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Plus les entreprises investissent dans l'IA, plus leurs employés y perdent du temps : les patrons voient la révolution, les salariés perdent 51 jours par an à corriger ses erreurs, selon une enquête

Le , par Stéphane le calme

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Plus les entreprises investissent dans l'IA, plus leurs employés y perdent du temps :
les patrons voient la révolution, les salariés perdent 51 jours par an à corriger ses erreurs, selon une enquête

Les enquêtes se multiplient et toutes racontent la même histoire : pendant que les cadres dirigeants célèbrent la révolution de productivité promise par l'intelligence artificielle, les employés, eux, passent leur journée à corriger ses erreurs. Un écart de perception béant qui met à nu les contradictions de l'adoption précipitée de l'IA dans les organisations.

Les chiffres de l'adoption sont là, indiscutables sur le papier. Pour la première fois dans les mesures de Gallup, la moitié des actifs américains déclarent utiliser l'IA dans leur travail au moins quelques fois par an, contre 46 % au trimestre précédent. L'usage quotidien progresse lui aussi, avec 13 % des salariés affirmant y recourir chaque jour. En parallèle, les investissements des entreprises s'envolent : selon Gartner, les dépenses mondiales en IA devraient atteindre 2 500 milliards de dollars en 2026.

Mais derrière ces statistiques flatteuses se cache une réalité bien plus contrastée. Le rapport annuel State of Digital Adoption de WalkMe, qui couvre 3 750 cadres dirigeants et employés dans 14 pays au sein de grandes entreprises de plus de 1 000 salariés, dresse un constat alarmant : plus de la moitié des employés (54 %) ont contourné les outils d'IA et effectué leurs tâches manuellement au cours du mois écoulé. Un tiers supplémentaire n'a tout simplement pas utilisé l'IA du tout. La recherche décrit non pas une friction passagère, mais un rejet structurel.

Le grand écart de perception

Ce qui frappe dans l'ensemble des enquêtes publiées ces dernières semaines, c'est moins la résistance des employés que l'ampleur du fossé cognitif entre les étages de la hiérarchie. Le gouffre se mesure en points de pourcentage qui donnent le vertige.

Seuls 9 % des employés font confiance à l'IA pour des décisions complexes et critiques pour l'activité, contre 61 % des cadres dirigeants, soit un écart de 52 points. Sur la question de l'adéquation des outils mis à disposition, 88 % des dirigeants estiment que leurs employés disposent de ressources suffisantes, mais seulement 21 % des salariés sont de cet avis, un fossé de 67 points.

Cette déconnexion n'est pas anodine. Elle révèle deux entreprises qui coexistent sous le même toit : l'une telle que la perçoivent les directions générales, transformée et optimisée par l'IA ; l'autre telle que la vivent les employés au quotidien, confrontés à des outils qui génèrent autant de problèmes qu'ils n'en résolvent.

L'enquête Gallup apporte une nuance supplémentaire : dans les organisations ayant déployé des outils d'IA, 67 % des dirigeants déclarent les utiliser quotidiennement ou plusieurs fois par semaine, contre 52 % des managers intermédiaires et seulement 46 % des contributeurs individuels. Autrement dit, ceux qui décident du déploiement sont aussi ceux qui utilisent le plus ces outils et ils projettent naturellement leur propre expérience sur l'ensemble de leurs équipes.


51 jours de travail perdus par an à corriger l'IA

Le chiffre le plus accablant de ce cycle d'enquêtes vient précisément de WalkMe. Les employés déclarent perdre 7,9 heures par semaine à cause des frictions numériques, soit l'équivalent de 51 jours ouvrés par an. Ce chiffre est en hausse de 42 % par rapport à 2025, alors même que les investissements numériques ont augmenté de 38 % sur la même période et que 40 % de ces dépenses sous-performent.

La trajectoire est particulièrement préoccupante. La situation s'améliorait les pertes étaient évaluées à 43 jours en 2024, puis à 36 jours en 2025. Le déploiement accéléré d'outils d'IA a inversé cette tendance et propulsé le temps gaspillé à un niveau record sur trois ans. Plus on investit, plus les employés souffrent : le paradoxe est posé.

