IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

ICE signe un contrat de 5,7 millions $ pour la surveillance des réseaux sociaux à l'aide de l'IA, l'agence fédérale US utilise la plateforme Zignal Labs pour surveiller 8 milliards de publications par jour

Le , par Anthony

160PARTAGES

4  0 
L'agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE) a récemment renforcé ses capacités de surveillance en investissant 5,7 millions de dollars dans la plateforme d'intelligence artificielle (IA) de Zignal Labs, capable d'analyser plus de 8 milliards de publications sur les réseaux sociaux quotidiennement. Le système suit l'activité en ligne des individus, permettant à l'ICE de cibler de manière proactive les utilisateurs à des fins d'expulsion. Les détracteurs, notamment les défenseurs des libertés civiles, affirment que cela représente une menace sérieuse pour la liberté d'expression et la démocratie, amplifiant les inquiétudes quant au rôle croissant de l'IA dans la surveillance gouvernementale.

L'agence américaine chargée de l'immigration et des douanes (Immigration and Customs Enforcement ou ICE) est un organisme fédéral placé sous la supervision du département américain de la Sécurité intérieure. Sa mission officielle consiste à mener des enquêtes criminelles, à faire respecter les lois sur l'immigration, à préserver la sécurité nationale et à protéger la sécurité publique. En pleine expansion sous le deuxième mandat de Donald Trump, l'ICE a été accusée de nombreuses violations des droits civils et d'être devenue un outil d'intimidation. Les « raids massifs contre l'immigration illégale » menés par l'agence s'inscrivent dans le cadre d'une répression contre l'immigration illégale sous le deuxième mandat de Trump.

L'ICE vient de renforcer considérablement ses capacités de surveillance grâce à un système de surveillance des réseaux sociaux alimenté par l'IA, d'une valeur de 5,7 millions de dollars, capable de suivre des millions d'utilisateurs sur le web. La plateforme Zignal Labs traite plus de 8 milliards de publications par jour dans plus de 100 langues, donnant à l'ICE un pouvoir sans précédent pour signaler les personnes susceptibles d'être expulsées en fonction de leur activité en ligne. Les experts en libertés civiles qualifient cette mesure d'atteinte directe à la liberté d'expression et à la démocratie.

Cette initiative de l'ICE survient dans un contexte de préoccupation croissante concernant la montée en puissance des spyware d'État. En 2024, l’ICE avait déjà signé un contrat de 2 millions de dollars pour le logiciel espion israélien Graphite, capable d’infiltrer des téléphones et de pirater des applications chiffrées, voire même de transformer un smartphone en micro d’écoute permanent. Bien que suspendu sous l'administration Biden, le contrat a été relancé avec l’arrivée de Donald Trump, qui a levé les restrictions sur les spyware étrangers.

Alors que les agents de l'ICE mènent des raids à travers le pays, l'agence fédérale met discrètement en place ce qui s'apparente à un panoptique numérique. Des documents fédéraux révèlent que l'ICE vient de dépenser 5,7 millions de dollars pour acquérir la plateforme de surveillance basée sur l'IA de Zignal Labs, un système capable de surveiller et d'analyser la vie en ligne de millions d'Américains et d'immigrants.

Les implications sont immédiates. Will Owen, du Surveillance Technology Oversight Project, n'a pas mâché ses mots, qualifiant cela d'« atteinte à la démocratie et à la liberté d'expression, alimentée par l'algorithme et financée par nos impôts ». Ce n'est pas une exagération quand on considère ce que fait réellement Zignal Labs.


La plateforme « d'intelligence en temps réel » de l'entreprise analyse quotidiennement plus de 8 milliards de publications sur les réseaux sociaux dans plus de 100 langues. À l'aide de l'apprentissage automatique, de la vision par ordinateur et de la reconnaissance optique de caractères, elle crée ce que l'ICE appelle des « flux de détection sélectionnés », qui sont essentiellement des listes automatisées de personnes à expulser. Le système ne se contente pas de lire les publications ; il peut également localiser la position exacte d'un individu à partir des métadonnées d'une vidéo TikTok ou l'identifier à partir des écussons et des emblèmes visibles sur des photos.

Un exemple effrayant tiré des propres supports marketing de Zignal montre comment la plateforme a analysé une vidéo Telegram provenant de Gaza, localisant « l'emplacement précis d'une opération en cours » et identifiant des opérateurs spécifiques grâce à la reconnaissance visuelle. Imaginez maintenant que cette même technologie scanne vos stories Instagram ou vos check-ins Facebook.

L'ICE s'est dotée de cette superpuissance de surveillance grâce à Carahsoft, un prestataire informatique du gouvernement qui a discrètement mis en place l'infrastructure nécessaire à l'État américain pour exercer sa surveillance. Zignal Labs n'est pas non plus une start-up obscure : elle a conclu des contrats avec les services secrets, le ministère de la Défense et même la NOAA pour la surveillance météorologique. Mais la surveillance à des fins d'expulsion représente une escalade spectaculaire.

Ce n'est pas la première fois que l'ICE s'intéresse à l'espionnage sur les réseaux sociaux. Au début du mois, des rapports ont révélé que l'agence prévoyait d'embaucher près de 30 employés pour surveiller Facebook, Instagram, TikTok, X, YouTube et d'autres plateformes 24 heures sur 24. Douze contractuels travailleront depuis le Vermont, 16 depuis...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !