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Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

Le , par Mathis Lucas

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14  0 
OpenAI a profité de la frénésie suscitée par l'IA générative pour lever des centaines de milliards de dollars. Le fabricant de ChatGPT a franchi la barre des 500 milliards de dollars de valorisation, avec une adoption mondiale de ses produits et des revenus en forte hausse. Cependant, cette croissance s’accompagne d’un rythme de dépenses tel qu’OpenAI épuise sa trésorerie à une vitesse exceptionnelle. Ses coûts augmentent presque au même rythme que l’usage, ce qui empêche l’entreprise de dégager des marges confortables. Les économistes et les investisseurs commencent à s'interroger sur la soutenabilité de son modèle économique à long terme.

Ali Ghodsi, PDG de Databricks, a récemment critiqué ce qu’il considère comme une bulle spéculative dans le secteur de l'IA. Selon lui, de nombreuses startups lèvent aujourd’hui des montants colossaux alors qu’elles ne génèrent aucun revenu réel, une situation qu’il qualifie d’« insensée ». Cet état de choses rappelle des épisodes passés comme la bulle Internet de la fin des années 1990, qui a provoqué des milliards de dollars de pertes financières.

En 2025, le secteur du capital-risque a injecté 150 milliards de dollars dans les startups telles qu'OpenAI et Anthropic, soit bien plus que ce qu'avaient reçu les bénéficiaires du précédent boom du capital-risque en 2021. La confiance est telle qu'OpenAI estime pouvoir à lui seul lever jusqu'à 100 milliards de dollars en 2026. Ce montant serait près de quatre fois supérieur à celui levé lors de la plus grande introduction en bourse (IPO) jamais réalisée.

Cependant, même les investisseurs privés sont susceptibles de commencer à poser des questions difficiles. OpenAI, Anthropic et d'autres startups spécialisées dans l'IA basées à San Francisco ont peut-être affiché l'une des croissances de chiffre d'affaires les plus rapides de l'histoire. Mais elles ont également dépensé des sommes colossales pour acheter les puces et la puissance de calcul nécessaires à la formation et à l'exécution de leurs modèles.


Les analystes estiment qu'OpenAI et Anthropic seront donc soumises à une pression croissante pour préciser leur stratégie de rentabilité, d'autant plus que ses entreprises envisagent d'entrer en bourse en 2026 ou peu après. Pour le secteur de l'IA en général, ce sera une expérience stimulante et révélatrice.

Une croissance spectaculaire, mais très coûteuse pour OpenAI

OpenAI connaît une croissance rapide. La startup dirigée par Sam Altman voit ses solutions s’imposer partout dans le monde, avec des revenus en nette accélération. Cela dit, cette expansion repose sur des dépenses colossales en calcul, en infrastructures cloud et en développement de modèles toujours plus puissants. Ces investissements augmentent presque au même rythme que l’usage, ce qui empêche OpenAI de dégager des marges confortables.

L’IA générative ne fonctionne pas comme le logiciel classique. Dans le SaaS, la croissance du nombre d’utilisateurs permet généralement de diluer les coûts fixes : une fois le produit développé, servir un client supplémentaire coûte peu, ce qui améliore mécaniquement les marges à mesure que l’entreprise grandit. À l’inverse, dans l’IA générative, chaque nouvel utilisateur et chaque interaction supplémentaire entraînent des coûts marginaux significatifs.

Les requêtes nécessitent du calcul intensif, mobilisent des infrastructures coûteuses et consomment beaucoup d’énergie. De plus, la course à des modèles toujours plus performants pousse les acteurs comme OpenAI à investir sans cesse dans l’entraînement de systèmes toujours plus grands et plus complexes, ce qui alourdit encore la structure de coûts. Cette caractéristique remet en cause l’idée selon laquelle la taille suffira à rendre OpenAI très rentable.

Même à très grande échelle, une entreprise d’IA peut continuer à brûler du capital si ses revenus n’augmentent pas plus vite que ses dépenses. C’est cette rupture avec les lois économiques du logiciel traditionnel que les analystes économiques considèrent comme un point de fragilité central du modèle d’OpenAI.

Les gains de productivité généralisés se font toujours attendre

Plus de trois ans après le lancement de ChatGPT, les gains de productivité promis par l’IA générative se font toujours attendre. Dans les quelques domaines prometteurs, tels que le codage et le service à la clientèle, la concurrence s’intensifie entre OpenAI, Anthropic, Microsoft et des applications sur mesure utilisant leurs modèles ou ceux de tiers. Aucun laboratoire d’IA ne dispose d’un avantage suffisamment durable, ce qui rend leurs revenus vulnérables.

Même si l'IA est considérée comme un moyen de stimuler la productivité sur le lieu de travail, elle n'a pas été la solution miracle vendue par le battage médiatique. Une étude du MIT a révélé que jusqu'à 95 % des projets pilotes d'IA dans les entreprises échouent à l'heure actuelle. Cela pose particulièrement problème au Royaume-Uni, qui est déjà confronté à une baisse de sa productivité à des niveaux jamais vus depuis l'époque victorienne.

