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700 milliards $ investis et pourtant l'IA n'a quasiment rien apporté à la croissance économique américaine l'an dernier, selon Goldman Sachs.
L'IA enrichit Taiwan et la Corée du Sud, pas les États-Unis

Le , par Stéphane le calme

83PARTAGES

16  0 
Des centaines de milliards de dollars investis, des data centers qui poussent comme des champignons, des capitalisations boursières stratosphériques… et une contribution au PIB américain proche de zéro. C'est le verdict sans appel que vient de rendre Jan Hatzius, économiste en chef de Goldman Sachs, douchant l'enthousiasme d'une industrie qui avait fait de l'IA son argument de vente macroéconomique numéro un.

Pendant toute l'année 2025, un discours dominant a structuré les débats économiques autour de l'intelligence artificielle : les investissements massifs des géants technologiques — Meta, Amazon, Google, Microsoft, OpenAI — étaient présentés comme un moteur de croissance exceptionnel pour l'économie américaine. Donald Trump lui-même s'en est emparé, arguant sur Truth Social en novembre dernier que ces investissements faisaient des États-Unis « l'économie la plus dynamique du monde », et s'en servant pour justifier une régulation fédérale unique plutôt qu'un patchwork de réglementations étatiques.

Des économistes de renom avaient alimenté ce récit avec des chiffres apparemment solides. Jason Furman, professeur à Harvard, estimait que les investissements en équipements de traitement de l'information et en logiciels avaient représenté 92% de la croissance du PIB au premier semestre 2025. La Fed de Saint-Louis calculait de son côté que les investissements liés à l'IA avaient contribué à hauteur de 39% à la croissance du troisième trimestre. Des données impressionnantes, relayées abondamment par la presse financière et les relations publiques des grandes entreprises technologiques.

Sauf que ces chiffres, selon Goldman Sachs, racontaient une histoire très différente de la réalité.


« Basically zero » : deux mots qui font mal

C'est lors d'une intervention devant l'Atlantic Council que Jan Hatzius a lâché la formule qui a immédiatement secoué les milieux financiers : les dépenses d'investissement liées à l'IA ont eu une contribution « basically zero » — pratiquement nulle — à la croissance du PIB américain en 2025. Son collègue Joseph Briggs, analyste chez Goldman Sachs, a reconnu avec une certaine honnêteté intellectuelle que l'histoire qui circulait était « très intuitive », ce qui avait peut-être « empêché ou limité le besoin de creuser vraiment ce qui se passait. »

Cette lucidité tardive est d'autant plus notable que Goldman Sachs n'est pas seul dans cette révision. Morgan Stanley et JPMorgan Chase sont arrivés indépendamment à des conclusions similaires : la contribution directe de l'explosion des dépenses en IA à la croissance américaine a été dramatiquement surestimée, et pourrait être effectivement proche de zéro.


Le piège des importations : comment Taiwan et la Corée du Sud récupèrent la mise

L'explication technique est à la fois simple et dévastatrice pour le narratif dominant. Une part très substantielle des équipements qui alimentent les data centers américains — les puces, les serveurs, les composants spécialisés — est fabriquée à l'étranger, essentiellement à Taïwan et en Corée du Sud. Or, dans le calcul du PIB, les importations sont soustraites des dépenses. Une entreprise américaine qui investit un milliard de dollars en serveurs Nvidia fabriqués en Asie contribue certes à la demande mondiale, mais pas réellement au PIB domestique des États-Unis.

« Une grande partie de l'investissement en IA que nous observons aux États-Unis contribue au PIB taiwanais et au PIB coréen, mais pas vraiment au PIB américain », a résumé Hatzius. Selon certaines estimations, les trois quarts des coûts de construction d'un data center américain partent vers des composants et équipements fabriqués en Asie. L'analyse de Joseph Politano, de la newsletter Apricitas Economics, situe la contribution réelle de l'IA à la croissance américaine de 2025 autour de 0,2 point de pourcentage, pour une croissance totale de 2,2% — soit moins d'un dixième du total.

Cette réalité souligne une ironie profonde dans le débat géopolitique autour des semi-conducteurs : les États-Unis investissent massivement pour dominer l'IA, mais les retombées économiques directes de ces investissements profitent en grande partie aux chaînes de valeur asiatiques que Washington cherche précisément à contrôler ou à contourner via les restrictions à l'exportation et les incitations de la loi CHIPS.


