IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

« D'ici à 2031, la capacité de calcul IA ajoutée chaque année dans l'espace dépassera le total cumulé sur Terre », affirme Elon Musk,
Mais ce calendrier est jugé irréaliste et l'idée suscite le scepticisme

Le , par Mathis Lucas

154PARTAGES

6  0 
« D'ici à 2031, la capacité de calcul IA ajoutée chaque année dans l'espace dépassera le total cumulé sur Terre », affirme Elon Musk
mais ce calendrier est jugé irréaliste et l'idée suscite le scepticisme

Elon Musk veut mettre en orbite un million de satellites destinés à des centres de données. Il a déclaré que l'espace est la clé de voûte énergétique du progrès de l'IA : une source quasi illimitée et à bas coût pour soutenir sa croissance. Dans une sortie récente, Elon Musk a déclaré qu'au cours des 36 prochains mois, l'endroit le moins cher pour déployer l'IA sera l'espace. Il a prédit que d'ici à 2031, la capacité de calcul ajoutée chaque année dans l’espace dépassera le total cumulé sur Terre, bousculant ainsi le marché des centres de données terrestres, estimé à 1 000 milliards de dollars. Mais ce calendrier est considéré comme une prédiction audacieuse d'Elon Musk.

Auparavant, lorsque l'industrie parlait du goulot d'étranglement de la puissance de calcul, elle se concentrait sur la capacité de production des puces. Mais Elon Musk a souligné que ce qui limite réellement le développement à grande échelle de l'IA, ce ne sont pas les GPU, mais l'électricité. Pour lancer le cluster Colossus, il a dû construire une centrale électrique à travers plusieurs États et xAI a même envisagé de fabriquer lui-même les composants clés.

Le cluster Colossus 2 est équipé de 330 000 puces GB300. D'après Elon Musk, pour les faire fonctionner toutes, y compris les équipements réseau, les processeurs, le stockage, les systèmes de refroidissement et l'alimentation de secours, une capacité totale de production d'électricité de 1 gigawatt est nécessaire.

La capacité de production de puces s'améliore, mais l'approvisionnement en électricité stagne ou évolue très peu. Selon Elon Musk, « la solution ne se trouve pas sur Terre, mais dans l'espace ». Dans un épisode du podcast Cheeky Pint animé par Patrick Collison, cofondateur de Stripe, Elon Musk a exposé ses arguments en faveur de la migration de l'informatique vers l'espace. « Il est plus difficile de se développer au sol que dans l'espace, a-t-il déclaré.

Elon Musk a déclaré que l'énergie solaire spatiale présente deux avantages : « elle fonctionne à pleine puissance 24H/24, sans nuages ni atmosphère pour bloquer la lumière du soleil », ce qui augmente l'intensité lumineuse de 30 %. Et elle ne nécessite pas de batteries. « Un panneau solaire donné vous fournira environ cinq fois plus d'énergie dans l'espace qu'au sol, il est donc en réalité beaucoup moins coûteux de le faire dans l'espace », a-t-il ajouté.

Elon Musk veut plus de puissance de calcul en orbite que sur Terre

Elon Musk a poursuivi : « les panneaux solaires chinois coûtent déjà seulement 0,25 dollar par watt. Dans l'espace, le rendement énergétique est cinq fois supérieur à celui au sol, et le coût des batteries est réduit. Au total, le coût par kilowattheure est dix fois moins élevé qu'au sol ». Selon lui, il n'y a pas de cycles d'autorisation, de goulots d'étranglement au niveau des équipements, de défis en matière de coordination du réseau ou de refroidissement.


Quand cela pourra-t-il se réaliser ? Elon Musk a déclaré que d'ici à 36 mois, l'espace deviendra l'endroit le moins cher pour déployer l'IA. C'est la première étape. Dans cinq ans, la puissance de calcul d'IA placée en orbite chaque année dépassera le total cumulé de toute la puissance de calcul sur Terre. À partir de là, l'espace deviendra le principal champ de bataille pour la concurrence en matière de puissance de calcul pour cette technologie en plein essor.

