IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

700 milliards $ investis et pourtant l'IA n'a quasiment rien apporté à la croissance économique américaine l'an dernier, selon Goldman Sachs.
L'IA enrichit Taiwan et la Corée du Sud, pas les États-Unis

Le , par Stéphane le calme

21PARTAGES

16  0 
Des centaines de milliards de dollars investis, des data centers qui poussent comme des champignons, des capitalisations boursières stratosphériques… et une contribution au PIB américain proche de zéro. C'est le verdict sans appel que vient de rendre Jan Hatzius, économiste en chef de Goldman Sachs, douchant l'enthousiasme d'une industrie qui avait fait de l'IA son argument de vente macroéconomique numéro un.

Pendant toute l'année 2025, un discours dominant a structuré les débats économiques autour de l'intelligence artificielle : les investissements massifs des géants technologiques — Meta, Amazon, Google, Microsoft, OpenAI — étaient présentés comme un moteur de croissance exceptionnel pour l'économie américaine. Donald Trump lui-même s'en est emparé, arguant sur Truth Social en novembre dernier que ces investissements faisaient des États-Unis « l'économie la plus dynamique du monde », et s'en servant pour justifier une régulation fédérale unique plutôt qu'un patchwork de réglementations étatiques.

Des économistes de renom avaient alimenté ce récit avec des chiffres apparemment solides. Jason Furman, professeur à Harvard, estimait que les investissements en équipements de traitement de l'information et en logiciels avaient représenté 92% de la croissance du PIB au premier semestre 2025. La Fed de Saint-Louis calculait de son côté que les investissements liés à l'IA avaient contribué à hauteur de 39% à la croissance du troisième trimestre. Des données impressionnantes, relayées abondamment par la presse financière et les relations publiques des grandes entreprises technologiques.

Sauf que ces chiffres, selon Goldman Sachs, racontaient une histoire très différente de la réalité.


« Basically zero » : deux mots qui font mal

C'est lors d'une intervention devant l'Atlantic Council que Jan Hatzius a lâché la formule qui a immédiatement secoué les milieux financiers : les dépenses d'investissement liées à l'IA ont eu une contribution « basically zero » — pratiquement nulle — à la croissance du PIB américain en 2025. Son collègue Joseph Briggs, analyste chez Goldman Sachs, a reconnu avec une certaine honnêteté intellectuelle que l'histoire qui circulait était « très intuitive », ce qui avait peut-être « empêché ou limité le besoin de creuser vraiment ce qui se passait. »

Cette lucidité tardive est d'autant plus notable que Goldman Sachs n'est pas seul dans cette révision. Morgan Stanley et JPMorgan Chase sont arrivés indépendamment à des conclusions similaires : la contribution directe de l'explosion des dépenses en IA à la croissance américaine a été dramatiquement surestimée, et pourrait être effectivement proche de zéro.


Le piège des importations : comment Taiwan et la Corée du Sud récupèrent la mise

L'explication technique est à la fois simple et dévastatrice pour le narratif dominant. Une part très substantielle des équipements qui alimentent les data centers américains — les puces, les serveurs, les composants spécialisés — est fabriquée à l'étranger, essentiellement à Taïwan et en Corée du Sud. Or, dans le calcul du PIB, les importations sont soustraites des dépenses. Une entreprise américaine qui investit un milliard de dollars en serveurs Nvidia fabriqués en Asie contribue certes à la demande mondiale, mais pas réellement au PIB domestique des États-Unis.

« Une grande partie de l'investissement en IA que nous observons aux États-Unis contribue au PIB taiwanais et au PIB coréen, mais pas vraiment au PIB américain », a résumé Hatzius. Selon certaines estimations, les trois quarts des coûts de construction d'un data center américain partent vers des composants et équipements fabriqués en Asie. L'analyse de Joseph Politano, de la newsletter Apricitas Economics, situe la contribution réelle de l'IA à la croissance américaine de 2025 autour de 0,2 point de pourcentage, pour une croissance totale de 2,2% — soit moins d'un dixième du total.

