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Zig interdit les contributions de code généré par l'IA, car elles sont « systématiquement de mauvaise qualité »,
Le projet affirme qu'il veut préserver le temps précieux des réviseurs humains

Le , par Mathis Lucas

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Le président de la fondation Zig a instauré une interdiction stricte concernant l'usage de l'IA pour les contributions au code source du langage. Andrew Kelley qualifie ces soumissions automatisées de déchets numériques dépourvus de valeur, car elles surchargent inutilement les réviseurs humains déjà très sollicités. Contrairement aux Big Tech, ce projet open source privilégie le mentorat et le développement des compétences personnelles plutôt que la productivité pure. Cette politique radicale vise à protéger la qualité logicielle tout en évitant le temps perdu à corriger des erreurs générées par des machines. Zig n'est pas le premier à emprunter ce chemin.

Zig est un langage de programmation système conçu pour apporter des améliorations polyvalentes au langage de programmation C. Il s'agit d'un logiciel libre et open source, publié sous licence MIT. Les différences avec le langage C concernent le flux de contrôle, les appels de fonction, l'importation de bibliothèques, la déclaration de variables et la prise en charge de l'Unicode. De plus, le langage Zig n'utilise ni macros ni instructions de préprocesseur.

Parmi les fonctionnalités empruntées aux langages modernes, on trouve l'ajout de types de données de programmation générique à la compilation, et un petit ensemble de nouvelles directives de compilation permettant d'accéder aux informations sur ces types à l'aide de la réflexion.

Perte de temps critique pour les mainteneurs très sollicités

Zig est géré par une association à but non lucratif de type 501(c)(3) et un réseau de contributeurs. Tout développeur peut soumettre du code à son référentiel, à condition de respecter un code de conduite. Zig vient d'ajouter une nouvelle règle interdisant la soumission de code généré par l'IA. La politique prévient : aucun contenu généré par une IA, aucune paraphrase issue d'une IA, aucun élément édité, issu d'une réflexion ou débogué par une IA.


Andrew Kelley, le président de la fondation Zig, justifie cette décision en qualifiant les contributions faites par l'IA de déchets systématiques n'ayant aucune valeur. Selon lui, ces soumissions ont en réalité une valeur négative, car elles gaspillent le temps de la petite équipe chargée d'examiner le code. Le processus de révision constitue le principal goulot d'étranglement du projet, l'équipe étant déjà débordée par le nombre élevé de requêtes en attente.

Ces ajouts générés par l'IA ralentissent considérablement le groupe et proviennent généralement de contributeurs de passage qui ne s'investiront pas durablement dans le projet. « Les gens nous envoient des contributions qui n'ont absolument aucune valeur. Elles ont même une valeur négative, car elles font perdre du temps à l'équipe en révision », a déclaré Andrew Kelley dans un récent épisode du podcast de la société de logiciels JetBrains.

Au moment de l'enregistrement, Andrew Kelley a indiqué que Zig comptait 200 pulls requests en attente. « Nous avons fait perdre du temps à tout le monde », a-t-il déclaré. Bien que Zig soit relativement modeste comme langage de programmation, son impact a été considérable. Ce langage a notamment servi à créer Bun, qui a ensuite été racheté par Anthropic. L'interdiction de l'IA a par la suite provoqué de vives tensions entre Bun et Zig.

Priorité à l'apprentissage plutôt qu'à la productivité intense

Le code généré par l'IA fait fureur dans la Silicon Valley, porté par des outils comme Claude Code d'Anthropic ou Codex d'OpenAI. Certain l'utilisent pour éditer leur code, d'autres pour le rédiger entièrement. Les Big Tech se sont fixé des objectifs ambitieux quant à la part de code produite par l'IA. Mais contrairement aux géants de la tech qui cherchent à maximiser leur efficacité grâce à l'IA, la mission fondamentale de Zig repose sur le mentorat.

Zig n'a pas pour mission d'atteindre une efficacité maximale. « Nous essayons tous de nous améliorer en programmation. Les personnes qui envoient des pulls requests générées par l'IA ne contribuent pas à cet objectif », a déclaré le président Andrew Kelley. Ces développeurs IA sont des « contributeurs occasionnels », c'est-à-dire ceux qui peuvent soumettre une ou deux demandes de fusion, mais qui ne rejoindront jamais l'équipe principale.

