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Pourquoi certains experts sont-ils si convaincus que le boom de l'IA va s'essouffler ? Ils voient des similitudes avec l'ère des dotcoms
Et affirment que les capacités de l'IA générative sont surestimées

Le , par Mathis Lucas

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Pourquoi certains experts sont-ils si convaincus que le boom de l'IA va s'essouffler ? Ils voient des similitudes avec l'ère des dotcoms
et affirment que les capacités de l'IA générative sont surestimées

De nombreux rapports prédisent que l'IA ajoutera des milliers de milliards à l'économie mondiale en stimulant la productivité comme jamais auparavant dans l'histoire. Mais un nombre croissant d'analystes et de scientifiques de renom se montrent sceptiques quant à ces prédictions. Ce groupe estime que la surestimation des possibilités de l'IA a créé une bulle spéculative, car les valorisations se détachent de la réalité. Cela serait comparable à la bulle Internet de la fin des années 1990, dont quelques entreprises seulement ont survécu. Les experts craignent que la même chose se produise aujourd'hui, compte tenu de la récente montée en flèche des actions liées à l'IA.

Les investissements massifs dans l'IA générative rappelleraient l'ère des dotcoms

La demande pour les produits d'IA a connu une croissance fulgurante depuis le lancement de ChatGPT par OpenAI. L'IA générative est déjà utilisée dans divers domaines, mais il est difficile d'imaginer comment elle évoluera. Selon les analystes, cette inconnue suscite l'enthousiasme. Un observateur peut affirmer que la technologie sera inutile, tandis qu'un autre peut tout aussi bien imaginer un nombre presque infini de possibilités. Bank of America a publié un rapport selon lequel l'IA entraînera des changements radicaux et stimulera l'économie mondiale de 15 700 milliards de dollars d'ici les sept prochaines années.


Goldman Sachs prévoit que l'IA générative entraînera une augmentation de 7 000 milliards de dollars du PIB mondial et augmentera la croissance de la productivité de 1,5 % d'ici la fin de la décennie. Mais Arthur Sants, chroniqueur des investisseurs au Financial Times, affirme que ce sentiment de possibilité est à l'origine des bulles d'investissement, car les valorisations des entreprises se détachent de la réalité. C'est ce type de détachement qui a provoqué la bulle Internet à la fin des années 1990. Les investisseurs pensaient qu'Internet, le commerce électronique et la numérisation des entreprises allaient changer le monde.

Mais la bulle a fini par éclater au début des années 2000 ; les investisseurs avaient perdu confiance dans la croissance rapide des entreprises technologiques, ce qui avait provoqué une fuite de capitaux des dotcoms vers les entreprises opérant dans l'ancienne économie. Les analystes craignent que la même chose se produise aujourd'hui en raison de la montée en flèche des actions liées à l'IA. En août dernier, le professeur Gary Marcus de l'université de New York a écrit dans une analyste publiée la plateforme de blogging Substack : « nous commençons à voir des signes que l'IA générative pourrait être un raté ».

À la fin des années 1990, Cisco était la principale entreprise d'infrastructure informatique. La croissance d'Internet nécessitait un déploiement important d'infrastructures. Il fallait construire des serveurs et les connecter les uns aux autres à l'aide de routeurs, puis au système de télécommunications au sens large. L'hypothèse était que tout le monde allait transférer ses communications et son commerce sur Internet et que, pour ce faire, un déploiement rapide était nécessaire. En conséquence, le prix de l'action de Cisco a augmenté de plus de 450 % au cours des deux années qui ont précédé la fin de l'année 1999.

Cela a précédé toute augmentation significative des bénéfices, ce qui signifie que son évaluation a atteint 120 fois ses bénéfices prévisionnels à un an. La croissance des bénéfices ne s'est pas concrétisée aussi rapidement que prévu et, moins d'un an après le pic de valorisation atteint en mai 2000, la valeur de l'action avait chuté de 70 %. Il est intéressant de noter que Cisco a connu une croissance régulière de ses bénéfices au cours de la décennie suivante. Selon Sants, l'année dernière, les bénéfices de Cisco étaient six fois plus élevés qu'en 2000, mais le cours de son action était encore inférieur de 20 % à son sommet.

