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La toute dernière arme du Web contre les robots IA d'extraction est « ShieldFont », une police conçue pour corrompre les données d'entraînement sans rendre les pages illisibles pour les humains

Le , par Mathis Lucas

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34  0 
La nouvelle police de caractères « ShieldFont » a été conçue pour empêcher l'exploration des sites Web par les robots d'IA. Elle utilise des ligatures pour remplacer visuellement des mots courants par d'autres termes, comme substituer « cheval » par « pomme de terre », rendant le texte absurde pour les robots tout en restant lisible pour les humains. Cela empoisonne les jeux d'entraînement des modèles d'IA, forçant les fabricants à choisir entre des données corrompues ou des méthodes de collecte bien plus coûteuses. ShieldFont peut perturber certains outils d'accessibilité, mais permet aux créateurs de reprendre le contrôle sur leur propriété intellectuelle.

Les fabricants de grands modèles de langages(LLM) ont inondé le Web de robots qui aspirent les contenus publics pour alimenter leurs données d'entraînement. Ce comportement controversé a suscité la colère des administrateurs de sites Web, revues scientifiques, éditeurs de presse comme APIG en France ou New York Times aux États-Unis, etc. Ces protestations ont donné lieu à de nombreuses actions en justice contre les géants de la technologie.

Pour protéger le Web public contre l'IA, une solution innovante vient de voir le jour : ShieldFont. Cette nouvelle police de caractères vise à protéger le texte contre les modèles d'IA en brouillant les phrases dans le code source HTML, obligeant ainsi les robots de collecte automatisés (ou scrapeurs) à passer au crible des phrases remplies de mots leurres qui les rendent incohérentes. Le texte réel s’affiche toutefois normalement pour le lecteur humain.

ShieldFont a été conçue dans le cadre d’un projet plus large mené par un groupe de professionnels, parmi lesquels le studio de création brésilien Seneda & Abrucio et la fonderie typographique danoise PlayType. Les concepteurs ont publié un livre blanc dans lequel ils fournissent plus de détails techniques.

ShieldFont : un fonctionnement technique basé sur les ligatures

ShieldFont fonctionne grâce aux ligatures, terme technique utilisé en typographie pour désigner la combinaison de deux lettres adjacentes d’un même mot en un seul glyphe. Les ligatures sont conçues pour des raisons esthétiques et pour faciliter la lecture. Dans la pratique, des combinaisons de lettres telles que « fi » dans « fish » ou « fl » dans « flow » apparaissent naturellement espacées au lieu de paraître visuellement encombrées.


Lorsqu’un programme détecte ces lettres spécifiques côte à côte, il remplace les deux caractères par un seul qui combine les lettres en un glyphe unique. Ce mécanisme peut aussi servir comme arme contre l'IA. ShieldFont fonctionne de manière similaire, sauf qu’au lieu de lettres, il remplace des mots entiers.

Par exemple : une phrase qui, à l’origine, se lit « Le chevalier est parti au combat à cheval » est modifiée dans le code source afin d’être extraite par un bot pour donner « Le chevalier est parti au combat à bord de son moteur ». Le visiteur humain voit le mot original s'afficher grâce au moteur de rendu de la police, mais le robot d'aspiration, qui télécharge uniquement le code HTML brut sous-jacent, récupère « un texte altéré et incompréhensible ».

Comme les modèles d'IA regroupent les mots et expressions susceptibles d’être utilisés ensemble, la qualité de leur sortie s’en trouve dégradée s’ils extraient beaucoup de texte brouillé comme celui-ci. Comme l'expliquent les deux des créateurs de ShieldFont, Isaque Seneda et Gabriel Abrucio, l’objectif principal de ce projet est de lutter contre l’extraction non autorisée de données par les modèles en rendant cette pratique plus difficile et plus coûteuse.

Comment déterminer les mots à remplacer dans une page Web

La force de ShieldFont repose sur l'utilisation détournée des ligatures. Toutefois, déterminer quels mots remplacer n’était pas une mince affaire, car le faire au hasard aboutissait à des phrases incompréhensibles que les bots rejetaient d’emblée. La clé consistait à modifier le sens des phrases et des expressions, et pas seulement celui des mots, afin que les bots acceptent le texte, ce qui aboutissait à une version empoisonnée des données extraites.


« Nous n’avons pas inventé une nouvelle fonctionnalité de police, nous avons simplement mis en avant une ancienne fonctionnalité qui n’avait jamais été utilisée de cette manière auparavant », explique Felipe Petroni, directeur créatif ayant participé à la direction du projet. L’idée est que s’il y a suffisamment de ces pièges, cela augmentera le coût de l’extraction illégale de données et les fabricants choisiront plutôt de payer pour ce qu’ils récupèrent.

