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Enseigner face à l'IA : De la transmission du savoir à la lutte contre la triche automatisée,
L'utilisation de l'IA par les étudiants menace-t-elle l'intégrité de l'apprentissage ?

Le , par Bruno

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7  0 
L’émergence de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine éducatif, notamment avec des outils comme ChatGPT, a bouleversé les pratiques académiques traditionnelles. Ces technologies, comparables à un « sac magique » moderne, permettent aux étudiants de générer des dissertations en quelques secondes, sans effort intellectuel significatif. Si cette innovation semble répondre à un désir d’efficacité immédiate, elle soulève des questions profondes sur l’intégrité académique, la valeur de l’éducation et la préparation des étudiants aux défis du monde réel.

Dans un contexte où l’IA court-circuite le processus d’apprentissage, il devient urgent de réfléchir aux conséquences de cette tendance. Les étudiants qui recourent à ces outils risquent de se priver d’une véritable formation intellectuelle et éthique, essentielle dans des domaines comme la philosophie ou l’éthique médicale. Parallèlement, les enseignants sont confrontés à un dilemme : comment préserver l’intégrité des évaluations tout en continuant à inspirer et à éduquer leurs étudiants ?



Selon Troy Jollimore, auteur de quatre recueils de poésie et de trois ouvrages de philosophie, une nouvelle forme de « sac magique » a fait son apparition dans le monde réel. Enseignant la philosophie, notamment l’éthique, dans une université californienne, il dispense des cours en présentiel et en ligne, évaluant principalement ses étudiants à travers des dissertations. Cependant, avec l’avènement d’outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT et Google Gemini, produire une dissertation est devenu aussi simple que de claquer des doigts. Ces technologies permettent désormais de générer des textes en quelques secondes, bouleversant ainsi les méthodes traditionnelles d’évaluation.

Il suffit de demander à l’un de ces chatbots une dissertation sur La République de Platon ou sur l’éthique de la vente d’organes, ou encore de saisir un sujet d’examen, pour obtenir un texte qui, pour beaucoup, ressemble à s’y méprendre à un travail humain. Si l’enseignant ne sait pas quoi chercher ou si l’IA utilisée est suffisamment performante, il est possible de donner l’illusion de maîtriser un sujet sans en avoir réellement acquis les connaissances. Cette facilité d’accès à des contenus générés par l’IA pose un défi majeur à l’intégrité académique et à la valeur même de l’apprentissage.

Cependant, les textes générés par l’IA, surtout les moins sophistiqués, ne sont pas impossibles à identifier – à condition de savoir où regarder. Ils partagent souvent des caractéristiques communes : un ton neutre, un style fade et une approche méthodique systématique. Ces textes développent généralement un cadre théorique avant de peser le pour et le contre pour aboutir à une conclusion équilibrée. Parfois, ils incluent des citations ou des références, mais celles-ci sont souvent erronées ou inventées. Bien que ces éléments soient relativement faciles à repérer, l’auteur reconnaît que certains travaux plus sophistiqués pourraient échapper à la vigilance des enseignants, soulignant ainsi la complexité croissante du problème.

Éducation à l’ère de l’IA : quand l’intelligence artificielle remplace la réflexion

L’intelligence artificielle est en train de transformer profondément le paysage éducatif, tant pour les étudiants que pour les enseignants. Selon une enquête du Higher Education Policy Institute (Hepi), plus de la moitié des étudiants de premier cycle au Royaume-Uni utilisent des outils d’IA comme ChatGPT ou Google Bard pour les aider à rédiger leurs dissertations. Parmi eux, 25 % s’en servent pour suggérer des sujets, tandis que 12 % génèrent directement du contenu. Cependant, seulement 5 % admettent avoir copié-collé des textes non modifiés produits par l’IA dans leurs travaux évalués. Parallèlement, les enseignants explorent également ces technologies pour alléger leur charge de travail, notamment en planifiant des cours ou en créant des supports pédagogiques.

