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Quel est l'impact de l'assistance IA sur l'acquisition de compétences en codage ? L'assistance IA a entraîné une baisse statistiquement significative du niveau de maîtrise, d'après une recherche

Le , par Jade Emy

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9  0 
Des recherches montrent que l'IA aide les gens à accomplir certaines tâches plus rapidement. D'autres recherches montrent qu'ils délèguent leur réflexion à l'IA. On ne sait pas encore si ce transfert cognitif peut empêcher les personnes de développer leurs compétences au travail ou, dans le cas du codage, de comprendre les systèmes qu'elles construisent. Une nouvelle étude d'Anthropic, un essai contrôlé randomisé mené auprès de développeurs de logiciels, examine cet inconvénient potentiel de l'utilisation de l'IA au travail. Ils ont constaté que l'utilisation de l'assistance IA entraînait une baisse statistiquement significative de la maîtrise.

Dans le monde en rapide évolution des technologies éducatives, les observateurs tirent la sonnette d'alarme sur les conséquences imprévues des outils d'intelligence artificielle sur l'apprentissage des étudiants. Selon le développeur Namanyay, l'IA est en train de créer une génération de programmeurs illettrés et des nouveaux développeurs juniors qui ne savent pas coder. Dans ces analyses, il affirme que la génération actuelle de développeurs peut poser les bonnes questions à l'IA, mais ne comprend pas le fonctionnement du code produit par l'IA et ne possède pas les connaissances fondamentales de la programmation. Chaque fois que l'IA tombe en panne, ils se retrouvent de plus en plus impuissants.

Une étude de septembre 2025 semble confirmer ces propos. Des chercheurs de l'université de Tartu en Estonie ont découvert que le recours fréquent à l'IA, comme ChatGPT, dans les cours de programmation est corrélé à de moins bons résultats scolaires. L'étude suggère que si l'IA peut fournir des solutions et des explications rapides, elle peut court-circuiter les processus cognitifs approfondis essentiels à la maîtrise de sujets complexes. Les étudiants ont déclaré utiliser ces outils principalement pour résoudre des erreurs ou comprendre des concepts complexes, mais les données ont montré une corrélation négative entre la fréquence d'utilisation et les notes finales, ce qui suggère une dépendance excessive qui nuit au développement des compétences.

D'autres recherches montrent que l'IA aide les gens à accomplir certaines tâches plus rapidement. Dans une étude observationnelle des données de Claude.ai, Anthropic a constaté que l'IA pouvait accélérer certaines tâches de 80 %. Mais cette augmentation de la productivité s'accompagne-t-elle de compromis ? D'autres recherches montrent que lorsque les gens utilisent l'assistance IA, ils s'impliquent moins dans leur travail et réduisent les efforts qu'ils y consacrent. En d'autres termes, ils délèguent leur réflexion à l'IA.

On ne sait pas encore si ce transfert cognitif peut empêcher les personnes de développer leurs compétences au travail ou, dans le cas du codage, de comprendre les systèmes qu'elles construisent. Une nouvelle étude d'Anthropic, un essai contrôlé randomisé mené auprès de développeurs de logiciels, examine cet inconvénient potentiel de l'utilisation de l'IA au travail. Ils ont constaté que l'utilisation de l'assistance IA entraînait une baisse statistiquement significative de la maîtrise.

Lors d'un quiz portant sur des concepts qu'ils avaient utilisés quelques minutes auparavant, les participants du groupe IA ont obtenu des scores inférieurs de 17 % à ceux qui avaient codé à la main, soit l'équivalent de près de deux notes. L'utilisation de l'IA a légèrement accéléré la tâche, mais cela n'a pas atteint le seuil de signification statistique. L'utilisation de l'assistance IA ne garantissait pas un score plus faible. La manière dont une personne utilisait l'IA influençait la quantité d'informations qu'elle retenait. Les participants qui ont montré une meilleure maîtrise ont utilisé l'assistance IA non seulement pour produire du code, mais aussi pour renforcer leur compréhension pendant qu'ils le faisaient, que ce soit en posant des questions complémentaires, en demandant des explications ou en posant des questions conceptuelles tout en codant de manière indépendante.