SpaceX veut construire une constellation d'un million de satellites pour le calcul. Avec l'approbation probable de la FCC et un calendrier prévoyant une mise en service en 2028, la question n'est pas de savoir si Elon Musk est sérieux, mais ce pari est réaliste. Il prévoit que d'ici à cinq ans, l'augmentation annuelle de la puissance de calcul spatiale atteindra des centaines de gigawatts. Qu'est-ce que cela signifie ? Prenons l'exemple de 100 gigawatts.

  • cela nécessite 100 millions de puces (en supposant que chaque puce consomme 1 kilowatt) ;
  • cela nécessite des panneaux solaires et des radiateurs correspondants ;
  • cela nécessite 10 000 lancements de Starship (calculés sur la base d'une charge utile de 100 à 150 tonnes à chaque fois).


Pour illustrer : la consommation moyenne d'électricité aux États-Unis est de 500 gigawatts. Lancer 200 gigawatts dans l'espace par an équivaut à ajouter la consommation totale d'électricité des États-Unis tous les deux ans et demi. Elon Musk a déclaré que SpaceX se préparait à effectuer 10 000 à 30 000 lancements par an, et que cette capacité de transport pouvait prendre en charge une augmentation annuelle de plusieurs centaines de gigawatts.

Le raisonnement d'Elon Musk souffre en effet de plusieurs limites

L'affirmation d'Elon Musk concernant l'efficacité solaire est techniquement exacte : sans aucune interférence atmosphérique et avec une exposition au soleil 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, les panneaux solaires orbitaux génèrent effectivement beaucoup plus d'énergie. Mais Dwarkesh Patel, également invité sur le podcast, a contesté le raisonnement logique qui consiste à passer de « plus d'énergie par panneau » à « fonctionnement global moins coûteux ».

Le milliardaire a pris un grand raccourci qui laisser de côté de nombreux défis à relever. L'énergie n'est qu'un élément parmi d'autres dans l'économie des centres de données, et l'énergie solaire n'est qu'un moyen parmi d'autres de la produire. De plus, le coût du lancement du matériel en orbite, de son entretien dans l'environnement spatial hostile et du remplacement des composants défectueux pourrait réduire à néant les économies d'énergie réalisées.

Le problème de maintenance des composants électroniques, surtout des GPU, est particulièrement épineux. Lorsque les GPU tombent en panne pendant l'entraînement des modèles d'IA, ce qui arrive régulièrement dans les grands clusters de calcul, les centres de données au sol peuvent les remplacer en quelques heures. En orbite, la maintenance est fondamentalement différente, ce que le milliardaire n'a pas entièrement abordé dans son raisonnement.

Mais rien de tout cela n'a tempéré l'enthousiasme d'Elon Musk ni son calendrier. Il considère 2028 comme le point d'inflexion où les centres de données orbitaux deviendront économiquement supérieurs aux centres terrestres. « Vous pouvez me croire sur parole, dans 36 mois, mais probablement plutôt dans 30 mois, l'endroit le plus intéressant économiquement pour installer l'IA sera l'espace », a-t-il déclaré à Patrick Collison et Dwarkesh Patel.

Le défi de l'alimentation : pourquoi l'énergie solaire ne suffit pas

Un ancien scientifique de la NASA a déclaré que les centres de données dans l'espace sont « une idée absolument catastrophique qui n'a vraiment aucun sens ». Le spécialiste en électronique a expliqué que les centres de données spatiaux ne sont pas pratiques pour plusieurs raisons : une production d'électricité insuffisante, des problèmes complexes de régulation thermique, ainsi que les effets néfastes des rayonnements sur les composants électroniques.