Sants note : « le problème n'est pas que l'hypothèse était erronée, mais que la croissance n'a pas été assez rapide pour répondre à l'engouement pour l'évaluation. Il s'est aussi avéré que l'infrastructure est devenue un travail banalisé à faible marge ». Au début de l'année 2000, le ratio cours/bénéfice à terme de Vodafone était de 72 : plus cher que Nvidia depuis la crise financière de 2008. Selon Sants, Vodafone ne s'est jamais remis de l'effondrement de la bulle Internet.

Les hallucinations des modèles de langage révèlent les limites de l'IA générative

Marcus a déclaré : « le retour sur investissement de l'IA générative n'est peut-être pas si important, après tout ». Parmi les signes avant-coureurs, un rapport du Wall Street Journal a signalé que les clients ont trouvé trop cher le prix de 30 dollars par mois du nouveau l'assistant d'IA Copilot de Microsoft. Selon lui, il est difficile de mettre en production de grands modèles de langage (LLM) ; la plupart des travaux réalisés à ce jour sont préliminaires. Il rapporte que les entreprises commencent à modérer leurs attentes. De nombreuses attentes initiales étaient irréalistes. De plus, certains pensent que l'AGI ne viendra pas des LLM.


Il souligne que les progrès en matière de rentabilité des LLM ont été lents et qu'après le lancement de GPT-4 par OpenAI en 2023, personne n'a lancé un modèle nettement plus puissant. Selon Marcus, l'industrie est peut-être en train d'atteindre un plateau en matière de capacité pure, car personne n'a été en mesure de battre GPT-4 de manière décisive. Des entreprises comme Google et Anthropic ont investi beaucoup d'argent pour essayer, mais Marcus affirme qu'aucun n'a réussi ; au lieu de cela, il semble qu'il y ait une convergence aux niveaux GPT-4. En outre, il a noté que les cas d'utilisation des LLM ne sont pas clairs.

Marcus affirme qu'il y a eu des "progrès" dans la recherche d'utilisations possibles pour les LLM, mais jusqu'à présent, la technologie est souvent utilisée dans le domaine de la criminalité. « Les mauvais acteurs, dont les normes de fiabilité sont peut-être moins strictes, semblent les utiliser pour la cybercriminalité et la désinformation », a-t-il écrit. De son côté, Jeffrey Funk, professeur à la retraite et consultant sur les nouvelles technologies, souligne que les entreprises d'IA ont dépensé d'énormes sommes d'argent pour lutter contre les hallucinations (lorsque les systèmes d'IA inventent des faits), mais n'ont pas résolu le problème.

Il a écrit sur LinkedIn : « les revenus ne sont pas encore là et ne viendront peut-être jamais. Les valorisations anticipent des marchés de plusieurs milliards de dollars, mais les revenus actuels de l'IA générative se chiffrent, selon les rumeurs, à quelques centaines de millions. Ces revenus pourraient réellement être multipliés par 1000, mais il s'agit là d'une hypothèse très spéculative. Nous ne devrions pas nous contenter de le supposer ». Funk prévient également que le rythme de l'innovation dans le domaine de l'IA générative semble ralentir. Il a cité de nombreux facteurs qui sont à l'origine du ralentissement de l'innovation.

Il a déclaré : « pensez aux PC ou à l'iPhone. Les premières années ont été marquées par d'importantes améliorations des performances du système, qui ont diminué au fil du temps malgré des améliorations annuelles de 40 % du rapport performance/prix de la mémoire et des puces de processeur ». Dans le même temps, la loi de Moore s'étant considérablement ralentie au cours des 5 à 10 dernières années, les fabricants de puces ne peuvent en attendre beaucoup plus, et ceux qui s'inquiètent de la grande consommation d'énergie de l'IA générative ne manqueront pas de faire pression en faveur d'une réglementation stricte.

Les intégrations de l'IA dans les suites de productivité ne sont pas convaincantes

S'adressant à The Information, Todd Lohr, directeur de la société de conseil KPMG, s'est montré mitigé quant aux avantages des produits Copilot de Microsoft. Il a déclaré : « Word est correct, PowerPoint n'est pas particulièrement utile, à moins que vous ne l'entraîniez à suivre des instructions spécifiques, car il ne crée qu'un PowerPoint très basique. Excel n'est pas encore au point : il faut passer beaucoup de temps à faire de l'ingénierie d'invite pour qu'il fasse quelque chose pour vous, ce qui prend beaucoup plus de temps que d'écrire les formules Excel soi-même ». Les PC Copilot+ font également l'objet de critiques.

