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Les gains de productivité promis par l'IA : une réalité ou une illusion ? James Manyika de Google pense que les gains de productivité ne sont pas garantis

Le , par Stéphane le calme

183PARTAGES

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Dans un monde où l’intelligence artificielle (IA) est souvent perçue comme la clé de la prochaine révolution industrielle, James Manyika, vice-président senior de la technologie et de la société chez Google, apporte une perspective nuancée. Lors d’une récente interview, Manyika a averti que les gains de productivité promis par l’IA ne sont pas garantis.

Des promesses économiques énormes

Les prévisions économiques autour de l’IA sont impressionnantes. Des institutions comme le McKinsey Global Institute et Goldman Sachs estiment que l’IA pourrait générer des gains économiques de plusieurs milliers de milliards de dollars. Cependant, Manyika souligne que ces gains ne se réaliseront pas automatiquement. Ils nécessiteront des actions concertées, des innovations, des investissements et des politiques favorables. En d’autres termes, l’IA, bien qu’elle soit une technologie puissante, ne peut pas à elle seule transformer l’économie mondiale sans un cadre approprié pour son adoption et son utilisation.

Manyika, 59 ans, a passé sa carrière chez McKinsey, avant de rejoindre Google en 2022 : « À l'heure actuelle, tous mes anciens collègues du McKinsey Global Institute et de Goldman Sachs avancent des chiffres extraordinaires sur le potentiel économique - des milliers de milliards - [mais] il faudra toute une série d'actions, d'innovations, d'investissements et même de politiques habilitantes . . . Les gains de productivité ne sont pas garantis. Ils nécessiteront beaucoup de travail ».

D'ailleurs, récemment, un rapport de Goldman Sachs indiquait que les investissements massifs dans l'IA pourraient ne pas rapporter grand-chose dans un avenir proche. L'engouement a poussé les entreprises à investir des milliards de dollars dans l'IA générative au cours des deux dernières années. Mais Goldman Sachs craint que ces efforts ne se traduisent pas par de grands retours sur investissement dans un avenir proche, car l'IA en tant qu'outil n'apporte pas encore des avantages concrets en matière de productivité dans la plupart des cas.

« Le temps et l'argent investis par diverses entreprises dans l'IA risquent de donner des résultats décevants », a écrit Goldman Sachs dans son rapport intitulé "Gen AI: Too much to spend, too little benefit". Les analystes de Goldman Sachs ont ajouté que la technologie ne résout presque aucun problème qui justifie ces dépenses. « La technologie de l'IA est exceptionnellement chère, et pour justifier ces coûts, la technologie doit être capable de résoudre des problèmes complexes, ce qu'elle n'est pas conçue pour faire », a déclaré Jim Covello, responsable de la recherche sur les actions mondiales au sein de la banque américaine.

Jim Covello, responsable de la recherche sur les actions mondiales au sein de la banque américaine, a ajouté : « le point de départ des coûts est également si élevé que même si les coûts diminuent, ils devraient le faire de manière spectaculaire pour rendre l'automatisation des tâches avec l'IA abordable. D'après notre expérience, même les tâches de résumé de base produisent souvent des résultats illisibles et absurdes ».


Un potentiel non réalisé

Manyika compare la situation actuelle à celle des années 1980, lorsque l’économiste Robert Solow a remarqué que l’ère informatique était visible partout sauf dans les statistiques de productivité. Aujourd’hui, bien que l’IA soit omniprésente dans nos téléphones et chatbots, son impact fondamental sur l’économie reste à prouver : « Nous pourrions avoir une version de cela - où nous voyons cette technologie partout, sur nos téléphones, dans tous ces chatbots, mais elle n'a rien fait pour transformer l'économie d'une manière vraiment fondamentale. »

Selon Manyika, même si le secteur technologique adoptait l’IA à 100 %, cela ne suffirait pas à transformer la productivité globale : « Aux États-Unis, le...
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/01/2026 à 16:18
Question bête pour Anthropic et ses communicants grassement payés: Et en quoi l'adoption de l'IA va augmenter le niveau de vie?

En entraînant le licenciement massif de salariés remplacés par de l'IA?

En fournissant de nouveaux services payants aux gogos qui veulent pouvoir demander à l'IA de dénuder leur voisine de pallier ou de fabriquer des images fake genre le pape en doudoune blanche?