Pourtant, cette adoption rapide de l’IA soulève des défis majeurs. Un tiers des étudiants utilisant ces outils ignorent qu’ils peuvent « halluciner », c’est-à-dire inventer des faits, des citations ou des données pour combler des lacunes. De plus, des initiatives comme celle de l’Education Endowment Foundation (EEF), qui teste l’IA pour générer des plans de cours et des examens, montrent que les enseignants cherchent à intégrer ces technologies tout en restant vigilants face à leurs limites.

Un exemple frappant de ces tensions est le projet Eightball, développé par trois étudiants de l’Université Emory. Cet outil, basé sur l’IA, permettait de générer des cartes mémoire (flashcards) à partir de documents téléchargés. Bien qu’initialement salué et financé par l’université, le projet a finalement conduit à la suspension des étudiants, illustrant les difficultés des institutions à encadrer l’innovation technologique tout en respectant leurs règles académiques.

Cependant, l’utilisation de l’IA dans l’éducation n’est pas sans conséquences. Une étude récente révèle que les étudiants qui recourent à ces outils sont souvent moins productifs et risquent de compromettre leur réussite future. Les élèves les moins performants ont tendance à utiliser l’IA pour compenser leurs lacunes, ce qui peut renforcer leur dépendance et réduire leur capacité à apprendre de manière autonome. Par ailleurs, les outils de détection de textes générés par l’IA, comme celui de Turnitin, bien qu’utiles, ne sont pas infaillibles et peuvent accuser à tort des étudiants de tricherie, créant ainsi des situations injustes et stressantes.

Une révolution qui interroge l’avenir de l’éducation

Malgré ces défis, l’IA offre également des opportunités. Par exemple, Diane Gayeski, professeure à l’Ithaca College, utilise ChatGPT pour fournir des retours constructifs sur les dissertations de ses étudiants, tout en les encourageant à réfléchir de manière critique aux suggestions de l’IA. Cette approche montre comment la technologie peut compléter l’enseignement traditionnel, à condition d’être utilisée de manière éthique et réfléchie.

Enfin, une enquête menée par Intelligent révèle que 85 % des étudiants et 96 % des parents considèrent ChatGPT comme plus efficace que le tutorat traditionnel. Cette perception a conduit à une adoption massive, avec 90 % des étudiants préférant étudier avec l’IA plutôt qu’avec un tuteur humain. Cependant, cette dépendance croissante soulève des questions sur l’équilibre entre innovation et préservation des compétences fondamentales, ainsi que sur la valeur réelle de l’éducation dans un monde où l’IA joue un rôle de plus en plus central.

En somme, l’IA générative représente à la fois une révolution prometteuse et un défi complexe pour l’éducation. Alors que les étudiants et les enseignants explorent ses potentialités, il est crucial de réfléchir à son impact à long terme sur l’apprentissage, l’intégrité académique et la préparation des étudiants aux défis du monde réel.

Troy Jollimore observe que, « à en juger par le nombre de travaux manifestement générés par l’IA que j’ai lus le semestre dernier, de nombreux étudiants semblent enthousiasmés par cette innovation. Cet enthousiasme ne semble pas diminué par des déclarations claires dans les programmes interdisant l’utilisation de l’IA, ni par des rappels réguliers de cette politique, accompagnés d’appels sincères à ce que les étudiants soient les véritables auteurs des travaux qu’ils soumettent. »

Il ajoute : « Les professeurs d’université en Amérique du Nord sont habitués à faire face à l’adversité. Notre société a toujours montré de fortes tendances anti-intellectuelles. (Dans le passé, cela était peut-être plus marqué aux États-Unis qu’au Canada, mais je ne sais pas si c’est encore le cas aujourd’hui.) Une idée répandue est que l’intelligence pratique, ou "l’intelligence de la rue", est plus précieuse que l’intellect théorique. Ceux qui valorisent la théorie, l’étude et l’érudité sont souvent perçus comme enfermés dans des tours d’ivoire, dotés d’une expertise largement, voire totalement, illusoire. »

Comment exploiter l’IA sans compromettre l’apprentissage

L’émergence de l’intelligence artificielle dans l’éducation, avec des outils comme ChatGPT, représente une révolution technologique aux implications profondes. Ces outils, comparables à un « sac magique » moderne, permettent aux étudiants de générer des dissertations en quelques secondes, sans effort intellectuel significatif. Si cette innovation répond à un désir d’efficacité immédiate, elle soulève des questions cruciales sur l’intégrité académique, la valeur de l’éducation et la préparation des étudiants aux défis du monde réel.