Michael Hartnett, stratège en investissement chez Bank of America, a aussi suggéré que l'IA pourrait être une bulle, la comparant au krach des dotcoms en 2000. Le PDG d'Amazon, Andy Jassy, a déclaré lors d'une conférence téléphonique sur les résultats en février que les revenus à court terme provenant de l'IA seront "relativement faibles". Et s'adressant au Daily Mail, Dom Couldwell, responsable de l'ingénierie de terrain chez DataStax, a déclaré que l'industrie se trouve toujours dans la phase "inconnue inconnue" de l'IA générative. Il a fait remarquer que l'IA générative fait l'objet d'un battage médiatique sans précédent.

Couldwell a déclaré : « ce domaine fait l'objet d'un tel battage médiatique qu'il grandit en public. Il a fallu trois ans à Netflix pour atteindre un million d'utilisateurs, mais il n'a fallu que 5 jours à ChatGPT. Il y a aussi des entreprises qui considèrent que c'est la prochaine façon de s'enrichir rapidement après les cryptomonnaies ». Pour Amanda Marcotte, rédactrice politique senior pour le webzine Salon, l'appétit croissant de la Silicon Valley pour les produits frauduleux pousse les milliardaires de la Tech à financer la campagne de Trump qui serait plus favorable aux escrocs que Biden. Elle fait allusion aux produits estampillés "IA".

Dans une récente analyse, Michael Atleson, un avocat de la Federal Trade Commission (FTC) des États-Unis, a dénoncé le comportement des entreprises d'IA. Atleson a écrit : « certaines de ces entreprises comparent leurs produits à de la magie (ce qui n'est pas le cas), parlent de produits dotés de sentiments (ce qui n'est pas le cas) ou admettent qu'elles veulent simplement que les gens aient l'impression que leurs produits sont magiques ou dotés de sentiments ». Atleson s'interroge sur la capacité des entreprises à développer ces technologies et à faire en sorte qu'elles répondent de manière sûre aux besoins de clients.

Couldwell explique que les entreprises avec lesquelles il travaille essaient encore d'identifier les domaines dans lesquels l'IA générative peut donner des résultats concrets. Il a ajouté : « sans vouloir être trop technique, le défi consiste à savoir comment les entreprises peuvent faire travailler leurs propres données et leur propriété intellectuelle, plutôt que de se contenter d'exploiter OpenAI ou la technologie de Google. Vous devez l'utiliser comme un facteur multiplicateur pour rendre vos employés plus productifs, offrir plus de valeur à vos clients et vous différencier du chatbot coupé-collé de vos concurrents ».

« Les gens ne réalisent pas qu'il ne s'agit pas d'une "intelligence". Il s'agit plutôt d'un algorithme ultra performant qui recherche des réponses sur Internet. Depuis des décennies, les algorithmes alimentent toutes sortes d'applications, des moteurs de recherche aux systèmes de négociation financière. Tout ce qu'ils ont fait récemment, c'est de rendre l'interface suffisamment intelligente pour qu'elle soit plus conviviale, au point qu'elle semble presque humaine », a écrit un critique.

De nombreux experts craignent que l'IA générative s'avère finalement un leurre

Marcus s'interroge sur la situation : « et si l'IA générative s'avérait être un leurre ? À l'exception peut-être du supraconducteur à température ambiante LK-99, qui aurait connu une ascension fulgurante et une chute rapide, j'ai connu peu de choses qui ont fait l'objet d'un battage médiatique aussi important que l'IA générative. Les valorisations des entreprises se chiffrent en milliards, la couverture médiatique est littéralement constante ; tout le monde ne parle que de cela, de la Silicon Valley à Washington DC en passant par Genève. Mais, pour commencer, les revenus ne sont pas encore là, et pourraient ne jamais venir ».

