Pour la première fois, des drones entièrement autonomes de l’armée ukrainienne ont tué des soldats russes sans aucune intervention humaine. C’est dire que la guerre à base d’IA et de robots est déjà une réalité sur les champs de bataille et surtout que l’intelligence artificielle a évolué du rôle d’assistant à celui de décideur de vie ou de mort des humains. En parallèle les manifestations contre la mise à contribution de l’intelligence artificielle sur les champs de bataille se multiplient. Un haut responsable de l'industrie de la défense ukrainienne, Alexander Kokhanovskyy, a révélé qu'un test impliquant des drones entièrement autonomes a été mené il y a deux ans sur la ligne de front en Ukraine. Lors de l'opération, menée par une unité militaire non nommée près des villes de Bakhmut et de Chasiv Yar, dix drones contrôlés par une IA ont été déployés. Cela marque un tournant majeur dans l'histoire moderne des conflits armés.
Cette opération constitue la preuve la plus catégorique à ce jour que des morts ont été causés au combat uniquement par des décisions prises par une IA. Lors de ce test, les quadricoptères ont été programmés pour parcourir entre trois et cinq kilomètres avant d'activer un mode d'attaque surnommé "Terminator".
Dans cette configuration, le modèle d'IA cherche et intercepte les cibles de manière totalement indépendante, coupant toute connexion avec les opérateurs humains qui ne reçoivent plus aucun retour vidéo. Ne pouvant suivre l'attaque en direct, les forces ukrainiennes ont dû envoyer des drones pilotés manuellement après le test pour vérifier la zone. Le constat : les drones avaient effectivement tué quelques soldats russes et détruit un camion.
Sur les champs de bataille contemporains, l'intelligence artificielle est passée d'un rôle d'assistance à un usage central pour l'analyse des flux de données massifs, la vitesse de ciblage et la coordination des opérations à l'échelle de la machine
Dans le cadre du conflit avec l'Iran, les campagnes de frappes de précision menées par les États-Unis et leurs alliés intègrent des écosystèmes d'IA pour coordonner des milliers de frappes et relier en temps réel les capteurs tactiques aux centres de commandement.
Dans le cadre de la guerre à Gaza et au Liban, les forces israéliennes ont intensifié l'utilisation de plateformes basées sur l'IA (comme le système Lavender et d'autres réseaux de commande), permettant le traitement de centaines de milliers de détections de cibles et l'accélération de la chaîne de prise de décision.
Les champs de bataille actuels voient un essor de chiens-robots, de drones autonomes et essaims de drones
En Ukraine, l'adaptation rapide de modèles civils d'IA entraînés sur des données de terrain a permis de porter le taux de précision des frappes de drones de 10-20 % à 70-80 %.
Des initiatives comme les laboratoires d'entraînement tactique développent des drones capables d'identifier et de suivre des cibles de manière totalement autonome en dépit du brouillage de guerre électronique et de la perte du signal de contrôle humain.
Des robots et tourelles au sol gérés par des algorithmes d'IA commencent à sécuriser des positions ou à automatiser le pointage de l'artillerie pour suppléer l'infanterie dans les zones hautement exposées.
On note aussi une utilisation croissante de chiens-robots. Du point de vue du développeur informatique, ces robots sont des kits matériels - à la présentation visuelle similaire à celle d’un chien sur pattes – programmables via une API fournie par le constructeur. C’est au travers de cette dernière, ainsi que d’une série de modules d’extensions, que le développeur peut aller à l’essentiel de l’application à mettre en œuvre....
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