Amazon a demandé à ses ingénieurs de ne pas se contenter d'utiliser l'IA pour s'assurer que leur travail soit fait, mais de se concentrer plutôt sur les résultats de leur travail. Dans une note adressée à l'ensemble de son personnel, l'entreprise a mis en garde contre l'utilisation d'indicateurs « profondément erronés », tels que l'utilisation de jetons d'IA ou la génération de code, pour évaluer la réussite d'une équipe. Elle a également mis en garde les employés contre la course au « tokenmaxxing », soulignant que « nos ingénieurs les plus prolifiques ont démontré que ni le rôle du développeur ni sa production ne se définissent par l'utilisation de l'IA ». Cette note, rédigée par Terk Terkowitz, vice-président et ingénieur émérite d'Amazon, marque le début apparent d'une nouvelle ère dans la manière dont l'entreprise définit ses collaborateurs à l'ère de l'IA, incluant l'ère du « développeur de la Renaissance ».En juillet 2026, les équipes d’ingénierie d’Amazon constataient des cas où le passage du code manuscrit aux modèles d’intelligence artificielle (IA) avait dépassé les budgets de projet, notamment 1,8 million de dollars dépensés pour exécuter Claude Sonnet d’Anthropic sur un travail qui n’avait jamais été livré. Ces cas faisaient l’objet de présentations en interne lors d’une réunion le 28 juillet 2026. Conclusion : des « projets catastrophiquement coûteux », selon un rapport du Financial Times citant plusieurs personnes familières avec la présentation. C'était le début de l’ère de la tarification par jetons qui donnait le tournis aux entreprises, lesquelles s’activaient alors en quête de solutions.
Le mois suivant, en août 2026, Microsoft surveillait de près les dépenses de ses employés en matière d’IA, après qu’un collaborateur de la division « Customer and Partner Solutions » avait déclaré avoir dépensé 28 000 dollars en jetons IA en seulement 28 jours. L'analyse d'une feuille de calcul des salaires annuels de Microsoft réalisée par Business Insider révélait une dépense médiane liée à l'IA d'environ 300 dollars sur 28 jours, certaines divisions telles que CoreAI affichant des médianes pouvant atteindre 975 dollars. Ces chiffres, qui ne concernaient qu'environ 350 des 223 000 employés de Microsoft, offraient un aperçu de l'explosion des coûts au token liés au codage IA au sein de l'entreprise.
Récemment, Amazon a demandé à ses ingénieurs de ne pas se contenter d’utiliser l’IA pour s’assurer que leur travail soit fait, mais de se concentrer plutôt sur les résultats de leur travail. Dans une note adressée à l’ensemble de son personnel, l’entreprise a mis en garde contre l’utilisation d’indicateurs « profondément erronés », tels que l’utilisation de jetons d’IA ou la génération de code, pour évaluer la réussite d’une équipe. Elle a également mis en garde les employés contre la course au « tokenmaxxing », soulignant que « nos ingénieurs les plus prolifiques ont démontré que ni le rôle du développeur ni sa production ne se définissent par l’utilisation de l’IA ».
Le temps du « développeur de la Renaissance »
Cette note, rédigée par Terk Terkowitz, vice-président et ingénieur émérite d’Amazon à l’échelle mondiale, et intitulée « Le point de la direction technique d’Amazon sur le rôle du développeur à l’ère de l’IA », a marqué le début apparent d’une nouvelle ère dans la manière dont l’entreprise définit ses collaborateurs à l’ère de l’IA. Cela inclut l’ère du « développeur de la Renaissance », capable d’allier les outils d’IA au jugement humain et à l’expertise métier « pour créer des choses entièrement nouvelles ».
« L’IA transforme le métier d’ingénieur logiciel à la fois plus rapidement et plus profondément que les tendances précédentes », a fait remarquer Terkowitz. « Ce que signifie être ingénieur logiciel, et ce qu’est même l’ingénierie logicielle, évolue rapidement et durablement. » Pour les collaborateurs d’Amazon, cela se traduit par une attention particulière portée à « ce qui ne change pas alors que nous faisons évoluer les rôles des SDE (ingénieurs en développement logiciel) ».
Cela impliquera de s'éloigner d'indicateurs « profondément biaisés », tels que l'utilisation de jetons ou l'adoption d'outils d'IA, pour se concentrer davantage sur l'impact sur les clients, les entreprises et les équipes. La note de service exhorte les responsables et les chefs de division à s'assurer que leurs équipes ont une « compréhension suffisante » des avantages que peuvent apporter les outils d'IA, et invite les collaborateurs à veiller à établir un « lien profond » avec leurs clients afin de mieux cerner ce qu'ils attendent réellement d'Amazon.
« Malgré la rapidité du changement, nous pensons qu’il n’en est encore qu’à ses débuts. Nous devons tous embrasser cette évolution et prendre le temps d’apprendre, sous peine d’être laissés pour compte », a conclu Terkowitz. « Nous n’en sommes qu’aux prémices de l’impact de l’IA sur l’ingénierie logicielle. Bien que nous ayons une vision de ce à quoi ressemblera l’avenir, de nombreux aspects sont encore en train d’émerger. Nous sommes convaincus que, quelles que soient les meilleures pratiques futures, l’IA sera au cœur des pratiques d’ingénierie logicielle. »
En juillet 2026, les dirigeants d'entreprise éprouvaient des difficultés à anticiper et à maîtriser les coûts opérationnels de l'IA en raison du passage à la tarification basée sur l'usage. Selon KPMG, ce manque de visibilité financière poussait près de la moitié des organisations à revoir le calendrier de leurs déploiements technologiques. Parallèlement, des géants comme Amazon et Microsoft investissaient dans l'ingénierie pour aider leurs clients à rentabiliser ces outils. Certaines organisations recherchaient des modèles plus économiques. Enfin, le secteur restait confronté à des enjeux majeurs de gouvernance et de fiabilité des données produites par ces systèmes automatisés.
Source : Amazon
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