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Anthropic affirme que l'adoption de l'IA est nettement plus élevée dans les pays riches que dans les pays pauvres, ce qui pourrait accentuer les inégalités
Et favoriser une divergence des niveaux de vie

Le , par Mathis Lucas

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Anthropic affirme que l’adoption de l’IA est nettement plus élevée dans les pays riches que dans les pays pauvres, ce qui pourrait accentuer les inégalités
et favoriser une divergence des niveaux de vie

L'IA prend de plus en plus en charge certaines tâches dans les entreprises. Les dirigeants veulent automatiser certains processus afin d'accroître le rendement. Des centaines de milliers de salariés ont été licenciés au cours des trois dernières années, dont une partie au profit de l'IA. Anthropic avertit que l'adoption incontrôlée de l'IA pourrait exacerber les inégalités, mais accélère le développement de la technologie. Un positionnement qui suscite le débat. Pourtant, les gains de productivité que l’IA est censée apporter tardent à se concrétiser. James Manyika de Google a expliqué que ces gains ne sont pas garantis et nécessiteront beaucoup de travail.

L'une des principales promesses de l'IA est qu'elle augmentera considérablement la productivité. McKinsey Global Institute et Goldman Sachs estiment que l’IA pourrait ajouter plusieurs milliers de milliards de dollars à l'économie mondiale d'ici 2030. Ceux qui bénéficieront de cette productivité dépendront de ceux qui y auront réellement accès. Dans son rapport sur l'indice économique de janvier 2026, la startup Anthropic tire une conclusion préoccupante.

Anthropic met en garde contre le fait qu'en raison du coût et des infrastructures nécessaires pour adopter cette technologie, les gains de productivité potentiels sont plus susceptibles de profiter aux pays riches, exacerbant ainsi les inégalités économiques déjà criantes dont souffrent les pays à faible revenu.

Après avoir examiné plus d'un million de conversations issues d'utilisateurs des versions gratuite et payante du chatbot, ainsi qu'un autre million de conversations issues de la version Enterprise du service, Anthropic dit avoir constaté que les pays riches adoptent l'IA à un rythme nettement plus rapide que les pays à faible revenu, et qu'il n'existe « aucune preuve à ce jour que les pays à faible revenu rattrapent leur retard ». L'écart se creuse rapidement.

Cette conclusion va dans le sens d'autres recherches récentes. Dans son récent rapport sur l'adoption de l'IA, Microsoft a déclaré que le « nord global » a presque doublé son taux d'adoption en 2025 par rapport au « sud global » et que l'adoption globale reste beaucoup plus élevée dans les pays riches. Selon Peter McCrory, directeur économique d'Anthropic, « on pourrait assister à une divergence des niveaux de vie » qui favoriserait les régions déjà riches.

Nouveaux indicateurs d'Anthropic : « les primitives économiques »

Anthropic présente cinq nouvelles « primitives économiques » permettant de suivre l'impact économique de son chatbot Claude au fil du temps. Ces cinq éléments comprennent : « complexité de la tâche », « niveau de compétence », « objectif de l'utilisation de l'IA », « autonomie de l'IA » et « taux de réussite de la tâche ». Selon le rapport d'Anthropic, c'est dans les tâches plus complexes que Claude a permis le gain de vitesse le plus important.


Les tâches nécessitant un niveau de compréhension équivalent à celui d'un diplômé du secondaire auraient été accomplies 9 fois plus rapidement, et celles nécessitant un niveau de compréhension équivalent à celui d'un diplômé universitaire auraient été accomplies 12 fois plus rapidement. Ce résultat suggère que les gains de productivité liés à l'IA sont plus prononcés dans les tâches nécessitant un niveau de capital humain relativement élevé.

L'analyse a révélé que 24 % des conversations avec Claude en novembre portaient sur les 10 tâches les plus fréquemment utilisées. Une analyse de l'utilisation de l'API afin de suivre l'adoption de Claude dans les entreprises a montré que les 10 tâches les plus fréquemment utilisées représentaient 32 % du total.

Anthropic a constaté des différences régionales dans les modes d'utilisation de Claude. Le graphique ci-dessus présente l'indice d'utilisation de l'IA (AUI) d'Anthropic, qui indique la fréquence d'utilisation de Claude par rapport à la population ; plus le chiffre est élevé, plus le pourcentage de la population est important. L'axe horizontal indique le pourcentage de travailleurs occupant des emplois liés à l'informatique et aux mathématiques dans cet État.

Dans l'ensemble, plus le pourcentage de personnes travaillant dans des professions liées à l'informatique et aux mathématiques est élevé, plus le taux d'utilisation de Claude est élevé. Mais la société prévoit que cet écart se réduira avec le temps, car les taux d'utilisation augmentent plus rapidement dans les régions où la pénétration de Claude est faible.