Le ministère britannique des Affaires et du Commerce a procédé à un essai du logiciel Microsoft 365 Copilot sur une période de trois mois. Mais il n'a observé aucune augmentation notable de la productivité. L’impact réel était plus nuancé que ne le suggéraient les supports marketing de Microsoft. La création de diapositives PowerPoint a été en moyenne plus rapide de sept minutes, mais a nécessité des corrections en raison d'une qualité « inférieure ».

Même son de cloche du côté du gouvernement australien. Après une période d'essai, le personnel a jugé l...
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:25
C'est exactement la même chose que la bulle internet des années 2000, en 100x pires, c'est la chose que les promesses des "voitures autonomes", mais en 100x pires.

Je ne sais pas quelle "juridiction" est compétente en ce domaine, mais que quelques milliardaires fassent exploser l'économie mondial, il doit bien y avoir des responsables a trouver. Non ?

Rien que le vole et le non respect du droit d'auteur devrait suffire pour les mettre à l'ombre, mais cela n'arrivera pas. Ce n'est pas eux qui seront responsables, ni coupables.

Bah, ce sera comme toujours, une minorité va mettre en péril une majorité.

Oui, c'est un cercle vicieux qui se passe.

1./ Si l'IA réussit, il n'y aura plus personne l'utiliser ou plus de consommateurs pour utiliser ce qu'elle produira.
2./ Si l'IA se plante (se serait la moins mauvaise option pour la majorité), des investisseurs vont perdre, et derrière ces investisseurs, il y'a certainement des "fonds de pensions", des "banques", et le dérèglement risque de faire mal.

Privatiser les bénéfices, Mutualiser les pertes, comme lors de la crise des "subprimes" en 2008/2009, c'est (encore) ce qui va se passer.

Enfin, ce n'est que mon petit avis perso, chacun peut se faire son idée.

BàV et Peace & Love.
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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:55
Le S & P c'est pas l'IA, c'est les valeurs traditionnelles, et comme tu le voie ça plafonne, ça monte plus.

L'IA c'est le NASDAQ, et il commence à plonger sévèrement



La valorisation est bien trop élevée, ça va forcément s'écrouler, brutalement.

Si jamais la baisse atteint 20% , c'est le seuil psychologique, beaucoup vont paniquer et tout vendre d'un coup.
+65% en 5 ans ça veux dire que le NASDAQ peut perdre 65% en quelques jours, voir plus, -80% c'est déjà arrivé dans le passé, c'est toujours comme ça que ça fini.
10  0 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 18:35
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je parle avec pleins de chef de projets et directeurs, 100% sont unanime sur 1 chose: ils demandent à l'entretiens d'embauche si le candidat utilise les llms, si il répond non c'est no go.
Lors de mon dernier entretien il y a quelques semaines, c'est moi (le candidat) qui a posé la question. Et c'est le directeur en face qui a dit non. Donc je pense qu'il serait bienvenue que tu vérifies tes croyances avant de les disséminer (ou plus simplement que tu ne confondes pas ce que tu observes dans ton cercle limité à ce qui se fait partout).
9  1 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/02/2026 à 19:32
Ah bah oui, tiens.

Pour traquer des animaux perdus, il faut espionner les gens, collecter tout ce qui passe y compris les données sur les enfants, et ouvrir des centrales à gaz pour faire tourner de l'IA!

Logique!
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 8:18
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Sur les 195,7 milliards de dollars de revenus du segment des centres de données de Nvidia en 2026, 135 milliards de dollars concernent le marché américain, mais 44 milliards de dollars de ce matériel restent stockés et non installés. La raison en est que la construction de centres de données est un processus "glacial" comparé à la vitesse des cycles de vente de matériel, avec des projets qui prennent souvent deux à quatre ans pour être finalisés.
Il y a moyen qu'une entreprises de l'IA fasse faillite avant que son centre de données soit construit.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Les centres de données mettent à rude épreuve les réseaux électriques. Les centres de données nécessitent une alimentation électrique 24 heures sur 24 à des niveaux qui rivalisent avec, voire dépassent, les besoins de petites villes. Mais la construction de nouvelles infrastructures de transport et de production nécessite des années de procédures d’autorisation, d’acquisition de terrains, de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de travaux.
On va nous soûler avec l'IA pendant encore des années et des années...
En 2032 on en sera probablement au même point, avec les mêmes articles :
- ce que produit l'IA n'est pas terrible
- les entreprises d'IA ne sont pas rentable
- les centres de données consomment trop de ressources
- la bulle de l'IA est bien pire que la bulle Internet
- OpenAI va encore un peu plus mal (si OpenAI est toujours vivant en 2032)

