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Plus de 1000 étudiants s'engagent à ne pas travailler chez Google et Amazon en raison du projet Nimbus,
Le très critiqué contrat cloud et d'intelligence artificielle avec Israël

Le , par Patrick Ruiz

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Une employée de Google affirme avoir été mise à la porte après s'être opposée à un contrat cloud de 1,2 milliard de dollars avec Israël
elle aurait subi des représailles de la part de l'entreprise

Une employée de Google affirme qu'elle a été contrainte de démissionner pour avoir critiqué le projet de cloud computing de 1,2 milliard de dollars de l'entreprise avec le gouvernement israélien. Ariel Koren, responsable marketing chez Google, s'est opposée au projet Nimbus parce qu'elle craignait que la technologie de l'entreprise n'aide les forces de défense israéliennes à surveiller les Palestiniens et à leur nuire. Dans une lettre ouverte cette semaine, elle a déclaré qu'"elle n'avait pas d'autre choix que de quitter l'entreprise après avoir subi des représailles et des actions illégales" de la part de Google.

Le projet Nimbus est un accord tripartite entre Google, Amazon et l'Israël signé en 2021 visant à fournir à ce dernier des outils d'intelligence artificielle (IA) et d'autres services informatiques, notamment de cloud computing. Google et Amazon devraient mettre en place des sites de cloud locaux en Israël avec un investissement initial de 4 milliards de shekels (1,2 milliard de dollars). Ces sites conserveront les informations à l'intérieur des frontières d'Israël selon des directives de sécurité strictes. Le gouvernement israélien a expliqué l'année dernière que le projet Nimbus est un projet phare pluriannuel qui se déroulera en quatre phases.

Ces phases comprennent l'acquisition et la construction de l'infrastructure cloud, la formulation de la politique gouvernementale de migration vers le cloud, l'intégration et la migration, ainsi que le contrôle et l'optimisation de l'activité du cloud. Ces services cloud seront mis à la disposition du gouvernement, du système de défense et d'autres groupes de l'économie. Seulement, de nombreuses voix se sont liguées contre ce projet, et ce, au sein même de Google. Ariel Koren, responsable marketing pour la branche des produits éducatifs de Google, qui travaille pour l'entreprise depuis sept ans, est l'une de ces voix discordantes.



Dans un mémo annonçant à ses collègues son intention de quitter Google à la fin de cette semaine, Koren, qui s'identifie comme juive, affirme avoir subi des représailles et décrit un environnement où les voix propalestiniennes sont réduites au silence. Certains de ses collègues ont également affirmé que Google avait un parti pris anti-palestinien. Koren, 28 ans, a aidé à faire circuler des pétitions et à faire pression sur des dirigeants, et elle a parlé à des organes de presse, tout cela dans le but d'amener Google à reconsidérer l'accord. L'une de ces pétitions a été signée par plus de 800 travailleurs de Google et 37 500 personnes du public.

Selon Koren et d'autres employés de l'entreprise, le projet Nimbus constitue une violation des principes de Google en matière d'IA. Koren affirme que les outils fournis par Nimbus "ont le potentiel d'étendre le modèle israélien de surveillance, de profilage racial et d'autres formes de violations des droits de l'homme assistées par la technologie". « Au lieu d'écouter les employés qui veulent que Google respecte ses principes éthiques, Google poursuit agressivement des contrats militaires et prive ses employés de leur voix par le biais d'un modèle de silence et de représailles envers moi et beaucoup d'autres », écrit Koren.

Alors qu'elle poursuivait son militantisme, Koren affirme que Google lui a adressé en novembre 2021 un ultimatum surprenant : « acceptez de déménager à São Paulo, au Brésil, dans les 17 jours ouvrables ou perdez votre emploi ». Koren commercialisait les produits éducatifs de Google en Amérique latine et était basée à Mexico avant de déménager à San Francisco pendant la pandémie. Mais, selon l'employée, il n'y avait pas de justification commerciale claire pour le déménagement obligatoire ou son urgence, et un superviseur au Brésil lui a dit que les employés de São Paulo travaillaient à domicile à cause de la pandémie.