Tout d’abord, l’utilisation de l’IA par les étudiants risque de compromettre le processus d’apprentissage. En court-circuitant la réflexion critique et la construction personnelle du savoir, ces outils peuvent priver les étudiants d’une véritable formation intellectuelle et éthique. Par exemple, dans des domaines comme la philosophie ou l’éthique médicale, où la pensée critique et la capacité à résoudre des dilemmes complexes sont essentielles, l’IA ne peut remplacer l’effort nécessaire pour assimiler et appliquer des concepts. Les étudiants qui dépendent de ces outils risquent de se retrouver mal préparés pour des situations réelles où la créativité, l’analyse et la prise de décision sont indispensables.

Par ailleurs, l’intégrité académique est mise à rude épreuve. Les enseignants sont confrontés à un dilemme : comment évaluer de manière équitable des travaux qui pourraient être générés par l’IA ? Bien que certains textes produits par l’IA soient identifiables grâce à leur ton neutre, leur style fade ou leurs références erronées, d’autres, plus sophistiqués, pourraient échapper à la vigilance des professeurs. Cela crée une situation où les étudiants honnêtes, qui fournissent un effort réel, se retrouvent en concurrence déloyale avec ceux qui utilisent l’IA pour produire des travaux sans véritable engagement intellectuel.

Cependant, il serait réducteur de considérer l’IA uniquement comme une menace. Ces outils peuvent également offrir des opportunités pour enrichir l’enseignement. Par exemple, ils pourraient être utilisés pour fournir des retours constructifs sur les travaux des étudiants, suggérer des pistes de réflexion ou même aider les...
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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 11/03/2025 à 8:41
L'IA tue surtout la réflexion.

Selon moi, il faudrait revoir tout le système éducatif :
- faire redoubler ceux qui n'ont pas le niveau
- réduire le nombre d'élève par classe
- faire des classes de niveaux pour mieux aider les élèves en difficultés et ne pas pénaliser ceux qui apprennent vite en général... quitte à faire quelques cours par semaine avec un niveau plus hétérogène
- revoir certains programmes : quand je vois ce qui me reste par rapport à tout ce que j'ai appris
- privilégier le contrôle continu, ça ne sert à rien d'avoir un examen final sur TOUTES les matières, éventuellement sur 2-3 principales
- essayer de réduire les heures de cours car je me souviens me lever à 6h30 et rentrer à 19h le soir quand j'étais au collège et lycée à cause du temps passé dans les transports en commun. Certains pays finissent en début d'après midi et les élèves peuvent étudier sur place et/ou faire du sport... ça me parait un rythme plus sain
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Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 18/03/2025 à 7:20
J'ai connu ces débats sur les ordinateurs puis sur internet.
Certains diront que les jeunes sont de plus en plus bêtes, preuve que les craintes étaient fondées.
Mais si chaque génération est plus bête que la précédente, je n'ose imaginer à quel point Neandertal était brillant.
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Avatar de Escapetiger
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/03/2025 à 19:35
Citation Envoyé par totozor Voir le message
Certains diront que les jeunes sont de plus en plus bêtes, preuve que les craintes étaient fondées.

« L’école est malade, l’Éducation nationale impose la bêtise et la nullité générale » – Aude Denizot

Epoch Times France
27 fév.2025

Aude Denizot est professeur agrégé en droit privé à l’université du Mans. Elle a aussi enseigné l’économie et la gestion au lycée il y a quelques années. Elle est l’auteur du livre « Pourquoi nos étudiants ne savent-ils plus écrire ? » (éd. Enrick B).