Variations dans les usages de Claude selon les pays et les tâches

Les chercheurs d'Anthropic ont également constaté que les types de tâches effectuées par Claude diffèrent selon les pays, qui se trouvent à des stades différents de développement économique. Selon le rapport, les pays dont le PIB par habitant est plus élevé sont plus susceptibles d'utiliser Claude à des fins professionnelles et personnelles, tandis que les pays dont le PIB est plus faible sont plus susceptibles d'utiliser le chatbot d'IA à des fins éducatives.


Cela suggère que les pays à faible revenu utilisent davantage l'IA dans l'éducation, mais que moins de tâches nécessitent l'IA dans le domaine professionnel. Les graphiques ci-dessus montrent le pourcentage d'utilisateurs de Claude dans un domaine spécifique (axe vertical) et le PIB de chaque pays (axe horizontal).

Dans le rapport de janvier 2026, 36 % des professions de l'échantillon utilisaient Claude pour au moins un quart de leurs tâches, mais lorsque plusieurs rapports ont été combinés, ce chiffre est passé à 49 %. Cependant, cela ne signifie pas simplement que « plus les tâches sont fréquemment traitées par Claude, plus le taux de réussite de Claude est élevé ». Selon Anthropic, l'analyse révèle que l'utilisation de l'IA reste concentrée dans certains pays.

Les professions seront également touchées différemment. « La conclusion la plus immédiate à tirer de notre rapport sur les indicateurs économiques est que l'impact de l'IA sur la main-d'œuvre mondiale reste très inégal. L'utilisation de l'IA reste concentrée dans certains pays et certaines professions, et les données sur la couverture des tâches suggèrent que les différentes professions seront touchées de manière très différente », a déclaré Anthropic.

Les gains de productivité annoncés par l’IA : réalité ou illusion ?

Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, a prédit que l'IA pourrait éliminer la moitié des emplois de cols blancs débutants d'ici un à cinq ans, ce qui pourrait faire grimper le taux de chômage à 10-20 %. Cela correspond aux prévisions plus générales d'experts tels que Geoffrey Hinton, qui anticipe de nouvelles perturbations sur le marché du travail. Elon Musk affirme que « l'IA prendra tous nos emplois et que ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose ».

Lors d'un événement organisé en Suisse en 2024, Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré que l'IA frappe le marché mondial du travail comme un tsunami et induit des changements majeurs à une vitesse impressionnante. Elle a ajouté que l'IA est susceptible d'avoir un impact sur 60 % des emplois dans les économies avancées et sur 40 % des emplois dans le monde au cours des deux prochaines années.

Elle a averti que les travailleurs et les entreprises ont très peu de temps pour s'adapter aux nouvelles réalités. D'après elle, l'IA pourrait augmenter la productivité, mais pourrait aussi exacerber les inégalités dans notre société. Bien sûr, les gains de productivité promis doivent d'abord se concrétiser.

Jusqu'à présent, il n'est pas tout à fait clair si cela a été le cas pour les premiers utilisateurs. De nombreux PDG ont admis qu'ils ne tirent aucun bénéfice des investissements dans l'IA. Au lieu de cela, une gigantesque bulle s'est formée autour de la technologie. Une étude réalisée l'année dernière par le MIT a révélé qu'environ 95 % des entreprises qui ont investi dans des outils d'IA générative n'ont pas encore obtenu un retour sur investissement positif.

Pourquoi ? Selon une étude d'Upwork, environ la moitié des employés interrogés ont déclaré ne pas savoir comment atteindre les gains de productivité que leurs employeurs attendent de l'IA, et plus des trois quarts ont déclaré que les outils d'IA avaient en fait réduit leur productivité et alourdi leur charge de travail. Dans le domaine du codage, des études ont révélé que l'IA ne rend pas les développeurs plus rapides, mais elle augmente le taux de bogues.

Critiques implicites et perspectives sur l’impact potentiel de l’IA

Dans un récent article sur la bulle dans le secteur de l'IA, Edward Benjamin Zitron, auteur, podcasteur et spécialiste des relations publiques anglais, affirme : « la situation actuelle est bien pire que celle qui prévalait lors de la bulle Internet ». Selon Edward Zitron, l'illusion d’innovation dans ce secteur en plein essor permet aux startups spécialisées en IA d'escroquer les investisseurs, sans toutefois apporter une quelconque plus-value aux consommateurs.


En dépit du battage médiatique, l'impact sur la productivité est presque inexistant à l'heure actuelle. Cela ne veut pas dire que l'IA n'a pas un rôle à jouer dans l'augmentation de la productivité ou qu'elle ne s'améliorera pas avec le temps, mais simplement que ce n'est pas aussi simple que « l'adoption équivaut à des gains ». Il convient également de noter que « l'augmentation de la productivité ne signifie pas que tout le monde s'enrichit immédiatement ».

Les travailleurs américains ont presque doublé leur productivité au cours des cinquante dernières années, en partie grâce aux progrès technologiques. Cela dit, leurs salaires n'ont pas suivi cette évolution, tandis que les bénéfices des entreprises et les rémunérations des dirigeants ont explosé pendant la même période.

