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Peter Thiel se débarrasse de toutes ses actions NVIDIA après avoir précédemment mis en garde contre le cycle de hype de l'IA, ravivant les craintes de bulle spéculative de l'IA

Le , par Stéphane le calme

87PARTAGES

20  0 
Peter Thiel, l’une des voix les plus influentes de la Silicon Valley, a liquidé l’intégralité de sa position dans Nvidia, la star absolue de la vague IA. À peine révélée, cette décision a immédiatement ravivé les soupçons d’une bulle spéculative en formation autour de l’intelligence artificielle. Quand un investisseur connu pour anticiper les grands cycles technologiques se retire au moment où le marché atteint des sommets, l’écosystème entier retient son souffle. Est-ce un simple arbitrage tactique ou le premier signe tangible d’un retournement historique ?

Le rapport 13F est un formulaire trimestriel que les gestionnaires d'investissement institutionnels aux États-Unis doivent déposer auprès de la SEC lorsqu'ils gèrent plus de 100 millions de dollars en actifs. Ce document répertorie leurs positions longues sur des titres cotés en bourse, offrant ainsi un aperçu public de leurs avoirs et stratégies. Il est important car il permet de suivre les mouvements des grands fonds, d'identifier les tendances du marché et d'aider les investisseurs à prendre des décisions

Le dernier rapport 13F du milliardaire Peter Thiel ne fait pas état d'une simple réduction, mais d'une sortie totale du leader de l'IA Nvidia (NVDA). Cette décision intervient à un moment surprenant, alors que Wall Street s'est empressé de déclarer le fabricant de puces pratiquement intouchable.

Bien que Nvidia ait récemment dépassé les 5 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, Thiel s'est complètement retiré, réduisant le portefeuille actions de son fonds d'environ deux tiers tout en le construisant autour de trois mégacapitalisations.

Il s'agit là loin d'un simple rééquilibrage, mais plutôt d'une déclaration emphatique. Thiel avait précédemment mis en garde contre le cycle de hype de l'IA, qui devance largement sa réalité économique, et la réorganisation de son portefeuille au troisième trimestre va dans le sens de cette opinion.

Le fonds n'a pas seulement réduit sa position dans Nvidia, il l'a éliminée

Plus de 537 000 actions, représentant près de 40 % de l'ensemble du portefeuille, ont tout simplement disparu du formulaire 13F. Vistra Energy, qui représentait 19 % du portefeuille, a également été éliminée.

Ce qui surprend encore plus, c'est ce que Nvidia a réalisé avec des ventes trimestrielles passant de 39,3 milliards de dollars à 46,7 milliards de dollars, grâce à une augmentation de 56 % des revenus des centres de données, les analystes prévoyant un chiffre d'affaires annuel de 1 000 milliards de dollars d'ici 2030.

Au total, le portefeuille d'actions déclaré par Thiel est passé de près de 212 millions de dollars au deuxième trimestre à seulement 74,4 millions de dollars au troisième trimestre, soit une réduction de près des deux tiers.

De plus, le taux de rotation du fonds a dépassé les 80 %, ne laissant que trois participations : Tesla, Microsoft et Apple.

Tesla a été ramené à seulement 65 000 actions, représentant près de 39 % du portefeuille. Parallèlement, le fonds de Thiel a investi dans Microsoft et Apple, qui représentent respectivement 34 % et 27 % du portefeuille.

Peter Thiel tourne la page Nvidia : un signal qui secoue l’industrie

Les données brutes du 13F du troisième trimestre racontent une histoire bien plus tranchée que le simple « Thiel a vendu ses actions Nvidia ». Elles montrent un investisseur qui ne se contente pas d’ajuster sa voilure, mais qui exécute une véritable opération de réduction du risque, méthodique et assumée. D’abord, la disparition totale de Nvidia du document. La ligne a été effacée comme si elle n’avait jamais existé, alors qu’elle représentait auparavant plus d’un demi-million d’actions. À partir des cours moyens du trimestre, cela représente près de cent millions de dollars de liquidité récupérée, un mouvement impossible à interpréter comme une simple rotation technique. En trois mois, Thiel a réduit son exposition totale aux actions américaines de deux tiers, faisant passer son portefeuille déclaré de plus de deux cents millions de dollars à un peu plus de soixante-dix millions.