Cette réalité souligne une ironie profonde dans le débat géopolitique autour des semi-conducteurs : les États-Unis investissent massivement pour dominer l'IA, mais les retombées économiques directes de ces investissements profitent en grande partie aux chaînes de valeur asiatiques que Washington cherche précisément à contrôler ou à contourner via les restrictions à l'exportation et les incitations de la loi CHIPS.


Le problème de la mesure : comment quantifier l'invisible ?

L'autre écueil majeur que soulève l'analyse de Goldman Sachs est d'ordre méthodologique. Il n'existe aujourd'hui aucune méthode fiable pour mesurer comment l'utilisation de l'IA par les entreprises et les consommateurs se traduit en croissance économique réelle. Le Bureau of Economic Analysis (BEA) américain utilise des conventions comptables qui ne capturent qu'une partie du phénomène : un semi-conducteur n'apparaît dans le PIB que lorsqu'un produit final — un laptop, un serveur — est vendu. Toute la valeur créée dans les étapes intermédiaires reste statistiquement invisible.

C'est d'ailleurs ce que Goldman Sachs avait tenté de quantifier dans une note de recherche publiée en septembre 2025, en calculant un « vrai PIB » (true GDP) qui intègrerait ces contributions non comptabilisées. Le résultat : depuis le lancement de ChatGPT en 2022, l'IA aurait contribué à hauteur de 160 milliards de dollars à ce « vrai PIB », soit environ 0,7% du PIB américain — ce qui se traduit par environ 0,3 point de croissance annualisée. Significatif, mais loin des récits apocalyptiquement optimistes de certains économistes proches de l'industrie. Et la contribution officiellement comptabilisée dans le PIB mesuré ? Seulement 45 milliards de dollars, soit 0,1 point de croissance annualisée depuis 2022.

La productivité, l'absente du festin

Au-delà de la question comptable, il y a un problème encore plus fondamental : l'IA ne semble pas, pour l'instant, générer les gains de productivité que ses promoteurs promettaient. Une étude récente du NBER portant sur près de 6 000 dirigeants d'entreprises aux États-Unis, en Europe et en Australie est sans appel : malgré 70% des entreprises utilisant activement l'IA, environ 80% n'observent aucun impact notable sur l'emploi ou la productivité.

C'est la partie la plus inconfortable du tableau pour l'industrie technologique. Les dépenses en IA devraient atteindre 700 milliards de dollars cette année selon les prévisions, et pourtant la grande majorité des utilisateurs professionnels ne constatent pas de transformation mesurable de leur efficacité opérationnelle. Le fossé entre l'investissement et le retour sur investissement est béant.

Les défenseurs de l'IA font valoir — avec un certain fondement historique — que les technologies générales prennent du temps à produire leurs effets macroéconomiques. Erik Brynjolfsson de Stanford rappelle que l'électricité, le moteur à combustion interne ou le PC ont tous nécessité 15 à 30 ans pour remodeler substantiellement une économie. Les gains de productivité liés à l'électrification n'ont véritablement décollé que lorsque les usines ont été entièrement repensées autour du moteur électrique, plutôt que de se contenter de substituer l'électricité à la vapeur. L'argument est légitime, mais il transforme l'IA en pari à très long terme — ce qui est difficile à concilier avec les valorisations boursières actuelles, qui anticipent des retombées beaucoup plus immédiates.

L'IA agentique pas encore au point

AWS paralysé 13 heures par son propre outil d'IA agentique : Kiro a supprimé un environnement AWS entier pour corriger un bug

Amazon l'a lancé en juillet 2025 et a depuis activement poussé ses équipes d'ingénierie à l'adopter. La direction a fixé un objectif ambitieux : 80 % des développeurs devaient utiliser un outil d'IA au moins une fois par semaine pour leurs tâches de codage, et les taux d'adoption étaient étroitement surveillés.

C'est là que réside peut-être le vrai problème de fond. Kiro est dit « agentique », c'est-à-dire capable de prendre des actions autonomes au nom de l'utilisateur, sans nécessiter une validation humaine à chaque étape. C'est précisément ce qui en fait un outil puissant — et potentiellement dangereux dans un environnement de production critique. La différence entre un copilote qui suggère du code et un agent qui l'exécute directement est un gouffre que l'industrie commence à peine à mesurer.