Même si l’espace paraît offrir un avantage en énergie, ce n’est pas suffisant pour alimenter un centre de données gigantesque. Il a donné l’exemple des panneaux solaires de la Station spatiale internationale (ISS), qui - malgré une surface immense (environ 2 500 m²) - produisent un peu plus de 200 kW au maximum.

En prenant comme référence le NVIDIA H200, la consommation électrique par GPU est de l'ordre de 0,7 kW par puce. En pratique, en comptant les pertes, un GPU H200 pourrait consommer environ 1 kW. Le spécialiste en électronique spatiale affirme qu'avec ces chiffres, une installation de la taille de l’ISS pourrait alimenter à peu près 200 GPU H200, ce qui est dérisoire par rapport aux centres de données modernes (des dizaines de milliers de GPU).

Conclusion : « pour égaler la puissance de calcul d’un seul centre de données terrestre, il faudrait lancer des centaines voire des milliers de satellites de la taille de l’ISS, ce qui rend le projet irréaliste ». L'expert affirme également que les générateurs thermiques à radio-isotopes (RTG) ne seront pas d'une grande aide.

Le refroidissement dans le vide spatial : un cauchemar thermique

L'expert affirme que l'idée selon laquelle « il fait froid dans l’espace » est trompeuse. Dans le vide, il n’y a ni air ni convection. « Refroidir ne serait-ce qu'un seul GPU H200 serait un véritable cauchemar. Il est évident qu'un dissipateur thermique et un ventilateur ne suffiraient pas », affirme l'ancien ingénieur de la NASA. Dans ce cas, il estime que la chaleur devrait être transférée vers un panneau radiateur qui doit diffuser la chaleur dans l'espace.

Le système de contrôle thermique actif (ATCS) de l'ISS est un exemple de ce type de système de contrôle thermique. Il utilise un circuit de refroidissement à l'ammoniac et un grand système de panneaux radiateurs thermiques. Sa limite de dissipation est de 16 kW, soit environ 16 GPU H200, un peu plus que l'équivalent d'un quart d'un rack au sol. Le système de panneaux radiateurs thermiques mesure 13,6 m x 3,12 m, soit environ 42,5 mètres carrés.

Si nous prenons 200 kW comme référence et supposons que toute cette puissance sera fournie aux GPU, nous aurions besoin d'un système 12,5 fois plus grand, soit environ 531 mètres carrés, soit environ 2,6 fois la taille du panneau solaire correspondant. « Il s'agirait alors d'un satellite très grand, dépassant largement la superficie de l'ISS, le tout pour l'équivalent de trois racks de serveurs standard sur Terre », explique l'ancien spécialiste de NASA.

La radiation spatiale : un ennemi mortel pour les puces modernes

En supposant que les entreprises puissent à la fois alimenter et refroidir leurs appareils électroniques dans l'espace, elles sont confrontées à un autre problème : la tolérance aux rayonnements. Si vous vous trouvez en orbite terrestre basse (LEO), vous êtes à l'intérieur de la ceinture de radiation interne, où la dose de rayonnement est similaire à celle subie par les avions volant à haute altitude : supérieure à celle d'un avion de ligne, mais pas dramatique.

Plus loin, en orbite moyenne (MEO), où se trouvent les satellites GPS, ceux-ci ne sont pas protégés par les ceintures de Van Allen. En dehors des ceintures, vous êtes essentiellement dans l'espace lointain (les détails varient en fonction de votre proximité avec le Soleil, mais les principes sont similaires).

Les processeurs (GPU, TPU, etc.) actuels sont extrêmement sensibles aux radiations, qui provoquent des erreurs et d'importantes défaillances électroniques telles que des perturbations ponctuelles et des verrouillages, ce qui a un impact critique sur la fiabilité du matériel informatique standard des centres de données. D'après l'auteur, l'industrie technologique pourrait construire des puces durcies pour l’espace, mais cela l'exposerait à un autre problème.

