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« Je voudrais pousser ChatGPT du haut d'une falaise » : dans les amphis, des professeurs se battent pour sauver la pensée humaine tandis que d'autres trichent autant que les étudiants

Le , par Stéphane le calme

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Face à l'adoption massive de l'intelligence artificielle par leurs étudiants, des dizaines de professeurs décrivent une lutte qui dépasse la simple question de la triche académique. C'est l'existence même de l'université comme lieu de formation de l'intelligence humaine qui est en jeu.

Néanmoins, à l'Université de Staffordshire, des apprentis futurs ingénieurs en cybersécurité ont découvert que leurs cours étaient entièrement générés par intelligence artificielle, pendant que leur établissement menaçait de les exclure pour le même motif. Ce scandale emblématique révèle une fracture profonde au cœur de l'enseignement supérieur mondial : l'IA y est simultanément interdite aux étudiants, adoptée en catimini par les enseignants, et imposée par des administrations qui n'ont élaboré aucune politique cohérente.


Lea Pao enseigne la littérature à Stanford. Pour reconnecter ses étudiants à ce qu'elle appelle « l'expérience corporelle de l'apprentissage », elle leur fait mémoriser des poèmes, assister à des récitations, observer des œuvres dans de vrais musées. Un jour, elle demande à ses étudiants de passer dix minutes devant un tableau et d'en décrire l'expérience. L'exercice est volontairement personnel, intime et peut être difficilement délégué. Pourtant, l'un d'eux rend une copie techniquement sophistiquée mais creuse : « trop parfaite, sans rien dire », dira-t-elle. Il s'avère que le musée était fermé le lundi, l'étudiant s'était retourné vers l'IA.

« Il n'existe rien d'imperméable à l'IA », reconnaît Pao. « Plutôt que de jouer les gendarmes, j'espère que l'expérience globale de ce cours leur montrera qu'il existe une autre voie. » Ce témoignage, recueilli par The Guardian dans le cadre d'une vaste enquête auprès d'une douzaine de professeurs, illustre la situation dans laquelle se trouvent aujourd'hui les enseignants du supérieur : livrés à eux-mêmes, sans doctrine institutionnelle, pour faire face à une transformation qui s'est produite en quelques mois à peine.

« L'IA est le fléau de mon existence »

Les propos collectés par le Guardian sont d'une franchise inhabituelle dans le monde académique. « Ça nous rend fous », dit l'un. « L'IA générative est le fléau de mon existence », écrit un autre par email. Une troisième formule avec une brutalité imagée : « Je voudrais pousser ChatGPT, Claude, et Microsoft Copilot, du haut d'une falaise. »

Dora Zhang, professeure de littérature à Berkeley, a radicalement changé de cadre pour aborder le sujet en cours. « Je ne parle plus d'IA sous l'angle de la triche ou de l'intégrité académique. J'en parle en termes franchement existentiels. Qu'est-ce que ça nous fait, en tant qu'espèce ? » Ce glissement, du disciplinaire vers l'anthropologique, est révélateur. Pour ces professeurs, la vraie question n'est plus de savoir si leurs étudiants utilisent l'IA pour bâcler leurs devoirs. C'est de comprendre ce qu'il reste de l'acte d'apprendre quand une machine peut le simuler à la demande.

Staffordshire : le cours fantôme subventionné £27 000

James et Owen avaient tout misé sur cette reconversion. Inscrits dans un programme d'apprentissage financé par le gouvernement britannique (jusqu'à £27 000 de fonds publics par apprenant), ils espéraient décrocher une qualification en cybersécurité ou en génie logiciel. Ce qu'ils ont reçu à la place, c'est une succession de diapositives PowerPoint narrées par une voix synthétique, des explications génériques à la surface des sujets, des fichiers aux noms suspects et des alternances incongrues entre anglais américain et britannique dans les supports de cours. Dans une vidéo de formation en ligne, la voix artificielle bascule soudainement vers un accent espagnol pendant une trentaine de secondes avant de reprendre son intonation britannique initiale... comme si le masque tombait.