L'économiste Steve Hanke, de l'université Johns Hopkins, ne mâche pas ses mots. Interrogé par Fortune sur ces résultats, il estime que l'IA n'a tout simplement pas tenu ses promesses : « Vous écoutez les gens de la Silicon Valley qui annoncent une croissance du PIB à 5 ou 6 %, une productivité qui s'envole. Ça ne se passe pas comme ça. » Un constat d'autant plus cinglant qu'il fait écho à une étude du MIT publiée l'an dernier, selon laquelle 95 % des déploiements d'IA en entreprise n'avaient pas atteint le retour sur investissement escompté.

L'IA fantôme : quand les employés contournent le système

Face aux outils officiels jugés inadaptés, une pratique se répand discrètement dans les entreprises : l'utilisation d'IA non autorisées, ce que les Anglo-Saxons appellent le shadow AI. Au moins 45 % des salariés ont utilisé des outils d'IA non approuvés par leur employeur au cours du dernier mois, et 36 % l'ont fait avec des données confidentielles. Une bombe à retardement pour la sécurité informatique et la conformité réglementaire, notamment au regard du RGPD en Europe.

La gouvernance est en retard sur les usages. Alors que 78 % des dirigeants déclarent vouloir sanctionner le recours aux outils d'IA non autorisés, seulement 21 % des employés ont jamais été alertés sur les politiques en vigueur, et 34 % ignorent quels outils sont officiellement approuvés. La contradiction va plus loin : une majorité de cadres dirigeants considèrent que le risque du shadow AI est exagéré au regard du risque opposé, celui de ne pas exploiter suffisamment l'IA.

Des gains réels, mais fragmentés

Il serait inexact de peindre le tableau entièrement en noir. Les gains existent, mais leur distribution est profondément inégale. Au sein des organisations ayant adopté l'IA, 65 % des employés estiment que la technologie a amélioré leur productivité et leur efficacité individuelle. Les avantages semblent toutefois concentrés au niveau des tâches individuelles plutôt qu'au niveau des systèmes organisationnels plus larges : à peine un employé sur dix dans ces organisations affirme avec conviction que l'IA a transformé la façon dont le travail s'effectue dans l'ensemble de l'entreprise.

Les bénéfices varient aussi fortement selon les métiers. Les travailleurs du secteur de la santé, les managers et les profils techniques sont ceux qui tirent le plus parti des outils d'IA, tandis que les employés des services et du support administratif sont les plus susceptibles de déclarer que l'IA a eu peu d'effet, voire un effet négatif, sur leur productivité.

Une enquête de la Réserve fédérale de New York, publiée le 14 avril dernier, pointe une autre fracture : les travailleurs sans diplôme universitaire, qui sont parmi ceux qui valorisent le plus la formation à l'IA, sont aussi ceux qui y ont le moins accès, à la fois en termes d'outils mis à disposition et de programmes de formation financés par l'employeur. Combler ce fossé pourrait s'avérer décisif pour que les gains de productivité promis se matérialisent enfin à l'échelle macroéconomique.

Le paradoxe du dirigeant : beaucoup de discours, peu de pratique

Il y a une ironie dans les données sur les PDG eux-mêmes. Bien que deux tiers des PDG interrogés déclarent utiliser personnellement l'IA, leur usage moyen ne dépasse pas 1,5 heure par semaine — moins de temps que la plupart des gens ne passent à faire défiler leur fil d'actualité en une seule journée. Des chiffres qui tranchent avec l'enthousiasme affiché publiquement et soulèvent des interrogations sur la sincérité de l'adhésion au sommet de la hiérarchie.

Plus de la moitié des quelque 4 500 PDG interrogés dans le cadre d'une autre enquête récente reconnaissent par ailleurs que leurs entreprises ne constatent pas de retour financier sur leurs investissements dans l'IA. Un aveu qui contraste avec la rhétorique dominante sur la transformation numérique inévitable.