En fournissant de nouveaux services payants pour les désœuvrés de tout poils qui vont pouvoir compter sur une petite copine virtuelle IA pour jouer la psychiatre personnelle?

Perso, excepté le niveau de vie des actionnaires d'Anthropic et autres OpenAI, je ne vois pas comment l'IA va augmenter le niveau de vie de Monsieur-madame Tout-le-monde... Mais c'est certainement un manque d'imagination de ma part... J'ai pas fait appel à l'IA pour répondre à mon questionnement
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 19:14
Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Quel est votre avis sur le sujet ?
Tout ça n'a rien à voir avec l'IA. C'est juste une bonne excuse pour licencier, tout simplement.
Je ne dis pas que dans le lot, il n'y a pas quelques CEO qui pensent que les LLM sont le futur, mais ce sont des tocards.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 10:18
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Oui, l’IA va augmenter le niveau de vie, pas par magie mais mécaniquement.

Parce qu’elle fait baisser le coût de production du savoir, des services et du travail intellectuel.
Quand une tâche devient quasi gratuite, soit les prix baissent, soit la qualité augmente, soit on gagne du temps.
Les gadgets débiles sont anecdotiques.
Bullshit!

1. Baisser les coût de production en licenciant en masse les salariés (Erickson vient d'annoncer le licenciement de 1 800 employés, Ubisoft 3 000, CapGemini 2 400, Autodesk 1 000, etc, etc, etc) ne fait pas augmenter le niveau de vie de la majorité des gens mais permettra simplement à quelques sociétés de se faire un bénéfice plus important.

Pour s'en convaincre, il suffit de voir l'évolution des prix: Jour après jour, le monde est témoin d'une augmentation de la productivité et d'une baisse des coûts de production: On se demande bien pourquoi quand j'étais gosse, je payais le kilo de pain 1,80 CHF et que aujourd'hui c'est entre 5 et 6 fois plus cher!!!

Si on prend les 50 dernières années, il n'y a pas un seul domaine qui n'a pas profité d'une baisse des coûts de production et pourtant monsieur et madame tout-le-monde voient leur pouvoir d'achat baisser au fil des années.

2. Il n'y aura jamais de tâches "gratuites" grâce à l'IA... Etes-vous suffisamment naïf pour croire que la situation actuelle de l'IA qui n'est pas facturée à son prix réel va se maintenir dans le temps?

Quand la course à l'IA sera terminée et qu'il n'y aura plus que 1 ou 2 gagnants, l'IA sera facturée à son vrai prix de revient + la grosse marge que les fournisseurs d'IA ne se gêneront pas de prendre

3. Et je ne parle pas des coûts cachés ou indirects de l'IA qui vont être à la charge de la société civile: La raréfaction des composants électroniques et l'augmentation du prix des appareils électroniques qui en découlent, le besoins stratosphériques de ressources pour construire les infrastructures nécessaire à l'IA n'en sont que la partie émergée de l'iceberg.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 10:36
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Je crois avoir vu un article récent sur ce site qui parle de ça, mais je n'arrive pas à le retrouver
En gros, d'après ceux qui croient que l'IA va révolutionner le monde, grâce à l'IA les entreprises vont significativement augmenter leur bénéfices, les travailleurs humains seront remplacés par des robots beaucoup plus efficace et moins cher.
Si on redistribuait cette richesse alors le niveau de vie augmenterait.
Aahahah! Parce que vous croyait vraiment que les GAFAM et autres géants de l'IA vont redistribuer leur richesses?

Qu'ils paient déjà les impôts comme monsieur et madame tout-le-monde!!!

Savez-vous par exemple que la société apple à emprunter de l'argent pour payer des dividendes à ses actionnaires alors que la société fait des milliards de bénéfices chaque année? Posez-vous la question pourquoi?

