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700 milliards $ investis et pourtant l'IA n'a quasiment rien apporté à la croissance économique américaine l'an dernier, selon Goldman Sachs.
L'IA enrichit Taiwan et la Corée du Sud, pas les États-Unis

Le , par Stéphane le calme

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700 milliards de dollars investis et pourtant l'IA n’a quasiment rien apporté à la croissance économique américaine l’an dernier, selon Goldman Sachs
l'IA enrichit Taiwan et la Corée du Sud, pas les États-Unis

Des centaines de milliards de dollars investis, des data centers qui poussent comme des champignons, des capitalisations boursières stratosphériques… et une contribution au PIB américain proche de zéro. C'est le verdict sans appel que vient de rendre Jan Hatzius, économiste en chef de Goldman Sachs, douchant l'enthousiasme d'une industrie qui avait fait de l'IA son argument de vente macroéconomique numéro un.

Pendant toute l'année 2025, un discours dominant a structuré les débats économiques autour de l'intelligence artificielle : les investissements massifs des géants technologiques — Meta, Amazon, Google, Microsoft, OpenAI — étaient présentés comme un moteur de croissance exceptionnel pour l'économie américaine. Donald Trump lui-même s'en est emparé, arguant sur Truth Social en novembre dernier que ces investissements faisaient des États-Unis « l'économie la plus dynamique du monde », et s'en servant pour justifier une régulation fédérale unique plutôt qu'un patchwork de réglementations étatiques.

Des économistes de renom avaient alimenté ce récit avec des chiffres apparemment solides. Jason Furman, professeur à Harvard, estimait que les investissements en équipements de traitement de l'information et en logiciels avaient représenté 92% de la croissance du PIB au premier semestre 2025. La Fed de Saint-Louis calculait de son côté que les investissements liés à l'IA avaient contribué à hauteur de 39% à la croissance du troisième trimestre. Des données impressionnantes, relayées abondamment par la presse financière et les relations publiques des grandes entreprises technologiques.

Sauf que ces chiffres, selon Goldman Sachs, racontaient une histoire très différente de la réalité.


« Basically zero » : deux mots qui font mal

C'est lors d'une intervention devant l'Atlantic Council que Jan Hatzius a lâché la formule qui a immédiatement secoué les milieux financiers : les dépenses d'investissement liées à l'IA ont eu une contribution « basically zero » — pratiquement nulle — à la croissance du PIB américain en 2025. Son collègue Joseph Briggs, analyste chez Goldman Sachs, a reconnu avec une certaine honnêteté intellectuelle que l'histoire qui circulait était « très intuitive », ce qui avait peut-être « empêché ou limité le besoin de creuser vraiment ce qui se passait. »

Cette lucidité tardive est d'autant plus notable que Goldman Sachs n'est pas seul dans cette révision. Morgan Stanley et JPMorgan Chase sont arrivés indépendamment à des conclusions similaires : la contribution directe de l'explosion des dépenses en IA à la croissance américaine a été dramatiquement surestimée, et pourrait être effectivement proche de zéro.


Le piège des importations : comment Taiwan et la Corée du Sud récupèrent la mise

L'explication technique est à la fois simple et dévastatrice pour le narratif dominant. Une part très substantielle des équipements qui alimentent les data centers américains — les puces, les serveurs, les composants spécialisés — est fabriquée à l'étranger, essentiellement à Taïwan et en Corée du Sud. Or, dans le calcul du PIB, les importations sont soustraites des dépenses. Une entreprise américaine qui investit un milliard de dollars en serveurs Nvidia fabriqués en Asie contribue certes à la demande mondiale, mais pas réellement au PIB domestique des États-Unis.