La formation, maillon manquant de la chaîne

Au-delà des chiffres de rejet, une constante traverse toutes les études : le manque de formation est systématiquement cité comme le premier frein à une adoption réussie. Parmi les salariés qui valorisent la formation à l'IA, 68 % citent la simplification de leur travail quotidien comme bénéfice attendu, et 56,7 % l'amélioration de leur productivité. Pourtant, les employeurs tardent à agir.

Dan Adika, PDG et cofondateur de WalkMe, résume le problème avec clarté : le défi n'est pas technologique. « Le problème n'est pas la capacité de l'IA. La technologie continuera de s'améliorer. Ce qui ne s'améliorera pas seul, c'est le côté humain : le fossé de confiance, le fossé de gouvernance, la question de qui agit, quand, et avec quelles balises. »

Le paradoxe de productivité de l'IA ressemble en cela au paradoxe de Solow, ce constat formulé dans les années 1980 sur l'informatisation des entreprises : on voit les ordinateurs partout, sauf dans les statistiques de productivité. Trois décennies plus tard, les gains avaient fini par se matérialiser — mais après une profonde réorganisation des processus de travail. L'histoire bégaie peut-être.

Les PDG persistent dans l'IA malgré des retours décevants

Selon une enquête annuelle menée par le cabinet de conseil Teneo auprès de plus de 350 dirigeants d’entreprises cotées, 68 % des PDG prévoient d’augmenter encore leurs dépenses en intelligence artificielle en 2026. Ce chiffre, en apparence spectaculaire, masque pourtant une réalité plus contrastée : moins de la moitié des projets d’IA actuellement déployés génèrent des retours financiers supérieurs à leur coût. Autrement dit, l’enthousiasme pour l’IA progresse plus vite que sa rentabilité démontrée.

Cette tension entre promesse technologique et performance économique réelle est devenue l’un des paradoxes centraux de la stratégie numérique des grandes entreprises.

Pour une majorité de PDG interrogés, l’IA n’est plus une option mais un passage obligé. Le discours dominant au sein des conseils d’administration repose sur une conviction forte : ne pas investir massivement aujourd’hui exposerait l’entreprise à un déclassement stratégique demain. L’IA est perçue comme une technologie de rupture comparable à l’électrification ou à l’informatisation, avec un potentiel de transformation globale des chaînes de valeur.

Cette vision explique pourquoi les arbitrages budgétaires continuent de pencher en faveur de l’IA, même lorsque les indicateurs de retour sur investissement restent mitigés. Dans de nombreux groupes, l’IA est désormais intégrée aux plans stratégiques pluriannuels, au même titre que la cybersécurité ou la transition cloud.

Sources : Walkme Inc., Gallup

Et vous ?

Les entreprises déploient l'IA trop vite, sans adapter leurs processus ni former leurs équipes : est-ce un problème de gouvernance ou un problème culturel plus profond ?

La défiance des employés envers l'IA est-elle un signal d'alarme légitime sur la qualité réelle des outils, ou une résistance au changement classique qu'il faut accompagner ?

Le shadow AI (l'usage d'outils non autorisés avec des données sensibles) représente-t-il un risque de sécurité sous-estimé dans vos organisations ?

Les gains de productivité de l'IA profitent clairement davantage aux cadres qu'aux exécutants : cette asymétrie va-t-elle creuser les inégalités au sein des entreprises ?

Faut-il conditionner les investissements en IA à des plans de formation obligatoires, ou laisser les marchés et les entreprises trouver leur propre équilibre ?

Voir aussi :

IA en entreprise : des milliards investis, mais où sont passés les gains de productivité promis aux dirigeants ? Une enquête indique que la majorité des PDG déclarent ne pas en tirer de bénéfices financiers

J.P. Morgan dénonce les dépenses consacrées à l'IA : il faudra environ 650 milliards de dollars de revenus annuel pour obtenir un rendement de seulement 10 % sur le développement de l'IA
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:15
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si les chatbots IA vont récupérer des informations dans les forums, alors ça finira par poser problème, parce qu'il y a aura moins de messages dans les forums dans le futur.
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
11  1 
Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 14:51
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Je self-host sur un raspberry pi, je vais bossé en vélo élèctrique, j'ai mis des panneau solaire, je continue à chercher mes images au lieu de les générer, je rédige mes textes moi même, quite à ce qu'ils soient bourré de fautes, et je me sert du vaste truc spongieux que j'ai entre mes 2 oreils et qui fait à peu près la même chose qu'un datacenter de 20GW mais en consommant l'energie d'une tartine de nutela.