Selon Marcus, jusqu'à présent, la plupart des revenus semblent provenir de deux sources : l'écriture de code semi-automatique et la génération de texte. Mais selon Harness, le code généré par l'IA pourrait tripler la charge de travail des développeurs à l'année à venir. L'augmentation du volume de code livré accroît les risques de failles et de vulnérabilités si les tests et les mesures de sécurité ne sont pas rigoureusement appliqués. Et de nombreuses préoccupations persistent quant à l'utilisation de l'IA générative en entreprise. Les entreprises craignent de plus en plus que leurs secrets soient mémorisés par l'IA et divulgués ensuite.

Les étudiants de premier cycle continuent à utiliser l'IA générative, mais leurs poches ne sont pas profondes (il est fort probable qu'ils se tournent vers des concurrents open source). D'autres clients potentiels payants risquent de se décourager rapidement. Il y a eu de nombreuses désillusions en ce qui concerne l'utilisation de chatbots tels que ChatGPT et Gemini Pro. Un avocat qui avait utilisé ChatGPT pour des recherches juridiques a été réprimandé par un juge et a dû promettre, par écrit, de ne plus jamais le faire sans supervision. En outre, un rapport a récemment signalé que l'utilisation des GPT pourrait être en baisse.

Ben Rogoff, gestionnaire principal du Polar Capital Technology Trust (PCT) et investisseur dans les sociétés technologiques depuis 25 ans, constate certaines similitudes la période des dotcoms : « l'hypothèse nulle est qu'il s'agit de la même période que celle des dotcoms et je m'en inquiète, car je suis payé pour m'en inquiéter ». La difficulté consiste à évaluer l'ampleur de la demande pour l'IA générative et la quantité d'infrastructures nécessaires pour y répondre. Les entreprises informatiques ne veulent pas rester à la traîne et investissent massivement dans les centres de données pour l'IA en prévision de la croissance future.

Cela a stimulé les entreprises de semiconducteurs telles que Nvidia et AMD. Au début de l'année, Microsoft, Amazon et Alphabet ont révélé qu'ils avaient dépensé collectivement 120 milliards de dollars en dépenses d'investissement l'année dernière. Dans le cas de Microsoft et d'Alphabet, ce chiffre a augmenté d'environ 50 % en glissement annuel au quatrième trimestre. Le principal bénéficiaire de ces dépenses est Nvidia, fournisseur d'unités de traitement graphique (GPU). Son histoire est bien connue à ce stade. La nouveauté de cette saison des résultats est qu'AMD semble aussi bénéficier de la hausse des investissements.

Au cours des trois mois précédant décembre, le chiffre d'affaires des centres de données a augmenté de 38 % par rapport à l'année précédente pour atteindre 2,3 milliards de dollars, grâce à la forte croissance de ses GPU AMD Instinct. Le cabinet d'analyse Omdia affirme que l'IA fera augmenter les dépenses dans les centres de données de 28,5 % et deviendra la principale charge de travail des serveurs d'ici à 2027. Mais d'autres analystes estiment qu'il est difficile de déterminer si les investissements massifs dans les centres de données pour l'IA constituent à l'heure actuelle un excès de dépenses ou un manque de dépenses.

Dans le premier cas, les entreprises se retrouveraient avec des serveurs sous-utilisés et n'auraient plus besoin d'investir beaucoup dans les années à venir, ce qui pourrait nuire à la valorisation des puces. En somme, les experts pensent que le résultat de la normalisation des valorisations des actions liées à l'IA après la folie spéculative risque d'être dévastateur à la fois pour les entreprises et pour les investisseurs qui investissent massivement dans la technologie sans aucun recul.

Source : billets de blogue

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Partagez-vous l'avis selon lequel le boom de l'IA générative va s'essouffler ?
L'enthousiasme suscité par la technologie est-il semblable à celui observé à l'époque des dotcoms ?
Quels pourraient être les impacts sur l'industrie si les investisseurs cessaient de croire aux promesses de l'IA générative ?
Que pensez-vous de l'intégration de l'assistant Copilot dans la suite bureautique Microsoft Office ? Rend-elle les utilisateurs plus productifs ?
Que pensez-vous des chatbots de génération de code ? Rendent-ils les développeurs plus productifs ou risquent-ils d'augmenter leurs charges de travail ?
Que pensez-vous des produits d'IA générative configurés pour les équipes et les entreprises comme ChatGPT Team et ChatGPT Enterprise ?