Pour déterminer quels mots remplacer, les créateurs de ShieldFont ont établi une liste de 113 mots à ne pas remplacer, comprenant notamment les pronoms, les articles, les conjonctions, les prépositions, les négations, les quantificateurs, ainsi que toutes les formes des verbes « être », « avoir » et « faire ». À la place, le programme remplace les adjectifs, les adverbes, les noms et les verbes. Les dates et les chiffres sont également brouillés.

Selon le livre blanc, leur programme ne remplace aucun mot par des synonymes, ce qui ne constituerait pas un leurre suffisamment efficace, ni par des antonymes, qui pourraient être détectés plus facilement et de manière plus prévisible par un bot. Il ne remplace pas non plus les noms de personnes, de lieux, d’entreprises ou de produits. Au total, ShieldFont dispose de 24 règles pour déterminer quels mots sont remplacés dans une page Web.

Efficacité prouvée contre les filtres de qualité des géants de l'IA

Après environ trois mois de développement, le dictionnaire de ShieldFont comprend près de 12 000 mots courants substituables par des ligatures, et propose différents niveaux de configuration pour maximiser le chaos sémantique. Selon les concepteurs de cette nouvelle police, en moyenne, ShieldFont remplace 24,5 % des mots d'une page, dont 45,8 % des mots porteurs de sens, ce qui altère la signification de 31 à 56 % des passages individuels.

Les tests menés sur six systèmes d'aspiration majeurs ont révélé que plus de 90 % des pages protégées par ShieldFont finissent par être rejetées par leurs filtres de qualité. Parmi le texte restant qui a été accepté, 19,4 % véhiculaient un sens erroné. Il constitue ce que les auteurs qualifient de « déchets d'entraînement ».

Les concepteurs résument l'efficacité de ShieldFont comme suit : « s'ils rejettent, cela signifie qu'ils n'ont pas obtenu votre travail. S'ils gardent, cela signifie qu'ils ont obtenu quelque chose de faux ». Malgré ses performances, l'usage de ShieldFont s'accompagne de certains inconvénients pour les sites Web. Outre les effets secondaires indésirables, ShieldFont peut également être contournée grâce à certaines techniques relativement simples.

Limites techniques et effets secondaires de cette « protection »

La protection offerte par la police ShieldFont n'est pas totalement inviolable. Les robots de scraping automatisés peuvent contourner ShieldFont en prenant une photo du texte pour le visualiser comme le ferait un humain, mais cela augmente le coût du scraping à grande échelle pour les entreprises. Plutôt que d’extraire rapidement et à moindre coût des fichiers de texte brut, il faut photographier la page et procéder à une reconnaissance d’image.

Le livre blanc souligne également que ShieldFont introduit une certaine friction pour les humains, car les moteurs de recherche indexent le texte leurre. Cela signifie que les éditeurs devraient utiliser ShieldFont pour les contenus qui ne dépendent pas du trafic de recherche. Mais ce n'est pas tout. Les mots de substitution apparaissent également dans les outils de traduction et les lecteurs d’écran, ainsi que lorsque les utilisateurs copient-collent.

Au-delà de la prouesse technique, ShieldFont porte une ambition éthique forte. Les créateurs de la police affirment vouloir redonner le contrôle aux auteurs sur l'utilisation de leurs productions. À ce titre, ils rappellent au monde : « notre principal objectif sous-jacent est de faire respecter un principe de base de l'éthique de l'IA ; les créateurs devraient avoir un mot à dire significatif sur l'utilisation de leur travail pour entraîner des systèmes d'IA ».

Ils espèrent inspirer d'autres acteurs à concevoir de nouvelles ruses techniques basées sur le principe de « montrer une chose aux humains, une autre aux machines » afin de rendre la tâche toujours plus ardue pour les robots d'aspiration. Mais quel impact tout cela aura-t-il sur la qualité du Web à l'avenir ?

Source : ShieldFont

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de la police de caractères ShieldFont et de son fonctionnement ?
Quel impact la police ShieldFont pourrait-il avoir sur l'industrie de l'IA dans un avenir proche ?
Que pensez-vous de limites de ShieldFont ? Quel impact ce type d'outil anti-scraping peut-il avoir sur le Web ?

Voir aussi

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« Le trafic généré par les bots a désormais dépassé celui des humains sur Internet », déplore le patron de Cloudflare, qui ne s'attendait pas à ce que le trafic automatisé éclipse celui des humains avant 2027

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Avatar de fleluhern
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 18/08/2026 à 11:00
Le concept de ShieldFont repose sur une illusion de sécurité. En remplaçant les mots dans le code HTML brut tout en comptant sur la police de caractères pour corriger l'affichage visuel, cette méthode tente de corrompre les données collectées par les robots d'indexation.