Koren estime que l'ultimatum était une façon "créative" pour Google de la forcer à partir sans avoir à la licencier. « Il fut un temps où Google licenciait les gens par mesure de représailles et je pense que le fait qu'il y ait autant d'attention signifie que Google a essayé de devenir un peu plus créatif et que les représailles prennent des formes différentes de celles du licenciement », a déclaré Koren. Google a réfuté les affirmations de Koren et a déclaré qu'il interdit les représailles sur le lieu de travail. L'entreprise a également ajouté qu'une enquête a révélé qu'il n'y a eu aucune forme de représailles à l'encontre de Koren.



« Nous avons enquêté de manière approfondie sur la réclamation de cette employée, comme nous le faisons lorsque toute préoccupation est soulevée, et comme nous l'avons déclaré depuis des mois, notre enquête a révélé qu'il n'y avait pas de représailles ici », a déclaré un porte-parole de Google. « Une agence gouvernementale a également rejeté cette affaire lorsque l'employée a déposé une plainte alléguant qu'elle avait subi des représailles », a ajouté le porte-parole, faisant référence à une enquête du National Labor Relations Board des États-Unis. Mais d'autres employés ont à nouveau dénoncé le projet mardi.

Quinze autres employés de Google ont publié sur YouTube des témoignages audio demandant à l'entreprise de ne pas travailler avec l'Israël et critiquant le traitement réservé par Google aux Palestiniens et sa censure des employés qui les soutiennent. Tous les travailleurs, sauf deux, ont parlé sous le couvert de l'anonymat. Ils ont publié leurs remarques pour coïncider avec le départ de Koren de l'entreprise. Cependant, le porte-parole de Google a défendu le projet Nimbus. L'entreprise a déclaré qu'elle était fière que les capacités de son cloud soient reconnues et a réfuté les allégations selon lesquelles le projet sera utilisé pour la surveillance.

« Nous sommes fiers que Google Cloud ait été sélectionné par le gouvernement israélien pour fournir des services de cloud public afin de contribuer à la transformation numérique du pays. Le projet comprend la mise à disposition de Google Cloud Platform aux agences gouvernementales pour les charges de travail quotidiennes telles que les finances, les soins de santé, les transports et l'éducation. Mais il ne s'adresse pas aux charges de travail hautement sensibles ou classifiées », a-t-il déclaré. L'Alphabet Workers Union, un syndicat représentant les travailleurs de Google et d’ autres entreprises d'Alphabet, a défendu Koren.

« Tous les travailleurs d'Alphabet ont le droit d'exprimer leurs préoccupations et leurs objections à l'égard de projets comme Nimbus et de s'organiser contre eux en interne, sans crainte de représailles. Des milliers de travailleurs de Google se sont déjà organisés contre des contrats militaires, comme le projet Maven, et nous méritons de faire de même maintenant et à l'avenir. Ariel n'aurait jamais dû subir ces représailles et ce harcèlement. Elle n'aurait jamais dû être contrainte à une position où démissionner était sa seule option », a déclaré Parul Koul, président exécutif de l'Alphabet Workers Union.



Koren est la dernière en date d'une série d'employés de Google qui ont accusé l'entreprise de représailles pour leur activisme. Deux d'entre eux, Claire Stapleton et Meredith Whittaker, ont démissionné en 2019 et ont déclaré avoir subi des représailles après avoir protesté contre les politiques de l'entreprise en matière d'inconduite sexuelle. En novembre 2019, Google a licencié quatre employés qui avaient participé à divers efforts d'organisation au sein de l'entreprise. Un cinquième travailleur a été licencié après avoir créé un message contextuel sur le réseau d'entreprise de Google informant les travailleurs de leur droit protégé de s'organiser.