Savez-vous que c'est microsoft Irland qui vend ses produits à l'état français et pas microsoft France? C'est très certainement pour redistribuer sa richesse avec ces malheureux irlandais... Le fait de n'avoir à payer que 12,5% d'impôt sur le bénéfice en Irlande n'y est très certainement pour rien... (et attention 12,5% c'est le taux officiel... En optimisant, cela peut même descendre à moins de 3%)
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 12:59
Citation Envoyé par calvaire Voir le message

l'INSEE indique que le pouvoir d’achat des ménages par unité de consommation a été multiplié par environ 3 entre 1959 et 2007, avec une croissance moyenne chaque année. Cela signifie qu’en termes réels (prises en compte de l’inflation), les revenus disponibles pour consommer ou épargner ont augmenté sur le long terme.
Les chiffres de l'INSEE sont comme le calcul officiel du chômage ou de l'inflation en Suisse:

1. La Suisse se vante d'avoir un pourcentage de chômage très bas et pour cause: Les frontaliers (410 000 actuellement dont une bonne moitié de français) qui sont licenciés ne sont pas comptés, ils vont s'inscrire aux bureaux du chômage de leur pays et vont augmenter le pourcentage de chômeurs de leur pays d'origine. Mieux un chômeur habitant sur territoire suisse n'est décompté que les 220 premiers jours quand il touche une indemnité de chômage. Après ce délai, il n'est plus compter comme chômeur même si il n'a pas retrouvé un emploi!!!

2. La Suisse se vante d'avoir une inflation basse et pour cause: Les statistiques officielles évitent de calculer l'inflation en prenant en compte les prix qui augmentent le plus comme par exemple les primes d'assurance maladie que chaque personne (enfant comme adulte) doit obligatoirement payer. Cela fait 30 ans que ces primes maladies augmentent chaque année entre 5 et plus de 10%... On en est à 500 euro/mois pour un adulte et on sait déjà que l'on est parti pour 10% d'augmentation l'année prochaine!!!
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 9:10
Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Les économistes se gardent bien de faire des prédictions définitives, mais affirment que les progrès pourraient créer une nouvelle vague de milliardaires tandis que d'autres travailleurs seraient licenciés.
Il faut beaucoup de pauvres pour faire un riche.

Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
« Un emploi sur dix est déjà amélioré par l'IA, et les personnes qui occupent ces emplois sont mieux rémunérées. Lorsqu'elles sont mieux rémunérées, elles dépensent plus d'argent dans l'économie locale. La demande d'emplois peu qualifiés augmente », a déclaré Georgieva. Des études corroborent ce point de vue : une recherche menée à San Francisco a révélé que pour chaque nouvel emploi créé dans le secteur technologique, 4,4 emplois supplémentaires apparaissaient dans les services locaux, allant des cuisiniers aux enseignants.
Des gens très qualifiés vont perdre leur job, ne pas en retrouver, jusqu'à ce qu'ils décident de faire un job peu qualifié.
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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/03/2026 à 20:14
Les Américains considèrent l'IA comme un facteur d'inégalité des richesses, selon un sondage
Qui fait suite à des études selon lesquelles l’IA va accentuer les inégalités à l’échelle mondiale

La révolution industrielle a généralisé la mécanisation du travail et l’on a assisté à un profond changement dans les sociétés de la période partant du 18e au 20e siècle. De nombreux ouvriers ont été mis en touche par des machines tandis que la production et les économies ont connu un essor considérable. L’intelligence artificielle (IA) considérée par certains comme l’avancée technologique la plus importante depuis des décennies est susceptible d’avoir les mêmes effets sur les sociétés en opérant une transformation radicale. Dans une vingtaine d’années, l’IA pourrait être utilisée dans de nombreuses activités, ce qui aurait pour effet d’accroître la productivité et par conséquent les richesses. Mais à qui profiteront ces richesses ? Comme ce fut le cas dans les années 60 avec l’industrialisation, l’IA ne contribuera-t-elle pas à renforcer les inégalités sociales ? Ou assistera-t-on à une meilleure répartition des richesses générées par l’IA ? Un récent sondage met en avant que les Américains considèrent cette technologie comme un facteur d’inégalité des richesses.

Lorsqu'on leur a demandé de choisir entre une aide aux travailleurs américains qui perdent leur emploi à cause de l'IA et des mesures incitatives pour que les entreprises technologiques américaines continuent d'innover afin que les États-Unis devancent le reste du monde dans le développement de l'IA, même si cela permet à ces entreprises de réaliser des profits tout en supprimant des emplois aux États-Unis, le public s'est massivement prononcé en faveur des travailleurs. Près de 60 % de l'ensemble des personnes interrogées — dont 67 % de celles qui ont voté pour Kamala Harris en 2024 et 50 % des électeurs de Trump — ont choisi de soutenir les travailleurs mis au chômage par l'intelligence artificielle.