Voir aussi

L'IA fera augmenter les dépenses dans les centres de données de 28,5 % et deviendra la principale charge de travail des serveurs d'ici à 2027, selon un rapport du cabinet d'analyse Omdia

Les défis croissants du code généré par l'IA : le code généré par l'IA pourrait augmenter la charge de travail des développeurs et accroître les risques, selon Harness

McKinsey prévoit que l'IA ajoutera jusqu'à 4400 milliards de dollars de valeur à l'économie chaque année et 13400 milliards de dollars de valeur ajoutée annuelle à l'économie mondiale d'ici 2030
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 10/07/2024 à 12:22
Un peu comme le cloud en fait. Les entreprises ont investi des centaines de milliards pour changer les feuilles Excel utilisées par 10 personnes en webapps sans qu'on sache vraiment pourquoi.
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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 12/07/2024 à 15:59
Avec l'IA, nous commençons à avoir quelques années de recul :
- elle hallucine
- le contenu web généré par l'IA entraîne d'autres IA donc la qualité va probablement se dégrader pour la recherche web
- pour les voitures autonomes, je pense que l'on y arrivera pas... sinon quelle sera la puissance nécessaire pour l'ordinateur de bord pour tout traiter)... quelle prix vont coûter les voitures qui intégreront des IA fiables ?
- beaucoup parlent d'IA mais dans de nombreux cas, des modèles statistiques existants font la même chose
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:25
C'est exactement la même chose que la bulle internet des années 2000, en 100x pires, c'est la chose que les promesses des "voitures autonomes", mais en 100x pires.

Je ne sais pas quelle "juridiction" est compétente en ce domaine, mais que quelques milliardaires fassent exploser l'économie mondial, il doit bien y avoir des responsables a trouver. Non ?

Rien que le vole et le non respect du droit d'auteur devrait suffire pour les mettre à l'ombre, mais cela n'arrivera pas. Ce n'est pas eux qui seront responsables, ni coupables.

Bah, ce sera comme toujours, une minorité va mettre en péril une majorité.

Oui, c'est un cercle vicieux qui se passe.

1./ Si l'IA réussit, il n'y aura plus personne l'utiliser ou plus de consommateurs pour utiliser ce qu'elle produira.
2./ Si l'IA se plante (se serait la moins mauvaise option pour la majorité), des investisseurs vont perdre, et derrière ces investisseurs, il y'a certainement des "fonds de pensions", des "banques", et le dérèglement risque de faire mal.

Privatiser les bénéfices, Mutualiser les pertes, comme lors de la crise des "subprimes" en 2008/2009, c'est (encore) ce qui va se passer.

Enfin, ce n'est que mon petit avis perso, chacun peut se faire son idée.

BàV et Peace & Love.
13  1 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/10/2025 à 12:30
Il faut diviser le problème en deux, sur la partie hardware des sociétés comme NVIDIA vont continuer à vendre des puces IA pendant un bon moment, et faire des profits tant que la Chine ou d'autres pays ne seront pas capable de faire les mêmes puces, mais cela viendra forcément, cela a commencé. Quand il y aura assez ou pléthore de centres de données, et que d'autres sociétés que NVIDIA ou AMD seront aptes à produire des puces IA pour pas cher, le marché des puces IA va s'écrouler, mais pas tout de suite, créer une usine de puces IA peut prendre des années.

Par contre pour la partie logicielle il y a un problème, n'importe qui peux créer une startup logicielle pour proposer des services IA et déjà l'offre foisonne avec un très grand nombre de sociétés qui proposent déjà plus ou moins la même chose, avec une concurrence déjà très forte. Pourquoi demander aux investisseurs de donner 100 milliard de $ à OpenAI pour proposer des services déficitaires alors que pendant le même temps Deepseek arrive à cloner ces mêmes services avec un investissement de 200 000 $ ? quelque chose cloche.
Il suffit de recruter un seul expert IA et quelques développeurs pour répliquer ce que les autres font, une fois qu'un expert change de société, il part avec toute la connaissance et même les algos, qui sont impossible à protéger.