Bref, l'IA est banni. Andrew Kelley a expliqué que s'il avait déclaré que seules les pulls requests de « bonne qualité » générées par l'IA seraient acceptées, les réviseurs auraient dû les évaluer une par une. « Si je dis qu'aucune ne sera acceptée, alors c'est une politique très facile à appliquer », a-t-il déclaré.

Plusieurs projets ont interdit les rapports générés par l'IA

L'adoption des outils d'IA par les plateformes telles que HackerOne pose un problème majeur à la communauté des logiciels libres : la multiplication de rapports de vulnérabilités générés par des outils d'IA, souvent erronés ou trompeurs, qui submergent les mainteneurs. Les fabricants de modèles d'IA s'attendent à ce que l'IA aide les développeurs à détecter les bogues beaucoup plus rapidement afin de jouir de plus de temps pour innover.

Mais il s'avère que ces rapports sont en majorité le résultat des hallucinations de l'IA, et donc inutiles. Seth Larson, développeur de sécurité en résidence à la Python Software Foundation, a soulevé la question dans un billet de blogue en décembre 2024. Il a exhorté les personnes qui signalent des bogues à ne pas utiliser de systèmes d'IA pour la chasse aux bogues. Selon lui, les systèmes d'IA actuels ne sont pas fiables dans ce contexte.

« J'ai remarqué une augmentation des rapports de sécurité de qualité extrêmement médiocre, spammés et hallucinés par les LLM dans les projets open source. À première vue, ces rapports de bogue semblent potentiellement légitimes et nécessitent donc du temps pour être réfutés », écrivait-il, rappelant les résultats similaires obtenus par le projet cURL en janvier 2024. Début 2025, c'est le créateur du projet cURL qui a exprimé son ras-le-bol.

Dans certains cas, les auteurs des signalements erronés sont des personnes novices qui testent des IA sur du code. Ou pire, elles utilisent les rapports générés par l'IA pour tenter d'obtenir des récompenses financières via des programmes de primes aux bogues sans fournir de véritables contributions.

Par exemple, quatre rapports de vulnérabilité malavisés ont été publiés par une personne apparemment à la recherche d'une réputation ou d'une prime de détection de bogues. « L'une des façons de s'en rendre compte, c'est que le rapport est toujours très agréable. Formulé de manière agréable, en anglais parfait, poli, avec de jolis points... un humain ordinaire ne le ferait jamais de cette manière dans son premier rapport », a déclaré Daniel Stenberg.

Vouch : un système de gestion de la confiance communautaire

Ces dernières années, le nombre de personnes utilisant les outils d'IA pour générer du code au lieu de l'écrire eux-mêmes a augmenté. Cependant, une grande partie du code généré par l'IA est de mauvaise qualité. En conséquence, le coût croissant de l'élimination du code de mauvaise qualité généré par l'IA est devenu un problème épineux pour les projets open source disposant déjà de peu de ressources et reposant sur la coopération communautaire.

Pour remédier à ce problème, le développeur de logiciels Mitchell Hashimoto a lancé un système appelé « Vouch » qui élimine les personnes soumettant du code de mauvaise qualité et maintient la qualité des projets open source. Il se dit lasser de jouer au chat et à la souris avec les rapports de mauvaise qualité.

Vouch introduit un modèle de confiance explicite. Un contributeur ne peut soumettre une pull request que s’il a été préalablement approuvé par un contributeur déjà reconnu comme fiable. « La légitimité n’est plus implicite, mais formalisée, ce qui inverse la logique par défaut de l’ouverture totale ». Vouch repose sur des actions GitHub. Une action vérifie automatiquement si l’auteur d’une pull request figure dans la liste des contributeurs approuvés.

D’autres actions GitHub permettent d’ajouter ou de retirer des contributeurs, en s’appuyant sur des décisions humaines documentées dans le dépôt. Les informations de confiance sont stockées dans un fichier texte unique, versionné avec le projet. Ce choix favorise la transparence, l’auditabilité et l’automatisation.