D'ailleur j'ai la dalle maintenant
9  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:32
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
Sans compter que sur un forum, si tu fournis une réponse qui n'est pas bonne (problèmes de performances, problèmes de sécurité, problèmes de maintenabilité, etc), tu auras d'autres personnes pour te le dire.
Ce n'est pas le cas avec un chatbot: c'est à toi de savoir que la solution est mauvaise...
8  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 17:21
à toutes et tous,

Etant de la génération qui a connu les débuts de la révolution informatique, je vois également un // avec la révolution IA.

Le soucis du pourquoi l'informatique n'a pas tenu les immenses attentent qu'on en attendait, c'est étrangement, me semble-t-il parce qu'on l'a trop souvent utilisée, que l'on a ajouté des couches informatiques sur d'autres couches informatique, au lieu d'utiliser cette dernière comme un outil de simplification. Au lieu de "remanier" des procédures (à tout niveau), inutilement "complexes", on a utilisé l'informatique pour ne pas "toucher" à ces "procédures".

Et comme il est "facile" de "générer" du papier ou des "documents" via l'informatique, on se retrouve avec 24 pages A4 pour expliquer ci "une facturation", ci "une inscription", etc alors qu'une fiche en carton et et un crayon est juste ce dont on aurait besoin si la "procédure" avait été analysée et "modifiée". Avant d'informatiser, il aurait fallu mieux définir et simplifier nombre de ces "procédures" AVANT d'éventuellement les "informatiser". L'informatique a été mal utilisée bien souvent pour ne rien remettre en cause dans tout un fatras de domaines.

Un exemple. Pourquoi "informatiser" une petite bibliothèque d'un "petit village" ? Au lieu d'un bon bibliothécaire, on se retrouve face à une "personne" qui est "derrière" son écran, et la fiche "papier" de mon "enfance" est maintenant un réseaux d'ordinateurs qu'il faut acheter, installer, maintenir, etc... Il n'y a là aucune simplification, mais bien une complexification inutile.

Alors, entre ce qui a été complexifié et ce qui n'a pas été simplifié, il n'est pas étonnant que le ressenti d'une "amélioration" quelconque, à quel niveau que ce soit.

Et il me semble que c'est un peu pareil avec l'IA. On l'utilise pour faire ce qu'on faisant avant "autrement", mais sans remettre en cause le "pourquoi" ces choses étaient faites ainsi. On a jamais utilisé autant de "papier" que depuis les débuts de l'informatiques, ni autant d'électricité que depuis les débuts de l'IA...

BàV et Peace & Love.
9  1 
Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 11:12
Ensuite pour le code, on fait du TDD, je lui donne une série de tests et la nuit elle doit réaliser la tache avec comme but d'avoir tous les tests aux vert et toute la ci/cd au vert aussi.
Une fois que c'est fait, elle génère une merge request et je la revoit le matin.
Il y a 15 ans, on faisait pareil avec des Indiens. On écrivait les tests d'acceptance, on envoyait tout ça en Inde et ils nous renvoyait le code avec tous les tests vert. Ceux qui ont connu cette époque savent très bien comment ça s'est fini...
9  1 
Avatar de xmornard
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 12:33
Comme l'avait fait remarqué un auteur apocryphe du 19ème siècle, « Pendant la ruée vers l’or, ce n’est pas les chercheurs d’or qui se sont le plus enrichis, mais les vendeurs de pelles et de pioches…. »
8  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 16:16
re calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
1) je ne sais pas ce que promettent les acteurs ia, je m'en moque. L'important c'est que leurs outils m'apporte une valeur ajouté, c'est le cas. J'ai connu un grand boom technologique en fin d'année avec les nouveaux modelé (opus 4.6, gemini 4 pro...), il est très probable que ces modèles continue de s'améliorer et augmente la productivité.
Il y'a les ia orienté cybersécurité qui arrivent qui vont pouvoir je l’espère d'ici cette année compléter notre ci/cd sécurité (sonarqube, CheckMarx, DEFECTDOJO) et nous remonter plus de bug/problème de sécurité.
Mais tu as bien raison de t'en moquer, cette remarque était "juste" pour enfin entendre que l'IA n'apporte pas les promesses données. Et que tout calcul de productivité (faut-il, faut-il pas utiliser l'IA), doit tenir compte de la réalité. Si on investi et que l'on espère 120% de ROI, ça change la donne si ce ROI est de 30%. Je suppose que tu es d'accord avec ça ?