Les composants électroniques existants qui résistent aux conditions spatiales sont optimisés pour une faible consommation d'énergie et une fiabilité extrême plutôt que pour leurs performances, ce qui contraste fortement avec les exigences de puissance élevée et de haute densité des calculs IA modernes.

Les défis liés à la communication avec les serveurs dans l'espace

La plupart des satellites communiquent avec le sol via des ondes radio. Il est difficile d’obtenir un débit fiable bien supérieur à environ 1 Gb/s. Il compare ce chiffre avec les communications internes d’un rack de serveurs sur Terre, où des interconnexions de 100 Gb/s sont considérées comme minimales. Sans une communication très haut débit, les centres de données déployés dans l'espace ne pourraient pas servir efficacement les usages modernes.

Même si on résout l’alimentation et le refroidissement, les défis liés à la liaison de données rendent le projet beaucoup moins viable. « Je suppose que c'est tout à fait possible si vous le souhaitez vraiment, mais je pense avoir démontré ci-dessus que cela serait tout d'abord extrêmement difficile à réaliser, disproportionnellement coûteux par rapport aux centres de données terrestres, et offrirait au mieux des performances médiocres », a souligné l'auteur.

L'IA dans l'espace : scepticisme sur le calendrier et la faisabilité

Elon Musk a annoncé le 2 février la fusion de deux de ses entreprises phares : la société de fusée SpaceX et la startup xAI. Cette prend tout son sens si l'on prévoit de lancer une infrastructure informatique en orbite. C'est le genre d'intégration verticale qui rendrait même Jeff Bezos jaloux. Elon Musk a déclaré que cette transaction accélèrera les plans de conquête spatiale de SpaceX et le déploiement de centres de données destinés à l'inférence de l'IA.

Mais une vision interplanétaire grandiose n'est pas la même chose qu'un plan d'affaires réaliste, surtout s'il doit être mis en œuvre dans les 36 mois. L'infrastructure n'est pas prête. Fusionner une entreprise d'IA et une entreprise de fusées ne permet pas d'accélérer la rotation de la Terre.

Même en supposant que tous les lancements de fusées de SpaceX battent des records et soient couronnés de succès, mettre de la masse en orbite reste encore très coûteux. Lancer dans l'espace l'équipement nécessaire à un centre de données complet, avec protection contre les radiations, gestion thermique, tolérance aux pannes et redondance, n'est pas quelque chose qui peut être fait à un coût abordable dans un délai aussi court.

Cela suppose aussi une maintenance et des mises à niveau nulles. Les centres terrestres remplacent les GPU défectueux comme de vieilles ampoules. Là-haut, votre seul espoir réside dans la maintenance robotisée ou des tonnes de redondance. Les coûts peuvent grimper de façon exponentielle.

La question des débris spatiaux se pose également. La mise en orbite basse de milliers de satellites informatiques pourrait provoquer une cascade de collisions. SpaceX domine déjà le trafic orbital. La mise en place d'un deuxième réseau orbital de clusters pour l'IA pourrait susciter une forte opposition environnementale, même sans danger constant de collision. De plus, la multiplication des mégaconstellation menace gravement l'astronomie.

Les centres de données spatiaux seront-ils un jour une réalité ?

Elon Musk s'attend à ce que les centres de données en orbite deviennent moins coûteux que les centres de données terrestres d'ici à 2028. Mais les sceptiques noteront que les prédictions d'Elon Musk ont donné des résultats mitigés. La conduite entièrement autonome est perpétuellement « pour l'année prochaine » depuis environ une décennie. Elon Musk et Tesla ont finalement redéfini la notion « conduite autonome », avec des ambitions plus modérées.

Selon certains critiques enthousiastes, à long terme, les centres de données spatiaux pourraient être une excellente option. Ils pourraient soulager la pression sur les réseaux électriques, éviter les conflits liés au zonage et se développer à l'échelle mondiale sans faire bouillir les sources d'eau locales.