Les 41 étudiants du module de codage ont confronté leur chargé de cours, puis les responsables universitaires, à plusieurs reprises. La réponse de l'établissement ? Maintenir les contenus en l'état. Deux outils de détection de contenu généré par IA ont confirmé les soupçons des étudiants à l'examen des supports. James résume l'absurdité de la situation avec une formule qui a depuis circulé bien au-delà du campus : « Si nous rendions des travaux générés par l'IA, nous serions renvoyés de l'université. Mais c'est une IA qui nous enseigne. »

L'affaire, révélée par The Guardian, n'est pas un cas isolé anecdotique. Elle est symptomatique d'un double standard qui s'installe discrètement dans l'enseignement supérieur à mesure que les outils d'IA générative se banalisent.

61 % des enseignants utilisent l'IA et 95 % pensent qu'elle nuit aux étudiants

Les statistiques dressent un tableau paradoxal. Selon le Global AI Faculty Survey 2025 du Digital Education Council, 61 % des enseignants ont eu recours à l'IA dans leur pratique pédagogique, et 86 % anticipent de le faire à l'avenir. Dans le même temps, une enquête publiée en janvier 2026 par l'American Association of Colleges and Universities et l'Université d'Elon indique que 90 % des enseignants estiment que l'IA générative va diminuer les capacités de pensée critique des étudiants, et 95 % qu'elle va conduire à une dépendance croissante à ces outils.

Les professeurs sont donc, dans leur grande majorité, convaincus que l'IA est nuisible à l'apprentissage... tout en l'adoptant pour préparer leurs cours, noter les travaux, voire générer leurs supports pédagogiques. Des statistiques issues du secteur montrent que 81 % des enseignants qui utilisent l'IA déclarent qu'elle leur fait gagner du temps sur les tâches administratives, 80 % sur la préparation des cours, et 79 % sur la correction des copies.

La tentation est compréhensible dans un contexte de surcharge chronique. Mais la ligne entre l'assistance légitime et la délégation complète est franchie sans garde-fou. Un assistant d'enseignement a ainsi admis avoir soumis à ChatGPT une grille d'évaluation et un exemple de copie pour automatiser entièrement la notation. Un professeur de la Hult International Business School a confié que cette pratique se généralisait, produisant des commentaires identiques indépendamment de la qualité réelle des travaux rendus.

L'étudiant pris en étau : entre tricheur présumé et cobaye

Du côté des...
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Avatar de ninow
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 13/03/2026 à 10:01
Parce que c'est une question d'honnêteté envers les étudiants.
Pourquoi le professeur se permet il d'agir ainsi ? Ou est la morale ?
L'apprentissage se fait aussi par l'exemple. Il n'y a rien de pédagogique d'agir ainsi.
Encore une fois, ils n'ont pas les mêmes objectifs:
L'etudiant doit prouver qu'il a acquis une capacité: l'usage d'un LLM fait disparaitre l'interet même du devoir en question, il est normal que cet outil soit interdit dans ce cas là.
Le prof doit fournir un cours qu'il juge pertinent pour l'apprentissage des éléves: dans ce cas là le LLM n'est qu'un outil de plus à ça disposition, comme le sont depuis toujours les livres, manuels et articles existants. Ce n'est pas de la triche ou du plagiat et le but n'est pas que le prof montre qu'il a travaillé aussi dur que ces éléves pour faire son cours mais simplement que le taf soit fait.

Le seul point qui merite de jeter l'opprobre sur un prof s'aidant de l'IA pour générer son cours c'est si son travail n'est pas au niveau attendu: ça reste de sa responsabilité de s'en assurer. L'outil importe peu c'est la qualité du livrable qui est importante ici.
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Avatar de ninow
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 12/03/2026 à 9:35
Je ne comprends pas à quel moment on trouve normal de mettre sur un même pied une personne qui fait son travail (un prof) et un étudiant dont le but est d’apprendre des choses.