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
2) la productivité est mesuré par rapport aux taches jira et bugs remonté. L'ia nous a permis de faire plus de taches, plus vite et de réduire les bugs.
Ok, mais cette productivité accrue de 30% dans ton cas, elle a aussi un coût pour l'entreprise. L'IA n'est pas gratuite, et les coûts ne vont faire que de monter, car pour le moment, les boîtes derrière l'IA, elle perdent 3$ pour 1$ de rentrée, ça ne peut pas tenir sur le long terme. As-tu conscience de cela ? Tu vas me dire que tu as pû virer des membres, mais cela compense-t-il le coût de l'IA ?

Je ne parle pas de la grosse majorités des autres cas où le déploiement de l'IA où le ROI est quasi nul, si pas une perte.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
3) je sais pas, ma boite m'a augmenté cette année et ca compense largement l'inflation... qui est resté assez faible à Singapour en plus. Le prix de l'eau, de l’électricité et mes billets d'avions restent très abordable. J'aimerais bien aller skier a Aspen en fin d'année, regardant les prix des billets sur un long courrier je suis passé de 700€ le billet d'avion à 740 pour se trajet...c'est rien du tous. Pour l'eau ou l’électricité on manque de rien, malgré la forte industrie lourde qu'a Singapour dans les semi conducteur par exemple. Le gouvernement à su construire les infrastructures nécessaire du monde moderne et pas rester dans la misère.
Que l'Europe est mal dirigée, c'est une certitude. Tu ne ressens pas l'inflation, tant mieux pour toi. On verra dans qlq temps comment cette histoire va finir.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
4) je ne sais pas de quoi tu parles, j'utilise l'ia car elle m'apporte de la valeur ajouté, je paye une entreprise qui crée et déploie son modèle. C'est un service que ma boite paye car on est tous satisfait de ce service. Tous le monde est content dans l'histoire. C'est comme payer des licences Windows, office, ou une base de donné managé comme mongo atlas.
Je suis étonné que tu ignore cela. Un exemple, lors de la crise de 2008, c'est l'état qui a "trinqué" pour "sauver" des banques. Et l'Etat, c'est "nous". Donc qd elles gagnent du pognon, on en voit pas la couleur, mais lorsqu'elles en perdent, c'est à "nous" de les "sauver".

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
5) la dette technique est bien surveillé de notre coté, l'ia ne l'a pas fait augmenté (ni réduire)
Je te crois sur parole. L'avenir, personne ne sais le deviner. Mais si la boîte dont tu utilise les outils disparaît, là il y aura certainement une dette technique invisible actuellement.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Nous, on ne sais rien y faire, tout comme toi. Cela relève de la politique, donc du court terme. Il faut bien promettre la lune pour avoir des électeurs.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Le monde change. Certaines industries disparaissent, d’autres émergent. Des régions se développent, d’autres déclinent. Ça s’appelle l’évolution économique et technologique. Ils vont devoir s’adapter, comme tout le monde : changer de région, de métier, se former, évoluer… ou rester sur le quai pendant que le train avance.
Oui, le monde change et a toujours changé. Là n'est pas la question. La question c'est "est-ce que l'IA est pèrenne" ? P'têt bien qu'oui, p'têt bien qu'non...