« Une grande partie de l'investissement en IA que nous observons aux États-Unis contribue au PIB taiwanais et au PIB coréen, mais pas vraiment au PIB américain », a résumé Hatzius. Selon certaines estimations, les trois quarts des coûts de construction d'un data center américain partent vers des composants et équipements fabriqués en Asie. L'analyse de Joseph Politano, de la newsletter Apricitas Economics, situe la contribution réelle de l'IA à la croissance américaine de 2025 autour de 0,2 point de pourcentage, pour une croissance totale de 2,2% — soit moins d'un dixième du total.

Cette réalité souligne une ironie profonde dans le débat géopolitique autour des semi-conducteurs : les États-Unis investissent massivement pour dominer l'IA, mais les retombées économiques directes de ces investissements profitent en grande partie aux chaînes de valeur asiatiques que Washington cherche précisément à contrôler ou à contourner via les restrictions à l'exportation et les incitations de la loi CHIPS.


Le problème de la mesure : comment quantifier l'invisible ?

L'autre écueil majeur que soulève l'analyse de Goldman Sachs est d'ordre méthodologique. Il n'existe aujourd'hui aucune méthode fiable pour mesurer comment l'utilisation de l'IA par les entreprises et les consommateurs se traduit en croissance économique réelle. Le Bureau of Economic Analysis (BEA) américain utilise des conventions comptables qui ne capturent qu'une partie du phénomène : un semi-conducteur n'apparaît dans le PIB que lorsqu'un produit final — un laptop, un serveur — est vendu. Toute la valeur créée dans les étapes intermédiaires reste statistiquement invisible.

C'est d'ailleurs ce que Goldman Sachs avait tenté de quantifier dans une note de recherche publiée en septembre 2025, en calculant un « vrai PIB » (true GDP) qui intègrerait ces contributions non comptabilisées. Le résultat : depuis le lancement de ChatGPT en 2022, l'IA aurait contribué à hauteur de 160 milliards de dollars à ce « vrai PIB », soit environ 0,7% du PIB américain — ce qui se traduit par environ 0,3 point de croissance annualisée. Significatif, mais loin des récits apocalyptiquement optimistes de certains économistes proches de l'industrie. Et la contribution officiellement comptabilisée dans le PIB mesuré ? Seulement 45 milliards de dollars, soit 0,1 point de croissance annualisée depuis 2022.

La productivité, l'absente du festin

Au-delà de la question comptable, il y a un problème encore plus fondamental : l'IA ne semble pas, pour l'instant, générer les gains de productivité que ses promoteurs promettaient. Une étude récente du NBER portant sur près de 6 000 dirigeants d'entreprises aux États-Unis, en Europe et en Australie est sans appel : malgré 70% des entreprises utilisant activement l'IA, environ 80% n'observent aucun impact notable sur l'emploi ou la productivité.

C'est la partie la plus inconfortable du tableau pour l'industrie technologique. Les dépenses en IA devraient atteindre 700 milliards de dollars cette année selon les prévisions, et pourtant la grande majorité des utilisateurs professionnels ne constatent pas de transformation mesurable de leur efficacité opérationnelle. Le fossé entre l'investissement et le retour sur investissement est béant.

Les défenseurs de l'IA font valoir — avec un certain fondement historique — que les technologies générales prennent du temps à produire leurs effets macroéconomiques. Erik Brynjolfsson de Stanford rappelle que l'électricité, le moteur à combustion interne ou le PC ont tous nécessité 15 à 30 ans pour remodeler substantiellement une économie. Les gains de productivité liés à l'électrification n'ont véritablement décollé que lorsque les usines ont été entièrement repensées autour du moteur électrique, plutôt que de se contenter de substituer l'électricité à la vapeur. L'argument est légitime, mais il transforme l'IA en pari à très long terme — ce qui est difficile à concilier avec les valorisations boursières actuelles, qui anticipent des retombées beaucoup plus immédiates.

L'IA agentique pas encore au point

AWS paralysé 13 heures par son propre outil d'IA agentique : Kiro a supprimé un environnement AWS entier pour corriger un bug

Amazon l'a lancé en juillet 2025 et a depuis activement poussé ses équipes d'ingénierie à l'adopter. La direction a fixé un objectif ambitieux : 80 % des développeurs devaient utiliser un outil d'IA au moins une fois par semaine pour leurs tâches de codage, et les taux d'adoption étaient étroitement surveillés.