Conception de l'étude

Ils ont recruté 52 ingénieurs logiciels (pour la plupart juniors), qui utilisaient tous Python au moins une fois par semaine depuis plus d'un an. Ils étaient au moins quelque peu familiarisés avec l'aide au codage par IA et qu'ils ne connaissaient pas Trio, la bibliothèque Python sur laquelle reposaient les tâches. Les chercheurs ont divisé l'étude en trois parties : un échauffement, la tâche principale consistant à coder deux fonctionnalités différentes à l'aide de Trio (ce qui nécessite de comprendre les concepts liés à la programmation asynchrone, une compétence souvent acquise dans un contexte professionnel) et un quiz.

Ils ont conçu la tâche de codage de manière à imiter la façon dont une personne pourrait apprendre à utiliser un nouvel outil grâce à un tutoriel autoguidé. Chaque participant a reçu une description du problème, un code de démarrage et une brève explication des concepts Trio nécessaires pour le résoudre. Ils ont utilisé une plateforme de codage en ligne avec un assistant IA dans la barre latérale qui avait accès au code des participants et pouvait à tout moment produire le code correct si on le lui demandait.1

Les chercheurs se sont appuyés sur des recherches en informatique pédagogique pour identifier quatre types de questions couramment utilisées Pour évaluer la maîtrise des compétences en codage, les chercheurs se sont concentrés sur le débogage, la lecture de code et les problèmes conceptuels.

- Débogage : capacité à identifier et à diagnostiquer les erreurs dans le code. Cette compétence est essentielle pour détecter les erreurs dans le code généré par l'IA et comprendre pourquoi il échoue.
- Lecture de code : capacité à lire et à comprendre ce que fait le code. Cette compétence permet aux humains de comprendre et de vérifier le code écrit par l'IA avant son déploiement.
- Conceptuel : capacité à comprendre les principes fondamentaux qui sous-tendent les outils et les bibliothèques. La compréhension conceptuelle est essentielle pour évaluer si le code généré

Résultats

En moyenne, les participants du groupe IA ont terminé environ deux minutes plus vite, bien que la différence ne soit pas statistiquement significative. Il y avait cependant une différence significative dans les résultats des tests : le groupe IA a obtenu en moyenne 50 % au quiz, contre 67 % pour le groupe de codage manuel, soit l'équivalent de près de deux notes (Cohen's d=0,738, p=0,01). L'écart le plus important entre les deux groupes concernait les questions de débogage, ce qui suggère que la capacité à comprendre quand un code est incorrect et pourquoi il échoue peut être un sujet de préoccupation particulier si l'IA entrave le développement du codage.


Analyse qualitative : modes d'interaction avec l'IA

L'un des résultats surprenant est de constater le temps que les participants ont passé à interagir avec l'assistant IA. Plusieurs d'entre eux ont passé jusqu'à 11 minutes (30 % du temps total alloué) à rédiger jusqu'à 15 requêtes. Cela explique pourquoi, en moyenne, les participants utilisant l'IA ont terminé plus rapidement, même si l'amélioration de la productivité n'était pas statistiquement significative. L'IA est plus susceptible d'augmenter considérablement la productivité lorsqu'elle est utilisée pour des tâches répétitives ou familières.

Les participants du groupe sans IA ont rencontré plus d'erreurs. Il s'agissait notamment d'erreurs de syntaxe et de concepts Trio, ces dernières correspondant directement aux sujets testés lors de l'évaluation. Les chercheurs émèttent l'hypothèse que les participants qui ont rencontré plus d'erreurs Trio (à savoir le groupe témoin) ont probablement amélioré leurs compétences en matière de débogage en résolvant ces erreurs de manière indépendante.

Modèles d'interaction à faible score

Les modèles à faible score impliquaient généralement une forte dépendance à l'IA, soit par la génération de code, soit par le débogage. Les scores moyens au quiz dans ce groupe étaient inférieurs à 40 %. Ils ont montré moins de réflexion indépendante et plus de déchargement cognitif. Les chercheurs ont ensuite séparés les résultats en :

- Délégation à l'IA (n=4) : les participants de ce groupe se sont entièrement appuyés sur l'IA pour écrire le code et accomplir la tâche. Ils ont accompli la tâche le plus rapidement et ont rencontré peu ou pas d'erreurs au cours du processus.

- Dépendance progressive à l'IA (n=4) : les participants de ce groupe ont commencé par poser une ou deux questions, mais ont finalement délégué toute l'écriture du code à l'assistant IA. Ils ont obtenu de mauvais résultats au quiz, principalement parce qu'ils ne maîtrisaient aucun des concepts de la deuxième tâche.