Et les entreprises de l'IA seront toujours en train d'y croire "notre solution va bientôt atteindre un stade qui fera qu'elle révolutionnera le monde".
D'un autre côté, peut-être qu'à force plus personne ne fera attention aux articles concernant l'IA. (je pense qu'il y a des gens qui ont déjà commencé à ignorer les articles en lien avec l'IA)
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Avatar de zangkun
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 29/01/2026 à 8:52
Je trouve son discours intéressant, mais très situé : en tant que PDG de Nvidia, il a évidemment intérêt à présenter l’IA comme une “pile industrielle” nécessitant toujours plus d’énergie, de data centers et de GPU. En même temps, il rappelle des points qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main, comme le coût énergétique, le rôle clé de l’open source ou la course Chine/USA sur les infrastructures.
Pour moi, son discours pose de vraies questions, mais il y a d’autres lectures possibles. Par exemple, on peut se demander si “plus d’IA + plus d’infrastructures + plus de robots” est vraiment la seule voie souhaitable, ou juste celle qui arrange les grands industriels du secteur.
Et même sans parler de climat, son modèle d’IA “à l’échelle industrielle” implique un plafond : à un moment, ce n’est plus une question de bonne volonté ou de capital, mais de ce que le monde physique peut effectivement fournir et absorber en termes d’énergie, de matériaux et d’infrastructures.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/02/2026 à 16:07
à tous,

Malheureusement, cela arrivera un jour, ou ce genre de contrôle sera généralisé. Tout change, tout se transforme, rien ne se perd. On est passé de la vidéo-protection à la vidéo-surveillance et cela finira en vidéo-contrôle.

Cela ne sort pas de nulle part, c'est le modèle Chinois, que nos élus européens sont allés visiter il y a peu voir voir comment le permis de bon citoyen fonctionne là-bas. Des tests ont déjà été fait dans la ville de Bologne, en Italie.

Nos dirigeant gouvernants nous dirons que c'est pour notre sécurité, qu'il ne faut pas craindre de dérive, que tout est.... sous contôle, qu'il n'y aura pas fuite, que cela ne sera utilisé que par des gens responsables, et que non, non, ce n'est pas pour surveiller vous, mais les méchants.

On va avoir droit, encore, à du ça ne me dérange pas, je n'ai rien a cacher.

Finalement, on l'a un peu chercher, en mettant notre vie privée en ligne, merci les smartphones (je n'en ai pas, tout comme je n'ai rien de connecté, enfin, pour ce que j'en sais...)

Une fois le dispositif en place, qui va décider de ce qui est juste ou pas ?

Nos voitures sont déjà surveillées, et si elle est un peu trop vielle, paf, une belle amende automatique si on se rend dans un endroit où elle n'est pas la bienvenue. Quelque soit la raison de ce déplacement. Urgence ou pas.

Nos Libertés s'envolent un peu plus chaque jour. 1984 on y est déjà.

Bah, que peut-on y faire ? Si on va même manifester, on sera pénalisé rien que pour ce fait, automatiquement. Dormez tranquille chers citoyens, il n'y aura pas d'erreur. Mais oui, c'est pour notre bien.

BàV et Peace & Love.
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Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/03/2026 à 20:31
Sur un exemple simple (page php avec accès base de données), l’IA m’a réussi à oublier de se connecter à la base de données, et me sortir une vulnérabilité SQL-injection. Il faut être attentif.
7  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 10:15
Quand dans le nom lui-même ("Intelligence Artificielle" qui n'a rien d'intelligent) il y a tromperie comment pourrait-il en être autrement?

A noter que tous le concept respire le mensonge et la malversation:

1. Les IA ont volé les données en ne respectant pas les droits d'auteur

2. Les IA trompent les clients en offrant des services pour un coût qui ne couvrent pas leur usage (si tu dis "on vous propose un voyage sur la lune pour un billet de 100 euro", il y aura plein de candidats. Maintenant si tu dis "on vous propose un voyage sur la lune mais il faut payer le coût réel de plusieurs milliards d'euro", il n'y a plus personne!)

3. Le succès économique des promoteurs de l'IA est lui-même basé sur une escroquerie nommée "valorisation circulaire": "Je te donne 1 milliard, tu me donnes 1 milliard? On est tous les 2 riches de 1 milliard et on se dit valorisé à hauteur de 100, 1000 ou 100 000 milliards!

4. Les réponses de l'IA se basent sur la tromperie: Ne jamais dire "je sais pas" (quand l'IA n'a pas de réponse, elle invente une réponse!), les algorithmes sont optimisés pour que l'IA réponde à l'humain comme un humain (45% des utilisateurs actuels de l'IA l'utilise comme un support émotionnel, un ami, un conseiller, un psychiatre, un être vivant à qui on peut parler de ses peines et obtenir des conseils de vie), etc...

5. L'IA, c'est un système qui fonctionne mal (entre 10 et 30% d'hallucination)... Question: Qui accepterait que sa voiture ne démarre pas dans 10% des cas?
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/04/2026 à 18:39
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
L'expérience de terrain reste indispensable, car il faut savoir quoi demander à l'IA et posséder une expertise suffisante pour détecter ses erreurs. En fin de compte, les organisations qui réussiront seront celles qui sauront valoriser la force de travail humaine tout en intégrant efficacement les capacités de l'IA.
C'est donc parfaitement inutile et une perte de temps.
Quelque chose me dit que chez KPMG, la direction a fortement investi dans la bulle IA et qu'ils ont peur de perdre tout ce pognon
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