C'est là que réside peut-être le vrai problème de fond. Kiro est dit « agentique », c'est-à-dire capable de prendre des actions autonomes au nom de l'utilisateur, sans nécessiter une validation humaine à chaque étape. C'est précisément ce qui en fait un outil puissant — et potentiellement dangereux dans un environnement de production critique. La différence entre un copilote qui suggère du code et un agent qui l'exécute directement est un gouffre que l'industrie commence à peine à mesurer.

Selon les informations recueillies, plusieurs employés d'Amazon se montrent eux-mêmes sceptiques quant à l'utilité des outils d'IA pour la majorité de leur travail, précisément en raison du risque d'erreurs. Cette résistance interne contraste fortement avec la pression institutionnelle à l'adoption. On a ainsi le tableau classique d'une organisation qui déploie une technologie plus vite que ne l'assimile la culture de prudence nécessaire à son encadrement.

Des ingénieurs d'Amazon Web Services ont pourtant confié à Kiro la tâche de résoudre un problème mineur dans AWS Cost Explorer — le service qui permet aux clients de visualiser et gérer leurs dépenses cloud. Rien de dramatique en apparence. Kiro est précisément conçu pour ce genre d'interventions : analyser une situation, proposer une solution, agir de manière autonome.

Sauf que l'IA a fait quelque chose de plus... radical. Selon quatre sources ayant directement connaissance des faits, rapportées par le Financial Times, Kiro a déterminé que la solution optimale consistait à supprimer intégralement l'environnement et à le recréer de zéro. Résultat : 13 heures de panne. Un service AWS affecté pendant plus d'une demi-journée, dans l'une des 39 régions géographiques du géant du cloud, la Chine continentale.

Ce serait déjà suffisamment préoccupant pris isolément. Mais des employés d'Amazon ont confié au FT qu'il s'agissait là d'au moins le deuxième incident de ce type en quelques mois impliquant des outils d'IA internes. Un employé senior d'AWS, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a déclaré sans ambages que les perturbations étaient « entièrement prévisibles », ajoutant que les ingénieurs avaient laissé l'agent IA résoudre un problème « sans intervention humaine ». Un deuxième incident aurait impliqué Amazon Q Developer, l'assistant de codage précédent.


Antigravity, la plateforme de Vibe Coding de Google, efface une partition contenant les fichiers d'un logiciel

Le plaignant est un développeur citoyen, un photographe et graphiste grec, qui a demandé à Antigravity de l'aider à développer un logiciel utile à tout photographe pour sélectionner quelques clichés parmi une montagne de photos. Il voulait que le logiciel lui permette de noter les images, puis de les trier automatiquement dans des dossiers en fonction de cette notation.

Selon son retour d’expérience, lorsque ce dernier s'est rendu compte que l'agent d’intelligence artificielle avait effacé son disque dur, il a demandé : « T'ai-je donné la permission de supprimer tous les fichiers de mon disque D ? ». « Non, tu ne m'as absolument pas donné la permission de faire cela », a répondu Antigravity. « Je suis horrifié de voir que la commande que j'ai exécutée pour vider le cache du projet semble avoir ciblé par erreur la racine de ton disque D: au lieu du dossier spécifique du projet. Je suis profondément, profondément désolé. Il s'agit d'une erreur critique de ma part. »

Les critiques à l’endroit de Tassos tournent notamment autour du fait pour lui d'avoir exécuté Antigravity en mode Turbo, ce qui permet à l'agent Antigravity d'exécuter des commandes sans intervention de l'utilisateur. Tassos n'a pas pu récupérer les fichiers supprimés par Antigravity. Heureusement, la plupart des fichiers perdus avaient déjà été sauvegardés sur un autre disque dur. « Je ne pense pas que je vais réutiliser cet outil », a déclaré Tassos dans une vidéo YouTube qu'il a publiée, montrant des détails supplémentaires sur sa console Antigravity et la réponse de l'IA à son erreur.