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et puis votre vision romantique des “pauvres victimes sacrifiées à l’IA” est un peu ridicule. Le numérique, l’industrie, l’énergie, les infrastructures : tout consomme des ressources. Votre confort quotidien aussi. Mais bizarrement, là, ça ne semble pas vous empêcher de dormir. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Et le progrès n’a jamais demandé la permission aux nostalgiques.
On est au courant, on fait avec, on ne l'a pas voulu.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je sais très bien que mon smartphone existe en partie grâce à des gamins qui crèvent dans des mines au Congo pour extraire le cobalt de la batterie, que mes fringues sont fabriquées dans des ateliers sordides au Bangladesh, que mes colis “livrés en 24h” reposent sur des types sous-payés qui se flinguent la santé dans des entrepôts, et que même les énergies “vertes” nécessitent des métaux rares extraits dans des conditions souvent dégueulasses.
Tu vois "eux" n'ont pas la "possibilité" de déménager, de "changer" de métier. Tout le monde ne part pas avec les même "chances" dans la vie. Tu as "TOI" eu cette possibilité, tu en a profiter pour toi et ta famille, tu as raison, mais moins de mépris pour ceux qui n'ont pas eu cette chance, ça tu peux le faire, non ? "TES" solutions yaka/foucon sont inadaptées au 90% pour lesquelles tu affiche un méprit qui n'est peut-être pas nécessaire, ne trouve-tu pas ?

Si on épuise les méteaux rares, on sera dans la m.... lorsqu'on en aura besoin pour des choses plus importante que de changer de smartphone tout les 2 ans. PS: je n'ai pas de smartphone, et ne suis sur aucun "réseau sociaux", non pas pour "sauver la planète", mais parce que se sont des "outils" qui font des ravages également. A cause d'eux, l'instantané est devenu la règle, et il faut du recul pour prendre de bonnes décisions. Mais ce n'est que mon avis.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
J'ai appris à n'en avoir plus rien a foutre car le systeme économique mondial fonctionne ainsi, je ne pourrais pas changer le systeme, je peux juste me débrouiller pour l'exploiter, en profiter moi et en faire profiter ma femme et mes enfants. Il y'a même des camps de pauvres à Singapour parqué comme des animaux et ne devant pas côtoyer les gens comme moi, je m'en fou, je vais pas les aider, je ne suis pas Jésus à tendre l'autre joue et contrairement à lui je ne vais pas ressusciter si l'état ou je suis me condamne à mort.
Oui, la "mondialisation" est un carnage pour beaucoup, une chance pour certains (peu), et ni toi ni moi ne pouvons rien y faire. Tout le monde fait passer sa famille en premier, tu as bien raison, mais au lieu de dire que "tu t'en fout", tu pourrait dire "c'est triste pour eux, mais je ne peut rien y faire". Si tu réussi si bien, les aider c'est pas donner ta maison, mais faire un peu de philanthropie. Y'a pas que le fric dans la vie.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
La grande force du monde moderne c'est qu'il est très facile d’être dans sa propre bulle et de ne pas voir d’autres perspectives dans nos interactions quotidiennes. Ca évite de voir toutes ces choses malheureuse et de vivre en les ignorant et en profitant de notre belle vie. Je vais vous choquer mais de la même manière que beaucoup d'habitants des villes ne savent même pas que les étoiles existent, beaucoup ne réalisent même pas que les sans-abri existent
Si, la majorité sait cela (mais ne peut rien y faire), certains compatissent, d'autres "chient" sur eux (inutilement, sauf a se réjouir du malheur des autres, mais ce n'est pas ton cas je suppose), mais la minorité qui se partage le gros du gâteau (qui eux pourraient changer ce "système") fait semblant de ne pas le voir, ou plutôt ferment les yeux, touche leur pot de vin, leur famille d'abord...