Le but des devoirs est que les étudiants impriment des choses dans leur tête ou bien de valider qu’ils ont compris. Forcément, on ne veut pas qu’ils utilisent un LLM, car cela n’aurait plus aucun sens… Le prof, lui, doit fournir des cours ; il peut se servir des outils à sa disposition. Ce n’est carrément pas le même use case et ce n’est pas "de la triche".
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 19/03/2026 à 10:40
Si je comprends bien, avec l'IA, nous n'avons plus besoin de réfléchir par nous même.
Bravo le progrès. Et après on s'étonne que le QI diminue dans le monde. Je me marre.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 20/03/2026 à 0:03
Citation Envoyé par Matthieu Vergne
Un amalgame trop souvent fait : utiliser l'IA ne veut pas dire déléguer.
Tu as tout à fait raison, mais il ne s'agit pas de cela. Il suffit de prendre l'exemple des calculatrices. Avant, pour faire des calculs, on apprenait par cœur les tables de multiplications. Maintenant, il suffit de tapoter sur sa calculatrice pour avoir le résultat attendu. Il n'est plus nécessaire d'apprendre quoi que ce soit et c'est ça le problème. On aura le même comportement avec l'IA, à savoir ne plus faire l'effort de quoi que ce soit car il suffit de demander à l'IA pour avoir la réponse. Et pourquoi remettre en cause la réponse puisqu'elle devrait, en principe, être fiable ? C'est inhérent au comportement humain d'agir ainsi. On ne demande pas d'analyser ou de comprendre, ce qui normalement est la bonne démarche. On peut même douter si l'on n'a pas compris, mais a-t-on encore le temps, aujourd'hui, de se poser ce genre de questions ? La réponse est NON !

Il ne faut pas chercher une excuse que ce soit aux professeurs ou aux élèves de chercher la solution de facilité. Pour un enseignement fiable, il faut tout bonnement interdire l'IA à l'école. Ne le fait-on pas déjà avec les calculatrices ?

Citation Envoyé par Ryu2000
Y en a qui se disent "pourquoi faire l'effort alors qu'un chatbot pourrait réaliser mon travail instantanément ?"
Solution de facilité, rien de plus à dire. Cela n'a pas que des conséquences à l'école, mais aussi dans la société. A quoi bon leur inculquer de bons comportements, plus personne ne voudra faire des efforts. Pourquoi ? L'IA est là pour subvenir à tous leurs besoins.

Ce n'est même plus une question de riche et de pauvre, mais bien une dégradation de la société toute entière.
Je reprends une maxime de Montesquieu qui illustre ma pensée : "Le mieux est le mortel ennemi du bien".

Citation Envoyé par Ryu2000
Tu peux creuser le sujet toi même, faire des recherches, acquérir des compétences et des connaissances, etc.
Il ne s'agit ni de toi ni de moi car nous sommes d'une autre génération. Le problème est pour ceux qui auront toujours connu l'IA.

Citation Envoyé par Ryu2000
Le QI n'est pas forcément lié à ça.
Ben si, car si tu ne fais pas travailler ton cerveau, tu ne peux pas avoir un bon QI.

Citation Envoyé par Gluups
Ne serait-ce que pour approfondir la réflexion avant d'investir 17 millions.
Qu'est-ce que tu veux approfondir ? Ta démarche est dans le rationnel alors que je te parle ici d'une solution de facilité. Qui va se dire que pour son bien, je vais réfléchir par moi-même, quitte à se tromper, plutôt que d'utiliser l'IA qui a réponse à tout ?

Es tu du genre à marcher pour le bien être de ton coeur, plutôt que de prendre les transports en commun ? C'est pareil, la solution de facilité, rien de plus.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 18:04
Salut à tous.

Citation Envoyé par Socrate
N'oublie jamais que tout est éphémère, alors tu ne seras jamais trop joyeux dans le bonheur, ni trop triste dans le chagrin.
Et c'est là que des professeurs d'université s'aperçoivent que leur rôle a change.
Rien n'est figé dans le marbre et il faut à tout instant se remettre en question.
Il semble à juste titre que les étudiants s'adaptent mieux à ces nouvelles technologies que certains professeurs.

