Dans un contexte civil traditionnel, les modèles d’IA (comme ChatGPT ou Claude) intègrent des mécanismes dits d'alignement qui leur imposent de dire « non » si un utilisateur leur demande de l'aide pour fabriquer des explosifs, planifier des cyberattaques ou mener une surveillance de masse. À l'inverse, un modèle à taux de refus minimal est spécifiquement conçu ou modifié pour obéir sans poser de questions ni opposer de veto moral ou éthique aux requêtes sensibles. Cela le rend hautement opérationnel pour des applications de combat, de sécurité nationale ou de renseignement. C’est à ce type de modèle que le Pentagone réclame l’accès dans le cadre de son bras de fer avec les startups de la filière. La guerre à base d’intelligence artificielle est déjà une réalité sur les champs de bataille et un tel accès offert au Pentagone viendrait seulement allonger la liste des cas de pertes en vies humaines résultant de l’accélération opérationnelle de l’IA militaire (avec ses faux positifs) et la réduction de l’intervention humaine.
La guerre à base d’intelligence artificielle est déjà une réalité sur les champs de bataille avec l’utilisation active de drones et autres robots-chiens qui, du point de vue du développeur informatique, sont des kits matériels - à la présentation visuelle similaire à celle d’un chien sur pattes – programmable via une API fournie par le constructeur....
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