Vouch permet de réutiliser ces listes entre projets, ouvrant la voie à des réseaux de confiance partagés entre dépôts ayant des exigences similaires. La mise en œuvre est générique et peut être utilisée par n'importe quel projet sur n'importe quelle forge de code, mais le développeur fournit une intégration GitHub prête à l'emploi via les actions GitHub et l'interface CLI. Le projet Vouch vise à faire face à l'afflux de pulls requests de mauvaise qualité.

Source : Andrew Kelley, président de la fondation Zig

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de l'interdiction de l'IA par le projet open source Zig ?

Voir aussi

Vouch : un système visant à maintenir la qualité de l'open source face à l'afflux de pulls requests de mauvaise qualité générées par l'IA, il permet de gérer la confiance dans les contributeurs à un projet

Le projet open source cURL interdit les rapports de bogue inutiles générés par l'IA : « nous n'avons toujours pas vu un seul rapport de sécurité valide rédigé avec l'aide de l'IA »

Les mainteneurs de logiciels libres sont noyés dans des rapports de bogues inutiles rédigés par l'IA. « Ces systèmes ne sont pas encore capable de comprendre le code », estime un développeur
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/10/2026 à 13:20
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
je me base sur mon réseau, les conventions/conférences auxquelles j'assiste
Aaah! C'est la meilleure de l'année!

Le monsieur va dans des conventions et conférences dont le thème est "Développer avec l'IA" et il conclut "99% des développeurs utilisent l'IA"

Je vais aller participer à un conférence réunissant les végétariens et je me ferai bientôt prochainement le plaisir de vous donner une statistique du style "le 100% des gens sont végétariens"
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/10/2026 à 9:56
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
il n'a surtout pas le choix d'adopter cette position, il n'y aurais plus de contribution dans le kernel si l'ia était interdite.
en 2026 99% des devs codent avec l'ia.
Ouah! Et comment vous arrivez au chiffre de 99%?

Quelle est l'origine de ce chiffre? Votre marc de café? Votre boule de cristal achetée sur alibaba? Ou mieux, l'IA a qui vous avez posé la question?
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/10/2026 à 9:53
Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler, Linus Torvalds juge idiotes les interdictions de code généré par l’IA dans Linux
Le sieur Torvalds a donc tout simplement décidé de pratiquer la politique de l'autruche!

C'est juste une démission et une perte de contrôle de Linux à court terme...

Il y a plus qu'une dernière action que l'on peut attendre de ce type: La vente de sa paternité de Linux à microsoft ou mieux à un OpenAI ou à un Anthropic!

Deux citations du philosophe latin Sénèque, mort à 65 ap J.C prennent ici toute leur valeur et démontrent que certaines pensées sans IA restent vraies près de 2 000 ans plus tard:

Certains sont jugés grands parce qu'on mesure aussi le piédestal. (De tranquillitate animi, X, 5)
Un nain est toujours petit, eût-il une montagne pour piédestal (Lettres à Lucilius, LXXVI)
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Avatar de fdecode
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 02/06/2026 à 13:19
Citation Envoyé par Uther Voir le message
Les tentatives de porter, sans de très bonnes raisons, un outil C qui marche bien en Rust ne sont pas légion. Si tu as l'impression qu'on en parle beaucoup, c'est la plupart du temps parce que les supporters du C et du C++ remontent en boucle les mêmes cas particuliers. Généralement les gens qui connaissent Rust sont les premiers à recommander de ne pas le faire, à moins que le besoin d'un réécriture se fasse vraiment sentir.
Ces montages en boucles viennent aussi de certains préjugés. C'est à croire que certains pensent que les personnes qui programment en Rust ont découvert la programmation avec Rust et veulent refaire le monde en oubliant le passé... Et bien non, beaucoup d'entre nous ont un historique de programmation, et les bons réflexes qu'on avait en faisant du C ou du C++ à une certaine époque, puis en utilisant d'autres langages, n'ont pas disparu depuis qu'on fait du Rust.
2  0 
Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 17/07/2026 à 19:48
Vous n'êtes pas pro-IA mais vous l'utilisez au quotidien. Et vous concluez en parlant de gains de productivité grâce à elle. Donc vous êtes convaincu de ses bienfaits. Pourtant nombre d'articles de ce site rapporte que l'IA, au mieux ne fait pas gagner de temps, au pire en fait perdre car il faut la corriger en permanence.