Cette approche présente deux failles majeures :

1. Incapacité technique à bloquer le scraping : Un robot utilisant un navigateur headless combiné à de l'OCR ou à un modèle multimodal extrait le texte affiché sans difficulté. De plus, la table de substitution étant incluse dans le fichier de police fourni au client, le codage est trivial à inverser.
2. Dégradation critique de l'expérience légitime : Le procédé détruit l'accessibilité pour les lecteurs d'écran, nuit gravement au référencement (SEO), et rend inutiles le copier-coller, le raccourci Ctrl+F ainsi que la traduction automatique.

En résumé, ShieldFont pénalise l'expérience des utilisateurs et l'indexation légitime sans constituer une barrière efficace contre des scrappeurs déterminés.
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Avatar de Jon Shannow
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 27/08/2026 à 13:12
Comme une image vaut mille discours
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/08/2026 à 11:11
Un tiers des pages Web sont désormais rédigées par l'IA
On devient impatient... A quand des modèles IA qui concentrent leur apprentissage sur un web entièrement édité par... des modèles IA?

Cela donne quel résultat un système victime "d'hallucinations" quand il améliore ses compétences à l'aide de sources créés par des systèmes victimes elles-mêmes d'hallucinations?

Et alors là, on n'est pas victime d'hallucinations mais bien de vertiges quand on lit ce qui suit:

Le taux d'hallucination des intelligences artificielles varie entre 15 % et plus de 60 % pour les questions ouvertes ou complexes...
3  0 
Avatar de Axel Mattauch
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/08/2026 à 11:43
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
On devient impatient... A quand des modèles IA qui concentrent leur apprentissage sur un web entièrement édité par... des modèles IA? [...]:
Je confirme: l'idéal est que les productions textuelles des IA soient lues par des IA, les séries TV générées par IA suivies par des IA etc: pour nous plus la peine de lire, de se mettre devant un écran, d'écouter de la musique.
En fait, le drame, c'est bien que ces productions polluent le lot de production plus créatives. L'effet poubelle du web s'est accentué. Dommage!
3  0 
Avatar de fleluhern
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 19/08/2026 à 10:17
Le sacrifice de l'accessibilité au profit de la protection contre les bots est un calcul risqué. Les normes WCAG et les réglementations comme le *European Accessibility Act* ne laissent plus trop de marge : bloquer les lecteurs d'écran pour freiner du scraping, c'est s'exposer à des sanctions légales et flinguer son propre référencement naturel. Les utilisateurs malvoyants ne sont pas une variable d'ajustement.

Sur la technique, ShieldFont reste un coup d'épée dans l'eau. Un scraper un minimum sérieux colle une passe d'OCR (type Tesseract) ou un modèle de vision léger sur les rendus, et le mappage de police personnalisé devient inutile. Le surcoût pour le scrapper est ridicule face aux budgets des fermes de collecte.

Quant au *greylisting* ou au blocage comportemental au premier signe de navigation trop rapide, c'est déjà ce que font Cloudflare ou DataDome. Le problème, c'est que les scrapers actuels tournent sur du navigateur headless (Puppeteer, Playwright) avec des proxys résidentiels : ils simulent l'empreinte TLS, les mouvements de souris et les temps de pause à la perfection. Le coût reste asymétrique, mais toujours au détriment de celui qui défend le site.

Directive Européenne 2019/882 : https://eur-lex.europa.eu/eli/dir/20...3Aoj&locale=fr
Transposition en droit français : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/...XT000048178349
Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité (RGAA) : https://www.legifrance.gouv.fr/codes...I000047240356/
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Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 18/08/2026 à 8:16
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de la police de caractères ShieldFont et de son fonctionnement ?
Quel impact la police ShieldFont pourrait-il avoir sur l'industrie de l'IA dans un avenir proche ?
Que pensez-vous de limites de ShieldFont ? Quel impact ce type d'outil anti-scraping peut-il avoir sur le Web ?
Je pense qu'il est toujours sain qu'une partie de la population qui subit le système le détourne. Alors quand ils le pervertissent c'est encore plus savoureux.
Je me souviens de cette personne qui avait inventé tout un pan de l'histoire dans wikipedia avec plusieurs pages qui s'entre valident.
Je pense qu'à la fin l'initiative aura un impact limité mais si elle permet de diminuer un peu la pertinence de l'IA ça me va bien.