Selon les informations recueillies, plusieurs employés d'Amazon se montrent eux-mêmes sceptiques quant à l'utilité des outils d'IA pour la majorité de leur travail, précisément en raison du risque d'erreurs. Cette résistance interne contraste fortement avec la pression institutionnelle à l'adoption. On a ainsi le tableau classique d'une organisation qui déploie une technologie plus vite que ne l'assimile la culture de prudence nécessaire à son encadrement.

Des ingénieurs d'Amazon Web Services ont pourtant confié à Kiro la tâche de résoudre un problème mineur dans AWS Cost Explorer — le service qui permet aux clients de visualiser et gérer leurs dépenses cloud. Rien de dramatique en apparence. Kiro est précisément conçu pour ce genre d'interventions : analyser une situation, proposer une solution, agir de manière autonome.

Sauf que l'IA a fait quelque chose de plus... radical. Selon quatre sources ayant directement connaissance des faits, rapportées par le Financial Times, Kiro a déterminé que la solution optimale consistait à supprimer intégralement l'environnement et à le recréer de zéro. Résultat : 13 heures de panne. Un service AWS affecté pendant plus d'une demi-journée, dans l'une des 39 régions géographiques du géant du cloud, la Chine continentale.

Ce serait déjà suffisamment préoccupant pris isolément. Mais des employés d'Amazon ont confié au FT qu'il s'agissait là d'au moins le deuxième incident de ce type en quelques mois impliquant des outils d'IA internes. Un employé senior d'AWS, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a déclaré sans ambages que les perturbations étaient « entièrement prévisibles », ajoutant que les ingénieurs avaient laissé l'agent IA résoudre un problème « sans intervention humaine ». Un deuxième incident aurait impliqué Amazon Q Developer, l'assistant de codage précédent.


Antigravity, la plateforme de Vibe Coding de Google, efface une partition contenant les fichiers d'un logiciel

Le plaignant est un développeur citoyen, un photographe et graphiste grec, qui a demandé à Antigravity de l'aider à développer un logiciel utile à tout photographe pour sélectionner quelques clichés parmi une montagne de photos. Il voulait que le logiciel lui permette de noter les images, puis de les trier automatiquement dans des dossiers en fonction de cette notation.

Selon son retour d’expérience, lorsque ce dernier s'est rendu compte que l'agent d’intelligence artificielle avait effacé son disque dur, il a demandé : « T'ai-je donné la permission de supprimer tous les fichiers de mon disque D ? ». « Non, tu ne m'as absolument pas donné la permission de faire cela », [URL="https://programmation.developpez.com/actu/378165/...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 17:55
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les entreprises n'ont pas encore dépensé l'argent qu'elles ont à investir.

Si ça se trouve OpenAI :
- à une trésorerie de 100 milliards de $
- prévoit de dépenser 14 milliards en 2026
Il faut arrêter de dire n'importe quoi. OpenAI crame du pognon à longueur de journées! Il commence enfin à y avoir des articles d'institutions financières qui en parlent.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ils espèrent sacrement fort : SoftBank, Amazon, Nvidia, Microsoft ont tous investi des dizaines de milliards dans OpenAI.
Meta a espéré très fort dans le Metaverse. C'était un grand succès, hein?
Et on peut trouver des casseroles comme ça dans l'histoire de chacune de ces grosses boîtes.
Leurs directions ne sont pas infaillibles!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si t'investis c'est que tu te dis que ça peut marcher.
Ah bah oui, j'espère bien. Si tu investis sans y croire, c'est que tu as un souci mental, ou alors que tu cherches à faire un montage financier pour maquiller du blanchiment d'argent.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si ça se trouve en 2035 tout le monde paiera un abonnement à un chatbot IA parce que ce sera vraiment utile.
Allez hop, moi aussi je peux y aller avec des si! Si ça se trouve, en 2035, on aura tous une maison de vacances sur Mars et on fera quotidiennement le trajet Terre-Lune pour aller dépanner les datacenters de l'espace!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Pour l'énergie il y a les centrales nucléaires.
Il y en a tellement qu'ils sont obligés d'ouvrir des centrales à gaz et à charbon pour leur datacenters IA.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Pour l'eau il existe des systèmes de refroidissement alternatifs.
Ben pourquoi ils ne les utilisent pas?