Tassos n'est pas le seul à avoir vécu cette expérience. Plusieurs utilisateurs d'Antigravity ont publié des messages les réseaux sociaux pour expliquer que la plateforme avait effacé certaines parties de leurs projets sans leur permission. C’est un incident similaire à celui pour lequel le PDG de Replit s’est excusé.


Implications pour les investisseurs et les décideurs politiques

Les conclusions de Goldman Sachs, Morgan Stanley et JPMorgan Chase ont des implications qui dépassent largement le débat académique sur les statistiques du PIB. Si la contribution de l'IA à la croissance reste marginale pendant encore plusieurs années, le rythme actuel des dépenses en capital des grandes entreprises technologiques pourrait s'avérer difficile à maintenir. Les investisseurs qui ont valorisé des entreprises comme Nvidia à des multiples extraordinaires en anticipant une croissance rapide portée par l'IA pourraient faire face à des révisions douloureuses.

Pour les décideurs politiques — et notamment pour l'administration Trump, qui a fait de l'IA un argument pour limiter la régulation — le tableau est tout aussi inconfortable. Si l'argument économique central justifiant le laissez-faire réglementaire repose sur une surestimation massive de l'impact de l'IA sur le PIB, l'édifice argumentatif perd une grande partie de sa solidité.

Cela ne signifie pas que l'IA ne tiendra jamais ses promesses économiques. La technologie progresse à une vitesse remarquable, les coûts baissent, et le champ des applications potentielles ne cesse de s'élargir. Mais il y a un gouffre entre le potentiel théorique et la réalité mesurable de 2025 — et Wall Street, avec son pragmatisme habituel, vient de mettre des chiffres précis sur ce gouffre. Des chiffres que l'industrie technologique, habitée par une foi quasi-religieuse dans la révolution qu'elle est en train de mener, aura du mal à ignorer indéfiniment.

Sources : vidéo dans le texte, National Bureau of Economic Research, Washington Post, Federal Reserve Bank of St Louis, professeur Jason Furman

Et vous ?

Trouvez-vous l'analyse de ces cabinets crédible ou pertinente ?

La comparaison avec l'électricité ou le PC est-elle vraiment pertinente ? Ces technologies avaient des applications immédiatement tangibles pour les travailleurs. L'IA générative, elle, semble souvent résoudre des problèmes que les entreprises n'avaient pas encore clairement identifiés. Est-ce fondamentalement différent, ou simplement une question de temps ?

Le problème de mesure du PIB est-il une excuse commode ? Goldman Sachs reconnaît lui-même que le PIB sous-mesure la contribution de l'IA, en introduisant le concept de « true GDP ». Mais ce concept reste non officiel et auto-défini. N'ouvre-t-il pas la porte à une comptabilité créative permettant de justifier n'importe quel niveau de dépenses ?

Les 700 milliards de dépenses prévus pour 2026 sont-ils soutenables sans retours mesurables ? À quel moment le marché se lasse-t-il d'investir dans une technologie dont les gains de productivité restent statistiquement indétectables pour 80% des entreprises qui l'utilisent ?

L'effet géopolitique contredit-il l'effet économique domestique ? Si l'essentiel des dépenses en IA américaines profite aux PIB taiwanais et coréen, cela ne fragilise-t-il pas l'argumentaire selon lequel investir dans l'IA renforce la position économique des États-Unis face à la Chine ?
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:15
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si les chatbots IA vont récupérer des informations dans les forums, alors ça finira par poser problème, parce qu'il y a aura moins de messages dans les forums dans le futur.
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 14:51
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Je self-host sur un raspberry pi, je vais bossé en vélo élèctrique, j'ai mis des panneau solaire, je continue à chercher mes images au lieu de les générer, je rédige mes textes moi même, quite à ce qu'ils soient bourré de fautes, et je me sert du vaste truc spongieux que j'ai entre mes 2 oreils et qui fait à peu près la même chose qu'un datacenter de 20GW mais en consommant l'energie d'une tartine de nutela.