Tesla, autre symbole spéculatif des mégatendances technologiques, a subi le même régime. La ligne reste présente dans le 13F, mais elle n’a plus rien du pilier d’autrefois. Plus des trois quarts de la position précédente ont été liquidés, ne laissant qu’un bloc d’environ soixante-cinq mille actions. Là encore, difficile de ne pas y voir une lecture extrêmement prudente de la dynamique IA-autonomie qui soutient l’action Musk depuis deux ans. La réduction est trop brutale pour être un simple ajustement : c’est une conviction.

Le mouvement inverse est tout aussi instructif. Au moment où il ferme la porte au titre le plus étroitement associé à la bulle IA, Thiel ouvre une nouvelle ligne sur Microsoft et renforce son exposition à Apple. Ce n’est pas un reniement de l’IA, mais un changement de stratégie : rester exposé à la tendance, tout en se réfugiant derrière les bilans les plus solides de la tech américaine. Microsoft, avec Azure et OpenAI, incarne une sobriété capitalistique relative, là où Nvidia et Tesla imposent des narratifs de croissance perpétuelle. En clair, Thiel parie toujours sur l’intelligence artificielle, mais il refuse désormais de la financer via les titres qui ont le plus bénéficié de l’euphorie.

La comparaison avec d’autres géants de la finance rend son geste encore plus lisible

Berkshire Hathaway de Warren Buffett a lui aussi allégé ses positions les plus chères, notamment Apple, tout en entrant sur Alphabet, signe qu’il considère le cœur logiciel de l’IA plus attractif que son extrémité spéculative. Bridgewater de Ray Dalio a entamé une désescalade similaire, réduisant son exposition aux « Magnificent Seven » au nom de la concentration excessive du marché. Même Coatue de Philippe Laffont, pourtant habitué aux paris agressifs, a vendu plus d’un million et demi d’actions Nvidia au troisième trimestre. Tous semblent orchestrer une forme de retour au centre de gravité, Thiel étant simplement celui qui a choisi la version la plus radicale de ce mouvement.

Tout cela prend une dimension encore plus forte lorsqu’on le met en regard de l’évolution vertigineuse des valorisations IA. Le graphique retraçant l’ascension de Nvidia, passée en moins de trois ans d’un demi-trillion à plus de quatre trillions de dollars, agit comme un électrocardiogramme d’une économie survoltée. La courbe cesse d’être ascendante : elle devient verticale. C’est précisément au moment où cette verticalité devient la norme, où les capitalisations se détachent des fondamentaux et flirtent avec l’abstraction, que Thiel ferme la porte. Non pas parce qu’il croit que l’IA va s’effondrer, mais parce qu’il estime, en investisseur aguerri, que personne ne peut grimper indéfiniment au-dessus du vide.

Pourquoi ce mouvement inquiète ?

L’importance ne réside pas uniquement dans le montant liquidé, mais dans la symbolique. Nvidia est devenue l’incarnation matérielle de la révolution IA : ses GPU alimentent tous les grands modèles, des datacenters hyperscale aux laboratoires de recherche avancée. S’en retirer entièrement au moment où l’entreprise est au sommet constitue un choix volontaire, presque provocateur.

Les observateurs y voient trois implications fortes.

D’abord, Thiel juge probablement la valorisation excessive, ce que beaucoup d’analystes murmurent sans l’affirmer publiquement. Ensuite, il semble considérer qu’une rotation stratégique s’impose : l’argent facile de la vague IA pourrait avoir atteint ses limites. Enfin, il envoie le message que la « grande histoire de l’IA » n’empêche pas un cycle de correction classique.

L’ombre d’une bulle IA

La mécanique est connue dans la Silicon Valley : hype, afflux massif de capitaux, promesses exponentielles, valorisations astronomiques, puis — parfois...
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:25
C'est exactement la même chose que la bulle internet des années 2000, en 100x pires, c'est la chose que les promesses des "voitures autonomes", mais en 100x pires.