L'avertissement d'Anthropic mérite d'être pris au sérieux, dans la mesure où il reconnaît que les inégalités de revenus sont une réalité. Cette conclusion contraste avec la position d'Elon Musk, propriétaire de la startup xAI, qui a récemment suggéré que les gens ne devraient même pas se donner la peine d'épargner pour leur retraite, car nous aurons bientôt tous des revenus élevés. « Après tout, l'IA rendra tout incroyablement bon marché et accessible ».

Mais il convient de se demander pourquoi continuer à construire cette machine à inégalités si l'on craint d'y être complice. Les dirigeants de ces entreprises continuent de s'enrichir malgré leurs avertissements. Par exemple, le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, a une fortune estimée à 3,7 milliards de dollars.

Le PDG d'Anthropic appelle à des politiques publiques inclusives

Le PDG d'Anthropic a exhorté les gouvernements à intervenir pour garantir une répartition équitable des bénéfices de l'IA, avertissant que des gains de productivité inégaux pourraient accroître les inégalités mondiales. S'appuyant sur ce rapport, il préconise des politiques d'atténuation des risques, de reconversion professionnelle et d'accès afin d'éviter une concentration des bénéfices entre les mains d'une élite et de favoriser une croissance pour tous.

Il met l'accent sur trois domaines clés dans lesquels les décideurs politiques peuvent intervenir : l'atténuation des risques, l'équilibre entre innovation et équité, et la distribution équitable. Il a décrit comment les gouvernements pourraient favoriser la sécurité de l'IA tout en encourageant son adoption à grande échelle.

Dario Amodei soutient que « le financement public et la réglementation devraient donner la priorité à l'accès aux outils d'IA pour les communautés défavorisées », pour éviter un scénario où les gains de productivité ne profitent qu'à ceux qui sont déjà au sommet. Les commentaires reflètent un mélange d'optimisme et d'inquiétude face à ces développements. Certains ont préconisé un revenu de base universel financé par des taxes sur les entreprises d'IA.

Une récente étude a conclu que les possibilités offertes par les systèmes d'IA anéantissent la santé des institutions essentielles au renforcement de la démocratie. Elles ont pour effet d'éroder l'expertise, de court-circuiter la prise de décision et d'isoler les individus les uns des autres. Ces systèmes sont contraires à l'évolution, à la transparence, à la coopération et à la responsabilité qui donnent leur raison d'être et leur durabilité aux institutions vitales.

Conclusion

Les parallèles historiques avec les révolutions industrielles suggèrent que sans intervention, les avancées technologiques creusent souvent les écarts avant de les réduire. Le plaidoyer du PDG d'Anthropic s'appuie sur ce constat pour préconiser une action préventive. Dario Amodei propose que les gouvernements facilitent le partage des connaissances, peut-être par le biais de cadres internationaux, afin d'éviter la monopolisation des gains liés à l'IA.

Son appel résonne comme un plan d'action pour naviguer entre les promesses et les dangers de l'IA. Cette vision, soutenue par le dernier rapport d'Anthropic, met les décideurs politiques au défi d'agir de manière décisive afin de transformer les pièges potentiels en opportunités de progrès collectif.

Selon un rapport de Goldman Sachs, les systèmes d'IA générative comme ChatGPT pourraient avoir un impact sur 300 millions d'emplois à temps plein dans le monde. Selon la banque d'investissement, les systèmes autonomes capables de créer un contenu indiscernable de la production humaine pourraient déclencher un boom de la productivité qui finirait par augmenter le produit intérieur brut mondial annuel de 7% sur une période de 10 ans.

Source : Anthropic

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Anthropic affirme que l'IA menace d'accentuer les inégalités. Partagez-vous cet avis ?
Selon vous, l'augmentation de la productivité signifie-t-elle que tout le monde s'enrichit ?
Anthropic alerte sur les dangers d'une technologie qu'il développe à coups de milliards. Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

Comment l'IA détruit les institutions, sape l'expertise, court-circuite la prise de décision, isole les individus et constitue donc un fléau pour la santé des institutions essentielles à la démocratie

L'IA va accroître les inégalités et soulever des questions difficiles sur l'humanité, avertissent des économistes

L'IA pourrait creuser le fossé entre riches et pauvres et faire disparaître les emplois de premier échelon, alors que les entreprises ont commencé à intégrer l'IA dans leurs activités quotidiennes
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/01/2026 à 16:18
Question bête pour Anthropic et ses communicants grassement payés: Et en quoi l'adoption de l'IA va augmenter le niveau de vie?

En entraînant le licenciement massif de salariés remplacés par de l'IA?

En fournissant de nouveaux services payants aux gogos qui veulent pouvoir demander à l'IA de dénuder leur voisine de pallier ou de fabriquer des images fake genre le pape en doudoune blanche?