Une majorité de personnes, soit 55 % de l'ensemble des personnes interrogées, s'est déclarée favorable à l'affirmation selon laquelle les entreprises technologiques ne devraient pas pouvoir réaliser des profits illimités grâce à l'IA et devraient être tenues financièrement responsables des emplois américains supprimés par l'IA. Ce chiffre représente près du double du soutien exprimé en faveur de l'affirmation selon laquelle les entreprises technologiques devraient pouvoir tirer autant de profits que le permet le marché libre grâce à de nouveaux produits, y compris l'utilisation de l'IA.

Ces propos trouvent un écho particulier à un moment où la population est confrontée à une insécurité économique croissante. Près des deux tiers des personnes interrogées ont déclaré que leur quotidien était devenu moins abordable au cours de l’année écoulée et seule une sur quatre se dit confiante quant à son avenir financier. Elles désignent en sus les grandes entreprises comme responsables. 64 % des personnes interrogées estiment que le système américain est truqué au profit de l’élite, et plus de la moitié d’entre elles souscrivent à l’affirmation selon laquelle les grandes entreprises augmentent leurs prix de manière abusive.

La position populiste adoptée par la majorité des personnes interrogées intervient alors que l'intelligence artificielle prend de l'importance parmi les questions jugées prioritaires par les électeurs. Bien qu'elle occupe actuellement la 29e place sur un total de 39 thèmes, c'est le sujet qui a gagné le plus en importance au cours de l'année écoulée. Elle a également dépassé, en termes d'importance pour la plupart des électeurs, des sujets habituellement très controversés tels que les armes à feu, le changement climatique, la garde d'enfants, le prix de l'essence et l'avortement.

Cette inquiétude croissante semble liée au fait que très peu de gens pensent que le gouvernement dispose actuellement d'un plan pour remédier au problème. Près de quatre personnes interrogées sur cinq se disent préoccupées par le fait que le gouvernement n'ait pas de plan pour protéger les travailleurs contre les pertes d'emploi liées à l'IA et par le fait que les jeunes entrent sur le marché du travail et trouvent moins d'opportunités d'emploi à cause de l'IA. Plus de trois personnes sur quatre se disent préoccupées par le fait que des secteurs entiers soient éliminés par l'IA avant que des alternatives ne soient disponibles.

L'enquête suggère que les responsables politiques qui mettent en avant l'innovation ou le statu quo en matière d'IA ne trouveront pas d'écho auprès de la plupart des gens. Le message selon lequel « l'IA générera une productivité économique qui profitera à tous » affiche un indice de confiance net de -20 auprès des personnes interrogées. Les affirmations selon lesquelles « l'IA n'entraînera pas de pertes d'emplois massives » ont obtenu des résultats encore plus médiocres, avec un indice de confiance net de -41.

En gros, il est clair que le discours des géants de la filière technologique sur l'innovation en matière d’intelligence artificielle est perçu comme une menace par le grand public.

De précédentes études étaient déjà arrivées à une conclusion similaire pour ce qui est de l’échelle mondiale

Yingying Lu, chercheur associé au Centre for Applied Macroeconomic Analysis, à la Crawford School of Public Policy, et un modélisateur économique au CSIRO a co-écrit un article sur l’intelligence artificielle (IA) et ses impacts potentiels sur la société et l’économie. Son analyse se base sur une revue de la littérature économique sur le sujet, ainsi que sur des exemples récents d’innovations et de controverses liées à l’IA. Il présente les opportunités et les risques que représente l’IA pour la productivité, la croissance, l’emploi, les inégalités, l’éthique et le rôle des humains.

Il commence par rappeler le contexte historique et actuel de l’évolution technologique et souligne que depuis un demi-siècle environ, les travailleurs du monde entier ont vu leur part du revenu total de leur pays diminuer, tandis que la croissance de la productivité a ralenti. Cette période a également connu d’énormes progrès dans la création et la mise en œuvre des technologies de l’information et de l’automatisation.

Yingying Lu explique que la technologie est censée augmenter la productivité, mais que l’échec apparent de la révolution informatique à produire ces gains est une énigme que les économistes appellent le paradoxe de Solow. Il se demande si l’IA va sortir la productivité mondiale de sa longue stagnation, et si oui, qui va en profiter.