La physique n'est pas impossible, mais les équations se traduisent par une ingénierie complexe, difficile et coûteuse. Trois ans pour mettre en place un centre de données fonctionnel en orbite, cela ne semble pas sérieux. La question devrait être posée aux vrais ingénieurs travaillant dans le domaine de la conception d'infrastructures spatiales. Mais admettre ses erreurs et renoncer à ses rêves grandioses ne sont pas des habitudes chez Elon Musk.

Conclusion

La construction de centre de données dans l'espace n'est pas juste une idée de science-fiction : de nombreuses entreprises clés (Google, Starcloud, SpaceX, etc.) étudient très sérieusement la possibilité de déployer des clusters de calcul dans l'espace afin d'exploiter efficacement l'énergie solaire et de réduire potentiellement les coûts liés aux centres de données. Cette approche leur permettrait également de contourner les réglementations sur Terre.

Mais pour l'instant, il est beaucoup plus coûteux d'installer un centre de données dans l'espace que, par exemple, dans la Data Center Valley en Virginie, où la demande en électricité pourrait doubler au cours de la prochaine décennie si elle n'est pas réglementée. Et tant que rester sur Terre restera moins coûteux, les entreprises motivées par le profit privilégieront l'expansion des centres de données terrestres, au risque d'épuiser les ressources naturelles.

Par ailleurs, de nombreux signaux d'alarme suscitent des craintes relatives à une bulle spéculative autour de l'IA. Perplexity et OpenAI sont en tête de liste des startups que les investisseurs vendraient à découvert pour profiter du krach de la bulle de l'IA. Nvidia entretient une économie circulaire dans le secteur de l'IA, où quelques entreprises financent mutuellement leur croissance. L'éclatement de la bulle pourrait avoir des conséquences désastreuses.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Les centres de données spatiaux sont-ils une idée réaliste ? Pourquoi ?
Que pensez-vous du calendrier d'Elon Musk sur le lancement des centres de données spatiaux ?
L'ancien ingénieur de NASA affirme que les centres de données spatiaux ne seront pas pratiques. Qu'en pensez-vous ?
Les défis soulignés par l'ancien ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA sont-ils surmontables par l'industrie ?

Voir aussi

« Les centres de données dans l'espace sont une idée catastrophique, horrible et mauvaise. Ils ne fonctionneront pas », affirme un ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA

SpaceX d'Elon Musk demande l'autorisation de la FCC pour mettre en orbite 1 million de satellites pour centres de données alimentés à l'énergie solaire, "moins coûteux et plus respectueux de l'environnement"

SpaceX acquiert la startup xAI, spécialisée dans l'IA, avant son éventuelle introduction en bourse. Elon Musk indique que l'acquisition ouvrira la voie au déploiement de centres de données en orbite
Vous avez lu gratuitement 506 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 09/02/2026 à 6:24
C'est simple, si on vous annonce un truc extraordinaire et que ce n'est pas encore commercialisé au moment même de l'annonce, c'est que c'est du vent.

Les projets viables n'ont aucun intérêt à dévoiler leurs ambitions aux concurrents avant de naître.
9  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/02/2026 à 9:04
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Des spécialistes disent que c'est impossible, des spécialistes disent que c'est peut-être possible, un gars d'Amazon Web Service (AWS) dit que ce ne serait pas rentable, parce que ça coute trop cher d'envoyer des satellites en orbite.
Il n'y a qu'a attendre 4 ans et on aura plus d'informations sur l'intérêt réel de l'idée.
Personne de sérieux ne dit que c'est impossible mais beaucoup doutent, selon moi à raison, que ça soit rentable comparé a un data-center sur terre.
Les fabricants de véhicules spatiaux et de lanceurs comme Elon Musk vont forcement être plus optimistes, vu qu’ils ont tout à gagner que des sociétés de l'informatique investissent là dedans. Que ca s’avère rentable à l’usage ou non, ça leur assure le carnet de commande au moins en attendant le verdict.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Peut-être que des progrès ont été fait au niveau des panneaux solaires utilisés en orbite.
Les panneaux solaires se sont en effet améliorées ces vingt dernières années (environ x2 au niveau du rendement) mais probablement pas assez pour changer significativement la donne au vu de l’énorme surcout qu’implique le spatial
7  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 08/02/2026 à 20:57
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Que pensez-vous du calendrier d'Elon Musk sur le lancement des centres de données spatiaux ?