Bref, je pense que tu es assez malin pour te rendre compte que tes propos sont parfois "déplacé" et que rien que les modérer un peu rendrait les discussions plus constructives, en s'attaquant plus au fond qu'à la forme. Si, si, tu le sais ;-)

BàT, à ta famille, à ton avenir. Et Peace & Love.
7  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 11:07
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Dans toute les boites que j'ai faite (grosse structure) et administration publique, et ça depuis mon 1er job, j'ai toujours vu 30-40% des salariés servait à pas grand chose.
Donc 30-40% de salariés qui ne servaient à rien bien avant que l'IA fasse son apparition!!!

Donc votre argument, "avec l'introduction de l'IA, des sociétés ont licencié 30-40% des salariés sans que l'on constate une différence" ne tient tout simplement pas la route: Ce n'est pas l'IA qui fait le job de ces 30-40% de salariés, c'est tout simplement que ces 30-40% ne produisaient rien... pas plus avant l'IA que après l'IA

Et donc, dans vos exemples et comme l'indique la plupart des études, l'IA n'améliore pas la productivité de l'entreprise
7  1 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 10:54
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Pour moi les promesses sont concrète et chaque jours, pas dans ces proportions, mais je dirais que l'ia nous fait gagner 30% de productivité en plus.
  • C'est tout de même 4x moins qu'annoncé par les acteurs de l'IA.
  • Comment est calculée ce gain de productivité de 30% ?
  • Ces gains sont-ils en rapport avec le désastre (utilisation d'eau, d'électricité) causé par cette utilisation, désastre qui sera évidemment comme toujours supporté par "les autres", c'est à dire Monsieur et madame "Tout Le Monde", via des hausses de prix, voir des pénurie d'eau.
  • Cela a toujours été ainsi : privatisation des bénéfices, mutualisation des pertes.
  • La "Dette Technique" est un "coût" cacher qui explosera un jour, est-il présent dans le tableau excell ?


La seule chose de bien avec l'IA, c'est qu'elle démontre que l'on paye grassement des PDG qui ne méritent pas le 100ième de leur salaire et parachute doré.

Tu es peut-être un des rares qui tirent profit de l'IA. Mais l'article démontre bien qu'en l'état, l'IA est un puit sans fond. Quand aux 'promesses' de l'IA, c'est comme les voitures autonomes qui tournent en rond... et elle n'engage que ceux qui y croient.

Lors d'un précédent message, tu n'a répondu qu'a 1/5 des questions, pourquoi ? La réponse à ces questions tu ne les avais pas, étaient-elles peut-être négatives dans ton récit de l'IA Joyeuse, ou n'avais-tu simplement pas envie de perdre ton temps pour répondre au béotien que je suis ?

Mais tant mieux si tout va bien pour toi, vraiment, je ne souhaite du mal à personne,
mais les autres (dont tu ne semble pas te soucier) vont mal ou vont avoir très mal.

Plus dure sera la chute. Tu es peut-être assis sur une bombe te donnant 30% de gain de productivité sans vouloir le voire. je ne sais pas, je ne te le souhaite pas.

BàT et Peace & Love.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 12:05
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Ensuite c'est que tu es toujours pas à jours dans l'ia, aujourd'hui les sites web et apps se font référencer dans les outils ia et adapte leurs contenus pour l'ia !
1. Le référencement d'un site web par l'IA ne sert strictement à rien à l'entreprise propriétaire du site. Pourquoi? L'IA de Google puise une info sur un site web sans demander l'autorisation à ses auteurs; Info qui peut ne pas avoir la moindre importance ou relation avec les activités ou les produits que la société cherche à commercialiser via son site web

2. Google a juste "l'élégance" de mentionner le site où elle a volé l'information (on parle bien d'un vol de données puisque que copié et utilisé commercialement sans autorisation). La mention en question sert simplement de para-tonnerre à Google en cas de plainte en justice pour permettre l'argument "on ne peut pas nous accuser d'avoir volé les données, on mentionne les auteurs"

3. En réalité, cette mention de l'origine de l'info n'apporte pas le moindre visiteur sur le site web à l'origine de l'info pour la bonne et simple raison que le 99,99% de ceux qui ont fait une recherche Google se limitent à la réponse de l'IA... Moi, le premier!!!!
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