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
En 2030 des gens paieront des abonnements donc ça ira mieux pour certaines entreprises de l'IA.
Il y a déjà des gens qui payent (cher) leur abonnement. Il va en falloir des paquets, des abonnements pour rentabiliser 700 milliards de dollars!!! Et ça, c'est si d'un coup, les entreprises d'IA ne dépensent plus que 0 $ jusqu'en 2030, parce que sinon c'est encore plus qu'il faudra rentabiliser avec ces super abonnements!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Des entreprises auront fait faillite, donc des centres de données seront à l'arrêt.
Amen.
6  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 16:31
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les entreprises de l'IA vont dire qu'actuellement l'IA n'a atteint qu'au maximum 4,17% de son potentiel.
Okay, donc 700 milliards de dollars dépensés pour 4.17 % d'efficacité? Donc à les écouter, il faudrait encore dépenser plus de 16 000 milliards de dollars de plus pour arriver à un truc qui fonctionne???

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Le truc bizarre c'est qu'Amazon, Google, Microsoft, sont certains que l'IA deviendra surpuissante. Alors que rien ne le garanti.
Et de toute façon il n'y aura pas assez d'argent pour tout le monde, il faut que ça devienne rentable un jour, faire fonctionner un système à perte ce n'est pas viable.
Non, leurs directions espèrent qu'elle deviendra toute puissante, parce que vu les coûts, ils seraient les seuls capables d'en faire tourner, et auraient donc la main mise (encore plus que maintenant) sur l'informatique du monde entier avec des clients complètements captifs.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Bref c'est normal que l'IA ne soit pas rentable pour le moment, peut-être que ça ira mieux en 2030.
Ah bah oui, tien. C'est connu, les prix de l'énergie vont baisser en 2030 et puis l'eau deviendra gratuite aussi.
5  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 12:19
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
[...]La technologie progresse à une vitesse remarquable, les coûts baissent, et le champ des applications potentielles ne cesse de s'élargir. Mais il y a un gouffre entre le potentiel théorique et la réalité mesurable de 2025 — et Wall Street, avec son pragmatisme habituel, vient de mettre des chiffres précis sur ce gouffre. Des chiffres que l'industrie technologique, habitée par une foi quasi-religieuse dans la révolution qu'elle est en train de mener, aura du mal à ignorer indéfiniment.

[...]

Trouvez-vous l'analyse de ces cabinets crédible ou pertinente ?
Les coûts baissent? Dans quel monde est-ce que ça se passe? Les coûts de l'énergie sont de plus en plus hauts et donc les coûts d'exploitation augmentent, au contraire!

Quand au champ des applications potentielles qui ne cesse de s'élargir, il faudrait déjà voir des applications réelles qui n'écroulent pas une plateforme de production et/ou qui n'effacent pas des partitions, avant de s'intéresser au théorique.

Je pense que l'analyse de ces cabinets est bien trop timide: ils sont coincés entre leur management qui leur demande de ne pas dénigrer l'industrie de l'IA dans son ensemble et par leur constat de la réalité...
4  0 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 25/02/2026 à 12:43
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Il y a des histoires de mini-réacteur nucléaire et toutes les grosses entreprises de l'IA sont sur le coup.
C'est beau l'optimisme.

Bien que je sois éminemment convaincu de l'intérêt du nucléaire (qui est le dernier atout de la France, quoique la PP3 mette le système énergétique en péril mais c'est un autre sujet), il faut expliquer que les SMR ne seront pas la solution miracle bon marché pour l'énergie abondante.

Un simple coup d'oeil à l'histoire de la filière EDF éclaire : le nucléaire français a commencé par des petites centrales, dont la taille a augmenté à chaque génération. Pourquoi ? parce que petit = cher. Gros = plus de production et d'économies d'échelles.
Nuscale le SMR US le plus avancé s'est planté à cause de ça. Quand ils ont finalisé le design tout le monde s'est rendu compte qu'un SMR ça produit peu, mais ça coûte quand même cher à cause de toutes les sécurités...