Pour ma part j'utilise l'IA mais pas un LLM pur. C'est CortAIx de Thales. Une IA hybride fiable, explicable et sécurisée. Là oui cela vaut la peine d'utiliser l'IA. Je l'utilise pour la recherche scientifique et les calculs mathématiques. Elle est frugale tant en données qu'en matérielles (CPU, GPU, énergie, eau).

Entre votre point de vue biaisé par l'utilisation d'un seul type d'IA dégénérée et décadente, et mon point de vue de concepteur utilisant une IA réellement intelligente laissant l'être humain seul décisionnaire final, il y a un monde qu'Anselme45 comble allègrement. Laisser les agents prendre des décisions de manière autonome est certainement la pire erreur de l'humanité pour accélérer la course à sa perte. Cela va prendre des décennies pour rattraper cette erreur entre la dette technique, les hallucinations et les biais de conception.

Le fric a voté pour l'IA et des moutons comme calvaire et vous suivez aveuglément ce que dit le dieu pognon.
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 21/10/2026 à 22:11
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Malgré les réticences, Linus Torvalds publie son premier correctif pour le noyau Linux coécrit avec l'IA Claude Code. Des tests synthétiques révèlent des performances multipliées par 23

Quel est votre avis sur le sujet ?
L'histoire est vielle de 11 jours et ne s'arrête pas là

En moins de quatre jours, d'autres développeurs du kernel Linux ont trouvé une race condition dans ce patch et ont également exprimé des craintes quant à la libération de la mémoire.

Linus Torvalds a finalement passé la main pour corriger le correctif dont il était si fier à Kiryl Shutsemau - un autre développeur, travaillant entre autre sur l'architecture ARM.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Que pensez-vous de la démarche de Linus Torvalds avec Claude Code ?
Pourquoi un développeur d'élite avec une longue expérience en programmation tel que Linus Torvald, n'a pas corrigé ce patch lui-même (assisté par Claude Code, puisque celui-ci affirme que c'est un outil fantastique)?

Il a régulièrement des études publiées sur Developpez.com qui rapportent par exemple que "passer 10 minutes à utiliser des LLM altère considérablement la capacité de l'utilisateur à se concentrer et à persévérer devant la difficulté".

Pensez-vous que Linus se retrouve déjà dans cette situation après seulement quelques mois passés à utiliser Claude Code? Si c'est le cas pour un développeur aussi qualifié, est-ce que vous ne pensez pas que c'est une situation particulièrement alarmante pour des développeurs beaucoup moins qualifiés?

Il y a quelques temps (je ne retrouve plus l'article sur développez mais j'ai trouvé une autre source), Linus Torvald a admis avoir "vibe-codé" un petit projet personnel en Python à l'aide de Claude Code. Comment expliquer qu'un développeur aussi expérimenté, lutte pour apprendre un langage tel que Python qui est pourtant enseigné aux enfants? Est-ce que l'utilisation quotidienne de Claude Code rend le cerveau paresseux?

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel impact ce nouveau cap pourrait-il avoir sur le développement du noyau ?
Cela dépend. D'un côté, Linus semble vouloir imposer beaucoup d'instructions aux LLM des contributeurs, ce qui augmente fortement la consommation en tokens et remplit la fenêtre de contexte. Seuls les développeurs ayants accès à des abonnements très chers (ou payés par leur société) vont vraiment pouvoir utiliser de l'IA pour contribuer au développement du kernel Linux.