Un ouvrage dans lequel elle analyse les causes de la chute du niveau des élèves, notamment en français, tout en proposant des solutions pour enrayer l’effondrement du système scolaire...

« J’ai peu à peu constaté que le niveau de français se dégradait. Les fautes devenaient de plus en plus graves et de plus en plus nombreuses, les phrases ne voulaient plus rien dire, les mots n’avaient plus aucun sens, explique-t-elle. Chaque année, nous découvrons des erreurs de français qui, jusqu’à présent, n’avaient jamais été commises. »

Outre de sérieuses lacunes en orthographe, en conjugaison et en grammaire, Aude Denizot souligne que le vocabulaire des étudiants s’est aussi « considérablement appauvri », ce qui induit notamment des « problèmes de compréhension en lecture, avec des difficultés à mesurer ce que dit un texte pourtant assez simple » et des étudiants qui confondent des mots usuels.

« La baisse du niveau est extrêmement inquiétante puisqu'on arrive à un point où le langage écrit et oral ne permet plus de communiquer, souligne la professeure de droit. On a des enfants qui sont hors-sol. »

Des difficultés que l’on retrouve d'ailleurs dans toutes les disciplines, selon Aude Denizot.

« J'échange beaucoup avec une professeure en filière informatique. Elle est absolument effrayée par le niveau de mathématiques de ses étudiants qui sont incapables de faire le moindre calcul. Pour multiplier par dix ou diviser par dix, les étudiants prennent la calculatrice », explique-t-elle.

« Les professeurs d'histoire vous diront la même chose. Les étudiants mélangent un peu tout, ils ont une vision très caricaturale, ils connaissent quelques thématiques, mais il n'y a pas de connaissances historiques. [...] certains étudiants pensent que le Chili est en Afrique, ils n'ont aucune connaissance du monde, de la planète en général. »

D’après Aude Denizot, la chute du niveau scolaire n’épargne personne : « Tout le monde est concerné, y compris les très bons élèves qui sont, certes, très bons aujourd'hui, mais qui sont moins bons que ne l'étaient les très bons élèves d'il y a dix, vingt ou trente ans. »

Si le constat de la baisse du niveau des élèves semble largement partagé, les classements TIMSS et PISA témoignant du décrochage de la France, l'Éducation nationale ne ferait rien pour régler problème, selon Aude Denizot.

« L'idée, c'est que la masse – tout le monde sauf les enfants des élites, bien sûr, qui arrivent à échapper à cela –, soit dans le même moule totalitaire, avec des idées toutes faites, une certaine idéologie, des cours d'histoire un peu orientés, mais surtout, je dirais, cette nullité. Les enfants ne savent ni écrire ni lire, ni compter, donc c'est vraiment l'empire de la bêtise et on veut imposer ça à tous pour qu'il y ait très peu de têtes qui dépassent. » ...

Journaliste : Henri-Michel Thalamy
👉 / hm_thalamy
📩 Pour sponsoriser l’émission : epochtv@epochtimes.fr

00:00 Intro
01:47 Le niveau des élèves a-t-il vraiment baissé ces dernières années ?
05:25 Des étudiants incapables de maîtriser des règles apprises en CP ou en CE1
08:01 Un vocabulaire de plus en plus pauvre
12:56 Des livres réécrits et simplifiés pour que les écoliers puissent les comprendre
15:50 Des élèves qui ont besoin d’une calculatrice pour diviser ou multiplier par dix
17:54 Quand des élèves pensent que le Chili est en Afrique
19:25 Aucun élève n'est épargné
21:32 L’illusion de l’école privée
24:15 Les écoles hors contrat, bêtes noires de l’Éducation nationale
28:08 Quand l’Éducation nationale impose la nullité générale
30:36 L’empire de la bêtise, sauf pour les élites
34:03 La France en pointe des inégalités scolaires
37:50 Que valent le brevet et le baccalauréat ?
45:59 Quelles conséquences pour les jeunes générations ?
50:59 La crise des vocations parmi les professeurs
56:22 L’impact du pédagogisme sur l’effondrement du niveau
01:02:14 Des jeunes plus malléables
01:05:04 Élisabeth Borne à l’Éducation nationale
01:08:16 Les programmes d’éducation à la sexualité sont-ils indispensables ?
01:10:20 Les conséquences du développement du numérique sur les apprentissages
01:14:32 L’effondrement du système scolaire peut-il encore être évité ?
01:19:01 Le symptôme d’une crise plus profonde ?
01:24:58 Conclusion
https://www.instruire.fr/actualites/...st-malade.html
L’école malade de l’Éducation nationale – Instruire