En fournissant de nouveaux services payants pour les désœuvrés de tout poils qui vont pouvoir compter sur une petite copine virtuelle IA pour jouer la psychiatre personnelle?

Perso, excepté le niveau de vie des actionnaires d'Anthropic et autres OpenAI, je ne vois pas comment l'IA va augmenter le niveau de vie de Monsieur-madame Tout-le-monde... Mais c'est certainement un manque d'imagination de ma part... J'ai pas fait appel à l'IA pour répondre à mon questionnement
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 19:14
Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message

Quel est votre avis sur le sujet ?
Tout ça n'a rien à voir avec l'IA. C'est juste une bonne excuse pour licencier, tout simplement.
Je ne dis pas que dans le lot, il n'y a pas quelques CEO qui pensent que les LLM sont le futur, mais ce sont des tocards.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 10:18
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Oui, l’IA va augmenter le niveau de vie, pas par magie mais mécaniquement.

Parce qu’elle fait baisser le coût de production du savoir, des services et du travail intellectuel.
Quand une tâche devient quasi gratuite, soit les prix baissent, soit la qualité augmente, soit on gagne du temps.
Les gadgets débiles sont anecdotiques.
Bullshit!

1. Baisser les coût de production en licenciant en masse les salariés (Erickson vient d'annoncer le licenciement de 1 800 employés, Ubisoft 3 000, CapGemini 2 400, Autodesk 1 000, etc, etc, etc) ne fait pas augmenter le niveau de vie de la majorité des gens mais permettra simplement à quelques sociétés de se faire un bénéfice plus important.

Pour s'en convaincre, il suffit de voir l'évolution des prix: Jour après jour, le monde est témoin d'une augmentation de la productivité et d'une baisse des coûts de production: On se demande bien pourquoi quand j'étais gosse, je payais le kilo de pain 1,80 CHF et que aujourd'hui c'est entre 5 et 6 fois plus cher!!!

Si on prend les 50 dernières années, il n'y a pas un seul domaine qui n'a pas profité d'une baisse des coûts de production et pourtant monsieur et madame tout-le-monde voient leur pouvoir d'achat baisser au fil des années.

2. Il n'y aura jamais de tâches "gratuites" grâce à l'IA... Etes-vous suffisamment naïf pour croire que la situation actuelle de l'IA qui n'est pas facturée à son prix réel va se maintenir dans le temps?

Quand la course à l'IA sera terminée et qu'il n'y aura plus que 1 ou 2 gagnants, l'IA sera facturée à son vrai prix de revient + la grosse marge que les fournisseurs d'IA ne se gêneront pas de prendre

3. Et je ne parle pas des coûts cachés ou indirects de l'IA qui vont être à la charge de la société civile: La raréfaction des composants électroniques et l'augmentation du prix des appareils électroniques qui en découlent, le besoins stratosphériques de ressources pour construire les infrastructures nécessaire à l'IA n'en sont que la partie émergée de l'iceberg.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 10:36
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Je crois avoir vu un article récent sur ce site qui parle de ça, mais je n'arrive pas à le retrouver
En gros, d'après ceux qui croient que l'IA va révolutionner le monde, grâce à l'IA les entreprises vont significativement augmenter leur bénéfices, les travailleurs humains seront remplacés par des robots beaucoup plus efficace et moins cher.
Si on redistribuait cette richesse alors le niveau de vie augmenterait.
Aahahah! Parce que vous croyait vraiment que les GAFAM et autres géants de l'IA vont redistribuer leur richesses?

Qu'ils paient déjà les impôts comme monsieur et madame tout-le-monde!!!

Savez-vous par exemple que la société apple à emprunter de l'argent pour payer des dividendes à ses actionnaires alors que la société fait des milliards de bénéfices chaque année? Posez-vous la question pourquoi?

Savez-vous que c'est microsoft Irland qui vend ses produits à l'état français et pas microsoft France? C'est très certainement pour redistribuer sa richesse avec ces malheureux irlandais... Le fait de n'avoir à payer que 12,5% d'impôt sur le bénéfice en Irlande n'y est très certainement pour rien... (et attention 12,5% c'est le taux officiel... En optimisant, cela peut même descendre à moins de 3%)
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 12:59
Citation Envoyé par calvaire Voir le message


l'INSEE indique que le pouvoir d’achat des ménages par unité de consommation a été multiplié par environ 3 entre 1959 et 2007, avec une croissance moyenne chaque année. Cela signifie qu’en termes réels (prises en compte de l’inflation), les revenus disponibles pour consommer ou épargner ont augmenté sur le long terme.
Les chiffres de l'INSEE sont comme le calcul officiel du chômage ou de l'inflation en Suisse:

1. La Suisse se vante d'avoir un pourcentage de chômage très bas et pour cause: Les frontaliers (410 000 actuellement dont une bonne moitié de français) qui sont licenciés ne sont pas comptés, ils vont s'inscrire aux bureaux du chômage de leur pays et vont augmenter le pourcentage de chômeurs de leur pays d'origine. Mieux un chômeur habitant sur territoire suisse n'est décompté que les 220 premiers jours quand il touche une indemnité de chômage. Après ce délai, il n'est plus compter comme chômeur même si il n'a pas retrouvé un emploi!!!