Entre écrire à la plume d'oie, à la plume sergent major, au stylo bille et au stylo plume, il y a bien eu une évolution de l'écriture.
Je ne pense pas que ces même professeurs se sont focalisés sur la plume d'oie comme étant la bonne façon de faire.

De quoi est-il question ? Jadis, ne parlait on pas de plagia ?
Au lieu de recopier un extrait d'un livre, maintenant on s'adresse directement à l'IA pour le faire.
Le professeur a plus de difficulté de s'avoir si tricherie il y a.
Est-ce encore de la tricherie si le texte en question, rédigé par une IA, s'avère pertinente ?
D'accord, le but de la rédaction du texte est de démontrer que l'étudiant maitrise son sujet, pas l'IA.

Citation Envoyé par Michel de Montaigne
Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
Je crois que l'on n'est même plus dans cet aphorisme, mais plutôt une tête vide de tout savoir.
A quoi sert de réfléchir par soi-même quand tu peux poser la question et avoir automatiquement la réponse par l'IA ?

Citation Envoyé par Stéphane le calme
Mais c'est une IA qui nous enseigne.
On se demande à quoi peut encore servir un professeur si tout le travail est fait par une IA.

Citation Envoyé par Stéphane le calme
Les professeurs sont donc, dans leur grande majorité, convaincus que l'IA est nuisible à l'apprentissage...
Non, ce n'est pas nuisible, il faut juste savoir s'en servir, comme s'inspirer d'un texte sans faire du plagia.
Le but n'est pas de faire faire une rédaction par une IA mais d'apprendre ce que le professeur enseigne.
Il faudra bien que cet enseignement inculque quelque chose à l'étudiant, sinon c'est peine perdu.

Citation Envoyé par Stéphane le calme
... tout en l'adoptant pour préparer leurs cours, noter les travaux, voire générer leurs supports pédagogiques.
Si la qualité du cours est au rendez-vous, pourquoi pas, mais il semble que le professeur lui-même tombe dans le piège sans s'apercevoir du manque de pertinence du savoir qu'il va communiquer à ses élèves. Ben oui, si on trouve la même chose via l'internet ou par l'IA, à quoi sert cet enseignement ?

Je crains que la qualité de l'enseignement s'en ressente et que nous aurons de plus en plus un savoir divulgué par l'IA, formaté, sans avoir confirmation que ce savoir est vérité. La doxa (croyance admise collectivement sans examen critique), comme la croyance que le soleil tourne autour de la terre ou que la terre est plate, et je ne sais quoi d'autre. Dois je comprendre que dans l'avenir, nous aurons que des Doxa ? Seul la parole (divine) de l'IA faisant foi.

A cause de l'IA, nous allons vers une crise de l'enseignement et surtout une crise du savoir. Je fais bien la distinction entre le savoir qui se communique lors d'un enseignement et la connaissance qui est issue d'un apprentissage ou d'une expérience démontrant la vérité du travail que l'on effectue.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 12/03/2026 à 13:15
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Peut-on raisonnablement demander à des étudiants de ne pas utiliser l'IA quand leurs futurs employeurs les y encourageront dès le premier jour de travail ?
Hors des filières pro il n'y a pas forcément de lien entre les études et le boulot.
Ça marche pour ceux en alternance. Chez eux il y a clairement un lien entre les études et le travail.

Dans ma Licence et mon Master on est allé loin dans la sécurité (chiffrement), dans le réseau, dans la preuve (méthode B ?), dans les calculs parallèles (CUDA + OpenMP), la compilation, la logique (Prolog), etc. On a vu des trucs comme Scheme, XSLT.
Dans ma carrière je ne me suis pas servi de tout (et c'est tant mieux, parce que j'étais une quiche dans certains domaines ).

Avant de demander à l'IA il faut savoir le faire soi même. (le jour de l'examen il n'y aura pas d'IA)
Si tu ne fais rien sans l'IA, tu ne sers à rien. Tu n'es qu'une interface.

