OpenAI préconise la mise en place d'une taxe sur les robots et d'un fonds de richesse publique pour amortir les pertes d'emplois liées à l'IA. Le créateur de ChatGPT a publié un plan d'action qui propose également un projet pilote de semaine de travail de quatre jours, des mécanismes automatiques de protection sociale et un accès universel à l'IA. Ce document de 13 pages, intitulé « Politique industrielle pour l'ère de l'intelligence : des idées pour donner la priorité aux personnes », a été publié le 6 avril 2026. Il présente ces propositions comme un point de départ pour un débat public plutôt que comme une solution toute faite, a rapporté Axios, qui a publié une interview du PDG Sam Altman parallèlement à la publication du document.OpenAI est un organisme américain de recherche en intelligence artificielle (IA) composé à la fois d'une fondation à but non lucratif et d'une société d'intérêt public (PBC) à but lucratif. Son objectif est de développer une intelligence artificielle générale (AGI) « sûre et bénéfique », qu'il définit comme « des systèmes hautement autonomes surpassant les humains dans la plupart des tâches présentant la plus grande valeur économique ». Le lancement de ChatGPT par OpenAI en novembre 2022 est considéré comme ayant suscité un intérêt généralisé pour l'IA générative.
L’IA est une technologie qui suscite à la fois espoir et crainte. D’un côté, certains y voient des opportunités de développement économique et social, de l’autre, d'autres s'inquiètent pour les défis juridiques et sociétaux. Face à ces enjeux, des voix se sont élevées pour proposer de créer une taxe sur l’IA, afin de réguler son usage et de financer la transition vers une société plus humaine. Mais cette idée est-elle réaliste (dans quelles conditions) ou même souhaitable (pour qui) ?
Récemment, OpenAI a publié un plan d'action appelant à la mise en place d'une taxe sur les robots, d'un fonds de richesse publique et d'essais de semaine de travail de quatre jours, dans le cadre d'un vaste ensemble de propositions visant à amortir les perturbations économiques attendues liées à l'intelligence artificielle. Ce document de 13 pages, intitulé « Politique industrielle pour l'ère de l'intelligence : des idées pour donner la priorité aux personnes », a été publié le 6 avril 2026. Il présente ces propositions comme un point de départ pour un débat public plutôt que comme une solution toute faite, a rapporté Axios, qui a publié une interview du PDG Sam Altman parallèlement à la publication du document.
Chaque Américain recevrait une participation aux bénéfices générés par l’IA dans le cadre de l’une des propositions les plus ambitieuses du document : un fonds de richesse publique géré au niveau national qu’Axios a qualifié d’élément le plus ambitieux du projet. Les contributions des entreprises d’IA aideraient à capitaliser le fonds, qui est censé détenir des participations à la fois dans le secteur de l’IA et dans un éventail plus large d’industries adoptant cette technologie.
Les propositions de politique fiscale contenues dans le document comprennent des taxes liées à l'utilisation de travailleurs automatisés et une restructuration des sources de recettes publiques, en déplaçant l'accent mis sur les salaires vers les rendements des investissements et les bénéfices des entreprises. Ces propositions fiscales reposent sur la crainte que l'automatisation généralisée n'érode les flux de revenus liés à l'emploi qui financent la Sécurité sociale, Medicaid et le SNAP.
Selon une autre proposition, les travailleurs verraient les gains de productivité liés à l'IA se traduire par une réduction du temps de travail plutôt que par une augmentation de la production. Cette proposition préconise des expériences soutenues par le gouvernement avec des horaires de 32 heures tout en maintenant les niveaux de rémunération actuels. Chris Lehane, directeur des affaires internationales chez OpenAI, a déclaré que le débat politique autour de l'IA devait être « aussi transformateur » que la technologie elle-même.
Un projet pilote de 2023 sur une semaine de travail de quatre jours avait examiné comment les travailleurs se sont comportés sous le test pendant un an. Les employés qui ont participé aux essais ont rapporté une amélioration de leur santé physique et mentale, de leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et de...
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