Le problème de la mesure : comment quantifier l'invisible ?

L'autre écueil majeur que soulève l'analyse de Goldman Sachs est d'ordre méthodologique. Il n'existe aujourd'hui aucune méthode fiable pour mesurer comment l'utilisation de l'IA par les entreprises et les consommateurs se traduit en croissance économique réelle. Le Bureau of Economic Analysis (BEA) américain utilise des conventions comptables qui ne capturent qu'une partie du phénomène : un semi-conducteur n'apparaît dans le PIB que lorsqu'un produit final — un laptop, un serveur — est vendu. Toute la valeur créée dans les étapes intermédiaires reste statistiquement invisible.

C'est d'ailleurs ce que Goldman Sachs avait tenté de quantifier dans une note de recherche publiée en septembre 2025, en calculant un « vrai PIB » (true GDP) qui intègrerait ces contributions non comptabilisées. Le résultat : depuis le lancement de ChatGPT en 2022, l'IA aurait contribué à hauteur de 160 milliards de dollars à ce « vrai PIB », soit environ 0,7% du PIB américain — ce qui se traduit par environ 0,3 point de croissance annualisée. Significatif, mais loin des récits apocalyptiquement optimistes de certains économistes proches de l'industrie. Et la contribution officiellement comptabilisée dans le PIB mesuré ? Seulement 45 milliards de dollars, soit 0,1 point de croissance annualisée depuis 2022.

La productivité, l'absente du festin

Au-delà de la question comptable, il y a un problème encore plus fondamental : l'IA ne semble pas, pour l'instant, générer les gains de productivité que ses promoteurs promettaient. Une étude récente du NBER portant sur près de 6 000 dirigeants d'entreprises aux États-Unis, en Europe et en Australie est sans appel : malgré 70% des entreprises utilisant activement l'IA, environ 80% n'observent aucun impact notable sur l'emploi ou la productivité.

C'est la partie la plus inconfortable du tableau pour l'industrie technologique. Les dépenses en IA devraient atteindre 700 milliards de dollars cette année selon les prévisions, et pourtant la grande majorité des utilisateurs professionnels ne constatent pas de...
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Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/03/2026 à 20:31
Sur un exemple simple (page php avec accès base de données), l’IA m’a réussi à oublier de se connecter à la base de données, et me sortir une vulnérabilité SQL-injection. Il faut être attentif.
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 17:55
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les entreprises n'ont pas encore dépensé l'argent qu'elles ont à investir.

Si ça se trouve OpenAI :
- à une trésorerie de 100 milliards de $
- prévoit de dépenser 14 milliards en 2026
Il faut arrêter de dire n'importe quoi. OpenAI crame du pognon à longueur de journées! Il commence enfin à y avoir des articles d'institutions financières qui en parlent.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ils espèrent sacrement fort : SoftBank, Amazon, Nvidia, Microsoft ont tous investi des dizaines de milliards dans OpenAI.
Meta a espéré très fort dans le Metaverse. C'était un grand succès, hein?
Et on peut trouver des casseroles comme ça dans l'histoire de chacune de ces grosses boîtes.
Leurs directions ne sont pas infaillibles!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si t'investis c'est que tu te dis que ça peut marcher.
Ah bah oui, j'espère bien. Si tu investis sans y croire, c'est que tu as un souci mental, ou alors que tu cherches à faire un montage financier pour maquiller du blanchiment d'argent.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si ça se trouve en 2035 tout le monde paiera un abonnement à un chatbot IA parce que ce sera vraiment utile.
Allez hop, moi aussi je peux y aller avec des si! Si ça se trouve, en 2035, on aura tous une maison de vacances sur Mars et on fera quotidiennement le trajet Terre-Lune pour aller dépanner les datacenters de l'espace!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Pour l'énergie il y a les centrales nucléaires.
Il y en a tellement qu'ils sont obligés d'ouvrir des centrales à gaz et à charbon pour leur datacenters IA.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Pour l'eau il existe des systèmes de refroidissement alternatifs.
Ben pourquoi ils ne les utilisent pas?