Je continue?
8  1 
Avatar de Delias
Modérateur https://www.developpez.com
Le 06/02/2026 à 15:28
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Et elle ne nécessite pas de batteries.
Déjà là l'argument est perché.
A moins d'être parfaitement à la bonne orbite pour être stationnaire entre le soleil et la terre, il y a forcement un moment où un satellite passe dans l'ombre de la terre (et exceptionnellement celle de la lune).
Avoir tous les satellites dans cette petite zone va être un cauchemar. Plus toutes les autres raisons mentionnées.

Ils n'arrivent déjà pas à produire ce qui est prévu d'être installé sur terre, comment vont-ils produire encore plus pour aller dans l'espace

Faire le buzz, c'est sa seule façon de bosser, une fois de plus.
6  0 
Avatar de tatayo
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 10:39
Est-ce que c'est faisable ?
Tout à fait. On peut construire une "station" avec quelques tonnes de blindage, des panneaux solaires d'un hectare, des panneaux radiants de la taille de 2 terrains de football, une demi tonne de batterie, et les serveurs qui vont bien.
Il suffit de "quelques" lancements.
Mais à quel coût (financier autant que matériel) ? Surtout en comparaison avec un datacenter terrestre.

Bref comme souvent, Elon Musk affirme => bullshit.

Tatayo.
6  0 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 19/02/2026 à 18:21

Tout ce que j'ai dis c'est que si Jeff Bezos et Sundar Pichai (CEO de Google) y croient, ça veut dire que des ingénieurs ont fait les études nécessaires.
Ils sont bien conscient de la longue liste des défis techniques qui semblent insurmontables.

C'est impossible qu'ils se mettent à investir et communiquer sur un projet sans avoir réalisé des études au préalable, ou en sachant qu'il est irréalisable.


Pas forcément, il font juste ça pour appâter des pigeons à plumer.
C'est exactement ce que Musk avait fait avec Hyperloop. Polytechnique Lausanne avait financé une étude (bien avant sur un autre projet similaire) pour conclure que le projet ne tenait pas la route. Des anciens ingé du rail SNCF avaient détaillé en quoi c'était infaisable. L'académie des technologies idem et avait même conclu que pour eux, il s'agissait sans doute d'un distracteur technologique, dans le but d'attirer des fonds pour acquérir gratuitement des technologies servant à d'autres projets (ex spaceX). La suite leur a donné exactement raison.

Malgré tout ce beau panel d'experts, il s'est trouvé des pigeons à plumer : ex
"La région Nouvelle-Aquitaine, à travers le fonds européen Feder, vient d'accorder 2 millions d'euros "
" La première levée de fonds, datant de février 2015, s'élevait à 11,1 millions de dollars."
"SNCF a décidé d'investir dans Hyperloop Technologies: les chemins de fer français ont participé au deuxième tour de table de cette start-up californienne. Cette levée de fonds, d'un total de 80 millions de dollars," [c'est incroyable, ces débiles n'écoutent même pas leurs propres ingés :aie:]
"En janvier 2017, la Région Occitanie a décidé de s’associer au projet, et d’investir 1 million d’euros."
"Après la Haute-Vienne, le projet Hyperloop intéresse la région Auvergne-Rhône-Alpes"
...