Percevez-vous cette barrière d'entrée comme une chance de contenir les dégâts, ou pensez-vous au contraire que l'utilisation des LLM va engendrer une forte dette technique et de la perte de connaissances?
Qu'en est-il des possibles violations de licence avec le code généré? Pensez-vous que le monde Linux va de nouveau assister à des procès tels que ceux de SCO au début du millénaire?
3  1 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 22/10/2026 à 17:21
Sauf que du coup, ça impose a ceux qui vont passer derrière toi plus de travail.
C'est globalement le problème qui est relevé par beaucoup de projets open source. Beaucoup trop de gens utilisent l'IA pour produire rapidement un code dont ils ne maitrisent pas totalement la logique. Et les mainteneurs se retrouvent avec une quantité ingérable de patchs de mauvaise qualité.
3  1 
Avatar de fdecode
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 02/06/2026 à 10:17
Citation Envoyé par Uther Voir le message
Un intérêt de Rust est justement qu'il permet d’intégrer le paradigme fonctionnel bien mieux que C et C++ dans des domaines où la plupart des langage fonctionnels sont inenvisageables
Je ne me suis pas senti trop dépaysé en passant à Rust après quelques temps à travailler avec Scala (version 2).
Pour ce qui est du fonctionnel, j'avais justement apprécié les capacités de pattern matching de Rust, se basant essentiellement sur la structure de donnée, et donc favorisant une optimisation du code par le compilateur (sans surcharge d'abstraction à l'exception de certains tests conditionnels ou certaines gestions de l'énumération dans le matching).
A contrario, le pattern matching de Scala passe beaucoup par des unapply, et n'est pas aussi direct. Même les 'case class' de Scala restent des classes JVM, et cela est un peu plus lourd que les structures Rust qui sont directement matchables tout en étant très simples et proches du C.
Alors Scala est plus concis du point de vue de la programmation fonctionnelle, certes, mais je m'y retrouve bien en Rust.
Les deux langages proposent des mécanismes haut niveau, incluant:
- le fonctionnel,
- Des mécanismes de trait différents, mais sur lequel Rust fait reposer sa programmation par héritage (programmation orientée traits, à comportements orthogonaux aux données).
- Des langages fortement typés mais avec un mécanisme important d'inférence de type (Rust étant plus limité que Scala sur ce point mais avec plus de lisibilité; il faut très bien connaitre ses règles de sucre grammatical en Scala...),
- Un fort impact de la généricité par des variables de type et cette généricité est bien maîtrisée (rien à voir avec un template). Le conditionnement des types en Rust est incroyable, et je pense que ça va plus loin que Scala. Par contre, Scala permet des variables de type du second ordre... Même si les GAT (Generic Associated Types) de Rust offrent quelques possibilités.
- Des systèmes de macros agissant sur l'AST,
- Une programmation multithread/asynchrone facile (e.g. Scala: Future basé GC et les mécanismes de multithread de la JVM ; Akka/Pekko ; Flink, Spark, ... ; je ne connais pas ZIO /**/ Rust: noGC ; multithread ou async (concurrence) ; channels ; rayon ; tokio ; ractor ...).
Les deux langages sont élégants de mon point de vue, et la concision de Scala est imbattable. Et on n'oubliera pas le côté DSL-friendly de Scala grâce à ses sucreries grammaticales (à l'excès parfois).
Mais ce qui avait emporté mon choix, c'est que Rust m'a offert des fonctionnalités qui me paraissent proches de Scala tout en étant bas niveau et avec un travail direct en mémoire, grâce à la sémantique de prêt... Honnêtement, ça m'avait impressionné à l'époque.
1  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/07/2026 à 17:26
Citation Envoyé par suricata Voir le message
Pourtant nombre d'articles de ce site rapporte que l'IA, au mieux ne fait pas gagner de temps, au pire en fait perdre car il faut la corriger en permanence.
Si ce n'était l'avis que des articles que certains "fans de l'IA" rejettent... Mais ce sont les études de Anthropic elle-même, société développant des modèles IA, qui sont arrivé à la conclusion que l'IA ne faisait pas gagner du temps aux développeurs!!!

Pourquoi une telle différence entre les "fans de l'IA" et les études de Anthropic? Tout simplement parce que les "fans de l'IA" voient pas plus loin que leur nez, ils se limitent à constater que l'IA pond rapidement du code, sans se préoccuper de savoir si le code est efficace et surtout sans prendre en compte la durée de vie d'un logiciel...

Un logiciel pro, ce n'est pas un bout de code pondu un jour sur un coin de table, c'est un logiciel qu'il faut maintenir dans le temps, debugger, tester, adapter, maintenir et là, l'IA est complètement dans les choux et les "pseudo-développeurs" qui ont laissé faire leur travail par l'IA prennent 10 fois plus de temps pour mener ces tâches quand ils en sont capables (ce qui n'est pas toujours le cas!!!)
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Avatar de jbaipro
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 25/07/2026 à 4:47
Les pontes de Linux s'engagent dans l ' IA. Le problème est que Linux, malgré les relecteurs et l open source, voit les ias de pointe découvrir des failles dans les sources. L'évolution rapide des capacités les obligent à affiner leur modèle initial.
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