2. La Suisse se vante d'avoir une inflation basse et pour cause: Les statistiques officielles évitent de calculer l'inflation en prenant en compte les prix qui augmentent le plus comme par exemple les primes d'assurance maladie que chaque personne (enfant comme adulte) doit obligatoirement payer. Cela fait 30 ans que ces primes maladies augmentent chaque année entre 5 et plus de 10%... On en est à 500 euro/mois pour un adulte et on sait déjà que l'on est parti pour 10% d'augmentation l'année prochaine!!!
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Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 9:10
Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Les économistes se gardent bien de faire des prédictions définitives, mais affirment que les progrès pourraient créer une nouvelle vague de milliardaires tandis que d'autres travailleurs seraient licenciés.
Il faut beaucoup de pauvres pour faire un riche.

Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
« Un emploi sur dix est déjà amélioré par l'IA, et les personnes qui occupent ces emplois sont mieux rémunérées. Lorsqu'elles sont mieux rémunérées, elles dépensent plus d'argent dans l'économie locale. La demande d'emplois peu qualifiés augmente », a déclaré Georgieva. Des études corroborent ce point de vue : une recherche menée à San Francisco a révélé que pour chaque nouvel emploi créé dans le secteur technologique, 4,4 emplois supplémentaires apparaissaient dans les services locaux, allant des cuisiniers aux enseignants.
Des gens très qualifiés vont perdre leur job, ne pas en retrouver, jusqu'à ce qu'ils décident de faire un job peu qualifié.
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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/03/2026 à 20:14
Les Américains considèrent l'IA comme un facteur d'inégalité des richesses, selon un sondage
Qui fait suite à des études selon lesquelles l’IA va accentuer les inégalités à l’échelle mondiale

La révolution industrielle a généralisé la mécanisation du travail et l’on a assisté à un profond changement dans les sociétés de la période partant du 18e au 20e siècle. De nombreux ouvriers ont été mis en touche par des machines tandis que la production et les économies ont connu un essor considérable. L’intelligence artificielle (IA) considérée par certains comme l’avancée technologique la plus importante depuis des décennies est susceptible d’avoir les mêmes effets sur les sociétés en opérant une transformation radicale. Dans une vingtaine d’années, l’IA pourrait être utilisée dans de nombreuses activités, ce qui aurait pour effet d’accroître la productivité et par conséquent les richesses. Mais à qui profiteront ces richesses ? Comme ce fut le cas dans les années 60 avec l’industrialisation, l’IA ne contribuera-t-elle pas à renforcer les inégalités sociales ? Ou assistera-t-on à une meilleure répartition des richesses générées par l’IA ? Un récent sondage met en avant que les Américains considèrent cette technologie comme un facteur d’inégalité des richesses.

Lorsqu'on leur a demandé de choisir entre une aide aux travailleurs américains qui perdent leur emploi à cause de l'IA et des mesures incitatives pour que les entreprises technologiques américaines continuent d'innover afin que les États-Unis devancent le reste du monde dans le développement de l'IA, même si cela permet à ces entreprises de réaliser des profits tout en supprimant des emplois aux États-Unis, le public s'est massivement prononcé en faveur des travailleurs. Près de 60 % de l'ensemble des personnes interrogées — dont 67 % de celles qui ont voté pour Kamala Harris en 2024 et 50 % des électeurs de Trump — ont choisi de soutenir les travailleurs mis au chômage par l'intelligence artificielle.

Une majorité de personnes, soit 55 % de l'ensemble des personnes interrogées, s'est déclarée favorable à l'affirmation selon laquelle les entreprises technologiques ne devraient pas pouvoir réaliser des profits illimités grâce à l'IA et devraient être tenues financièrement responsables des emplois américains supprimés par l'IA. Ce chiffre représente près du double du soutien exprimé en faveur de l'affirmation selon laquelle les entreprises technologiques devraient pouvoir tirer autant de profits que le permet le marché libre grâce à de nouveaux produits, y compris l'utilisation de l'IA.

Ces propos trouvent un écho particulier à un moment où la population est confrontée à une insécurité économique croissante. Près des deux tiers des personnes interrogées ont déclaré que leur quotidien était devenu moins abordable au cours de l’année écoulée et seule une sur quatre se dit confiante quant à son avenir financier. Elles désignent en sus les grandes entreprises comme responsables. 64 % des personnes interrogées estiment que le système américain est truqué au profit de l’élite, et plus de la moitié d’entre elles souscrivent à l’affirmation selon laquelle les grandes entreprises augmentent leurs prix de manière abusive.