Musk sait que le monde est plein d'idiots (quoique, entre l'idiotie et la corruption, on se demande quelle est leur meilleure excuse).
Entre les fonds et les régions qui ne sont même pas capables de lire les rapports publics payés par nos impôts...

6  0 
Avatar de Jon Shannow
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 09/02/2026 à 13:11
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Alors il y a beaucoup de gens pas sérieux du tout à la tête de Google, Amazon, Starcloud, etc.
Oh, ils sont très sérieux. Leur but n'est pas de faire ce qu'ils annoncent, mais de récupérer des milliards de la part des gogos investisseurs.
5  0 
Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 19/02/2026 à 9:18
Citation Envoyé par tontonCD Voir le message
Bon ce que j'en disais, c'est qu'il faut 3000$ environ par kg de matériel mis en orbite, pour un datacenter de la taille d'un entrepôt amazon ça risque de couter bien cher, et par ailleurs la consommation est celle d'une ville de 100000 habitants je crois (en croissance constante) je ne sais pas quelle surface de panneau solaires il faut pour ça...
Laisse le délirer, son dieu Elon Musk a parlé, et Sa parole est vérité (pour lui), donc il va nous bassiner avec des datacenter spatiaux pendant un moment...
5  0 
Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 19/02/2026 à 10:49
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Tout ce que j'ai dis c'est que si Jeff Bezos et Sundar Pichai (CEO de Google) y croient, ça veut dire que des ingénieurs ont fait les études nécessaires.
J'ai comme un doute, ça ressemble plus à de la com pour récupérer des investisseurs, convertir un board ou vendre un produit qu'autre chose

Ils sont bien conscient de la longue liste des défis techniques qui semblent insurmontables.
Le seul truc dont ils sont conscients c'est du cours de l'action de leur entreprise.

C'est impossible qu'ils se mettent à investir et communiquer sur un projet sans avoir réalisé des études au préalable, ou en sachant qu'il est irréalisable. Ça n'aurait que des conséquences négatives.
Le souci c'est que pour l'instant on n'a même pas de preuve d'études, juste des discours commerciaux.

Quant aux problèmes que pourrait avoir un datacenter en dehors de l'atmosphère terrestre, on en a déjà parlé, sur ce que ça va faire au matériel, ce que ça impliquerait pour sa "protection" et sa maintenance...

Mais bravo aux communicants des GAFAMs, on n'a pas encore reposé le pied sur la Lune qu'ils parlent d'y implanter des datacenter...
6  1 
Avatar de AndMax
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 09/02/2026 à 10:47
Quelle sera la durée de vie de ces satellites ? Il y a plusieurs limites à considérer:
- le carburant pour repositionner le satellite, soit pour le maintenir sur son orbite, soit pour éviter les collisions avec les autres qui sont de plus en plus nombreux
- l'obsolescence et la rentabilité de l'engin, les puces à bord ne pourront pas être remplacées par des modèles moins gourmands ou plus rapides dans 3 ou 4 ans
- le nombre de cycles d'écritures des espaces de stockage à bord. Les "SSD" ne pourront pas être remplacés comme au sol.
- les éruptions solaires intenses qui parfois mettent hors service un grand nombre de satellites

Et une fois 1 million satellites en place (si c'est faisable), il faut tout recommencer car les plus anciens commencent à retomber et se consumer dans l'atmosphère. Est-ce que dans les quelques années de "service" ils auront généré assez de revenus pour couvrir les coûts ? Personnellement je ne vais jamais investir dans SpaceX/xAI. Il y a probablement un marché de niche pour un petit nombre d'engins, et un usage bien différent de celui des datacenters au sol.

Soyons clairs, les ambitions de Elon Musk représentent une accélération de la destruction de nos conditions de vie. Chaque lancement de fusée Falcon 9 représente plus de 200 tonnes d'émissions de CO2. Alors calculez cela pour 10000 à 30000 lancements par an.
4  0