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Anthropic force les marchés à envisager un futur où l'IA rend les applications inutiles : près de 1 000 Mds $ envolés tandis que les investisseurs se demandent si l'IA ne représente pas une menace existentielle

Le , par Stéphane le calme

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Les craintes des investisseurs quant au fait que les nouveaux développements en matière d'intelligence artificielle puissent supplanter les logiciels ont eu des répercussions sur le marché boursier, faisant chuter les actions des entreprises qui développent, concèdent sous licence et même investissent dans des codes et des systèmes. Les traders se demandent si l'IA va éroder l'avantage concurrentiel acquis par les éditeurs de logiciels tels qu'Adobe (-7,31 %) et Salesforce (-6,85 %) depuis l'arrivée sur le marché, il y a plusieurs années, des modèles d'IA générative. Les récentes avancées dans le domaine des outils, comme ceux proposés par le développeur d'IA Anthropic, suscitent désormais une attention accrue.

Les investisseurs se sont intéressés à l'annonce d'Anthropic concernant l'ajout de nouveaux outils juridiques à son assistant Cowork, destinés à automatiser un certain nombre de tâches de rédaction et de recherche juridiques.


Le signal est venu sans fracas spectaculaire, mais ses effets ont été immédiats sur les marchés. Une simple série de déclarations et de démonstrations autour des capacités des nouveaux modèles d’intelligence artificielle a suffi à déclencher une vague de nervosité sur les valeurs mondiales du logiciel. En ligne de mire, une idée devenue difficile à ignorer : certaines briques logicielles historiques pourraient être rendues obsolètes plus vite que prévu. En incarnant cette rupture, Anthropic agit comme un révélateur brutal d’un changement de cycle que l’industrie préférait encore penser progressif.

Récemment, Anthropic a lancé Cowork, une nouvelle fonctionnalité pour sa plateforme IA Claude, disponible en avant-première pour les abonnés Claude Max sur macOS. La société américaine spécialisée dans l'IA a déclaré que Cowork permet aux utilisateurs de donner à Claude l'accès à un dossier choisi sur leur ordinateur, permettant ainsi à l'IA de lire, modifier ou créer des fichiers. Les tâches vont de l'organisation des téléchargements et de la création de feuilles de calcul à la rédaction de documents à partir de notes.

Contrairement aux interactions standard par chat, Cowork permet à Claude d'exécuter des tâches avec plus d'autonomie, tout en tenant les utilisateurs informés et en exigeant leur approbation pour les actions importantes. Les utilisateurs peuvent contrôler les dossiers et les connecteurs auxquels Claude peut accéder, mais la société avertit que des instructions claires sont nécessaires pour éviter toute suppression involontaire de fichiers.

Anthropic déclare notamment pour le lancement de Cowork : « Lorsque nous avons lancé Claude Code, nous pensions que les développeurs l'utiliseraient pour coder. C'est ce qu'ils ont fait, mais ils ont rapidement commencé à l'utiliser pour presque tout le reste. Cela nous a incités à créer Cowork : un moyen plus simple pour tout le monde, et pas seulement pour les développeurs, de travailler avec Claude de la même manière. Cowork est disponible dès aujourd'hui en avant-première pour les abonnés à Claude Max sur notre application macOS, et nous allons rapidement l'améliorer à partir de là. »


Un marché qui croyait à l’IA comme simple fonctionnalité

Depuis deux ans, la plupart des éditeurs de logiciels ont adopté une posture rassurante. L’intelligence artificielle était présentée comme une couche supplémentaire, un accélérateur de productivité venant enrichir des produits existants sans en bouleverser l’architecture ni le modèle économique. Cette narration a longtemps rassuré investisseurs et directions générales : l’IA devait renforcer les positions acquises, pas les menacer.

L’épisode récent montre pourtant une rupture de perception. Les avancées mises en avant par Anthropic, notamment autour d’agents capables de raisonner, de planifier et d’exécuter des tâches complexes de bout en bout, suggèrent que l’IA ne se contente plus d’assister le logiciel. Elle commence à en devenir le cœur fonctionnel, voire un substitut. Pour le marché, cette nuance change tout.

Ce qui inquiète les investisseurs n’est pas tant la performance brute des modèles que leur potentiel de désintermédiation. Si une IA est capable de générer des rapports financiers, d’orchestrer des flux métiers ou d’automatiser des processus entiers sans passer par une interface logicielle classique, alors certaines applications deviennent redondantes.