Le National Labor Relations Board a déclaré que Google avait illégalement licencié deux de ces travailleurs, et qu'il avait illégalement surveillé et exercé des représailles contre les autres. La société a également mis à la porte deux chercheurs en intelligence artificielle, Timnit Gebru et...
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 20/06/2024 à 12:34
ca fera du boulot pour d'autres
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Avatar de Jules34
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 20/06/2024 à 14:55
J'ai rien contre la Palestine mais voir des américains refuser de travailler pour Google à cause d'Israël et de la Palestine alors qu'eux même vivent dans le pays de la guerre permanente, qui se trouve aussi être le pionnier de la surveillance généralisée, c'est un peu l'hopital qui se fout de la charité
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 20/06/2024 à 15:27
Citation Envoyé par Jules34 Voir le message
J'ai rien contre la Palestine mais voir des américains refuser de travailler pour Google à cause d'Israël et de la Palestine alors qu'eux même vivent dans le pays de la guerre permanente, qui se trouve aussi être le pionnier de la surveillance généralisée, c'est un peu l'hopital qui se fout de la charité
et je ne comprends pas d'ou vient cette sur enchère avec la Palestine.
Ok c'est triste ce qui se passe dans cette région du monde, mais c'est pareil en ukraine, en arménie, éthiopie, yémen, myanmar, syrie, le sahel, l'afganistan et tant d'autres...

Aller un meeting de la gauche c'est allé à une élection palestinienne, pour rentrer dans une fac faut pas être juif et soutenir la Palestine, ça devient n'importe quoi cette histoire.
Bien que les usa soit surement les seuls a pouvoir calmer le jeu, je vois pas en quoi ces protestations font faire fléchir Joe. Voter Trump peut être lui n'aime pas la guerre mais je vois mal ces gens voter pour Trump
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Avatar de Leruas
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 20/06/2024 à 18:11
Google recrute autant d'étudiants en science-po, histoire, sociologie que cela ?
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Avatar de Jules34
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 23/01/2025 à 14:58
A relier avec le récent investissement de NVIdia de 500 millions de $ dans un nouveau laboratoire israélien de recherche sur l'IA...

Avec la guerre ils ont eu l'occasion de tester pleins de trucs qu'on croirait sorti d'un mauvais film :
- Analyse d'énormes volumes de données de remontée d'image issus de tout ce qu'ils peuvent attraper (satellite/frone/webcam/selfie sur réseau sociaux etc etc) pour rechercher par IA un type spécial de tissus que les militants du hamas utilisent pour enterrer des armes mais aussi je pense pour identifier des militants du hamas.
- Prédire la probabilité pour qu’un Palestinien soit membre du Hamas avec l'IA LAVENDER.
- L'IA HASBORA (évangile en français...) génère des listes de cibles potentielles H24:
Ainsi que l'expliquait il y a quelques mois l'ancien chef d'état-major Aviv Kochavi, le programme Habsora avait été utilisé pour générer une centaine de cibles par jour, dont la moitié avaient effectivement été engagées. Il rappelait, à titre de comparaison, que jusqu'alors une cinquantaine de cibles étaient identifiées chaque année dans les territoires palestiniens. Alchemist facilite les ripostes en cas d'attaque visant le territoire israélien; Depth of Wisdom cartographie les sols et les sous-sols de la bande de Gaza (pour repérer les tunnels du Hamas); Habsora définit les cibles les plus pertinentes; tandis que Fire Factory génère en temps réel des plans de frappe par avions et par drones, en fonction du type de cible. C'est grâce à ces technologies de pointe que l'armée israélienne est désormais capable de frapper plusieurs centaines de cibles par jour.
Ils ont une sacrée longueur d'avance car ils peuvent mettre en production assez rapidement toute les saloperies idées qu'ils ont sans trop avoir peur de représailles, ils ont après tout l'alibi "parfait".

Ma peur c'est que dans dix ans c'est pour la société civile et on aura un drone à chaque feu rouge et Israël et les Américains seront les leaders occidentaux de cette technologie, que nos dirigeants achèteront à prix d'or pour faire taire la "haine illégale" en union européenne fédérale, qui aura décrété un blocus commercial de 1 000 ans contre la Chine et la Russie

Le respect des droits humains devrait-il primer sur les opportunités économiques pour des contrats de cette ampleur ?
Il y a cette phrase en théologie qui résume bien le problème : ce que l'homme peut, il le fait... malheureusement. Mais j'ai du mal à comprendre comment à terme les juristes vont faire pour faire s'accorder ces nouvelles machines à tuer avec le premier des droits humain, le droit à la dignité.
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