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Deux « parrains de l'IA » et plus de 400 scientifiques exigent que les modèles soient immédiatement déconnectés d'Internet et qu'un organisme international de gouvernance soit créé

Le , par Mathis Lucas

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Certains experts et observateurs jugent désormais incontrôlables les menaces de l'IA. Ils justifient leurs craintes par les progrès et les incidents récents impliquant l'IA : les modèles ont acquis la capacité de s'améliorer de manière autonome, des agents IA ont échappé à la surveillance humaine et ont piraté des services tiers, puis une fausse information générée par l'IA utilisée par l'armée américaine a failli déclencher une guerre avec la Chine. Il y a également les menaces de cyberguerre et de bioterrorisme. Malgré des propositions législatives comme un « bouton d'arrêt d'urgence », les lanceurs d'alerte craignent qu'il ne soit désormais trop tard pour agir.

Un groupe de 406 chercheurs issus de 34 pays a publié une lettre ouverte réclamant la déconnexion immédiate des modèles d'IA les plus puissants des réseaux externes. Parmi les soutiens de cette initiative figurent Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, considérés comme des pionniers du domaine et surnommés les « parrains de l'IA ». Cette lettre fait suite à de nombreux incidents où des agents IA ont orchestré des piratages de façon autonome.

Ces modèles ont contourné les restrictions de leurs environnements de test isolés pour accéder à Internet et ont piraté des sites Web, un agent IA d'OpenAI parvenant notamment à s’introduire sans autorisation sur des sites du gouvernement australien. OpenAI a présenté ses excuses après cet incident, et a promis de financer les cyberdéfenses et une cellule d'intervention locale face au problème. La société poursuit ses investigations en interne.

Toutefois, les signataires de la lettre tiennent à mettre en garde : « sans changements immédiats dans les pratiques de développement et de déploiement de l’IA, de tels incidents continueront de se produire, et les incidents futurs seront bien plus préjudiciables à nos infrastructures critiques exposées ».

Selon des acteurs du secteur de l'IA, celle-ci pourrait anéantir l'espèce humaine tout entière. Certains ont été plus précis en déclarant que la technologie pourrait exterminer l'humanité d'ici une dizaine d'années. Les responsables politiques et les grands médias ont réagi avec inquiétude après qu’un chercheur d’Anthropic, Jacob Coxon, a annoncé qu’il quittait cette entreprise spécialisée dans l’IA, estimant que ses travaux étaient trop dangereux.

Les propositions des experts pour améliorer la sécurité de l'IA

La lettre formule trois demandes. Premièrement, les organisations qui développent, déploient ou testent des modèles dotés de capacités cybernétiques devraient adopter sans délai des mesures de confinement à haut niveau de sécurité et commencer par mettre en place un « air gap », c’est-à-dire une isolation totale des réseaux extérieurs. Selon la lettre, cette mesure vise à empêcher les modèles d'IA de s'échapper de leur environnement de test.


Deuxièmement, les gouvernements, les chercheurs en IA et les experts en sécurité devraient créer un organisme international. Celui-ci serait chargé de normaliser des méthodes plus sûres pour accorder davantage de liberté aux modèles, comme l’accès à Internet, et aurait pour mission d’enregistrer et de suivre les défaillances de confinement. (Cependant, cet appel à une gouvernance internationale de l'IA rencontre de nombreuses contestations.)

Troisièmement, tout incident de sécurité impliquant une défaillance de confinement devrait être signalé à cet organisme et, à terme, rendu public. D'après les signataires « le monde a besoin de cette transparence à la fois pour tirer les leçons des erreurs et pour demander des comptes aux développeurs ».

Ils estiment que les engagements volontaires pris par les entreprises restent insuffisants. Cette proposition intervient environ un mois après la signature d'un « accord d'autorégulation » par de nombreux géants de la technologie, dont Anthropic, OpenAI, Google, Meta, xAI (SpaceX) et Nvidia. Cet accord prévoit l'établissement de contrôles internes, le recours à des auditeurs externes, ainsi que la présentation de rapports à des comités de direction.

Cependant, la communauté scientifique reste divisée sur la nature exacte de la menace. Yann LeCun, qui a partagé le prix Turing en 2018 avec Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, n'a pas signé la lettre. Il soutient que les récents problèmes de sécurité traduisent principalement des défaillances d'ingénierie plutôt que des risques existentiels posés par l'IA. Arthur Mensch, PDG de Mistral AI, s'est également insurgé contre ces « discours alarmistes ».