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
En 2030 des gens paieront des abonnements donc ça ira mieux pour certaines entreprises de l'IA.
Il y a déjà des gens qui payent (cher) leur abonnement. Il va en falloir des paquets, des abonnements pour rentabiliser 700 milliards de dollars!!! Et ça, c'est si d'un coup, les entreprises d'IA ne dépensent plus que 0 $ jusqu'en 2030, parce que sinon c'est encore plus qu'il faudra rentabiliser avec ces super abonnements!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Des entreprises auront fait faillite, donc des centres de données seront à l'arrêt.
Amen.
6  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 16:31
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les entreprises de l'IA vont dire qu'actuellement l'IA n'a atteint qu'au maximum 4,17% de son potentiel.
Okay, donc 700 milliards de dollars dépensés pour 4.17 % d'efficacité? Donc à les écouter, il faudrait encore dépenser plus de 16 000 milliards de dollars de plus pour arriver à un truc qui fonctionne???

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Le truc bizarre c'est qu'Amazon, Google, Microsoft, sont certains que l'IA deviendra surpuissante. Alors que rien ne le garanti.
Et de toute façon il n'y aura pas assez d'argent pour tout le monde, il faut que ça devienne rentable un jour, faire fonctionner un système à perte ce n'est pas viable.
Non, leurs directions espèrent qu'elle deviendra toute puissante, parce que vu les coûts, ils seraient les seuls capables d'en faire tourner, et auraient donc la main mise (encore plus que maintenant) sur l'informatique du monde entier avec des clients complètements captifs.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Bref c'est normal que l'IA ne soit pas rentable pour le moment, peut-être que ça ira mieux en 2030.
Ah bah oui, tien. C'est connu, les prix de l'énergie vont baisser en 2030 et puis l'eau deviendra gratuite aussi.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 8:18
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Sur les 195,7 milliards de dollars de revenus du segment des centres de données de Nvidia en 2026, 135 milliards de dollars concernent le marché américain, mais 44 milliards de dollars de ce matériel restent stockés et non installés. La raison en est que la construction de centres de données est un processus "glacial" comparé à la vitesse des cycles de vente de matériel, avec des projets qui prennent souvent deux à quatre ans pour être finalisés.
Il y a moyen qu'une entreprises de l'IA fasse faillite avant que son centre de données soit construit.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Les centres de données mettent à rude épreuve les réseaux électriques. Les centres de données nécessitent une alimentation électrique 24 heures sur 24 à des niveaux qui rivalisent avec, voire dépassent, les besoins de petites villes. Mais la construction de nouvelles infrastructures de transport et de production nécessite des années de procédures d’autorisation, d’acquisition de terrains, de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de travaux.
On va nous soûler avec l'IA pendant encore des années et des années...
En 2032 on en sera probablement au même point, avec les mêmes articles :
- ce que produit l'IA n'est pas terrible
- les entreprises d'IA ne sont pas rentable
- les centres de données consomment trop de ressources
- la bulle de l'IA est bien pire que la bulle Internet
- OpenAI va encore un peu plus mal (si OpenAI est toujours vivant en 2032)

Et les entreprises de l'IA seront toujours en train d'y croire "notre solution va bientôt atteindre un stade qui fera qu'elle révolutionnera le monde".
D'un autre côté, peut-être qu'à force plus personne ne fera attention aux articles concernant l'IA. (je pense qu'il y a des gens qui ont déjà commencé à ignorer les articles en lien avec l'IA)
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 10:15
Quand dans le nom lui-même ("Intelligence Artificielle" qui n'a rien d'intelligent) il y a tromperie comment pourrait-il en être autrement?

A noter que tous le concept respire le mensonge et la malversation:

1. Les IA ont volé les données en ne respectant pas les droits d'auteur

2. Les IA trompent les clients en offrant des services pour un coût qui ne couvrent pas leur usage (si tu dis "on vous propose un voyage sur la lune pour un billet de 100 euro", il y aura plein de candidats. Maintenant si tu dis "on vous propose un voyage sur la lune mais il faut payer le coût réel de plusieurs milliards d'euro", il n'y a plus personne!)

3. Le succès économique des promoteurs de l'IA est lui-même basé sur une escroquerie nommée "valorisation circulaire": "Je te donne 1 milliard, tu me donnes 1 milliard? On est tous les 2 riches de 1 milliard et on se dit valorisé à hauteur de 100, 1000 ou 100 000 milliards!

