Le PDG d'Anthropic affirme que l’ingénieur logiciel et l’IA sont comme un centaure mais que cela ne durera pas longtemps, car l'IA surpassera les humains à l'avenir, comme cela s'est déjà produit avec les échecsDeux groupes s’opposent lorsqu’on parle d’intelligence artificielle : celui de ceux qui la considèrent comme un outil et celui des intervenants de la filière du développement de logiciels qui sont d’avis que ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne surpasse l’humain. Dario Amodei, PDG D’Anthropic, fait partie du deuxième groupe et déclare sans détour que l’ingénieur logiciel et l’IA sont à date comme un centaure mais que cela ne durera pas longtemps, car l’intelligence artificielle surpassera totalement les humains à l’avenir, comme cela s’est déjà produit avec les échecs.
Sa sortie rejoint de précédentes publications selon lesquelles l’intelligence artificielle constitue une menace pour les postes de développeur informatique. En effet, le chatbot ChatGPT d’OpenAI a par exemple réussi l’édition 2022 de l’examen d’informatique pour élèves du secondaire désireux d’obtenir des crédits universitaires US. C’est un accomplissement parmi d’autres à mettre sur le compte de l’intelligence artificielle qui ravive le débat sur la possible disparition du métier de développeur en raison de la disponibilité de l’intelligence artificielle. Et ce n’est qu’un début pour Matt Welsh – CEO et cofondateur de la startup IA Fixie.ai. « ChatGPT et autres GitHub Copilot donnent juste un aperçu introductif de ce que la filière informatique sera dans l’avenir », déclare-t-il.
« Les assistants de programmation tels que CoPilot ne font qu'effleurer la surface de ce que je décris. Il me semble tout à fait évident qu'à l'avenir, tous les programmes seront écrits par des intelligences artificielles, les humains étant relégués, au mieux, à un rôle de supervision. Quiconque doute de cette prédiction n'a qu'à regarder les progrès très rapides réalisés dans d'autres aspects de la génération de contenu par l'intelligence artificielle, comme la génération d'images. La différence de qualité et de complexité entre DALL-E v1 et DALL-E v2 - annoncée seulement 15 mois plus tard - est stupéfiante. Si j'ai appris quelque chose au cours de ces dernières années à travailler dans le domaine de l'IA, c'est qu'il est très facile de sous-estimer la puissance de modèles d'IA de plus en plus grands. Des choses qui semblaient relever de la science-fiction il y a seulement quelques mois deviennent rapidement réalité.
Je ne parle pas seulement du fait que CoPilot de Github de remplacer les programmeurs. Je parle de remplacer le concept même d'écriture de programmes par des agents d’intelligence artificielle dédiés. À l'avenir, les étudiants en informatique n'auront pas besoin d'apprendre des compétences aussi banales que l'ajout d'un nœud à un arbre binaire ou le codage en C++. Ce type d'enseignement sera dépassé, comme celui qui consiste à apprendre aux étudiants en ingénierie à utiliser une règle à calcul », prédit-il.
Ce débat a pris un coup de neuf avec une récente exhortation d’Amazon à considérer ses outils d’IA comme des collègues. Néanmoins, la dernière publication de Spotify se veut claire : le développeur reste l’expert qui contrôle les productions de l’intelligence artificielle.
« Et lorsque je parle à mes ingénieurs les plus expérimentés, les meilleurs développeurs que nous ayons, ils me disent qu'ils n'ont pas écrit une seule ligne de code depuis décembre », indique un responsable de Spotify qui ajoute ensuite qu’ « en réalité, ils ne font que superviser l’intelligence artificielle pour la génération de code. » En gros, le développeur reste l’expert qui contrôle les productions de l’intelligence artificielle dénommée Honk.
Dans les couloirs de l'empire tentaculaire d'Amazon, une révolution silencieuse est en marche. Le géant du commerce électronique promeut activement l'intelligence artificielle comme une force collaborative sur le lieu de travail, positionnant les outils d'IA comme des « collègues » indispensables qui améliorent la productivité et la prise de décision. Ce discours intervient dans un contexte de suppressions d'emplois massives, ce qui soulève des questions pertinentes sur les véritables implications de l'automatisation pour la main-d'œuvre. Les récentes annonces d'Amazon mettent en évidence une double stratégie : investir massivement dans l'IA pour rationaliser les opérations tout en réduisant les effectifs afin de parvenir à ce que les dirigeants décrivent comme une organisation plus légère et plus efficace.
Dario Amodei says software engineering might get disrupted faster than entry-level white-collar jobs
— Haider. (@slow_developer) February 13, 2026
We are currently in a "centaur phase" — managing AI systems rather than writing code, which may briefly increase demand for engineers
"but the centaur phase for software may be… pic.twitter.com/AcPNh53qxK
« Le théorème de Gödel brise le mythe le plus important de l'IA. L'IA ne sera jamais consciente », déclare le mathématicien Roger Penrose qui démonte ainsi des positionnements similaires à celui du PDG d’Anthropic
Roger Penrose, lauréat du prix Nobel de physique, affirme que le théorème de Gödel remet en cause le mythe selon lequel l'IA est consciente ou le sera un jour. Selon lui, « la conscience n'est pas calculable » et l'IA, telle que nous la connaissons, ne parviendra jamais à une véritable intelligence. Il ajoute qu'il est important de comprendre la physique sous-jacente de la conscience, qui, selon lui, n'est pas calculable et implique la réalité quantique. Il réfute ainsi les déclarations selon lesquelles l'IA commence à montrer des signes de conscience. En outre, il a souligné que le nom « intelligence artificielle » n'est pas le bon, car il ne s'agit pas d'intelligence.
Outre les déclarations sur une éventuelle conscience de l'IA, Roger Penrose n'est pas non plus d'accord avec l'appellation « intelligence artificielle ». Selon le scientifique britannique, il ne s'agit en aucun cas d'intelligence, car l'intelligence implique la conscience. « Le nom n'est pas le bon. Il ne s'agit pas d'une intelligence artificielle. Ce n'est pas de l'intelligence. L'intelligence implique la conscience », a expliqué Roger Penrose lors de son interview.
Il a ajouté : « j'ai toujours été un fervent défenseur de l'idée que ces appareils ne sont pas conscients. Et ils ne seront pas conscients à moins qu'ils n'apportent d'autres idées. Ce sont toutes des notions calculables. Mais l'intelligence n'est pas la conscience. Elle dépend de la conscience. Vous voyez, cela dépend de la façon dont vous utilisez le mot. Je pense que lorsque les gens utilisent le mot "intelligence", ils font allusion à quelque chose qui est conscient ».
Et vous ?
Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de la position du PDG d'Anthropic sur la possibilité d'une IA qui surpassera les humains ?
Selon vous, les machines deviendront-elles un jour conscientes ? Pourquoi ?
Certains experts rejettent cette possibilité et affirme qu'il s'agit d'un mythe dangereux. Qu'en pensez-vous ?Voir aussi :
La possibilité d'une IA consciente est-elle un mythe dangereux ? « Cette illusion attribue aux machines une profondeur qu'elles n'ont pas et minimise la singularité de l'expérience humaine », selon un expert
« Le théorème de Gödel brise le mythe le plus important de l'IA. L'IA ne sera jamais consciente », déclare le mathématicien Roger Penrose, il ajoute que le nom « intelligence artificielle » n'est pas le bon
La conscience artificielle est-elle réalisable ? Plusieurs caractéristiques structurelles et fonctionnelles du cerveau humain semblent être essentielles pour parvenir à une IA de type humain, selon une étude
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