La position populiste adoptée par la majorité des personnes interrogées intervient alors que l'intelligence artificielle prend de l'importance parmi les questions jugées prioritaires par les électeurs. Bien qu'elle occupe actuellement la 29e place sur un total de 39 thèmes, c'est le sujet qui a gagné le plus en importance au cours de l'année écoulée. Elle a également dépassé, en termes d'importance pour la plupart des électeurs, des sujets habituellement très controversés tels que les armes à feu, le changement climatique, la garde d'enfants, le prix de l'essence et l'avortement.

Cette inquiétude croissante semble liée au fait que très peu de gens pensent que le gouvernement dispose actuellement d'un plan pour remédier au problème. Près de quatre personnes interrogées sur cinq se disent préoccupées par le fait que le gouvernement n'ait pas de plan pour protéger les travailleurs contre les pertes d'emploi liées à l'IA et par le fait que les jeunes entrent sur le marché du travail et trouvent moins d'opportunités d'emploi à cause de l'IA. Plus de trois personnes sur quatre se disent préoccupées par le fait que des secteurs entiers soient éliminés par l'IA avant que des alternatives ne soient disponibles.

L'enquête suggère que les responsables politiques qui mettent en avant l'innovation ou le statu quo en matière d'IA ne trouveront pas d'écho auprès de la plupart des gens. Le message selon lequel « l'IA générera une productivité économique qui profitera à tous » affiche un indice de confiance net de -20 auprès des personnes interrogées. Les affirmations selon lesquelles « l'IA n'entraînera pas de pertes d'emplois massives » ont obtenu des résultats encore plus médiocres, avec un indice de confiance net de -41.

En gros, il est clair que le discours des géants de la filière technologique sur l'innovation en matière d’intelligence artificielle est perçu comme une menace par le grand public.

De précédentes études étaient déjà arrivées à une conclusion similaire pour ce qui est de l’échelle mondiale

Yingying Lu, chercheur associé au Centre for Applied Macroeconomic Analysis, à la Crawford School of Public Policy, et un modélisateur économique au CSIRO a co-écrit un article sur l’intelligence artificielle (IA) et ses impacts potentiels sur la société et l’économie. Son analyse se base sur une revue de la littérature économique sur le sujet, ainsi que sur des exemples récents d’innovations et de controverses liées à l’IA. Il présente les opportunités et les risques que représente l’IA pour la productivité, la croissance, l’emploi, les inégalités, l’éthique et le rôle des humains.

Il commence par rappeler le contexte historique et actuel de l’évolution technologique et souligne que depuis un demi-siècle environ, les travailleurs du monde entier ont vu leur part du revenu total de leur pays diminuer, tandis que la croissance de la productivité a ralenti. Cette période a également connu d’énormes progrès dans la création et la mise en œuvre des technologies de l’information et de l’automatisation.

Yingying Lu explique que la technologie est censée augmenter la productivité, mais que l’échec apparent de la révolution informatique à produire ces gains est une énigme que les économistes appellent le paradoxe de Solow. Il se demande si l’IA va sortir la productivité mondiale de sa longue stagnation, et si oui, qui va en profiter.

Le chercheur associé au Centre for Applied Macroeconomic Analysis, à la Crawford School of Public Policy cite ensuite le cas de ChatGPT, le chatbot d’IA développé par OpenAI et lancé en novembre 2022, qui a rendu la dernière génération de technologies IA largement accessible. Il décrit les réactions contrastées qu’a suscitées cette innovation, entre enthousiasme et inquiétude.

Yingying Lu, qui est par ailleurs modélisateur économique au CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) rappelle que ChatGPT a suscité des réactions contrastées depuis son lancement en novembre 2022, entre enthousiasme et inquiétude. Il cite les exemples de pays qui ont banni l’IA pour des raisons de protection de la vie privée, des personnalités du monde technologique qui ont appelé à une pause dans le développement des systèmes IA, et des chercheurs renommés qui ont dit qu’il fallait se préparer à lancer des frappes aériennes sur les centres de données associés à une IA malveillante.

Yingying Lu souligne que le déploiement rapide de l’IA et ses impacts potentiels sur la société et l’économie sont désormais clairement sous les projecteurs. Il soulève un lot de questionnements : que signifiera l’IA pour la productivité et la croissance économique ? Va-t-elle inaugurer une ère de luxe automatisé pour tous, ou simplement intensifier les inégalités existantes ? Et que signifie-t-elle pour le rôle des humains ?