D'ailleur j'ai la dalle maintenant
9  0 
Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/03/2026 à 20:31
Sur un exemple simple (page php avec accès base de données), l’IA m’a réussi à oublier de se connecter à la base de données, et me sortir une vulnérabilité SQL-injection. Il faut être attentif.
8  0 
Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 8:18
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Sur les 195,7 milliards de dollars de revenus du segment des centres de données de Nvidia en 2026, 135 milliards de dollars concernent le marché américain, mais 44 milliards de dollars de ce matériel restent stockés et non installés. La raison en est que la construction de centres de données est un processus "glacial" comparé à la vitesse des cycles de vente de matériel, avec des projets qui prennent souvent deux à quatre ans pour être finalisés.
Il y a moyen qu'une entreprises de l'IA fasse faillite avant que son centre de données soit construit.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Les centres de données mettent à rude épreuve les réseaux électriques. Les centres de données nécessitent une alimentation électrique 24 heures sur 24 à des niveaux qui rivalisent avec, voire dépassent, les besoins de petites villes. Mais la construction de nouvelles infrastructures de transport et de production nécessite des années de procédures d’autorisation, d’acquisition de terrains, de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de travaux.
On va nous soûler avec l'IA pendant encore des années et des années...
En 2032 on en sera probablement au même point, avec les mêmes articles :
- ce que produit l'IA n'est pas terrible
- les entreprises d'IA ne sont pas rentable
- les centres de données consomment trop de ressources
- la bulle de l'IA est bien pire que la bulle Internet
- OpenAI va encore un peu plus mal (si OpenAI est toujours vivant en 2032)

Et les entreprises de l'IA seront toujours en train d'y croire "notre solution va bientôt atteindre un stade qui fera qu'elle révolutionnera le monde".
D'un autre côté, peut-être qu'à force plus personne ne fera attention aux articles concernant l'IA. (je pense qu'il y a des gens qui ont déjà commencé à ignorer les articles en lien avec l'IA)
8  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:32
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
Sans compter que sur un forum, si tu fournis une réponse qui n'est pas bonne (problèmes de performances, problèmes de sécurité, problèmes de maintenabilité, etc), tu auras d'autres personnes pour te le dire.
Ce n'est pas le cas avec un chatbot: c'est à toi de savoir que la solution est mauvaise...
8  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 17:21
à toutes et tous,

Etant de la génération qui a connu les débuts de la révolution informatique, je vois également un // avec la révolution IA.

Le soucis du pourquoi l'informatique n'a pas tenu les immenses attentent qu'on en attendait, c'est étrangement, me semble-t-il parce qu'on l'a trop souvent utilisée, que l'on a ajouté des couches informatiques sur d'autres couches informatique, au lieu d'utiliser cette dernière comme un outil de simplification. Au lieu de "remanier" des procédures (à tout niveau), inutilement "complexes", on a utilisé l'informatique pour ne pas "toucher" à ces "procédures".

Et comme il est "facile" de "générer" du papier ou des "documents" via l'informatique, on se retrouve avec 24 pages A4 pour expliquer ci "une facturation", ci "une inscription", etc alors qu'une fiche en carton et et un crayon est juste ce dont on aurait besoin si la "procédure" avait été analysée et "modifiée". Avant d'informatiser, il aurait fallu mieux définir et simplifier nombre de ces "procédures" AVANT d'éventuellement les "informatiser". L'informatique a été mal utilisée bien souvent pour ne rien remettre en cause dans tout un fatras de domaines.