Le chercheur associé au Centre for Applied Macroeconomic Analysis, à la Crawford School of Public Policy cite ensuite le cas de ChatGPT, le chatbot d’IA développé par OpenAI et lancé en novembre 2022, qui a rendu la dernière génération de technologies IA largement accessible. Il décrit les réactions contrastées qu’a suscitées cette innovation, entre enthousiasme et inquiétude.

Yingying Lu, qui est par ailleurs modélisateur économique au CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) rappelle que ChatGPT a suscité des réactions contrastées depuis son lancement en novembre 2022, entre enthousiasme et inquiétude. Il cite les exemples de pays qui ont banni l’IA pour des raisons de protection de la vie privée, des personnalités du monde technologique qui ont appelé à une pause dans le développement des systèmes IA, et des chercheurs renommés qui ont dit qu’il fallait se préparer à lancer des frappes aériennes sur les centres de données associés à une IA malveillante.

Yingying Lu souligne que le déploiement rapide de l’IA et ses impacts potentiels sur la société et l’économie sont désormais clairement sous les projecteurs. Il soulève un lot de questionnements : que signifiera l’IA pour la productivité et la croissance économique ? Va-t-elle inaugurer une ère de luxe automatisé pour tous, ou simplement intensifier les inégalités existantes ? Et que signifie-t-elle pour le rôle des humains ?

Il affirme que les économistes étudient ces questions depuis de nombreuses années. Il dit avoir passé en revue leurs résultats avec son collègue Yixiao Zhou en 2021, et avoir constaté qu’on était encore loin de réponses définitives. Les principaux arguments et hypothèses des économistes sur les effets de l’IA, exposés par Yingying Lu, sont les suivants :
• l’IA peut augmenter la productivité et la croissance économique, mais aussi accroître les inégalités et supprimer des millions d’emplois ;
• l’IA peut sortir la productivité mondiale de sa longue stagnation, mais il existe une énigme économique appelée le paradoxe de Solow, qui désigne l’échec apparent de la révolution informatique à produire des gains de productivité ;
• l’IA soulève des questions éthiques et sociales difficiles sur le rôle des humains, la responsabilité des machines, la protection des données personnelles, la régulation des algorithmes.
Pour Yingying Lu, la plus grande source de prudence est l’incertitude énorme qui entoure l’évolution future de la technologie IA. Il dit qu’il existe différents scénarios possibles, allant d’une stagnation continue à une explosion exponentielle.

« Les effets de l’IA se feront sentir de manière inégale selon les secteurs, les tâches et les compétences. Certains emplois seront automatisés, d’autres seront rendus plus productifs ou plus créatifs, et de nouveaux emplois seront créés. Les travailleurs moins qualifiés et moins éduqués seront les plus vulnérables face à l’IA », déclare Lu.

Le chercheur conclut en disant que le déploiement rapide de l’IA et ses impacts potentiels sur la société et l’économie sont désormais clairement sous les projecteurs, et qu’il faut être prudent face à l’incertitude sur l’évolution future de la technologie.

Source : Blue Rose Research

Et vous ?

Selon vous, l’IA va-t-elle créer des richesses comme ce fut le cas avec l’industrialisation dans les années 50, 60 et 70 ? Ou pensez-vous que son impact sur les économies actuelles sera minime ?

Pourra-t-on résoudre le problème des inégalités dans la société à l’ère de la domination de l’IA ?

Quelles solutions proposeriez-vous si l’on vous demandait votre avis sur la manière dont on devrait utiliser les ressources et richesses générées par l’IA dans 20 ou 30 ans ?

Voir aussi :

Une plainte en recours collectif est déposée contre Stability AI, Midjourney et DeviantArt pour violations du droit d'auteur, sous le couvert d'une prétendue « intelligence artificielle »

L'IA pourrait conduire à une vague massive de production de logiciels ultra-bon marché en minimisant considérablement le besoin d'ingénieurs logiciels humains hautement rémunérés

Les chatbots d'IA pourraient aggraver la désinformation en ligne, en permettant aux acteurs malveillants de créer des campagnes plus rentables et plus difficiles à repérer, selon certains chercheurs

L'IA ne remplacera pas tous les emplois de sitôt. Des chercheurs notent que les modèles d'IA sont encore coûteux à exécuter et produisent souvent des erreurs

Pourquoi l'IA ne provoquera pas de chômage ? L'apocalypse de l'emploi est toujours au coin de la tête, « il suffit de demander aux luddites », estime Marc Andreessen
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Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 03/09/2024 à 19:12
On a des produits comme Microsoft Copilot, GitLab Duo Code qui peuvent aider... Pas forcément fiable, mais supposons qu'ils fassent perdre 5 minutes 50% du temps et gagner 20 les 50% restant, cela reste positif.