Publié le 1 mars 2025 à 16:02, Mis à jour le 1 mars 2025 à 21:43

Thèmes abordés dans l’interview : ...

https://www.instruire.fr/le-grip/qui-sommes-nous.html

Constitué en 2003, le GRIP, Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes, rassemble des professeurs enseignant à tous les niveaux, de la maternelle à l’université.

L’objectif premier du GRIP, comme son nom l’indique, est d’élaborer des programmes scolaires. Ceux que nous avons pour l’instant rédigés (mathématique, grammaire et géographie) et testés dans les classes S.L.E.C.C. (Savoir Lire, Écrire, Compter, Calculer) se caractérisent par leur exigence, leur cohérence disciplinaire et des progressions rationnelles. Ils s’appuient à la fois sur l’intuition enfantine et l’art des praticiens qui permet d’en tirer parti...
2  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/03/2025 à 17:48
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Comment garantir l’intégrité académique dans un monde où l’IA peut produire des travaux en quelques secondes ?
Comment les institutions éducatives peuvent-elles adapter leurs politiques pour prévenir la triche tout en restant justes envers les étudiants ?
Ils pourraient reprendre le principe des honeypots utilisés en sécurité en exploitant la tendance à halluciner des IA génératives.
Poser certaines questions/problèmes avec des informations délirantes (avec du faux contenu en ligne), qu'il serait possible de "debunker" pour un étudiant ayant travaillé, et mettre zéro à tous ceux qui y ont répondu, par exemple.
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Avatar de Stellar7
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 11/03/2025 à 10:12
Citation Envoyé par smarties Voir le message
L'IA tue surtout la réflexion.
La réflexion ? elle est déjà presque abandonnée au collège : on applique, on ne réfléchit plus.
Je viens de donner un exemple d'utilisation de l'IA au lycée.

Le tableau me semble sombre, mais pas désespéré. Par contre, c'est un combat de tous les jours pour faire revenir la réflexion.
1  0 
Avatar de Escapetiger
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/03/2025 à 18:36
Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
Ils pourraient reprendre le principe des honeypots utilisés en sécurité en exploitant la tendance à halluciner des IA génératives.
Poser certaines questions/problèmes avec des informations délirantes (avec du faux contenu en ligne), qu'il serait possible de "debunker" pour un étudiant ayant travaillé, et mettre zéro à tous ceux qui y ont répondu, par exemple.
C'est à double-tranchant, un enseignant avait créé il y a plus de dix ans - période pré-IA donc, une fausse fiche Wikipedia entre autre, pour, justement, faire prendre conscience à ses élèves de la nécéssité d'acquérir du sens critique, certains l'ont bien (com)pris, d'autres non :

« Et l'enseignant de conclure : "Les élèves au lycée n'ont pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique en lettres. Leur servitude à l'égard d'internet va même à l'encontre de l'autonomie de pensée et de la culture personnelle que l'école est supposée leur donner." »

Source: Comment un prof a piégé ses élèves plagiaires - franceinfo:
Publié le 22/03/2012 18:29
Mis à jour le 22/03/2012 18:55
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 10/03/2025 à 23:31
Même remarque que pour les calculatrices : si l'IA suffit à tuer la difficulté d'un exercice, c'est qu'il n'était pas pertinent à la base.