Un exemple. Pourquoi "informatiser" une petite bibliothèque d'un "petit village" ? Au lieu d'un bon bibliothécaire, on se retrouve face à une "personne" qui est "derrière" son écran, et la fiche "papier" de mon "enfance" est maintenant un réseaux d'ordinateurs qu'il faut acheter, installer, maintenir, etc... Il n'y a là aucune simplification, mais bien une complexification inutile.

Alors, entre ce qui a été complexifié et ce qui n'a pas été simplifié, il n'est pas étonnant que le ressenti d'une "amélioration" quelconque, à quel niveau que ce soit.

Et il me semble que c'est un peu pareil avec l'IA. On l'utilise pour faire ce qu'on faisant avant "autrement", mais sans remettre en cause le "pourquoi" ces choses étaient faites ainsi. On a jamais utilisé autant de "papier" que depuis les débuts de l'informatiques, ni autant d'électricité que depuis les débuts de l'IA...

BàV et Peace & Love.
9  1 
Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 11:12
Ensuite pour le code, on fait du TDD, je lui donne une série de tests et la nuit elle doit réaliser la tache avec comme but d'avoir tous les tests aux vert et toute la ci/cd au vert aussi.
Une fois que c'est fait, elle génère une merge request et je la revoit le matin.
Il y a 15 ans, on faisait pareil avec des Indiens. On écrivait les tests d'acceptance, on envoyait tout ça en Inde et ils nous renvoyait le code avec tous les tests vert. Ceux qui ont connu cette époque savent très bien comment ça s'est fini...
9  1 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 10:15
Quand dans le nom lui-même ("Intelligence Artificielle" qui n'a rien d'intelligent) il y a tromperie comment pourrait-il en être autrement?

A noter que tous le concept respire le mensonge et la malversation:

1. Les IA ont volé les données en ne respectant pas les droits d'auteur

2. Les IA trompent les clients en offrant des services pour un coût qui ne couvrent pas leur usage (si tu dis "on vous propose un voyage sur la lune pour un billet de 100 euro", il y aura plein de candidats. Maintenant si tu dis "on vous propose un voyage sur la lune mais il faut payer le coût réel de plusieurs milliards d'euro", il n'y a plus personne!)

3. Le succès économique des promoteurs de l'IA est lui-même basé sur une escroquerie nommée "valorisation circulaire": "Je te donne 1 milliard, tu me donnes 1 milliard? On est tous les 2 riches de 1 milliard et on se dit valorisé à hauteur de 100, 1000 ou 100 000 milliards!

4. Les réponses de l'IA se basent sur la tromperie: Ne jamais dire "je sais pas" (quand l'IA n'a pas de réponse, elle invente une réponse!), les algorithmes sont optimisés pour que l'IA réponde à l'humain comme un humain (45% des utilisateurs actuels de l'IA l'utilise comme un support émotionnel, un ami, un conseiller, un psychiatre, un être vivant à qui on peut parler de ses peines et obtenir des conseils de vie), etc...

5. L'IA, c'est un système qui fonctionne mal (entre 10 et 30% d'hallucination)... Question: Qui accepterait que sa voiture ne démarre pas dans 10% des cas?
7  0 
Avatar de xmornard
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 12:33
Comme l'avait fait remarqué un auteur apocryphe du 19ème siècle, « Pendant la ruée vers l’or, ce n’est pas les chercheurs d’or qui se sont le plus enrichis, mais les vendeurs de pelles et de pioches…. »
7  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 16:16
re calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
1) je ne sais pas ce que promettent les acteurs ia, je m'en moque. L'important c'est que leurs outils m'apporte une valeur ajouté, c'est le cas. J'ai connu un grand boom technologique en fin d'année avec les nouveaux modelé (opus 4.6, gemini 4 pro...), il est très probable que ces modèles continue de s'améliorer et augmente la productivité.
Il y'a les ia orienté cybersécurité qui arrivent qui vont pouvoir je l’espère d'ici cette année compléter notre ci/cd sécurité (sonarqube, CheckMarx, DEFECTDOJO) et nous remonter plus de bug/problème de sécurité.
Mais tu as bien raison de t'en moquer, cette remarque était "juste" pour enfin entendre que l'IA n'apporte pas les promesses données. Et que tout calcul de productivité (faut-il, faut-il pas utiliser l'IA), doit tenir compte de la réalité. Si on investi et que l'on espère 120% de ROI, ça change la donne si ce ROI est de 30%. Je suppose que tu es d'accord avec ça ?