Que demandent les professeurs à l'IA ?
"Corrige mon texte" et "Reformule ce paragraphe" ?

=======
Pour un élève d'aujourd'hui il doit être difficile d'avoir l'éthique nécessaire pour se dire "je ne vais pas demander de l'aide à l'IA pour faire mes devoirs".
Il doit se dire "Je vais me faire chier pour avoir un résultat potentiellement faux, alors que les autres ont les bonnes réponses instantanément".

[BLAGUE]Il faut que les parents soient strict et imposent "L'ordinateur ce n'est que pour les jeux vidéo, je t'interdis de l'utiliser pour tes devoirs".[/BLAGUE]
La blague ne fonctionne pas car les jeunes ont des smartphones...

[BLAGUE]Ils ne jouent même pas, ils ne savent pas que c'est une souris, un clavier ou une manette.
Y'en a qui regardent des séries sur smartphone... Et c'est ça l'avenir ? Le monde est sacrément dans la merde... [/BLAGUE]
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 12/03/2026 à 20:01
Bon, jusque là, nous voilà sauvés.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Avant de demander à l'IA il faut savoir le faire soi même. (le jour de l'examen il n'y aura pas d'IA)
Si tu ne fais rien sans l'IA, tu ne sers à rien. Tu n'es qu'une interface.
Pour les examens on planche en salle avec recours seulement aux outils autorisés.

Il commence à se profiler qu'un à un moment on va être obligés de faire pareil pour le contrôle continu ?

Ça risque d'avoir un impact sur les coûts.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 13/03/2026 à 14:07
Citation Envoyé par Ninow
Le seul point qui mérite de jeter l'opprobre sur un prof s'aidant de l'IA pour générer son cours c'est si son travail n'est pas au niveau attendu: ça reste de sa responsabilité de s'en assurer. L'outil importe peu c'est la qualité du livrable qui est importante ici.
La qualité du cours dispensé par un professeur constitue le cœur même de l’enseignement. Lorsqu’un étudiant paie pour obtenir un diplôme, il s’attend légitimement à ce que ce diplôme ait une valeur réelle sur le marché du travail, lui permettant de trouver un emploi et de gagner sa vie.

Si, en réalité, le contenu de l’enseignement est insuffisant ou médiocre, le diplôme perd sa valeur aux yeux des employeurs. Dans ce cas, l’étudiant est victime d’une forme de tromperie : il a payé pour un service dont la qualité ne correspond pas aux attentes affichées.

L’utilisation d’outils comme l’IA pour générer le cours n’est pas intrinsèquement problématique, à condition que le résultat final respecte les standards de qualité. Cependant, si l’IA est employée de manière à produire un enseignement inadéquat, la responsabilité incombe au professeur et à l’institution, qui ont l’obligation de garantir que le diplôme délivré reflète réellement les compétences des étudiants.

En résumé, ce n’est pas l’usage de l’IA qui pose problème, mais le risque que cet usage entraîne une baisse de qualité du cours et une perte de valeur du diplôme pour l’étudiant.
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 18/03/2026 à 22:14
Question suivante : lorsque l'IA va être capable du crime parfait, jusqu'à quel point allons-nous la féliciter (et lui verser 17 millions de dollars sans demander l'avis des gens qui ont versé ces 17 millions), comme ça a été fait pour l'IA qui détruit l'enseignement ?

Autre question : quand est-ce qu'on parle du salaire de l'enseignante qui s'inquiète à juste titre ?
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 19/03/2026 à 3:37
Opinion hautement impopulaire : même avant l'avènement de l'IA, la qualité de certains diplômes du supérieur, délivrés par des institutions réputées de surcroît, était plus que questionable.

En France, il n'est pas rare que le programme du BUT soit plus approfondi qu'en école d'ingénieurs qui délivre pourtant un diplôme de second cycle et qui est supposé être une filière d'excellence alors que la première absolument pas.
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