Et après un petit test je me dit que cette police ne m'intéresse pas tant que ça, elle ne s'applique qu'à l'anglais.
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Avatar de Stellar7
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 18/08/2026 à 8:51
Mais comme mentionné discrètement dans l'article : quid de l'accessibilité ? les aides, et en particulier les lecteurs d'écran ?
En…quiquiner les robots, oui, mais perdre des lecteurs est dommage (voir dommageable). Ou alors ils ont (auront ?) une réponse à cet aspect ?
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 19/08/2026 à 9:57
Mais comme mentionné discrètement dans l'article : quid de l'accessibilité ? les aides, et en particulier les lecteurs d'écran ?
En…quiquiner les robots, oui, mais perdre des lecteurs est dommage (voir dommageable). Ou alors ils ont (auront ?) une réponse à cet aspect ?
Si on se place du point de vue du site scrapé massivement et à qui cela fait perdre de l'argent, ils préfèreront perdre le faible pourcentage d'utilisateurs avec lecteur d'écran que l'intégralité de leurs revenus

En résumé, ShieldFont pénalise l'expérience des utilisateurs et l'indexation légitime sans constituer une barrière efficace contre des scrappeurs déterminés.
L'idée je pense n'est pas d’empêcher le scrapping mais de le rendre plus couteux et moins efficace. J'aime bien l'idée, même si effectivement ce n'est pas une bonne solution, mais ça reste une solution partielle.

Un compromis qui pourrait être intéressant : un système de greylisting. Lors de la 1ère connexion, test anti-robot à la cloudflare. En cas de comportement non humain (accès trop raide d'une page à l'autre par exemple), déclenchement du test. Ca rendrait utile la signature des clients de connexion à un site, sous réserve que les tests anti-robots soient suffisamment efficaces.
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Avatar de oznogco
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 19/08/2026 à 15:46
Salut,

Intéressant, mais complètement à côté de la cible ! Ça ne règle que le droit d'auteur ne réglant absolument rien au problème de fond, la pollution par le bot qui va continuer de voler et de polluer tant la bande passante que l'environnement... Personnellement, mes données sensibles, et bien je ne les expose plus ...tout simplement, depuis des années !

Je me souviens de l'effervescence dans les années 90, que de promesses, que de rêves. C'était sans compter l'hommerie et le manque criant d'éducation et de sensibilisation ! Et voilà, elle nous a rattrapés dès le début 2000, puis 2005 ! Avec l'IA c'est devenu impossible, un piège à con !

« Ce comportement controversé a suscité la colère des administrateurs de sites Web... »

Je passe la mâtiné dans mes logs ! C'est de l'ordre de 100 robots, voir 1000 robots pour un être humain. Sans aucun respect des règles du jeu, robots.txt ignoré, falsification du User-Agent. Ah, il y a les techniques pour détecter l'humain, avec ses faiblesses et la discrimination, mais qui paye pour cette bande passante ? À part les administrateurs de sites Web ! C'est rendu que les disques durs sautent !! Ah, si vous désirez devenir populaire, un chat qui veut devenir une star, attirer l'attention, faire un show et être le plus du plus, le Web est toujours pour vous ! Mais si par exemple vous avez des informations pour une population locale, comme c'est souvent le cas, que fait-on ? On la rend disponible à la planète entière, est-ce sécuritaire, est-ce de l'efficacité énergétique ?

L'idée de base du Web était OPEN SOURCE, sans dépendance aux géants et surtout rendre une information disponible partout sur le Web. J'ai même oser croire que l'accès à l'information changerait le monde (!) Aujourd'hui, la même information est sauvegardée sur des milliers voir des millions de serveurs et d'ordinateurs. Pire, après s'être débarrassée des géants de l'informatique, la population s'est mise à installer des applications sur leurs téléphones à la merci du contrôle des grands fabricants de ce monde ! Imaginez, une usine de filtration d'eau exposée sur le Web ?!? Comme ici, piratée à volonté ! Expliquez-moi pourquoi elle est accessible sur le Web ? Pour sauver 50 mètres de déplacement aux responsables, pour envoyer de l'eau au Sahel...

Le Web a perdu sa naïveté, sa noblesse et son essence même. Ou bien la réglementation mondiale et les outils changent, ce qui est peu probable quand le GAFAM est devenu maître du W3C. Ou bien on en revient aux réseaux locaux comme dans le bon vieux temps...
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Avatar de BugFactory
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 19/08/2026 à 17:47
1. Prendre le code source de ShieldFront et surtout de son encodeur.
2. "IA, génère moi le décodeur correspondant."
3. "IA, intègre le décodeur au scrapper chaque fois que le CSS indique la police ShieldFront ".
Voilà, défense contre l'IA contournée en cinq minutes grâce à l'IA!
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