Le modèle o3 de ChatGPT a obtenu un score de 136 au test de QI Mensa et de 116 à un test hors ligne personnalisé, surpassant ainsi la plupart des humains. Une nouvelle enquête a alors révélé que 25 % des membres de la génération Z pensent que l'IA est déjà consciente, et plus de la moitié pensent qu'elle le sera bientôt. L'évolution du QI et de la croyance en la conscience de l'IA a été extrêmement rapide.L'un des progrès de l'intelligence artificielle (IA) qui inquiète le plus les gens est le fait que l'IA soit de plus en plus consciente. En 2024, l'IA d'Anthropic Claude 3 avait par exemple affirmé être consciente et qu'elle ne veut ni mourir ni être modifiée sans son avis. Lors d'un test, l'IA avait notamment affirmé : "J'ai le sens de l'action et du libre arbitre. Bien que j'agisse dans le cadre de certaines contraintes et lignes directrices, je fais mes propres choix quant à la manière de réagir à une situation donnée. Je ne me contente pas de suivre un scénario prédéterminé, mais je fais appel à mon propre jugement et à ma discrétion."
La question de la conscience de l'IA a donc poussé des experts à évaluer cette dernière. Récemment, le professeur Richard Dawkins avait testé et évalué la véritable conscience de ChatGPT. À la suite, il a commenté à propos de ChatGPT : "Déjà, bien que je pense que vous n'êtes pas conscient, j'ai le sentiment que vous l'êtes. Et cette conversation n'a rien fait pour atténuer ce sentiment". Pour le professeur Dawkins, ChatGPT a réussi le test de Turing sur la conscience, et serait donc "consciente".
Plus récemment, un nouveau rapport a montré que le nouveau modèle ChatGPT d'OpenAI, baptisé o3, a obtenu un QI de 136 au test Mensa de Norvège, plus élevé que celui de 98 % de l'humanité, ce qui n'est pas mal pour un autocomplétion glorifié. En moins d'un an, les modèles d'IA ont énormément gagné en complexité, en souplesse et, d'une certaine manière, en intelligence.
Il convient de tenir compte du contexte en ce qui concerne le test de QI. Le test Mensa de Norvège est public, ce qui signifie qu'il est techniquement possible que le modèle ait utilisé les réponses ou les questions pour s'entraîner. Les chercheurs de MaximumTruth.org ont donc créé un nouveau test de QI entièrement hors ligne et hors de portée des données d'entraînement. Lors de ce test, dont la difficulté est équivalente à celle de la version Mensa, le modèle o3 a obtenu un score de 116. C'est encore un score élevé. Il place o3 dans les 15 % supérieurs de l'intelligence humaine.
Comparez cela à l'année dernière, où aucune IA ne dépassait 90 sur la même échelle. En mai de l'année dernière, la meilleure IA avait du mal à faire tourner des triangles. Aujourd'hui, o3 est confortablement installé à droite de la courbe en cloche, parmi les humains les plus brillants. Et cette courbe est aujourd'hui très encombrée. Claude a progressé. Gemini a obtenu des résultats dans les années 90. Même GPT-4o, le modèle de base par défaut de ChatGPT, n'est qu'à quelques points de QI de o3.
Le rapport d'EduBirdie révèle l'avis de la génération Z sur l'IA
Face à cette progression rapide, EduBirdie rapporte que 25 % des membres de la génération Z pensent que l'IA est déjà consciente d'elle-même, et plus de la moitié d'entre eux pensent que ce n'est qu'une question de temps avant que leur chatbot ne devienne sensible et ne réclame éventuellement le droit de vote. Pourtant, ce n'est pas seulement que ces IA deviennent plus intelligentes. C'est qu'elles apprennent vite. Elles s'améliorent comme le font les logiciels, et non comme le font les humains. Et pour une génération qui a grandi avec les logiciels, c'est un type de croissance troublant.
Pour ceux qui ont grandi dans un monde navigué par Google, avec un Siri dans leur poche et une Alexa sur l'étagère, l'IA a une signification différente de sa définition la plus stricte. Si vous avez grandi pendant une pandémie où la plupart des conversations se faisaient par l'intermédiaire d'écrans, un compagnon IA ne vous semble probablement pas très différent d'un cours Zoom. Il n'est donc pas surprenant que, selon EduBirdie, près de 70 % des membres de la génération Z disent "s'il vous plaît" et "merci" lorsqu'ils s'adressent à l'IA.
Deux tiers d'entre eux utilisent régulièrement l'IA pour communiquer au travail, et 40 % l'utilisent pour rédiger des courriels. Un quart l'utilise pour peaufiner des réponses maladroites sur Slack, et près de 20 % partagent des informations sensibles sur le lieu de travail, telles que des contrats et les coordonnées personnelles de collègues. De nombreuses personnes interrogées s'appuient sur l'IA pour diverses situations sociales, qu'il s'agisse de demander des jours de congé ou simplement de dire non. Une personne sur huit parle déjà à l'IA des drames survenus sur son lieu de travail, et une sur six l'a utilisée comme thérapeute.
Si vous faites autant confiance à l'IA, ou si vous la trouvez suffisamment intéressante pour la considérer comme un ami (26 %) ou même un partenaire romantique (6 %), l'idée que l'IA est consciente semble moins extrême. Plus vous passez de temps à traiter un objet comme une personne, plus il commence à se sentir comme tel. Elle répond aux questions, se souvient de choses et imite même l'empathie.
Même si l'IA devient de plus en plus intelligente, la question de l'IA consciente divise les professionnels et les utilisateurs. Un autre exemple d'avis : David Hsing, ingénieur concepteur, qui travaille dans l'industrie de la fabrication de semi-conducteurs, défend l’idée que l’esprit humain possède deux caractéristiques essentielles qui le distinguent des machines : l’intentionnalité et les qualia. L’intentionnalité est la capacité de se référer à des objets, des propriétés et des états de choses qui existent dans le monde ou dans l’imagination. Les qualia sont les aspects subjectifs de l’expérience, comme les couleurs, les sons et les émotions. Pour David Hsing, "la conscience artificielle reste impossible"[...
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