Sur la partie logicielle la concurrence est déjà trop forte, ces sociétés sont déficitaires, car elle doivent vendre leur services à vils prix tout en achetant de la puissance de calcul très chère aux data center qui sont tous saturés.

Donc il y a bien une énorme bulle IA, tout ces milliards investis dans les sociétés logicielles IA ne pourront jamais rembourser ces investissements énormes, ça va s'écrouler, durement, certains vont perdre des sommes énormes et le NASDAQ va aussi forcément s'écrouler à un moment donné quand l'euphorie sera tombée, et beaucoup se sont créé des dettes énormes pour investir dans ces sociétés IA non rentables, il vont prendre un bouillon phénoménal quand il vont perdre de l'argent et qu'il ne pourront pas payer leurs dettes.

Donc Brian Sozzi se trompe, il y a bien quelques services IA utiles, mais cela n'empêchera pas les sociétés logicielles IA de boire le bouillon, et de ne pas pouvoir rembourser les investisseurs, et il va y avoir un krach boursier aux USA, même Sam Altman le dit, alors que c'est lui qui a engrangé le plus de milliards.

Depuis plus de 100 ans c'est toujours la même chanson, emprunter des sommes énormes pour spéculer en investissant dans du vent ça mène toujours au même résultat : un krach boursier retentissant.
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 22/08/2024 à 10:13
Tous le monde dans ce forum l'a dit et répété, l'ia est une bulle.
l'ia générative est un formidable outil qui peux améliorer la productivité, c'est un bon outil pour trouver les informations que l'on veux dans une doc.
Mais cela ne remplace pas un professionnel, cela remplace pas un dev, un médecin, avocat.

les ia hallucine, sorte souvent du code faux qui compile pas ou m'invente souvent des api dans mon cas.
Même si l'ia n’hallucinait pas, il faut bien taper des prompts bien précis pour que ca marche et ca prends du temps.

Ca valait bien des investissements cette histoire oui, mais pas des milliards de milliards de cotation en bourse comme les valeurs boursières de nvidia. C'est complétement déconnecté de la réalité.
10  0 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:55
Le S & P c'est pas l'IA, c'est les valeurs traditionnelles, et comme tu le voie ça plafonne, ça monte plus.

L'IA c'est le NASDAQ, et il commence à plonger sévèrement



La valorisation est bien trop élevée, ça va forcément s'écrouler, brutalement.

Si jamais la baisse atteint 20% , c'est le seuil psychologique, beaucoup vont paniquer et tout vendre d'un coup.
+65% en 5 ans ça veux dire que le NASDAQ peut perdre 65% en quelques jours, voir plus, -80% c'est déjà arrivé dans le passé, c'est toujours comme ça que ça fini.
10  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:15
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si les chatbots IA vont récupérer des informations dans les forums, alors ça finira par poser problème, parce qu'il y a aura moins de messages dans les forums dans le futur.
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
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Avatar de CosmoKnacki
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 11/07/2024 à 0:29
Citation Envoyé par Jules34 Voir le message
Pour refaire des tableurs Excel en cachette ou à la demande de la direction ensuite
Il existe même une secte qui les refait sous Quattro Pro.
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 14:51
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Je self-host sur un raspberry pi, je vais bossé en vélo élèctrique, j'ai mis des panneau solaire, je continue à chercher mes images au lieu de les générer, je rédige mes textes moi même, quite à ce qu'ils soient bourré de fautes, et je me sert du vaste truc spongieux que j'ai entre mes 2 oreils et qui fait à peu près la même chose qu'un datacenter de 20GW mais en consommant l'energie d'une tartine de nutela.

D'ailleur j'ai la dalle maintenant
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 18:35
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je parle avec pleins de chef de projets et directeurs, 100% sont unanime sur 1 chose: ils demandent à l'entretiens d'embauche si le candidat utilise les llms, si il répond non c'est no go.
Lors de mon dernier entretien il y a quelques semaines, c'est moi (le candidat) qui a posé la question. Et c'est le directeur en face qui a dit non. Donc je pense qu'il serait bienvenue que tu vérifies tes croyances avant de les disséminer (ou plus simplement que tu ne confondes pas ce que tu observes dans ton cercle limité à ce qui se fait partout).
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