Il affirme que les économistes étudient ces questions depuis de nombreuses années. Il dit avoir passé en revue leurs résultats avec son collègue Yixiao Zhou en 2021, et avoir constaté qu’on était encore loin de réponses définitives. Les principaux arguments et hypothèses des économistes sur les effets de l’IA, exposés par Yingying Lu, sont les suivants :
• l’IA peut augmenter la productivité et la croissance économique, mais aussi accroître les inégalités et supprimer des millions d’emplois ;
• l’IA peut sortir la productivité mondiale de sa longue stagnation, mais il existe une énigme économique appelée le paradoxe de Solow, qui désigne l’échec apparent de la révolution informatique à produire des gains de productivité ;
• l’IA soulève des questions éthiques et sociales difficiles sur le rôle des humains, la responsabilité des machines, la protection des données personnelles, la régulation des algorithmes.
Pour Yingying Lu, la plus grande source de prudence est l’incertitude énorme qui entoure l’évolution future de la technologie IA. Il dit qu’il existe différents scénarios possibles, allant d’une stagnation continue à une explosion exponentielle.

« Les effets de l’IA se feront sentir de manière inégale selon les secteurs, les tâches et les compétences. Certains emplois seront automatisés, d’autres seront rendus plus productifs ou plus créatifs, et de nouveaux emplois seront créés. Les travailleurs moins qualifiés et moins éduqués seront les plus vulnérables face à l’IA », déclare Lu.

Le chercheur conclut en disant que le déploiement rapide de l’IA et ses impacts potentiels sur la société et l’économie sont désormais clairement sous les projecteurs, et qu’il faut être prudent face à l’incertitude sur l’évolution future de la technologie.

Source : Blue Rose Research

Et vous ?

Selon vous, l’IA va-t-elle créer des richesses comme ce fut le cas avec l’industrialisation dans les années 50, 60 et 70 ? Ou pensez-vous que son impact sur les économies actuelles sera minime ?

Pourra-t-on résoudre le problème des inégalités dans la société à l’ère de la domination de l’IA ?

Quelles solutions proposeriez-vous si l’on vous demandait votre avis sur la manière dont on devrait utiliser les ressources et richesses générées par l’IA dans 20 ou 30 ans ?

Voir aussi :

Une plainte en recours collectif est déposée contre Stability AI, Midjourney et DeviantArt pour violations du droit d'auteur, sous le couvert d'une prétendue « intelligence artificielle »

L'IA pourrait conduire à une vague massive de production de logiciels ultra-bon marché en minimisant considérablement le besoin d'ingénieurs logiciels humains hautement rémunérés

Les chatbots d'IA pourraient aggraver la désinformation en ligne, en permettant aux acteurs malveillants de créer des campagnes plus rentables et plus difficiles à repérer, selon certains chercheurs

L'IA ne remplacera pas tous les emplois de sitôt. Des chercheurs notent que les modèles d'IA sont encore coûteux à exécuter et produisent souvent des erreurs

Pourquoi l'IA ne provoquera pas de chômage ? L'apocalypse de l'emploi est toujours au coin de la tête, « il suffit de demander aux luddites », estime Marc Andreessen
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Avatar de Ryu2000
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Le 23/01/2026 à 11:21
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Aahahah! Parce que vous croyait
Non.
Quand je dis "d'après ceux qui ..." en gras, ça signifie que je donne le point de vue de quelqu'un d'autre.
À aucun moment je dis que je suis d'accord avec eux.

Et là il y a un truc chiant, le mot "partage" a plusieurs définitions.
Je ne peux pas dire "je partage leur point de vue", parce que certains pourraient comprendre le mauvais sens.
Là dans le contexte le bon sens ce serait "partage" dans le sens P2P, une copie, quoi.

Je ne sais pas si des métiers vont réellement se faire automatiser.
Si un jour c'est le cas, je ne pense pas que les états réussiraient à forcer les entreprises à payer tellement de taxes, qu'on pourrait donner un gros RSA à tout le monde.

- Scully je pense que vous n'êtes pas une vraie sceptique.
- C'est ça ! Dites tout de suite que je suis une merde !

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Le pouvoir d’achat moyen a augmenté et le niveau de vie aussi
C'est faux et c'est faux.
C'est 50 ans d'inflation, 50 ans de perte de pouvoir d'achat.

Ça allait bien de 1945, 1975, la reconstruction, les 30 glorieuses, tout ça.
Mais depuis c'est la merde et ça c'est accéléré en 2002 avec le passage à l'euro.
Il était plus accessible d'acheter une maison en 1996 qu'en 2026.

Il faut prendre des vrais comparaison, il ne faut pas écouter les manipulations de l'INSEE.
Combien de temps travail il est nécessaire à une personne au SMIC pour s'acheter un timbre ou un sandwich au McDonald, ça ce sont des vrais indicateurs.
Combien il faut de mois de salaires au SMIC pour s'acheter une petite voiture neuve ?
Le pourcentage de travailleurs qui se retrouvent dans le négatif chaque mois ne doit faire qu'augmenter.