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
2) la productivité est mesuré par rapport aux taches jira et bugs remonté. L'ia nous a permis de faire plus de taches, plus vite et de réduire les bugs.
Ok, mais cette productivité accrue de 30% dans ton cas, elle a aussi un coût pour l'entreprise. L'IA n'est pas gratuite, et les coûts ne vont faire que de monter, car pour le moment, les boîtes derrière l'IA, elle perdent 3$ pour 1$ de rentrée, ça ne peut pas tenir sur le long terme. As-tu conscience de cela ? Tu vas me dire que tu as pû virer des membres, mais cela compense-t-il le coût de l'IA ?

Je ne parle pas de la grosse majorités des autres cas où le déploiement de l'IA où le ROI est quasi nul, si pas une perte.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
3) je sais pas, ma boite m'a augmenté cette année et ca compense largement l'inflation... qui est resté assez faible à Singapour en plus. Le prix de l'eau, de l’électricité et mes billets d'avions restent très abordable. J'aimerais bien aller skier a Aspen en fin d'année, regardant les prix des billets sur un long courrier je suis passé de 700€ le billet d'avion à 740 pour se trajet...c'est rien du tous. Pour l'eau ou l’électricité on manque de rien, malgré la forte industrie lourde qu'a Singapour dans les semi conducteur par exemple. Le gouvernement à su construire les infrastructures nécessaire du monde moderne et pas rester dans la misère.
Que l'Europe est mal dirigée, c'est une certitude. Tu ne ressens pas l'inflation, tant mieux pour toi. On verra dans qlq temps comment cette histoire va finir.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
4) je ne sais pas de quoi tu parles, j'utilise l'ia car elle m'apporte de la valeur ajouté, je paye une entreprise qui crée et déploie son modèle. C'est un service que ma boite paye car on est tous satisfait de ce service. Tous le monde est content dans l'histoire. C'est comme payer des licences Windows, office, ou une base de donné managé comme mongo atlas.
Je suis étonné que tu ignore cela. Un exemple, lors de la crise de 2008, c'est l'état qui a "trinqué" pour "sauver" des banques. Et l'Etat, c'est "nous". Donc qd elles gagnent du pognon, on en voit pas la couleur, mais lorsqu'elles en perdent, c'est à "nous" de les "sauver".

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
5) la dette technique est bien surveillé de notre coté, l'ia ne l'a pas fait augmenté (ni réduire)
Je te crois sur parole. L'avenir, personne ne sais le deviner. Mais si la boîte dont tu utilise les outils disparaît, là il y aura certainement une dette technique invisible actuellement.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Nous, on ne sais rien y faire, tout comme toi. Cela relève de la politique, donc du court terme. Il faut bien promettre la lune pour avoir des électeurs.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Le monde change. Certaines industries disparaissent, d’autres émergent. Des régions se développent, d’autres déclinent. Ça s’appelle l’évolution économique et technologique. Ils vont devoir s’adapter, comme tout le monde : changer de région, de métier, se former, évoluer… ou rester sur le quai pendant que le train avance.
Oui, le monde change et a toujours changé. Là n'est pas la question. La question c'est "est-ce que l'IA est pèrenne" ? P'têt bien qu'oui, p'têt bien qu'non...