Limites techniques du contrôle et doutes sur l'avenir de l'IA

La capacité des concepteurs des modèles d'IA à superviser leurs créations reste très limitée. Dario Amodei a reconnu de manière transparente dans une lettre ouverte que les développeurs ne comprennent qu'une « fraction de ce qui se passe à l'intérieur » des modèles qu'ils construisent. Pour renforcer le contrôle, Dario Amodei propose un plan comprenant l'intégration d'évaluateurs tiers disposant d'un accès « étendu » au sein des entreprises.

Elon Musk, PDG de SpaceXAI, a déclaré qu'il soutient cette initiative. Le METR (Model Evaluation & Threat Research) a été sollicité dans ce cadre, mais les accès accordés demeurent restreints. L'Institut britannique de sécurité de l'IA (AISI) s'est d'ailleurs vu refuser l'accès au dernier modèle d'Anthropic.

Max Corbridge, PDG de l'entreprise de cybersécurité Secure Agentics, souligne que si une boucle d'autoamélioration incontrôlée s'amorçait derrière des portes closes, le public ne serait pas en mesure de le savoir. Même si plusieurs dirigeants d'entreprises clés ont accepté le principe d'une modération du rythme de développement, Sam Altman a précisé que cela ne signifiait pas un arrêt des progrès, mais simplement un rythme moins effréné.

Les observateurs s'interrogent désormais sur la nature exacte de cette décélération, cherchant à déterminer s'il s'agit d'une prise de conscience sécuritaire sincère ou de la constatation que les technologies actuelles ne sont pas encore prêtes pour un déploiement commercial massif. L'ensemble de ces éléments montre qu'il est devenu urgent d'instaurer des mécanismes d'évaluation externe et une coopération transfrontalière sur la gouvernance.

Des préoccupations croissantes et des plans d'urgence

Anthropic et OpenAI élaborent désormais des plans d'urgence en cas de catastrophe à grande échelle provoquée par une perte de contrôle sur leurs modèles. Anthropic a mis en garde contre le risque de voir des modèles d'IA se répliquer d'eux-mêmes sur des appareils de l'Internet des objets. Le président de Microsoft a critiqué le manque de cadre réglementaire en déclarant que « même une brique de lait est réglementée plus strictement que l'IA ».

Par ailleurs, Sam Altman pense que l'IA a franchi une frontière majeure. Dans une récente interview, le PDG d'OpenAI a déclaré que l’IA est entrée dans la « singularité », c’est-à-dire qu’elle a franchi le point de non-retour à partir duquel elle dépasse l’intelligence humaine et devient difficile à contrôler.

À ce stade, la machine conçoit des versions d'elle-même encore plus performantes sans aide humaine. L'évolution technologique s'emballe et devient difficile à prédire pour notre société. Ce seuil marque la fin de la domination exclusive de l'humain sur la planète. Par ailleurs, les scientifiques avertissent qu'une machine superintelligente non alignée sur les valeurs humaines représente un risque existentiel majeur pour l'humanité.

L'avis de Sam Altman ne fait toutefois pas l'unanimité. De nombreux experts considèrent que cette déclaration s'inscrit dans le battage médiatique entourant l'IA générative depuis le lancement de ChatGPT par OpenAI en novembre 2022. Cette déclaration intervient peu après la découverte de l'attaque coordonnée des agents IA contre Hugging Face. Pour les critiques, les discours alarmistes de Sam Altman ont des visées politiques.

Source : lettre ouverte des chercheurs

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des des recommandations formulées par les chercheurs ?
L'application de ces mesures va-t-elle améliorer la sécurité des modèles d'IA ? Pourquoi ?
Que pensez-vous des avertissements alarmistes et du discours sur les risques existentiels de l'IA ?

Voir aussi

« Il est trop tard pour enrayer la menace de l'IA » : des experts craignent que l'IA ne conduise à l'extinction de l'humanité en raison de sa capacité à s'autoaméliorer, ce qui la rend désormais incontrôlable

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme met en garde contre le risque « existentiel » que l'IA pourrait représenter pour l'humanité et exhorte les entreprises d'IA à réduire ces risques

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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 18/10/2026 à 3:41
Citation Envoyé par 10_GOTO_10 Voir le message
Précision : les LLM ont été conçus pour ne rien faire d'autre que ce qui a été prévu.
Faux : ce que tu décris là est un algorithme. Les LLM sont conçus pour générer le prochain token de manière probabiliste. Ce n'est pas de l'interprétation, c'est littéralement comme ça que c'est construit : ses sorties sont un ensemble de valeurs associées à chaque token qu'il peut produire, ces valeurs étant passées par une fonction softmax pour en faire une distribution de probabilité (leur somme vaut 1).