Et puis les critiques de l'IA ne sont pas sans rappeler celles quand Wikipédia est apparu.
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Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 11/03/2025 à 7:42
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Les étudiants qui recourent à ces outils risquent de se priver d’une véritable formation intellectuelle et éthique, essentielle dans des domaines comme la philosophie ou l’éthique médicale.
Soyons honnetes, la qualité de l'enseignement de la philosophie est catastrophique dans les formations orientées vers l'industrie, il devient alors compliqué de dire que l'IA risque d'empirer la chose.
comment préserver l’intégrité des évaluations tout en continuant à inspirer et à éduquer leurs étudiants ?
Rien que lier intégrité de l'évaluation et l'inspiration des étudiants me fait rire.
Un prof qui a besoin de passer par l'évaluation pour inspirer ses étudiants a pas mal de choses à revoir dans ses méthodes. (De toute ma scolarité je n'ai eu qu'un prof qui interrogeait sur le court précédent pour s'assurer qu'il avait bien été intégré et compris. Cette évaluation n'impactait pas nos bulletins)
Cependant, les textes générés par l’IA, surtout les moins sophistiqués, ne sont pas impossibles à identifier [...] Parfois, ils incluent des citations ou des références, mais celles-ci sont souvent erronées ou inventées.

Pourtant, cette adoption rapide de l’IA soulève des défis majeurs. Un tiers des étudiants utilisant ces outils ignorent qu’ils peuvent « halluciner », c’est-à-dire inventer des faits, des citations ou des données pour combler des lacunes.
Un de mes profs de maths nous avait montré qu'une calculatrice peut fournir un résultat erroné, ne me dites pas qu'un prof de philo n'est pas capable de créer du contenu autour des hallucination des IA génératives...
Ils traitent les élèves de branleurs mais qu'en est-il d'eux?
Cependant, l’utilisation de l’IA dans l’éducation n’est pas sans conséquences. Une étude récente révèle que les étudiants qui recourent à ces outils sont souvent moins productifs et risquent de compromettre leur réussite future. Les élèves les moins performants ont tendance à utiliser l’IA pour compenser leurs lacunes, ce qui peut renforcer leur dépendance et réduire leur capacité à apprendre de manière autonome. Par ailleurs, les outils de détection de textes générés par l’IA, comme celui de Turnitin, bien qu’utiles, ne sont pas infaillibles et peuvent accuser à tort des étudiants de tricherie, créant ainsi des situations injustes et stressantes.
Mon premier exposé a été fait sans internet, aujourd'hui personne ne s'indigne qu'un gamin s'est renseigné sur les animaux de la foret sur wikipedia et fait des copier/coller d'images plutôt que de les découper dans un livre.
Le problème n'est pas l'IA mais l'incapacité du système scolaire à s'y adapter, notamment dans ses méthodes d'évaluations.
Comment garantir l’intégrité académique dans un monde où l’IA peut produire des travaux en quelques secondes ?
Pour moi l'intégrité de celle ci n'est pas remise en cause, ce sont les méthodes d'évaluation qui le sont.
Les outils d’IA comme ChatGPT remettent-ils en cause la notion même de propriété intellectuelle et de travail personnel ?
Oui.
Mais concernant le travail personnel, pourquoi dépenser de l'énergie quand la remarque à chaque dissertation est "êtes vous stupide"?
Je ne rendais plus de dissertations (et assumais le 0/20) aujourd'hui je rendrais un travail médiocre et insipide et aurais une meilleure note.
Quelles sont les conséquences éthiques de l’utilisation de l’IA par les étudiants pour générer des travaux sans effort intellectuel ?
Si on ne parle pas de publications publiques (scientifiques ou autre), il n'y en a aucune, ou plutôt il n'y en a pas plus qu'avant.
Comment les institutions éducatives peuvent-elles adapter leurs politiques pour prévenir la triche tout en restant justes envers les étudiants ?
Je sais pas une de mes profs d'électricité empêchait la triche en permettant quasiment tout courts, antisèches, internet.
Son évaluation était juste suffisamment complexe pour que tout support ne puisse servir que d'aide.
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 18/03/2025 à 1:11
Même remarque que pour la calculatrice scientifique : si un LLM suffit à tuer la difficulté d'un exercice, c'est qu'il n'était pas pertinent à la base.
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