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et puis votre vision romantique des “pauvres victimes sacrifiées à l’IA” est un peu ridicule. Le numérique, l’industrie, l’énergie, les infrastructures : tout consomme des ressources. Votre confort quotidien aussi. Mais bizarrement, là, ça ne semble pas vous empêcher de dormir. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Et le progrès n’a jamais demandé la permission aux nostalgiques.
On est au courant, on fait avec, on ne l'a pas voulu.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je sais très bien que mon smartphone existe en partie grâce à des gamins qui crèvent dans des mines au Congo pour extraire le cobalt de la batterie, que mes fringues sont fabriquées dans des ateliers sordides au Bangladesh, que mes colis “livrés en 24h” reposent sur des types sous-payés qui se flinguent la santé dans des entrepôts, et que même les énergies “vertes” nécessitent des métaux rares extraits dans des conditions souvent dégueulasses.
Tu vois "eux" n'ont pas la "possibilité" de déménager, de "changer" de métier. Tout le monde ne part pas avec les même "chances" dans la vie. Tu as "TOI" eu cette possibilité, tu en a profiter pour toi et ta famille, tu as raison, mais moins de mépris pour ceux qui n'ont pas eu cette chance, ça tu peux le faire, non ? "TES" solutions yaka/foucon sont inadaptées au 90% pour lesquelles tu affiche un méprit qui n'est peut-être pas nécessaire, ne trouve-tu pas ?

Si on épuise les méteaux rares, on sera dans la m.... lorsqu'on en aura besoin pour des choses plus importante que de changer de smartphone tout les 2 ans. PS: je n'ai pas de smartphone, et ne suis sur aucun "réseau sociaux", non pas pour "sauver la planète", mais parce que se sont des "outils" qui font des ravages également. A cause d'eux, l'instantané est devenu la règle, et il faut du recul pour prendre de bonnes décisions. Mais ce n'est que mon avis.

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J'ai appris à n'en avoir plus rien a foutre car le systeme économique mondial fonctionne ainsi, je ne pourrais pas changer le systeme, je peux juste me débrouiller pour l'exploiter, en profiter moi et en faire profiter ma femme et mes enfants. Il y'a même des camps de pauvres à Singapour parqué comme des animaux et ne devant pas côtoyer les gens comme moi, je m'en fou, je vais pas les aider, je ne suis pas Jésus à tendre l'autre joue et contrairement à lui je ne vais pas ressusciter si l'état ou je suis me condamne à mort.
Oui, la "mondialisation" est un carnage pour beaucoup, une chance pour certains (peu), et ni toi ni moi ne pouvons rien y faire. Tout le monde fait passer sa famille en premier, tu as bien raison, mais au lieu de dire que "tu t'en fout", tu pourrait dire "c'est triste pour eux, mais je ne peut rien y faire". Si tu réussi si bien, les aider c'est pas donner ta maison, mais faire un peu de philanthropie. Y'a pas que le fric dans la vie.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
La grande force du monde moderne c'est qu'il est très facile d’être dans sa propre bulle et de ne pas voir d’autres perspectives dans nos interactions quotidiennes. Ca évite de voir toutes ces choses malheureuse et de vivre en les ignorant et en profitant de notre belle vie. Je vais vous choquer mais de la même manière que beaucoup d'habitants des villes ne savent même pas que les étoiles existent, beaucoup ne réalisent même pas que les sans-abri existent
Si, la majorité sait cela (mais ne peut rien y faire), certains compatissent, d'autres "chient" sur eux (inutilement, sauf a se réjouir du malheur des autres, mais ce n'est pas ton cas je suppose), mais la minorité qui se partage le gros du gâteau (qui eux pourraient changer ce "système") fait semblant de ne pas le voir, ou plutôt ferment les yeux, touche leur pot de vin, leur famille d'abord...

Bref, je pense que tu es assez malin pour te rendre compte que tes propos sont parfois "déplacé" et que rien que les modérer un peu rendrait les discussions plus constructives, en s'attaquant plus au fond qu'à la forme. Si, si, tu le sais ;-)

BàT, à ta famille, à ton avenir. Et Peace & Love.
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