Des militants anti-IA affirment que les avancées en matière d’intelligence artificielle représentent une menace existentielle pour l’humanité. Ils soutiennent en sus que l'expansion de l'IA entraîne de graves problèmes sociétaux et environnementaux, notamment des suppressions d'emplois massives, une empreinte carbone et une empreinte hydrique considérables liées aux centres de données, ainsi que l'utilisation contraire à l'éthique de systèmes autonomes dans le cadre des conflits armés. Ces initiatives portées par des groupes comme Action Model font suite à d’autres initiées par des mouvements comme Pause AI et qui pointaient uniquement l’aspect menace existentielle sur l’humanité. De nombreux militants estiment que, à mesure que l'IA dépassera l'intelligence humaine, elle deviendra incontrôlable et finira par entraîner l'extinction de l'humanité.
Lorsqu’on parle d’intelligence artificielle, deux grands courants de pensée s’affrontent : celui des tiers qui pensent qu’il s’agit d’un outil, ce, sans plus et celui des intervenants et observateurs qui sont d’avis que ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne devienne une menace pour la race humaine. Michael Osborne et Michael Cohen de l’université d’Oxford font partie de la seconde faction. « L’intelligence artificielle est susceptible de devenir plus intelligente que les Hommes contre lesquels elle pourra donc se retourner et les exterminer », affirment-ils.
On parle d’un stade de leur évolution où les machines seraient alors dotées de « bon sens. » Au stade d’intelligence artificielle générale, elles seraient capables de réflexion causale, c’est-à-dire de cette capacité à raisonner sur « le pourquoi les choses se produisent. » C’est ce palier que les équipes de recherche dans le domaine visent. Le professeur Osborne fait une prédiction à ce sujet : « Il y a toutes les raisons de s'attendre à ce que, même ce siècle, nous puissions voir une IA qui soit au moins aussi capable que les êtres humains et très probablement plus capable que tout être humain aujourd'hui. »
Les manifestants affirment que l'IA accélère les licenciements collectifs, sape l'autonomie des travailleurs et menace les moyens de subsistance de millions de salariés.
Les travailleurs de la filière IT perdent de plus en plus leurs emplois et peinent à en trouver de nouveaux. Les données officielles de la DARES semblent désormais le confirmer : l'intelligence artificielle est bien en train de provoquer une forme d'apocalypse sur le marché de l'emploi des développeurs informatiques en France. La preuve ? Pour la première fois depuis 2016, l'informatique n'est plus en « tension très forte » de recrutement. Le secteur enregistre en 2024 la plus forte baisse de tensions tous domaines professionnels confondus, passant du niveau 5 au niveau 4 sur l'échelle DARES. Traduction concrète : il y a désormais plus d'informaticiens disponibles que de postes à pourvoir, quand le BTP, l'industrie et la maintenance continuent de souffrir d'une pénurie record. Pendant que l'IA génère du code à la place des développeurs, elle ne réparera jamais un trou dans votre toit, comme prévenait déjà le PDG de Lowe's qui a encouragé les jeunes à se tourner vers les travaux manuels.
Le Bureau of Labor Statistics (BLS) (l’agence fédérale américaine rattachée au Département du Travail) vient de recenser 18 professions déjà touchées par la réduction des effectifs due à la mise à contribution croissante de l’intelligence artificielle. Ce lot représente environ 10 millions d'emplois aux États-Unis pour lesquels on a enregistré une baisse de 0,2 % entre mai 2024 et mai 2025. Les occupations en lien avec le développement informatique n’y figurent pas. Le rapport indique plutôt que la demande en développeurs informatique sera plus forte pour soutenir l’essor de l’intelligence artificielle dans la période mentionnée.
Les développeurs informatiques ne figurent pas dans la liste des 18 métiers pour lesquels on enregistre déjà des pertes d’emplois, d’après les données du Bureau of Labor Statistics :
- Parajuristes et assistants juridiques
- Graphistes
- Présentateurs de télévision et animateurs radio
- Rédacteurs techniques
- Interprètes et traducteurs
- Agents d'assurance
- Représentants commerciaux de services (à l'exception de la publicité, de l'assurance, des services financiers et du voyage)
- Représentants commerciaux, commerce de gros et industrie, produits techniques et scientifiques
- Représentants commerciaux, commerce de gros et industrie, à l'exception des produits techniques et scientifiques
- Mannequins
- Ingénieurs commerciaux
- Commis aux achats
- Responsables de l'octroi de crédit, vérificateurs et commis
- Chargés de clientèle
- Secrétaires de direction et assistants administratifs de direction
- Secrétaires juridiques et assistants administratifs
- Secrétaires médicaux et assistants administratifs
- Secrétaires et assistants administratifs (à l'exception des secrétaires juridiques, médicaux et de direction)
Les manifestants invoquent l'impact environnemental des infrastructures d'IA, affirmant que les centres de données consomment des quantités insoutenables d'électricité et de ressources en eau localesAround 400 AI workers and students just protested outside OpenAI, Anthropic, and Google.
— Action Model (@ActionModelAI) July 13, 2026
Not because they hate AI.
Because they're worried about jobs, power, and who will benefit from the trillions of dollars AI is expected to create.
Here's the reality.
You can't stop the AI… pic.twitter.com/sRZrgacAIr
Les datacenters font l’objet de protestations à l’échelle mondiale. Les mobilisations contre les datacenters, qui concernent une quinzaine de projets majeurs pour le seul cas de la France, reposent sur plusieurs arguments et actions clés
Aberration écologique : Les critiques soulignent l'immense appétit énergétique des centres de données. Par exemple, le plus grand data center de France, situé à La Courneuve (Île-de-France), consomme à lui seul l'équivalent de l'électricité d'une ville de 50 000 habitants. De plus, les besoins massifs en eau pour le refroidissement et la chaleur rejetée inquiètent les riverains, comme c'est le cas pour le projet Microsoft à Petit-Landau (Haut-Rhin)
Artificialisation des sols : Des collectifs s'opposent à la transformation de terres agricoles ou de zones naturelles pour bâtir ces hangars géants.
Localisation des contestations : Plusieurs implantations prévues ou en développement cristallisent la colère citoyenne. Des oppositions concrètes sont visibles dans des zones comme Petit-Landau, près de Grenoble, ou encore en Île-de-France (Vitry-sur-Seine, Wissous, Le Bourget).
Actions sur le terrain : Les militants s'organisent via des collectifs locaux pour exiger la transparence sur les consommations et alerter l'opinion publique, aboutissant parfois à des recours juridiques ou des actions de sensibilisation.
Les militants et les organisations de la société civile affirment que l'intégration rapide de l'IA dans les chaînes de décision militaires réduit la responsabilité dans les conflits et facilite les violations des droits de l'homme#Mulhouse Manifestation avant le conseil d'agglo #M2A
— Patrick Genthon📻🎙📸 (@68pg) June 22, 2026
contre un projet de data-center @Microsoft
à Petit-Landau pic.twitter.com/CdsDrYExVP
Après le système d’intelligence artificielle dénommé « Gospel », c’était au tour de «...
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