En France, EDF a planté son projet Nuward pour des raisons de coût et design.

En France , Macron qui croit avoir le verbe créateur n'a pas la suite dans les idées , et les startup de SMR sont en difficulté par absence de financement public. Si le privé le paie pas les levées de fonds suivantes, c'est cuit.

Alors, c'est nul les SMR ? Non, je pense que ça peut servir pour remplacer des centrales à charbon ou gaz (mais il n'y a pas de commandes...), ou dans l'industrie sous forme de cogénérateurs (mais il faudrait un état pour soutenir la filière, or ils utilisent leur temps de cerveau sur des trucs prioritaires comme les élections ou l'euthanasie active pour tous)
2  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 9:00
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des prédictions des PDG des principales entreprises d'IA ?
Ces prédictions sont-elles réalistes ? L'IA sera-t-elle incontournable d'ici à 10 ans ?
Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
L'IA consomme une quantité phénoménale d'électricité, mais peine à tenir ses promesses. Qu'en pensez-vous ?
L'impact de l'IA sur la productivité est quasi inexistant. Comment l'humanité peut-elle en tirer une valeur mesurable ?
Ah ben elle pourra mesurer les pénuries d'électricité et d'eau, ainsi que les augmentations massives en CO2. Ce sera un bon début, n'en déplaise à @Ryu2000 qui pense que les centrales nucléaires poussent en une nuit et qui semble croire aux inepties de cet escroc de Sam Altman sur le fait de ne plus avoir besoin de consommer d'eau.

Et puis bientôt, on mesurera à la baisse des terres cultivables, aussi.
2  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 11:59
à tous,

L'IA va profondément redéfinir la nature du travail d'ici à 10 ans
C'est loin 10 ans, et d'où sort ce chiffre ? Bah, mieux que de promettre, que ça sera ok dans 10 ans, que de dire que se sera pour l'année prochaine, et de reporter les promesses d'année en année.

Que vont faire les investisseurs ? On leur a promis des gains quasi incroyable, un ROI rapide et conséquent... Ils doivent se demander quoi faire. Pour un investisseur, le fait de savoir quand et combien sera leur ROI est important. Là, un petit doute d'installe, et les investisseurs n'aiment pas le doute...

Ce n'est que mon petit avis.
BàV et Peace & Love.
2  1 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 12:22
Selon Elon Musk, PDG de Tesla, les robots humanoïdes et l'IA rendront l'argent inutile et nous aurons une société « parfaite ». Il est persuadé que les robots humanoïdes débloqueront des services « quasi infinis » qui remettront en cause le rôle de l'argent dans la société. D'après lui, il n'est pas sûr que l'argent aura encore beaucoup de valeur à ce moment-là. Mais ses déclarations sont perçues comme un argument visant à promouvoir son robot Optimus.
Avec une société sans argent, ce bouffon continuera comment à s'enrichir?

Cher ami Elon, je crois que le moment est venu d'organiser ton voyage "simple course" pour Mars... Et pendant que tu y es, offre une place gratuite à l'ensemble des CEO des GAFAM & Cie, cela nous fera des vacances
2  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 12:46
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Les défenseurs de l'IA font valoir — avec un certain fondement historique — que les technologies générales prennent du temps à produire leurs effets macroéconomiques. Erik Brynjolfsson de Stanford rappelle que l'électricité, le moteur à combustion interne ou le PC ont tous nécessité 15 à 30 ans pour remodeler substantiellement une économie. Les gains de productivité liés à l'électrification n'ont véritablement décollé que lorsque les usines ont été entièrement repensées autour du moteur électrique, plutôt que de se contenter de substituer l'électricité à la vapeur. L'argument est légitime, mais il transforme l'IA en pari à très long terme — ce qui est difficile à concilier avec les valorisations boursières actuelles, qui anticipent des retombées beaucoup plus immédiates.
Les entreprises de l'IA vont dire qu'actuellement l'IA n'a atteint qu'au maximum 4,17% de son potentiel.
Les progrès vont se succéder petit à petit et dans quelques années l'IA sera un outil puissant.

