne n'a besoin d'installer de logiciel complexe sur son ordinateur ;
  • éditer facilement un document : Prism permet d'apporter des modifications directement dans le document, exactement là où elle est demandée, sans avoir à copier du contenu entre différents éditeurs ou outils de discussion ;
  • édition vocale de document : Prism autorise l'édition vocale pour faire de petites modifications sans interrompre la rédaction ou la relecture.


Prism peut être considéré comme une tentative de fidéliser davantage de scientifiques aux produits d'OpenAI sur un marché saturé de chatbots concurrents. En combinant un chatbot avancé et un logiciel courant tel que Crixet, Prism suit une tendance lancée par des produits tels qu’Atlas d'OpenAI, qui intègre ChatGPT dans un navigateur Web, ainsi que les outils bureautiques basés sur le modèle d'entreprises telles que Microsoft et Google DeepMind.

Une boîte de dialogue ChatGPT se trouve en bas de l'écran, sous l'affichage de l'article en cours de rédaction. Les scientifiques peuvent faire appel à ChatGPT pour tout ce qu'ils veulent. ChatGPT peut les aider à rédiger le texte, à résumer des articles connexes, à gérer leurs citations, à transformer des photos de gribouillis sur un tableau blanc en équations ou en diagrammes. Le chatbot peut également discuter d'hypothèses ou de preuves mathématiques.

OpenAI souhaite accélérer la recherche scientifique avec Prism

Le travail quotidien des scientifiques repose sur un ensemble disparate d'outils déconnectés. LaTeX est un système de « composition » de documents qui permet de rendre parfaits les formules mathématiques complexes, les symboles chimiques et les citations. Il est puissant, mais réputé difficile et long à maîtriser. Prism automatise le travail fastidieux du code LaTeX, leur permettant ainsi de se concentrer sur la science plutôt que sur la mise en forme.

Prism remédie à cette « fragmentation » en regroupant ces tâches dans une interface unique basée sur le cloud. « Une grande partie du travail quotidien de recherche... reste fragmentée entre des outils déconnectés. Prism est notre première étape pour remédier à cela », a déclaré le créateur de ChatGPT.

Prism pourrait permettre un gain de temps considérable. Nikita Zhivotovskiy, statisticien à l'université de Californie à Berkeley, a déclaré que GPT-5 est déjà devenu un outil important dans son travail. « Il aide parfois à peaufiner le texte des articles, à repérer les fautes de frappe ou les bogues mathématiques, et fournit généralement des commentaires utiles », explique-t-il. Selon lui, il est très utile pour résumer rapidement des articles de recherche.

Prism remplacera l'utilisation de plusieurs applications, telles que les éditeurs PDF, les gestionnaires de références et les applications de chat. Le créateur de ChatGPT suggère que Prism pourrait apporter un changement dans la science similaire à la transformation que l'IA a apportée à l'ingénierie logicielle l'année dernière. En réduisant les frictions administratives liées à la recherche, OpenAI espère accélérer le rythme réel des découvertes scientifiques.

« En 2026, nous prévoyons un changement comparable dans le domaine scientifique, car l'IA commencera à accélérer de manière significative les découvertes de plusieurs façons, notamment en réduisant les frictions dans le travail de recherche quotidien », a écrit OpenAI dans un billet de blogue.

Accessibilité de Prism

OpenAI a rendu Prism accessible gratuitement à toute personne disposant d'un compte ChatGPT personnel, une décision qui, selon l'entreprise, vise à « élargir l'accès » à des outils scientifiques de haute qualité pour les chercheurs à tous les stades de leur carrière. Si la plateforme de base est gratuite, l'entreprise a toutefois précisé que des fonctionnalités plus puissantes pourraient être proposées à l'avenir dans le cadre de formules payantes.

Prism expose davantage les travaux scientifiques à l'AI slop

Bien que Prism pourrait accélérer la productivité des scientifiques, beaucoup de gens pourraient également être déçus. La science croule déjà sous la bouillie générée par l'IA : Prism ne risque-t-il pas d'aggraver la situation ? Une étude récente a révélé que l'IA invente des articles universitaires qui n'existent pas et ceux-ci sont cités dans de véritables revues scientifiques. Les chercheurs mettent en garde contre ce phénomène qui fragilise la recherche.

La prolifération des références à des articles factices est la résultante d’un phénomène appelé « hallucinations » dans l’univers de l’IA. Derrière ce vocabulaire presque rassurant se cache une réalité beaucoup plus problématique : les modèles de langage inventent des faits, produisent de fausses citations, ou bâtissent des raisonnements qui semblent logiques, mais qui s’effondrent à la moindre vérification. Le problème reste jusqu'à présent insoluble.

Même chez OpenAI on admet désormais que ce n’est pas un bogue. Les hallucinations sont un effet direct de la manière dont les grands modèles de langage (LLM) sont entraînés : prédire la suite la plus probable d’un texte en fonction des milliards d’exemples ingérés. L’objectif n’est pas d’atteindre la vérité factuelle, mais de maximiser la vraisemblance statistique. Autrement dit, la fluidité du discours est un produit d’optimisation, pas la véracité.

L'IA générative menace l'intégrité de la recherche scientifique

Des chercheurs utilisent désormais l'IA dans le cadre des évaluations par les pairs, c’est-à-dire l’examen critique d’un article scientifique avant qu’il soit publié. Mais cette pratique a un effet pervers : certains évaluateurs se reposent trop sur l’IA, sans relire sérieusement l’article eux-mêmes. D’autres chercheurs manipulent même ces IA en cachant des instructions dans leurs propres articles de recherche pour obtenir des avis positifs automatiques.

Des chercheurs ont recours à une stratégie pour influencer l'évaluation par les pairs de leurs articles de recherche : ajouter des prompts cachés destinés à inciter les outils d'IA à fournir des commentaires positifs. En examinant les articles préliminaires en anglais disponibles sur le site Web arXiv, une étude a trouvé 17 articles qui comprennent des messages cachés destinés à l'IA. L'IA générative met en péril l'intégrité de la recherche scientifique.

Le journal scientifique Nature interdit l'art généré par l'IA depuis 2023. Cette décision fait suite à une controverse sur la publication d’une illustration de couverture réalisée par un algorithme d'apprentissage profond appelé StyleGAN. Le journal scientifique a expliqué que l’art généré par l’IA n’est pas conforme à ses principes éthiques et esthétiques, et qu’il privilégierait désormais les œuvres originales créées par des artistes humains.

Les chercheurs en désinformation ont également mis en lumière un phénomène inquiétant : la prolifération d’articles scientifiques falsifiés, générés par des modèles de langage comme GPT, sur Google Scholar. Ces articles, souvent créés à l’aide d’applications d’IA largement disponibles comme ChatGPT, imitent l’écriture scientifique...
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