Je ne sais pas quelle "juridiction" est compétente en ce domaine, mais que quelques milliardaires fassent exploser l'économie mondial, il doit bien y avoir des responsables a trouver. Non ?

Rien que le vole et le non respect du droit d'auteur devrait suffire pour les mettre à l'ombre, mais cela n'arrivera pas. Ce n'est pas eux qui seront responsables, ni coupables.

Bah, ce sera comme toujours, une minorité va mettre en péril une majorité.

Oui, c'est un cercle vicieux qui se passe.

1./ Si l'IA réussit, il n'y aura plus personne l'utiliser ou plus de consommateurs pour utiliser ce qu'elle produira.
2./ Si l'IA se plante (se serait la moins mauvaise option pour la majorité), des investisseurs vont perdre, et derrière ces investisseurs, il y'a certainement des "fonds de pensions", des "banques", et le dérèglement risque de faire mal.

Privatiser les bénéfices, Mutualiser les pertes, comme lors de la crise des "subprimes" en 2008/2009, c'est (encore) ce qui va se passer.

Enfin, ce n'est que mon petit avis perso, chacun peut se faire son idée.

BàV et Peace & Love.
13  1 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:55
Le S & P c'est pas l'IA, c'est les valeurs traditionnelles, et comme tu le voie ça plafonne, ça monte plus.

L'IA c'est le NASDAQ, et il commence à plonger sévèrement



La valorisation est bien trop élevée, ça va forcément s'écrouler, brutalement.

Si jamais la baisse atteint 20% , c'est le seuil psychologique, beaucoup vont paniquer et tout vendre d'un coup.
+65% en 5 ans ça veux dire que le NASDAQ peut perdre 65% en quelques jours, voir plus, -80% c'est déjà arrivé dans le passé, c'est toujours comme ça que ça fini.
10  0 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 18:35
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je parle avec pleins de chef de projets et directeurs, 100% sont unanime sur 1 chose: ils demandent à l'entretiens d'embauche si le candidat utilise les llms, si il répond non c'est no go.
Lors de mon dernier entretien il y a quelques semaines, c'est moi (le candidat) qui a posé la question. Et c'est le directeur en face qui a dit non. Donc je pense qu'il serait bienvenue que tu vérifies tes croyances avant de les disséminer (ou plus simplement que tu ne confondes pas ce que tu observes dans ton cercle limité à ce qui se fait partout).
9  1 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/02/2026 à 19:32
Ah bah oui, tiens.

Pour traquer des animaux perdus, il faut espionner les gens, collecter tout ce qui passe y compris les données sur les enfants, et ouvrir des centrales à gaz pour faire tourner de l'IA!

Logique!
8  0 
Avatar de zangkun
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 29/01/2026 à 8:52
Je trouve son discours intéressant, mais très situé : en tant que PDG de Nvidia, il a évidemment intérêt à présenter l’IA comme une “pile industrielle” nécessitant toujours plus d’énergie, de data centers et de GPU. En même temps, il rappelle des points qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main, comme le coût énergétique, le rôle clé de l’open source ou la course Chine/USA sur les infrastructures.
Pour moi, son discours pose de vraies questions, mais il y a d’autres lectures possibles. Par exemple, on peut se demander si “plus d’IA + plus d’infrastructures + plus de robots” est vraiment la seule voie souhaitable, ou juste celle qui arrange les grands industriels du secteur.
Et même sans parler de climat, son modèle d’IA “à l’échelle industrielle” implique un plafond : à un moment, ce n’est plus une question de bonne volonté ou de capital, mais de ce que le monde physique peut effectivement fournir et absorber en termes d’énergie, de matériaux et d’infrastructures.
7  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/02/2026 à 16:07
à tous,

Malheureusement, cela arrivera un jour, ou ce genre de contrôle sera généralisé. Tout change, tout se transforme, rien ne se perd. On est passé de la vidéo-protection à la vidéo-surveillance et cela finira en vidéo-contrôle.