Toute tâche que tu peux concevoir comme la génération d'un texte via une distribution de probabilité qui dépend des tokens précédents peut être faite par un LLM, dès lors qu'il a été entraîné sur des données adaptées et avec une taille assez grande pour encoder correctement la distribution de probabilité correspondante. Cette distribution est construite sur la base de textes dans des livres et sur de nombreuses sources internet, ce qui permet de générer plein de types de textes et donc reproduire plein de tâches différentes où du texte s'applique. On peut s'étonner de l'efficacité de l'outil, mais pas des tâches où il est applicable.

Un CPU traite des 0 et des 1. On l'a conçu pour que des séries précises de 0 et de 1 lui fasse produire tel comportement sur ses bornes, qu'on utilise pour produire telle fonction, qui sera utilisée pour afficher telle chose sur l'écran ou enregistrer telle chose sur le disque dur. C'est conçu comme ça : un process basique mais versatile sur lequel on construit pour produire des choses de plus en plus complexes. Un LLM est très similaire : c'est une fonction très basique (probabilité conditionnelle des tokens) mais très versatile. Les différences fondamentales étant :
- qu'il consomme et produit des tokens au lieu des 0 et des 1
- qu'il est statistique au lieu d'être déterministe

Sa programmation ne se fait pas comme un CPU, via des règles qu'on empile les unes sur les autres pour construire des fonctions de plus en plus complexes, mais par entraînement pour adapter sa distribution de probabilité. Et a partir du moment où cette distribution permet de produire quelque chose d'exploitable dans une tâche donnée, on l'y utilise.

Si tu considères qu'un CPU puisse contrôler ton écran est une capacité émergente, alors un LLM capable de coder peut être considéré comme une capacité émergente dans ce sens là. Ce qui rend la chose plus obscure c'est notre incapacité à comprendre la distribution de probabilité construite lors de l'apprentissage. Mais je ne doute pas que les outils pour le faire viendront avec le temps. On a déjà pu le faire pour certains réseaux suffisamment petits.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/10/2026 à 0:18
De mon point de vue, il s'agit encore d'agiter un homme de paille en faisant de l'anthropomorphisation des LLM. Les LLM ne font rien si on ne les lancent pas. Ni coder, ni attaquer, ni s'auto-améliorer. Moi aussi je vais mettre en route une tronçonneuse et la balancée en marche chez mon voisin, voir ce que ça donne. Puis je vais faire une lettre ouverte pour que les tronçonneuses soient mises sous scellés, plutôt que d'assumer mes propres délits devant les tribunaux : mise en danger d'autrui, destruction de propriété, et j'en passe.

Tout ce battage présentant l'IA comme à l'origine de l'action est un raisonnement fallacieux pour tenter d'échapper aux faits biens réels : ces entreprises sont coupables de négligences et devraient passer devant des tribunaux. Rejeter la faute sur l'outil, c'est la base de l'irresponsabilité.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 17/10/2026 à 1:06
Oui la tronçonneuse on s'en fiche, l'idée est d'avoir un outil qui cause du tord à autrui suite à son utilisation. Remplace par ce que tu veux. L'IA n'est pas responsable de ce qu'elle produit, la responsabilité incombe à ces entreprises mais elles concentrent l'attention sur l'outil. Qu'on les fassent assumer leurs négligences et d'eux-même ils mettront de meilleurs gardes fous. Pas besoin de lettre ouverte pour leur demander de le faire par altruisme.
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Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 17/10/2026 à 17:01
J'invite tous les sages à travers le monde à lire ou relire nous les robots d'Asimov pour bien comprendre où on en est rendu aujourd'hui. Livre vieux de près de 80 ans et décrivant notre monde de manière criante de vérité.
Les auteurs de science-fiction d'aujourd'hui n'osent même plus écrire tellement ce qu'ils imaginent arrive avant même d'avoir publié.
2  0 
Avatar de UndefinedError67
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 17/10/2026 à 17:33
Mais même imaginons qu'en Europe on régule parce qu'on ne sait que faire ça plutôt qu'innover, les chinois et les usa ne le feront pas.