Il ne faut pas que ça prenne 10 ans non plus parce que les sociétés comme OpenAI finiront pas dépenser tout leur argent.

Le truc bizarre c'est qu'Amazon, Google, Microsoft, sont certains que l'IA deviendra surpuissante. Alors que rien ne le garanti.
Et de toute façon il n'y aura pas assez d'argent pour tout le monde, il faut que ça devienne rentable un jour, faire fonctionner un système à perte ce n'est pas viable.

Bref c'est normal que l'IA ne soit pas rentable pour le moment, peut-être que ça ira mieux en 2030.
1  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/02/2026 à 13:03
Citation Envoyé par Fagus Voir le message
mais il faudrait un état pour soutenir la filière
Les grosses entreprises sont plus puissantes que les états.

Les géants du numérique achètent leur autonomie énergétique
De leur côté, Google et Amazon ont opté pour des partenariats avec des start-ups spécialisées dans les petits réacteurs modulaires ou SMR (small modular reactors). Grâce à leur dimension réduite et leur capacité d’implantation près des centres de données, ils offrent la promesse d’une production électrique décentralisée et mieux adaptée aux besoins locaux.

Google s’est associé à la start-up Kairos Power pour développer une série de SMR. L’objectif est de s’assurer jusqu’à 500 mégawatts d’ici 2035, en construisant ces réacteurs à proximité des centres de données.

Amazon a également annoncé un partenariat avec X-energy, une start-up pionnière dans le développement des SMR. Cette entreprise a levé 500 millions de dollars pour financer son déploiement, auquel Amazon participe activement. L’objectif : construire plusieurs réacteurs à proximité de ses centres de données d’ici 2039.
Quand les GAFAM rallument la machine nucléaire !
C’est l’histoire d’une alliance, d’un mariage entre deux technologies sulfureuses, celle d’hier avec le nucléaire et celle de demain avec les besoins électriques pour faire fonctionner l’intelligence artificielle. IA et le nucléaire, un mélange explosif et bel est bien nécessaire pour les géants de la tech qui doivent investir massivement pour alimenter leurs data center, toujours plus gourmands. La faute appartient entre autres au coût de l’intelligence artificielle générative. Selon l’agence internationale de l’énergie, l’agent conversationnel Chat GPT consomme, dix fois plus d’électricité que sur le moteur de recherche Google. Au niveau mondial, les besoins électriques de l’IA et des cryptomonnaies devraient doubler en 2026, et 2026, c'est demain.
0  2 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 9:28
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
L'IA consomme une quantité phénoménale d'électricité, mais peine à tenir ses promesses. Qu'en pensez-vous ?
L'impact de l'IA sur la productivité est quasi inexistant. Comment l'humanité peut-elle en tirer une valeur mesurable ?
Le bénéfice, si il y a, arrivera dans 10 ans.
Pendant 10 ans ça ne va pas produire de richesse, ça ne va pas faire disparaître beaucoup d'emplois, ça va consommer énormément d'énergie (mais pas forcément beaucoup d'eau, parce que des systèmes de refroidissement alternatifs existent).

Peut-être qu'en 2026 on se dira "ah ben tiens l'IA peut faire des trucs".

Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
qui pense que les centrales nucléaires poussent en une nuit
Il y aura peut-être des SMR en 2030, si tout va bien.
Mais plus probablement en 2032-2035.

En attendant des anciennes centrales (fioul, charbon, nucléaire) devrons être relancé.
On ne sait pas, peut-être que dans le futur les USA achèteront du charbon à la Russie.

====
Purée ça va être long ces 10 ans...
OpenAI a encore suffisamment de trésoreries pour tenir des années.
Si vous vous attendez à un éclatement prochain de la bulle, vous risquez d'être déçu.

Si le pourcentage des actualités qui concerne l'IA pouvait diminuer ce serait top.
J'ai l'impression que l'IA est présente dans 64,32% des articles. C'est peut-être juste qu'une impression...
0  4