4. Les réponses de l'IA se basent sur la tromperie: Ne jamais dire "je sais pas" (quand l'IA n'a pas de réponse, elle invente une réponse!), les algorithmes sont optimisés pour que l'IA réponde à l'humain comme un humain (45% des utilisateurs actuels de l'IA l'utilise comme un support émotionnel, un ami, un conseiller, un psychiatre, un être vivant à qui on peut parler de ses peines et obtenir des conseils de vie), etc...

5. L'IA, c'est un système qui fonctionne mal (entre 10 et 30% d'hallucination)... Question: Qui accepterait que sa voiture ne démarre pas dans 10% des cas?
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 12:19
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
[...]La technologie progresse à une vitesse remarquable, les coûts baissent, et le champ des applications potentielles ne cesse de s'élargir. Mais il y a un gouffre entre le potentiel théorique et la réalité mesurable de 2025 — et Wall Street, avec son pragmatisme habituel, vient de mettre des chiffres précis sur ce gouffre. Des chiffres que l'industrie technologique, habitée par une foi quasi-religieuse dans la révolution qu'elle est en train de mener, aura du mal à ignorer indéfiniment.

[...]

Trouvez-vous l'analyse de ces cabinets crédible ou pertinente ?
Les coûts baissent? Dans quel monde est-ce que ça se passe? Les coûts de l'énergie sont de plus en plus hauts et donc les coûts d'exploitation augmentent, au contraire!

Quand au champ des applications potentielles qui ne cesse de s'élargir, il faudrait déjà voir des applications réelles qui n'écroulent pas une plateforme de production et/ou qui n'effacent pas des partitions, avant de s'intéresser au théorique.

Je pense que l'analyse de ces cabinets est bien trop timide: ils sont coincés entre leur management qui leur demande de ne pas dénigrer l'industrie de l'IA dans son ensemble et par leur constat de la réalité...
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 17/03/2026 à 12:42
Citation Envoyé par Alex Voir le message
En janvier, la chute de 400 milliards de dollars de Microsoft malgré de bons résultats ressemblait à un avant-goût du krach à venir de la bulle IA. Ce qui inquiète particulièrement les observateurs, c’est la dissociation croissante entre valorisations financières et réalités industrielles. Des milliards sont injectés dans des modèles et des infrastructures dont la monétisation repose souvent sur des hypothèses optimistes, voire spéculatives. L’argument de la « révolution inévitable » sert parfois de paravent à des paris risqués, rappelant les investissements « bidons » qui ont précédé l’éclatement de la bulle Internet.
Si une entreprise réussie à proposer une IA réellement révolutionnaire, alors ce sera rentable, beaucoup d'entreprises et de particuliers paieront pour avoir accès à ce service. (d'après les entreprises de l'IA, l'IA pourra peut-être remplacer des humains dans le futur)

Rien ne garantit qu'une entreprise réussira l'exploit de proposer un chatbot IA capable de faire du bon travail.
Des entreprises vont essayer jusqu'à ce qu'elles n'aient plus du tout de trésorerie.

Plus tôt l'explosion de la bulle aura lieu mieux ce sera.
Il y aurait moins de commandes de composants informatique pour les centre de données et les prix pourront baisser.
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Avatar de maltyxx
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 25/03/2026 à 21:00
Cet article résonne avec ce qu'on observe concrètement sur le terrain. Le problème fondamental n'est pas l'IA elle-même, mais l'absence totale de cadre d'évaluation adapté à la nature probabiliste de ces systèmes.

Dans nos expériences de déploiement de LLMs locaux (Mistral, Llama3), on a rapidement compris que les métriques classiques du développement logiciel — couverture de tests, vitesse d'exécution — ne mesurent pas ce qui compte vraiment : la cohérence métier des réponses, la stabilité comportementale entre les versions, et surtout la gestion des cas limites.

Ce qu'on a mis en place concrètement :
- Une validation humaine systématique sur un échantillon de sorties en production
- Des "golden datasets" métier-spécifiques pour détecter les dérives entre versions de modèles
- Une architecture locale qui garde les données sensibles hors des clouds tiers
- Un monitoring de la latence bout-en-bout pour les pipelines voix/texte en temps réel

L'IA agentique pose un problème supplémentaire : une erreur en début de chaîne se propage et s'amplifie. La supervision doit être encore plus rigoureuse qu'avec un LLM simple.