- Débogage itératif par l'IA (n=4) : les participants de ce groupe se sont appuyés sur l'IA pour déboguer ou vérifier leur code. Ils ont posé davantage de questions, mais se sont appuyés sur l'assistant pour résoudre les problèmes plutôt que pour clarifier leur propre compréhension. Ils ont donc obtenu de mauvais résultats et ont également été plus lents à accomplir les deux tâches.

Modèles d'interaction à score élevé

Les chercheurs ont considéré comme modèles de quiz à score élevé les comportements pour lesquels le score moyen au quiz était de 65 % ou plus. Les participants de ces groupes ont utilisé l'IA à la fois pour la génération de code et pour les requêtes conceptuelles.

- Génération puis compréhension (n=2) : les participants de ce groupe ont d'abord généré du code, puis l'ont copié ou collé manuellement dans leur travail. Une fois leur code généré, ils ont posé des questions complémentaires à l'assistant IA afin d'améliorer leur compréhension. Ces participants n'étaient pas particulièrement rapides dans leur utilisation de l'IA, mais ont montré un niveau de compréhension plus élevé lors du quiz. Il est intéressant de noter que cette approche était presque identique à celle du groupe de délégation de l'IA, à l'exception du fait qu'ils utilisaient l'IA pour vérifier leur propre compréhension.

- Explication hybride du code (n = 3) : les participants de ce groupe ont composé des requêtes hybrides dans lesquelles ils demandaient la génération de code ainsi que des explications sur le code généré. La lecture et la compréhension des explications qu'ils demandaient leur ont pris plus de temps, mais les ont aidés à mieux comprendre.

- Recherche conceptuelle (n=7) : les participants de ce groupe ont uniquement posé des questions conceptuelles et se sont appuyés sur leur meilleure compréhension pour accomplir la tâche. Bien que ce groupe ait rencontré de nombreuses erreurs, il les a également résolues de manière indépendante. En moyenne, ce mode était le plus rapide parmi les modèles à score élevé et le deuxième plus rapide dans l'ensemble, après la délégation à l'IA.

L'analyse qualitative n'établit pas de lien de causalité entre les modèles d'interaction et les résultats d'apprentissage, mais elle met en évidence des comportements associés à différents résultats d'apprentissage. Pourtant, une étude de 2024 a montré que les étudiants qui utilisent l'IA sont moins productifs et ont peu de chances de réussir à l'avenir. Les données montrent que les étudiants moins performants utilisent davantage l'IA pour combler leurs compétences. Mais l'IA générative encourage la tricherie et rend les étudiants paresseux et incompétents.

Conclusion

Voici les conclusions de la recherche d'Anthropic :

Nos résultats suggèrent que l'intégration massive de l'IA dans le milieu professionnel, en particulier dans le domaine du génie logiciel, comporte des compromis. Les conclusions soulignent que toutes les formes de dépendance à l'IA ne se valent pas : la manière dont nous interagissons avec l'IA tout en cherchant à être efficaces influe sur notre apprentissage. Compte tenu des contraintes de temps et des pressions organisationnelles, les développeurs juniors ou d'autres professionnels peuvent s'appuyer sur l'IA pour accomplir leurs tâches le plus rapidement possible, au détriment du développement de leurs compétences, notamment leur capacité à déboguer les problèmes en cas de dysfonctionnement.

Bien que préliminaires, ces résultats soulèvent des considérations importantes alors que les entreprises passent à un ratio plus élevé de code écrit par l'IA par rapport au code écrit par l'homme. Les gains de productivité peuvent se faire au détriment des compétences nécessaires pour valider le code écrit par l'IA si le développement des compétences des ingénieurs juniors a été freiné par l'utilisation de l'IA. Les...
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Avatar de skaarj
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 13:48
Voici ce que ces outils du quotidien nous ont fait perdre au fil du temps :