C’est cette perspective qui a pesé sur les cours de nombreux acteurs du logiciel, des outils collaboratifs aux solutions de gestion d’entreprise. La crainte est simple : des produits vendus aujourd’hui sous forme d’abonnements pourraient demain être absorbés dans des plateformes d’IA généralistes, proposées par quelques acteurs capables d’investir massivement dans les modèles et l’infrastructure.


Claude se dote d'un nouvel outil destiné à des tâches juridiques, commercial, marketing et d'analyse de données

La dernière vague de ventes d'actions a été déclenchée par un nouvel outil juridique issu du modèle de langage à grande échelle Claude d'Anthropic.

Cet outil, un plug-in pour l'agent Claude destiné à des tâches juridiques, commerciales, marketing et d'analyse de données, a souligné la poussée des LLM vers la « couche applicative », où ces entreprises s'imposent de plus en plus dans des secteurs lucratifs afin d'obtenir les revenus dont elles ont besoin pour financer leurs investissements massifs. Les investisseurs craignent que, en cas de succès, cela ne provoque des ravages dans des secteurs allant de la finance au droit en passant par le codage.

Les actions de Thomson Reuters, Legalzoom.com et London Stock Exchange, qui fournissent toutes des outils juridiques ou des bases de données de recherche, ont toutes chuté de plus de 12 %. Dans l'après-midi, la baisse s'était propagée à l'ensemble du marché des logiciels. PayPal (-20,31 %), Expedia Group EXPE (-15,26 %), EPAM Systems (-12,87 %), Equifax (-12,11 %) et Intuit (-10,89 %) ont été parmi les plus touchés, tous enregistrant une baisse de plus de 10 %. Deux indices S&P qui suivent les actions des logiciels, des données financières et des bourses ont perdu au total environ 300 milliards de dollars en valeur boursière.

Après une vague de ventes massive le 3 février qui a vu l'indice S&P 500 des logiciels et services chuter de près de 4 %, le secteur a encore reculé de 0,7 % le 4 février, enregistrant une sixième séance consécutive de pertes et effaçant environ 830 milliards de dollars américains de valeur boursière depuis le 28 janvier.

« Si les choses avancent aussi rapidement que ce que nous entendons de la part d'OpenAI et d'Anthropic, cela va poser problème. Les investisseurs commencent à s'intéresser à toutes les entreprises susceptibles d'être perturbées, c'est-à-dire toutes sortes de noms d'applications logicielles », a déclaré Art Hogan, stratège en chef des marchés chez B. Riley Wealth Management.


Des éditeurs pris en étau entre innovation et cannibalisation

Pour les éditeurs établis, la situation est délicate. Intégrer des modèles avancés d’IA est devenu indispensable pour rester crédible, mais cette intégration comporte un risque stratégique majeur : cannibaliser ses propres offres. Ajouter trop d’autonomie à l’IA, c’est parfois admettre que certaines fonctionnalités historiques n’ont plus lieu d’être.

Les grandes entreprises du secteur, comme Microsoft, Salesforce ou SAP, tentent de répondre par une stratégie d’encapsulation : l’IA est intégrée, mais reste encadrée par les produits existants. Le marché, lui, se demande combien de temps cette approche tiendra face à des acteurs nés directement dans l’ère des agents autonomes.

Une remise en cause du récit boursier du logiciel

Depuis plus d’une décennie, le logiciel est perçu comme un actif défensif : revenus récurrents, marges élevées, forte fidélisation client. L’épisode actuel fissure ce récit. Si l’IA réduit drastiquement les coûts de développement et d’exploitation de certaines fonctions, la barrière à l’entrée s’abaisse mécaniquement. De nouveaux concurrents peuvent émerger plus vite, avec des offres plus souples et moins chères.

Cette perspective explique la réaction brutale des marchés. Il ne s’agit pas d’un rejet de l’IA, bien au contraire. Les investisseurs cherchent désormais à...
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 05/02/2026 à 17:39
Maaaaaaaaaaaagnifique, l'IA est en train d'inventer un krach boursier de nouvelle génération "le krach à répétition":

Etape1: La bourse se casse la gueule parce que tout le monde croit que l'IA va remplacer l'activité de la totalité des entreprises cotées en bourse

Etape2: La bourse se casse à nouveau la gueule parce que tout le monde va se rendre compte que l'IA ne fait pas ce qu'elle a promis

Résultat: Un champ de ruines construit sur un champ de ruines

L'avenir va être radieux...
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