Cela ne sort pas de nulle part, c'est le modèle Chinois, que nos élus européens sont allés visiter il y a peu voir voir comment le permis de bon citoyen fonctionne là-bas. Des tests ont déjà été fait dans la ville de Bologne, en Italie.

Nos dirigeant gouvernants nous dirons que c'est pour notre sécurité, qu'il ne faut pas craindre de dérive, que tout est.... sous contôle, qu'il n'y aura pas fuite, que cela ne sera utilisé que par des gens responsables, et que non, non, ce n'est pas pour surveiller vous, mais les méchants.

On va avoir droit, encore, à du ça ne me dérange pas, je n'ai rien a cacher.

Finalement, on l'a un peu chercher, en mettant notre vie privée en ligne, merci les smartphones (je n'en ai pas, tout comme je n'ai rien de connecté, enfin, pour ce que j'en sais...)

Une fois le dispositif en place, qui va décider de ce qui est juste ou pas ?

Nos voitures sont déjà surveillées, et si elle est un peu trop vielle, paf, une belle amende automatique si on se rend dans un endroit où elle n'est pas la bienvenue. Quelque soit la raison de ce déplacement. Urgence ou pas.

Nos Libertés s'envolent un peu plus chaque jour. 1984 on y est déjà.

Bah, que peut-on y faire ? Si on va même manifester, on sera pénalisé rien que pour ce fait, automatiquement. Dormez tranquille chers citoyens, il n'y aura pas d'erreur. Mais oui, c'est pour notre bien.

BàV et Peace & Love.
7  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/12/2025 à 9:39
25 ans après, il fallait bien un successeur à internet pour organiser une bulle financière...

Parce que personne ne soit dupe, quand on parle de "bulle", il y a beaucoup d'argent investi et il y a beaucoup de perdants quand la bulle éclate, mais... L'argent n'est pas perdu pour tous le monde!

Quelques uns raflent la mise...
7  1 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/12/2025 à 19:58
Si les "vendeurs d'IA" ne s'y retrouve pas, c'est pour la bonne cause que pour eux, cela est 'très cher" a faire fonctionner. Et la qualité des IA, ça va et ça vient. Et si c'est cher pour eux, se le sera encore plus pour l'utilisateur, via des abonnements, de la publicité. Payer très chère pour un outil qui marche ou pas suivant les domaines, qui change de réponse pour une m^eme question du jour au lendemain, je ne suis toujours pas convaincu de la "plus-value" de l'IA.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 13:12
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
c'est a dire ? car en 2026 je ne connais aucun dev qui n’utilise pas l'ia, quasi tous les métiers du tertiaires (et même au delà) utilisent l'ia tous les jours. les llm sont utile et mène bien à quelque chose.
Tu en connais, mais pas personnellement : moi

BàT et Peace & Love.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/02/2026 à 15:08
Access_to_folder,

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Comme tout OS, au regard du volume de code que cela représente, ne peut être sans bug, linux fait aussi l'objet de nombreuses mises à jours régulières. Il y a des failles reconnues, mais nous ne sommes pas au pire de Windows, du temps où pour un rien nous partions sur l'écran bleu de la mort.
Outlook me parait aussi simple que Thunderbird, par contre exigent au niveau interface utilisateur une résolution d'écran plus grande pour un affichage confortable.
C'est un peu ça le problème, si le volume de code est si énorme, c'est parce qu'ils y on fourré pleins de brols qui n'avaient rien a faire dans un OS. Partir du principe que les bugs sont inévitables, je ne suis pas d'accord. C'est une question de culture et de priorisation des tâches. S'ils passait un peu moins de temps à changer l'UI et l'Expérience utilisateur sans raison, ils auraient eu le temps de corriger les vrai soucis.

Faudra aussi qu'on m'explique pourquoi une telle différence de "qualité" en "Win10" et "Win11" ? Au fil du temps, au lieu de perfectionner leur OS, ils ont laissés la "qualité" se dégrader. Une grande partie des soucis vient aussi du fait que les seniors partent petit à petit à la retraite, et que les juniors n'ont pas le même niveau (tant de la base de code, que de leur compétences).

Bah, c'est ainsi...

Bàt et Peace & Love.
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