  • Le GPS : On ne regarde plus le paysage ni la direction du soleil. Sans écran pour nous dire où tourner à 200 mètres, on ne sait plus se situer ni créer une carte mentale de notre propre région.
  • Le répertoire du téléphone : Personne ne connaît plus les numéros de ses proches par cœur. Si votre smartphone n'a plus de batterie, vous êtes incapable d'appeler à l'aide depuis un autre téléphone.
  • La calculatrice : Pour diviser une addition au restaurant ou calculer une remise de 20 %, le réflexe est devenu de sortir son écran. Le calcul mental s'est complètement dégradé.
  • La montre connectée : Elle nous dit si on a bien dormi, combien de pas faire et quand boire de l'eau. On finit par écouter une application plutôt que les signaux directs de son propre corps.
  • Les plats préparés et le prêt-à-manger : On achète tout sous plastique. Éplucher, couper, doser et cuire un plat simple à partir de produits bruts est devenu une corvée, voire un mystère pour beaucoup.
  • La boîte automatique et les aides à la conduite : Régulateur, radars de recul, freinage automatique... On baisse sa vigilance sur la route en déléguant les réflexes de sécurité à la voiture.
  • Le correcteur automatique : À force d'avoir des mots complétés ou corrigés tout seuls sur le clavier du téléphone, le doute s'installe dès qu'il faut prendre un stylo pour écrire sans fautes.
  • L'outillage moderne et les appareils scellés : Avant, un appareil en panne se démontait avec deux tournevis. Aujourd'hui, tout est moulé, collé ou géré par de l'électronique : on ne répare plus rien soi-même, on jette.
  • Les recommandations des plateformes (Netflix, Spotify, YouTube) : On ne choisit plus vraiment ce qu'on regarde ou ce qu'on écoute. On se laisse alimenter par une liste suggérée sans faire le moindre effort de recherche.
  • Les vidéos courtes et le défilement infini (TikTok, Reels, Shorts) : La consommation en boucle de séquences de 15 secondes a fragmenté notre capacité d'attention. À force de recevoir une dose rapide de dopamine à chaque coup de pouce, l'effort requis pour lire un livre, suivre une explication détaillée ou aller au fond d'un sujet devient insurmontable.
  • La lecture en diagonale et le survol d'information : Habitués aux titres accrocheurs et aux résumés en trois puces, nous ne lisons plus : nous balayons du regard. Dès qu'un texte dépasse deux paragraphes sans image ni phrase en gras, le cerveau décroche, incapable de maintenir une concentration linéaire et prolongée.
  • L'abondance illimitée et le zapping permanent (Streaming) : Avec des millions de films, séries et morceaux de musique accessibles en un clic, nous avons perdu la patience de l'écoute et du visionnage. Dès les premières secondes d'une chanson ou les cinq premières minutes d'un film, si le stimulus n'est pas immédiat, on zappe. À force d'avoir tout à portée de main, on consomme les œuvres comme des produits jetables, sans jamais leur laisser le temps de s'installer ni de nous surprendre.


On est vraiment mal barrés...
11  0 
Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/09/2026 à 9:02
Il ne lui reste plus qu'à développer un dernier automate qui appuie sur la touche Entrée... Et construire d'autres choses utiles aux autres en parralèle. (oui car c'est la finalité d'un dev : construire des choses utiles, qu'importe le moyen).
9  0 
Avatar de disedorgue
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/09/2026 à 15:38
Moi, la question que je me pose, c'est:
Si l'IA provoquait une perte d'emploi plus que massive, donc j'inclus les cols blancs et les cols bleus (quand les androïdes seront aux points), et que les entreprises deviennent donc automatisées à outrance et donc tout le monde au chômage (qui le payera d'ailleurs ? ),
que deviendra la société de consommation que nous sommes et dont dépend les dites entreprises automatisées à outrance ?
8  0 
Avatar de ext_3125
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 26/06/2026 à 17:56
Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
La finalité de l'IA est de faire gagner de l'argent aux entreprises et non de produire du code de qualité.
Oui, je le conçois et le comprends.
Malheureusement, faire du code, en mode vibe-coding, avec de l'IA, sur des projets devant durer plus de 10 ans et dont le code peut être audité (qualité, cybersécu., perf., etc.), on s'en passera.
Déjà, uniquement pour réduire le plus possible la dette technique possible, mais aussi pour éviter que les intégrateurs logiciels s'emm*rdent, comme ce n'est pas permis, quand il faut intégrer du code qui vient de filiales ou de partenaires et que la chaine de production logicielle tient déjà de l'usine à gaz.
5  0 
Avatar de abrillant
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/09/2026 à 15:18
Je suis aussi dans la même tendance :

- Je laisse l'IA générer le code
- Je ne relis pas ce code pour la raison simple que la plupart du temps je ne le comprend pas, soit parce que c'est un langage que je maîtrise peu, soit car l'IA code d'une manière plus directe avec des instructions que je n'utilise pas habituellement et je n'ai vraiment pas envie de me former encore et encore..., surtout je suis trop lent pour la quantité de code produit...
- Je me focalise sur le service rendu : Cela doit respecter les specs et rester évolutif sans trop de casse.