Le Big Mac confirme la perte de compétitivité de la France
L'indice montre en revanche que la France souffre d'«un euro trop fort qui pénalise ses exportations», explique The Economist. «Le fait que les prix augmentent en France et restent stables en Allemagne montre que la France perd de la compétitivité», renchérit Bruegel. Le phénomène est d'ailleurs clairement visible dans l'évolution de l'inflation allemande sur les six derniers mois qui a été inférieure à la française. «Pour arriver à un ajustement des prix durable, les Big Mac allemands devront devenir plus chers que dans le reste de la zone euro, tandis qu'en France, en Italie et en Espagne, ils devraient devenir moins chers», prévient le think-tank.
Pierre Jovanovic dit que si le salaire médian avait suivi le prix du timbre il serait a 5400€ alors qu'il est a 2142€.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/01/2026 à 17:04
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
@Ryu2000 et @Anselme45 donc si je comprends bien, vous dite que vous vivez dans des républiques bananières avec des institutions de statistique comme l'Insee qui donne des chiffres faux/magouillé ?
Je vous laisse le soin de qualifier les méthodes de calcul des Insee et autre Office Fédéral suisse de la statistique qui est l'organisme officiel de l'état Suisse pour élaborer les statistiques.

En ce qui concerne les exemples que j'ai donné concernant le calcul du taux de chômage et de l'inflation en Suisse, il s'agit d'une situation connue qui a d'ailleurs déjà fait l'objet de débats tout ce qui a de plus officiels au parlement suisse...

Pour la Suisse, je peux même donner un autre exemple de statistiques cachant la réalité: Le calcul du "panier de la ménagère" (=les dépenses courantes d'un ménage) qui sert à calculer le "pouvoir d'achat" des Suisse: Alors que l'assurance maladie obligatoire peut représenter 20% du revenu mensuel de certaines familles, les primes à payer ne sont tout simplement pas pris en compte dans le calcul du "panier de la ménagère"... Quand on ne prend pas en compte une telle charge financière obligatoire, inutile de préciser que le "pouvoir d'achat" annoncé ne correspond en rien à la réalité vécue par les gens,,,

Et oui, naïfs de tous les pays, les chiffres données officiellement sont manipulés... Et cela ne date pas d'aujourd'hui et n'est pas le propre d'un pays en particulier:

Sir Winston Churchill, 1er ministre britannique durant la 2ème guerre mondiale avait l'habitude de dire: "Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées".

Autre citation de l'économiste américain Aaron Levenstein: "Les statistiques, c'est comme le bikini. Ce qu'elles révèlent est suggestif. Ce qu'elles dissimulent est essentiel."


La France a également des statistiques faussées qui a même obligé la France a mettre en place une commission (les deux Nobel Stiglitz et Sen) pour imaginer de meilleurs thermomètres de l'activité économique du pays.

Exemple de statistiques françaises fausses:

C'est la statistique sur l'investissement direct étranger sous la plume de Lionel Fontagné et Farid Toubal : celle de la fameuse attractivité du site France.

Selon les données habituelles, l'Hexagone serait le deuxième pays d'accueil au monde des investissements étrangers, derrière les Etats-Unis, mais devant la Chine, le Royaume-Uni et l'Allemagne, avec plus de 66 milliards d'euros entrants. En réalité, ces chiffres sont factices, comme l'avait déjà discrètement révélé la Banque de France. Pour aller vite, ils tiennent compte des opérations de fusion-acquisition dans lesquelles les grands groupes français sont impliqués, et surtout de leur flux de trésorerie et de financement entre maisons mères et filiales (y compris via des paradis fiscaux). Sous cette loupe, les investissements étrangers en France doivent être divisés en 2008 par... plus de dix ! La correction doit être aussi faite pour les flux allant vers l'extérieur.

Cette plongée statistique est moins futile qu'il n'y paraît. Elle montre d'abord que l'internationalisation des investissements des multinationales tricolores est moins importante que ce que l'on croyait jusqu'à maintenant. Elle confirme ensuite que les délocalisations réelles d'activités sont plus marginales qu'on ne le pense souvent
Etonnament, les erreurs statistiques vont toujours dans le même sens... Elles embellissent la situation réelle!
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Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 24/01/2026 à 13:05
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
des institutions de statistique comme l'Insee qui donne des chiffres faux/magouillé ?
Effectivement il ne faut avoir aucune confiance dans les statistiques de l'INSEE.
Surtout si ça concerne le PIB ou le pouvoir d'achat.

Citation Envoyé par floyer Voir le message
Dire «*l’automatisation ne nous a pas enrichi*»
La productivité augmente en permanence, mais le pouvoir d'achat du travailleur baisse.
La richesse n'est pas redistribué uniformément.

Vivre avec un SMIC en 2026 en France est compliqué.
Beaucoup de Français sont dans le négatif chaque mois

Il y a le loyer qui est hors de prix, l'énergie qui coute trop cher, la boxe internet et le forfait mobile ça va (merci Free), il y a une forte inflation depuis des années.
Dans les grandes surfaces les prix des articles augmentent alors que les salaires stagnent.

Et ce n'est pas prêt de s'arranger, les faillites vont continuer de s'enchainer.
Les gens n'ont plus de quoi consommer, ils sont en mode survie.
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