La vraie maturité du secteur viendra quand les équipes sauront dire "non" à un déploiement dont elles ne peuvent pas mesurer les risques réels. Et ça, aucun cabinet de conseil ne le facture.
4  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 14:17
à tous,

Rien ne n'étonne dans cet article, et dès le début de la "Hype" IA, cela sentait le mensonge assez fortement. L'IA, ça n'existe pas. C'est juste un algorithme qui sur base de statistiques et d'anciens code (dans le cas de la programmation), ne peut que donner de faux espoirs. Il faut être aveugle pour ne pas voir que cette "Hype" de l'IA, n'est qu'une "Hype" de plus dans le domaine technologique.

Comme toutes les "Hype", il en restera un "subset" et quelques cas "pratiques", mais certainement pas dans le domaine du développement. Le développement, ce n'est pas "chercher l'instruction suivante", ce que fait l'IA. Il y a tout un contexte, et ce contexte est difficilement explicable à une IA, car on se focalise en se moment sur ce que "génère" l'IA, sans trop se préoccupé de "comment" elle comprend ou interprète les "demandes". ces même "demandes", ont a déjà maintenant difficile de les obtenir du "client", il en résulte un "va et viens" permanent qui ne peut être "compréhensible" pour l'IA via un simple "prompt", car le "contexte" du "pourquoi" on lui demande quelque choses, elle ne le connait pas.

Les "vraies" révolutions sont rares, et ne "sortent pas" et ne se généralisent pas en qlq mois. L'IA est néfaste et toxique, tout ce qui est construit via des "prompts" par une "IA" devient avec le temps, une "base de code" incompréhensible, démesurée, et non maintenable sur la durée. C'est tout le contraire de ce qu'est le développement.

Je suis peut-être à contre courant de la "pensée" unique qu'on tente d'imposer dans le récit de "l'IA, c'est magique", mais tant pis, c'est mon avis, il n'engage que moi.

Ce qui malheureux, c'est que cet écran de fumée va freiner certains a s'engager dans le métier, qui n'est pas près de disparaître. Il y'a des licenciements massif actuellement, certes, mais dans quelques années, lorsque cet "Hype" sera passée, que l'on retombera les pieds sur terre, il n'y aura pas assez de développeurs compétents. Les seniors seront parti (en retraite ou virés), les juniors n'auront pas eu de bonne formation, et cela aura des répercutions.

Je me trompe peut-être, mais plus vite cette "Hype" sera passée, mieux ce sera. Ceux qui tirent actuellement profit de l'IA verront ces même profits partir aussi vite qu'ils sont arrivés.

La "magie" n'existe pas, on sait tous qu'il y'a un "truc" derrière, c'est pareil avec l'IA, un mensonge, une tromperie, en plus d'un vol qui semble n'émouvoir personne. Les "magiciens" gardent jalousement leurs secrets, ce n'est pas pour rien. Sans ces "secrets", ils disparaissent...

BàV et Peace & Love.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 11:12
Un PDG sur quatre admet que l'IA est une bulle spéculative, mais continuera d'investir massivement dans la technologie
A première vue, cela peut paraître suicidaire, mais pas du tout...

Pour la simple et bonne raison que les PDG en question ne risquent pas leur propre argent, ils jouent au casino avec l'argent des actionnaires, si ils gagnent, ils recevront un très gros bonus... Si ils perdent... Pas grave, ils auront déjà quitté l'entreprise pour une autre!

C'est le parfait exemple des dérives du capitalisme poussé à l'extrême, les PDG d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que des mercenaires, des chasseurs de prime qui réfléchissent le développement de l'entreprise de 3 mois en 3 mois... Il faut présenter des résultats mirifiques sur le court terme même si cela tue l'entreprise après leur départ...

Si on veut illustrer la pratique, il nous suffit de regarder le jeu des chaises musicales au poste de directeur général d'une entreprise française emblématique comme Renault:

François Provost (Juillet 2025 - Présent)
Duncan Minto (Intérim, Juillet 2025)
Luca de Meo (2020 - Juillet 2025)
Clotilde Delbos (Intérim, 2019-2020)
Thierry Bolloré (2018-2019)

Comment est-ce qu'un directeur général d'une entreprise de la grosseur et de la complexité de Renault pourrait en moins de 1 année connaître l'entreprise qu'il doit gérer et y apporter quoique ce soit de positif par ses décisions???
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