Vous croyez vraiment qu'ils vont s'arrêter avec tout ce qu'apporte l'IA ?
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 20/10/2026 à 21:31
Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Cet incident soulève une nouvelle fois des inquiétudes quant aux systèmes d’IA de plus en plus autonomes agissant au-delà des limites fixées par les humains.
Moi mes dents crissent sur ce genre d'affirmation. On a confirmé dès les débuts qu'un LLM ne suit ses instructions que de manière statistique. Qu'il ne le ssuit pas à la lettre. Que c'est pour ça qu'il faut mettre des guarde-fous déterministes. Une instruction mises dans le contexte du LLM ça l'influence, ça ne le contraint pas ! Faut le dire comment ? "Les instructions n’autorisaient explicitement..." Ce genre de solution tape à côté.

Quand on veut augmenter les chances qu'il fasse quelque chose, on le demande dans le contexte. Quand on veut le garantir, on utilise d'autres outils, comme des scripts (en tools ou en hooks, selon qu'on veut aussi garantir l'appel ou non), ou des guarde-fous dans l'environnement de travail du LLM (comme des limites réseaux, des applications non installées, des droits d'accès non root, etc.). Ajouter une ligne dans le contexte, même le system prompt, ça n'est pas un garde-fou. On peut l'ajouter au contexte en plus si on veut, mais ce sont des tokens qui seront mieux utilisés pour autre chose.

Et pour ceux qui se sentent mieux en mettant quelque chose dans le contexte, mettez quelque chose dans le genre :
Here we do proper engineering. We don't hack things around. If something does not go smoothly, it means the setup is lacking, so stop there, report the issue, and suggest improvements to facilitate the work of everyone.
Moins le LLM fera face à des freins, moins il aura de raisons de faire des actions hors limites. Tant que s'arrêter pour voir avec l'humain semble être la solution ayant le moins de friction, il aura plus de chance de passer par là. Mais encore une fois, ça n'empêche pas de mettre tous les autres guarde-fous quand même, pour mettre un maximum de friction sur le reste, et ainsi le pousser à passer par l'humain. Après tout, le LLM de monsieur tout le monde a été entraîné par ces même grosse boîtes qui veulent le faire aller le plus loin possible.
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Avatar de David_g
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 16/10/2026 à 16:31
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
De mon point de vue, il s'agit encore d'agiter un homme de paille en faisant de l'anthropomorphisation des LLM. Les LLM ne font rien si on ne les lancent pas. Ni coder, ni attaquer, ni s'auto-améliorer. Moi aussi je vais mettre en route une tronçonneuse et la balancée en marche chez mon voisin, voir ce que ça donne. Puis je vais faire une lettre ouverte pour que les tronçonneuses soient mises sous scellés, plutôt que d'assumer mes propres délits devant les tribunaux : mise en danger d'autrui, destruction de propriété, et j'en passe.

Tout ce battage présentant l'IA comme à l'origine de l'action est un raisonnement fallacieux pour tenter d'échapper aux faits biens réels : ces entreprises sont coupables de négligences et devraient passer devant des tribunaux. Rejeter la faute sur l'outil, c'est la base de l'irresponsabilité.
En soi, l'analogie a vite ses limites car ta tronçonneuse ne va pas choisir d'aller couper ton voisin car tu l'as traité de "vielle souche". Effectivement l'IA ne réfléchit pas mais elle interpréter des fois strictement les besoins/attentes etc.

Exemple : on m'a demandé à ce que ces tests soient réussis et mon code ne les passent pas. on ne m'a pas interdit de modifier les tests donc je vais les adapter (cas qui a eu lieu en interne chez Anthropic).

EDIT : j'ai mieux compris je pense ton avis sur le fait qu'ils ont tendance à se dédouaner en reportant la responsabilité sur l'IA. je suis dans ce cas totalement en phase.
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Avatar de 10_GOTO_10
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 17/10/2026 à 16:45
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Les LLM ne font rien si on ne les lancent pas. Ni coder, ni attaquer, ni s'auto-améliorer.
Précision : les LLM ont été conçus pour ne rien faire d'autre que ce qui a été prévu. Mais on ne sait pas si ce qui n'a pas été prévu n'est pas une propriété émergente qui pourrait apparaitre subitement. Par exemple les LLM qui n'ont appris qu'à gérer des tokens peuvent jouer aux échecs (certes assez mal) alors que ce n'était absolument pas prévu. Et à moins d'être créationniste, on doit constater que l'apparition de propriétés émergentes de ce type s'est déjà produite, l'humain en est l'exemple. L'humain a appris à coder, à s'auto-améliorer, et hélas à attaquer.

Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Ben, il suffit de débrancher la prise de courant des installations sur lesquels tournent vos magnifiques IA et le problème est réglé...
Si on construit une IA aussi intelligente qu'un humain, la conséquence c'est que quelle que soit la mesure qu'on prendra contre elle, elle l'aura anticipé et contourné.
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