Il en résulte :

- Perte de compétence en dév par manque de pratique
- Codage n'a plus d'intérêt (après 30 ans de pratique...)
- Il semble de moins en moins utile de chercher une activité pro en jouant sur la carte "je suis développeur"
- Je ne perçois pas de plus/value dans ce que je fais par rapport à une autre personne qui ne connaîtrait rien au dév : N'importe qui peut prompter et itérer dessus....

Par contre là où je suis moins d'accord :

- Le fonctionnel, la créativité a aussi sa place dans le pilotage d'IA : inventer une solution à un problème cela reste, inventer l'interface, etc etc
- Je dois développer mes compétences IA et trouver les meilleurs outils et la meilleure façon de faire
- Cela n'est pas déprimant d'avoir un ou plusieurs "serviteurs" de codage.
- Il faut cadrer son prompt efficacement, cela n'est pas toujours aussi facile et même si cela demande la plupart du temps zéro compétence en dev.
- Cela permet de faire plus de chose car moins limité en compétence et en temps.
7  2 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 16:42
Pour le code, je plains les gens qui doivent travailler dans les conditions que décrit l'auteur de l'article.

Pour ma part, j'utilise l'IA et les machines, pour diverses tâches, mais je suis plus en faveur de l'homme augmenté que remplacé.

Pour le code, j'écris toujours moi-même mes prototypes de programmes et algo et l'architecture.

Par contre, j'utilise l'IA :
- pour m'écrire des exemples minimaux fonctionnel des librairies inconnues, pour que je les comprenne.
- pour des tâches inintéressantes sans grande intelligence, comme mettre dans un fichier de config typé, toutes les variables que j'ai codées en dur dans le prototype du code, ou coder une GUI simple selon des specs.
- pour débloquer les problèmes et comme moteur de recherche pour ce qu'on ne peut trouver par mots clés.
- pour me relire, pour savoir si mon approche respecte les bonnes pratiques actuelles du langage.
- pour explorer des solutions, car l'IA est comme une encyclopédie qui parle. Par ex, elle connait tout le code d'Android, donc par ex, en quelques échanges, je sais si je peux me lancer dans la programmation d'un lecteur audio spécialisé, qui interprète de manière non standard les contrôles de lecture play/pause, next, previous d'un gadget bluetooth.

Les trucs qui ne m'ont pas réussi, c'est la génération de code (au-delà de 5 lignes), la refactorisation. Au final j'ai un gain de temps nul, le temps de comprendre les erreurs de l'IA, car il me manque la cartographie mentale du code généré.

Pour les problèmes que soulève skaarj, j'ai une solution que je m'applique :
Savoir faire, et faire régulièrement pour maintenir la compétence.

Par ex, j'utilise encore des cartes papier michelin pour mes voyages à vélo, sur lequel je trace grossièrement mon parcours. En GR à pied, j'utilise encore des cartes IGN papier tout à la main au soleil et à la boussole, même si j'ai un GPS sur moi (au cas où). Je me souviens des trajets au point de pouvoir les dessiner de mémoire même des années après pour certains.

Pour le reste des points, en appliquant cette méthode, la plupart du temps je vis comme en 1960 au niveau de ce que je cuisine, et quand les appareils tombent en panne, je démonte, perce, soude, imprime... et ça ne m’empêche pas de lire des livres sur papier ou liseuse, et de fabriquer mes nouveaux outils informatiques en ajoutant des IA (non LLM) spécialisées dans mes programmes...

Je ne supporte pas les playlists générées ou les suggestions. Les algo ne captent pas ce qui m'intéresse (et ne peuvent pas). Je ne vois pas l'intérêt pour soi-même des réseaux dits sociaux généraux (l'intérêt pour les plateforme n'est que trop évident...). Si je veux des interactions sociales, il y a le contact, le téléphone, le courriel...

Je m'abonne à de la presse payante pour avoir des bons articles...
5  0 
Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 26/06/2026 à 1:16
Il faut arrêter de penser de manière rationnelle. L'IA va remplacer les développeurs, non pas parce qu'elle est meilleure, mais parce que les décideurs veulent de l'IA (en se débarrassant d'un maximum de salariés au passage).