Comment le mesurer . Personne - sauf peut-être des chercheurs - ne soumettra un même projet à deux équipes analogues, une avec AI, une sans pour comparer.
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Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 04/09/2024 à 7:37
Je constate deux domaines où l'IA apporte de la valeur ajoutée dans mon quotidien professionnel :
- Les compte rendus de réunion, qui sont bien plus fréquents qu'avant et qui sont de relative bonne qualité. Et le relative a de l'importance parce qu'il nous arrive régulièrement que l'IA retranscrive mal certaines parties, allant jusqu'à inverser le propos. Le problème que j'ai par rapport à ça est que je rencontre une plus grande résistance à la correction du compte rendu qu'avant. Donc il m'arrive maintenant de refuser un compte rendu parce que d'autres ne veulent pas qu'on le corrige.
- Les reportings, procédures et autres présentations à faible valeur ajoutée qui sentent l'IA à plein nez, ce qui me va bien. Les gens passent moins de temps à faire des documents qui sont peu lus et souvent pas pris en compte de toute façon.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 11:21
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Aahahah! Parce que vous croyait
Non.
Quand je dis "d'après ceux qui ..." en gras, ça signifie que je donne le point de vue de quelqu'un d'autre.
À aucun moment je dis que je suis d'accord avec eux.

Et là il y a un truc chiant, le mot "partage" a plusieurs définitions.
Je ne peux pas dire "je partage leur point de vue", parce que certains pourraient comprendre le mauvais sens.
Là dans le contexte le bon sens ce serait "partage" dans le sens P2P, une copie, quoi.

Je ne sais pas si des métiers vont réellement se faire automatiser.
Si un jour c'est le cas, je ne pense pas que les états réussiraient à forcer les entreprises à payer tellement de taxes, qu'on pourrait donner un gros RSA à tout le monde.

- Scully je pense que vous n'êtes pas une vraie sceptique.
- C'est ça ! Dites tout de suite que je suis une merde !

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Le pouvoir d’achat moyen a augmenté et le niveau de vie aussi
C'est faux et c'est faux.
C'est 50 ans d'inflation, 50 ans de perte de pouvoir d'achat.

Ça allait bien de 1945, 1975, la reconstruction, les 30 glorieuses, tout ça.
Mais depuis c'est la merde et ça c'est accéléré en 2002 avec le passage à l'euro.
Il était plus accessible d'acheter une maison en 1996 qu'en 2026.

Il faut prendre des vrais comparaison, il ne faut pas écouter les manipulations de l'INSEE.
Combien de temps travail il est nécessaire à une personne au SMIC pour s'acheter un timbre ou un sandwich au McDonald, ça ce sont des vrais indicateurs.
Combien il faut de mois de salaires au SMIC pour s'acheter une petite voiture neuve ?
Le pourcentage de travailleurs qui se retrouvent dans le négatif chaque mois ne doit faire qu'augmenter.

Le Big Mac confirme la perte de compétitivité de la France
L'indice montre en revanche que la France souffre d'«un euro trop fort qui pénalise ses exportations», explique The Economist. «Le fait que les prix augmentent en France et restent stables en Allemagne montre que la France perd de la compétitivité», renchérit Bruegel. Le phénomène est d'ailleurs clairement visible dans l'évolution de l'inflation allemande sur les six derniers mois qui a été inférieure à la française. «Pour arriver à un ajustement des prix durable, les Big Mac allemands devront devenir plus chers que dans le reste de la zone euro, tandis qu'en France, en Italie et en Espagne, ils devraient devenir moins chers», prévient le think-tank.
Pierre Jovanovic dit que si le salaire médian avait suivi le prix du timbre il serait a 5400€ alors qu'il est a 2142€.
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