L’étude a porté sur un échantillon de 6000 dirigeants d’entreprises situées aux USA, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie. 90 % de ce lot affirment ne pas avoir relevé de gains en matière de productivité (l’étude parle de façon spécifique de volume de vente par individu induit par l’utilisation de l’IA) sur les trois dernières années. Elle vient à la suite d’autres qui débouchent sur la même conclusion selon laquelle l’intelligence artificielle n’a pas d’impact positif sur la productivité. Pourtant, certaines entreprises continuent à réduire leurs effectifs au motif de l’adoption de l’intelligence artificielle.Autres chiffres clés de l’étude
- 69 % des entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie utilisent actuellement des technologies d'IA, dont l'adoption connaît une croissance rapide depuis le début de l'année 2025.
- Les PDG et les cadres supérieurs utilisent activement l'IA à titre personnel, à raison de 1,5 heure par semaine en moyenne, soit une augmentation de 50 % depuis le début de l'année 2025.
- Les dirigeants prévoient une hausse de la productivité de 1,4 % et une baisse de l’emploi de 0,7 % due à l’IA au cours des trois prochaines années, ce qui implique une perte d’environ 1,75 million d’emplois dans ces pays d’ici 2028.
- Les salariés interrogés aux États-Unis s'attendent à ce que l'IA fasse progresser l'emploi de 0,5 %, ce qui révèle un écart significatif par rapport aux prévisions des dirigeants.
- Les entreprises plus grandes, plus productives et offrant de meilleurs salaires, en particulier celles dirigées par des dirigeants plus jeunes, affichent un taux d'adoption de l'IA plus élevé et anticipent des gains de productivité plus importants.
Dans la filière du génie logiciel, les chiffres du récent cas de la migration du code source de Zig vers Rust, menée avec Claude Fable, laissent croire à un gain de productivité mais c’est sans compter avec la dette technique induite par l’utilisation de l’intelligence artificielle et qui finit par saper le gain apparent de productivité
Bun a fait passer son code de Zig vers Rust pour résoudre des problèmes complexes de gestion de la mémoire, de stabilité et de maintenance, tout en s'appuyant sur un flux de travail piloté par l'IA (notamment via Claude Fable) qui a rendu cette migration massive possible en un temps record.
Bun est un moteur d’exécution initialement développé en Zig – un langage de programmation présenté comme un remplaçant potentiel du C. La tête derrière le projet vient d’annoncer le passage complet du code source de Zig vers Rust. Selon Jared Sumner, ce choix a été motivé par la nécessité de la mise à contribution de Rust pour corriger certaines tares de Zig, notamment en matière de gestion des accès à la mémoire.
La plus-value de l’utilisation de l’intelligence artificielle qui est en général mise en avant dans le processus du développement de logiciels est le gain de productivité. Le cas de la migration du code source Bun de Zig vers Rust ne fait pas exception étant donné que Jared Sumner rapporte que cette transition a été possible en seulement 11 jours contre une année pour une petite équipe d’ingénieurs lancée sur les 535 496 lignes de code de Zig, selon son estimatif.
Résultat :
- le code en Rust produit par l'IA contient plus de 13 000 blocs unsafe, soit une proportion anormalement élevée comparée aux projets écrits par des humains. Par exemple, la gestion de la mémoire de bas niveau et les allocateurs personnalisés s'interfacent directement avec les pointeurs bruts via des constructions non sécurisées (unsafe). Elle gère la provenance des pointeurs et les appels explicites de désallocation par le biais des tables virtuelles (vtables) des allocateurs standard comme on peut le voir dans la section de code suivante :...
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