Le développeur qui essaye vainement de se défendre face à l'IA, c'est comme quand une belle femme se pointe dans un bar gay en expliquant aux gars sur place qu'ils ne savent pas ce qu'ils ratent.
3  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/09/2026 à 17:46
Citation Envoyé par disedorgue Voir le message
Moi, la question que je me pose, c'est:
Si l'IA provoquait une perte d'emploi plus que massive, donc j'inclus les cols blancs et les cols bleus (quand les androïdes seront aux points), et que les entreprises deviennent donc automatisées à outrance et donc tout le monde au chômage (qui le payera d'ailleurs ? ),
que deviendra la société de consommation que nous sommes et dont dépend les dites entreprises automatisées à outrance ?
C'est évidement LA question. Mais c'est pour après-demain ça, et seul compte demain donc plusieurs sont prêt a sacrifier l'après-demain funeste pour un lendemain joyeux. C'est une vue a court terme, mais lorsque l'on parle pognon, demain c'est déjà loin, alors après-demain... pfff... qui s'en soucie réellement ?

Bah, au final, la dystopie sera un peu comme le monde actuel. Une poignée d'ultra-riche puissant avec leur IA et leurs robots, une caste de privilégié (des camarades), une classe "moyenne" (se réduisant toujours plus), acceptant les miettes jetées, sort plus enviable que les 90% qui triment et trimerons pour les bases besognes non automatisable, tant qu'il en restera. Après-après demain ? Qui s'en soucie ?
3  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 27/09/2026 à 19:36
Perso, je n'accroche pas à l'IA. ça pond du code, que je peux comprendre, main c'est souvent du code style "jetable", très difficile a (do)commenter correctement et donc a faire évoluer. D'ailleurs, l'IA perd vite la boule lorsqu'il faut refactoriser... J'ai donc des doutes sur la pérennité des développement fait à coups de prompts. Maintenant, mon domaine c'est l'embarqué, et dans l'embarqué, il faut une connaissance assez pointue du domaine dans lequel on évolue. Et là, l'IA n'y est pas encore, car il faut beaucoup expérimenter et des heuristiques (connus uniquement par qlq dév et chef de projets) doivent s'appliquer...
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 16:07
1) Qui possède encore une carte Michelin ou IGN dans sa voiture ? Et qui sait la lire ?

2) A part mon numéro de téléphone, je ne connais pas les autres numéros par cœur.
Ils sont enregistrés dans le répertoire et je n'ai qu'à les sélectionner à partir de leur libellé.
Sauf que je parle ici de ma ligne fixe et pas de mon mobile puisque je n'en ai pas.

3) Aucun problème pour le calcul mental. Je connais mes tables de multiplications.

4) Pas de montre connectée. En fait, pas de montre bracelet.

5) Je sais faire la cuisine et c'est un vrai plaisir. Ben oui, j'ai des livres de cuisine à la maison. Sinon, comment voulez-vous apprendre ?

6) J'ai une vieille voiture de trente ans d'âge à essence (SP98 / SP95 / E10) et boite de vitesse manuelle.
Je n'ai aucune envie de passer à une boite de vitesse automatique et à l'électrique.

7) je sais quand même écrire sans correcteur orthographique.
Pour ce qui est des fautes d'orthographe, ben oui, j'en fais quand même.
Ce sont surtout des fautes d'inattention.

8) Je ne comprends pas trop ta remarque car je ne suis as d'accord.
Quel que soit le produit qui tombe en panne, je suis bien incapable d'aller farfouiller dedans pour le réparer.
Tu as oublié la garantie ! Le plus simple consiste à le signaler au SAV pour le remplacer.
La plupart du temps, tu dois te procurer les pièces de rechange, sauf que ceux-ci sont accessible que par des professionnels.

9) C'est ce que je fais avec Deezer, je sélectionne une playlist et j'écoute en continue.
Pour les films, ce n'est pas du tout pareil car je cherche ce que je veux voir.
Le problème est que cela prend du temps et parfois ne trouvant pas mon bonheur, je vais me coucher.

10) Je n'utilise aucun réseau social. Je rappelle que je n'ai pas mobile.
A partir de mon téléviseur SamSung, je regarde des vidéos sous YouTube, plus précisément des films en accès libre.

11) Je ne sais pas pour toi, mais je lis des livres en papier et non sur ordinateur.
Tu cherches à capturer du sensationnelle, de l'accrocheur et au final, tu ne fais que survoler le texte sans bien le comprendre.

12) Vous êtes intoxiqué par les réseau sociaux car vous croyez que la vrai vie se trouve dans vos smartphones.
La vrai vie se fait au contact avec des vrais personnes en chair et en os, pas des avatars.
Et en plus, vous êtes des consommateurs frénétiques, de ce qui vous captives.
Vous ne savez pas apprécier les plaisir de la vie, prenez le temps de vivre, au lieu d'avoir le nez écrasé sur l'écran de votre smartphone.
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